Décryptage et Revalorisation de L'Art de L’Écu, de La Chevalerie et du Haut Langage Poétique en Héraldique. Courtoisie, Discipline, Raffinement de La Conscience, état de Vigilance et Intention d'Unicité en La Fraternité d'un Nouveau Monde !

Est-il un Signe qui n'ait pas sa dimension en Sa Profonde Cohérence, cherchant Le Sens à L'Essence ? Est-il un Signe qui n'ait pas son Écho dans L'Indicible ? Est-il un Seul Langage qui n'ait pas Sa dimension Sacrée et révélateur des Réalités occultées ?

En ce Souffle que se veut presque recueillir le Blason, s'enveloppant, tout en proclamant, fleurissent mille et une Parures, puisant dans L'Êtreté, Noblesse celée et décelée. En ce cœur du Bouclier, mille essences, lors que Le Chevalier vêt L'Armure et L’Épée. Rituel et Quintessence en cet Art de La Connaissance que brandit La Torche enflammée, L’Éclat des Vertus Conquises et que l'on se veut protéger ! Aspiration d'une Renaissance Lumineuse en un Art de Vie oubliée, La Nouvelle Héraldie est à reconquérir cette Beauté que La Chevalerie a porté très Haut, au delà de ce que nous sommes encore en mesure d'imaginer. Le voyage se poursuit...

mardi 28 février 2017

Riches moissons

Blason de la Famille Gaillard (Orxois, Picardie)

Où que je sois, je chante : du haut d'un campanile
Dont la vue imprenable couvre la contrée ;
En mon poulailler qui m'est un tendre asile
Et sur les chemins où, ma foi, j'ai rencontré

Maints chemineaux, loin d'être tous des cheminants,
C'est le moins, ce me semble, qu'on en puisse dire.
L'on n'a jamais vu Maître Coq s'acoquinant
De la sorte et nul ne saurait de lui médire.

Un jour, lors que dans la haie chantait la mésange,
Une poule pérégrine, qui me parut fort étrange
Mais qui avait du monde les plus belles façons,

Croisa ma route. Elle se voulait rendre, dit-elle,
En un beau Jardin où la rosée qui ruisselle
Irrigue une terre féconde promise à riches moissons.

Marc

lundi 27 février 2017

Pierre Abélard

Peinture d’Eleanore Fortescue-Brickdale (1872-1945)

Abélard, qui connaît à présent tes discours ?
Plus parlant à nos coeurs est celui d’Héloïse,
Te demandant pourquoi tu l’avais entreprise
Pour un jour lui ôter ton marital secours.

Mais bien que ta carrière ait ainsi tourné court,
Tu gardes sur notre âme une honorable emprise.
A ce monde inhumain quand nous sommes en prise
La nostalgie nous prend de ton simple parcours.

Et quand je pense à toi, je te donne raison,
Car je connais aussi une froide saison
Où ne vit que la fleur d’un amour impossible.

Je n’ai pas fait retour, quand même, au célibat.
Autant qu’il est un coeur qui contre le mien bat,
Je ne vais certes pas devenir impassible.

Cochonfucius

Blason de Maisoncelles-en-Brie (Seine-et-Marne, Ile-de-France)

D'azur à la crosse épiscopale d'or posée en bande et accompagnée en chef d'un livre de gueules, aux fermoirs d'or et garni aux deux coins senestre du même, relié de parchemin à la fleur de lis d'or, et, en pointe, d'une gerbe de blé du même, liée de gueules.

La crosse fait référence à saint Sulpice, patron de l'église. La gerbe de blé évoque ici l'activité céréalière des environs. Le livre orné de la fleur de lys symbolise le philosophe Abélard qui vint enseigner à Maisoncelles en 1120.

L'Aube des Aubes

 Blason de Bonrepos (Hautes-Pyrénées, Occitanie)

                                   Ton Rossignol de L'Aube des Aubes
                                   Se vient frôler Ta Lucarne et te veille,
                                   Par les délices de Sa Nuit enfiévrée,
                                   Lors que son cœur ne sait plus qu'aimer.
                                   Le secret ruisselle des ondes de sa douceur,
                                   Et s'est lové au creux de ton sommeil,
                                   Lors que tes songes sont le Berceau de L'Âme.
                                   Il est une suave mélodie du Jour Nouveau.
                                   Les rosées de son front délicat abreuvent ton cœur.
                                   Ce sont des pétales de son Transpir amoureux.
                                   Il n'est plus en cet instant que L'Ardent Désir,
                                   Qui s'évanouit devant les Mystères du Temps.
                                   Le Chant est un Nectar abondant de soupirs.
                                   Les feuillages s'animent des Beautés d'une sève.
                                   En L'Amour, perpétuelle est Création de L'Instant.
                                   Printemps de L'Âme est notre Union Sacrée.
                                   Le Rossignol encore me l'a confié.
                                   De délicates suées du Fleuve de L'Êtreté,
                                   Sont en cette Aube encore à te chercher.
                                   En L'Indicible des effluves du Jardin de notre Intimité,
                                   Le Regard cherche les Eaux de Tes Yeux évanescents.
                                   Ce sont les feuillets qu'effleure Le Calame Incandescent.
                                   La Nuit cristallise les souffles d'une Pudique Oraison.
                                   Ainsi, L'Oiseau s'envole sur les Bras de Ta Majesté,
                                   Et La danse de ses ailes sont Embrasement d'un Horizon.
 

Océan sans rivage

Le Chant du Merle 3

Blason de la ville de Stranný (Tchéquie)

                          Il est des paroles que l’on sait échappées
                          Depuis les Niches de L’Abondance Originelle
                          Cela est à se laisser déverser depuis le monde Incréé
                          Et depuis les espaces qu’épouse chaque parcelle,
                          De ce qui est mouvant et de ce qui épouse Le Créé.
                          Il est un Récipiendaire qui s’en devient Chair.
                          Dans La Nuit Profonde des bruissements éthérés,
                          Lors que L’Encre s’unit aux vibrations de Lumière,
                          Lors que les Sources du Firmament rejoignent L’Océan.
                          Les paroles sont les confidences de La Seule Réalité.
                          Jamais cela ne s’épuise et Le Gardien est vigilant.
                          Le Chant du Merle est bienveillant de douceur secrète.
                          Il est à s’écouler depuis son gosier des variations infinies.
                          Chacune de ses puissantes ondes sont à perler depuis son bec :
 

                          Voici les subtils conseils de L’Ami qui veille,
                          Lors que les étapes du Voyage se révèlent :
                          Ne te hâte jamais, et suis L’Envol des mouettes.
                          N’ont-elles pas bravé les écumes bouillonnantes ?
                          Il est un Royaume que l’on nomme Vallée de La Supplique.
                          Les étreintes vives du Ciel s’apaisent lors de la prière pénitente.
                          Ô Lumière, Tu crées La Lumière qui danse en rondes concentriques,
                          Et voici L’Effusion d’Amour qui vibre de Son Amour Véridique.
                          Il est à se chercher en ces allées que promène Sa Joie.
                          Ce sont les paroles du Retour qui sont Le Désir Unique.
                          Il est une Danse qui devient les Révérences de La Bienséance.
                          Est-il une Porte qui s’ouvre, sois en silence et patiente.
                          La mort est le seuil de L’Itinérant qui s’assoit à Sa Table.
                          Le festif Repas est La Miséricorde dont La Clé est La Faim.
                          C’est de douleur que le corps s’épanche sur les rives de La Clémence.
                          Sois celui qui prie en L’Orient de Ton Âme accueillante,
                          Et ne rejette pas les signes de Son Autorité inégalable.
                          Il est des Noms unifiés qui sont La Somme Totalisante de L’Un.
                          Le Souvenir est Son Etat de Présence en ce cœur récitant.
                          Le Temps est à La mesure de La Conscience, et la force d’une Constance.
                          Il est des Larmes qui sont les perles du Rosaire d’une main.
                          Il est une Réalité et puis une autre Réalité, en ce Chemin.
                          Jamais ne franchis le seuil de ton humilité.
                          Il est un Lotus Ardent de La Limite souhaitée.
                          Seules les Louanges des mille Aubes sont L’Offrande.
                          Ton cœur est en L’Exil des mots que laisse jaillir ton âme implorante.

Océan sans rivage

Voir aussi sur Naissance et connaissance

dimanche 26 février 2017

Miroir

Blason de Montreuil-sur-Ille (Ille-et-Villaine, Bretagne)

Elle s'approche lentement du pas léger,
Non éveillée, dans l'ombre, la pénombre d'une pièce sombre.
Seule une fissure permet, à la lueur, de pénétrer.
Entraperçoit, un reflet, (un œil ?) en face, parmi les décombres.

Levant la main, le visage empli d'interrogation
Une mèche s'écarte, (illusion ?) qui prend l'apparence.
Il n'est plus simplement l'œil, mais un être dans son essence,
Qui la fixe, du regard entier et s'avance, pour briser cette crispation ?

Elle prend peur et se fige. Qui la dévisage, la met à nue ?
La main se tend vers elle, silhouette ondulante qui paraît,
Lentement, puis, fusionne chacune en l'inconnu.
Se touche de l'index, cri déchirant dans cet air saturé.

Le fracas se fait entendre, et finalement, se retrouve seule,
Dans les débris du miroir, transie, glaciale.
Cette autre elle, son vrai être se dévoile.
Miroir, ne montre que l'inverse du soi abyssal.

Elle s'est quittée,
L'imposture s'en est allée
Nul reflet.
mais bien là, sans regret, sa vérité.

Mey



Peinture de l'auteur

Moulin

Blasons de Ueken (Argovie, Suisse) et de Mühldorf am Inn (Bavière, Allemagne)

La roue tourne
Être à l'envers
L'esprit en l'air.
Encore tourne.

Relève moi.
Soulève ce poids.
S'élève ma foi.
Révèle cet émoi.

Mey

Dernier Soupir

Blason de Lafage (Aude, Occitanie)

Les larmes de mon incandescent désir
Épouse La Lumière de Ton Origine.
Les fragrances de Ton Présent me poursuivent.
C'est en Ce Souffle qu'est mon dernier soupir.

Océan sans rivage

Bonheur

Blason de Bad Berka (Thuringe, Allemagne)

Qu'est-ce donc le Bonheur qui ne peut être mesuré ?
Mais qu'est-ce donc le bonheur sans cesse glorifié ?
Dis-moi, où donc chercher cet état sans pouvoir le trouver ?
Est-il en cette marche accueillante, le pas enjoué ?
Est-il cet oasis que cherche l'homme assoiffé ?
Est-il en quelques contrées localisées,
Ou bien se trouve-t-il dans le chant de l'aube ?
Dans le mariage furtif du jour et de la nuit ?
Qu'est-ce donc ce bonheur dont on a la nostalgie
Mais qu'est-ce donc cette extase qui surgit dans l'imperceptible,
Sans l'attendre, ouvrant dans la poitrine, une porte de Lumière,
Inondant le corps entier d'une émotion se muant en prière?
Qu'est-donc ce bonheur qui chacun de nous touche de par Sa Grâce
Mais qu'est-ce donc ce bonheur, plus parfumé qu'un vin, qui nous enivre?
Le pinceau du Maître, léger sur la toile de l'âme,
Fait ce qu'IL veut, et le bonheur vient à tout moment.
La gratitude vient de ce que le cœur ressent le doigté en l'instant.
Tu veux garder ce moment, alors souris au vent,
Parle à la fourmi, occupe-toi des petits, ouvre les bras souvent.
Laisse cette joie venir après les tourmentes.
Le bonheur vient même si on l'attend, il vient, alors accueille-le.
Sans cesse il descend depuis les plus hautes sphères innocentes.
Il vient t'embrasser, mais tes bras fermés l'ont fait fuir très loin.
Mon bonheur, veux-tu que je chuchote et t'appelle dans l'UN ?
Veux-tu que je m'unisse à la danse de cette Vie ?
Joie, bonheur, sourire dans l'ascension, mon Bonheur.
Mon bonheur, viens, je t'attends en ce cœur !
Bonheur, Bonheur, Bonheur en l'Amour tu es.
Bonheur, Bonheur, Bonheur, c'est le mariage du Bien-Aimé.
Orient de l'âme, mariage des parfums, du musc et de l'encens
Danse perpétuelle de la Louange, glorification du Souvenir et du Chant.
Vague qui submerge quand chacun fait le pas.
Regard éternel dans la magie de cet état.
Retiens-le par la reconnaissance,
Il deviendra éternelle Naissance.

Océan sans rivage

Le monde du Tout Possible

Blason imaginaire de la Vierge Marie
(Blog sobre el diseño o dibujo heráldico)

Mon cœur chante car il a découvert le monde du Tout Possible,
et il est parti sans plus attendre, car il avait une énigme à résoudre.
Mon cœur, mon cœur, tu souffrais, tu te sentais perdu,
Mon cœur, mon cœur, tu as bien fais de te mettre en route.
Mon cœur, mon cœur, tu pleurais chaque jour, et tu regardais partout.
Mon cœur, mon cœur, tu ne t'avouais pas vaincu.
Mon cœur, mon cœur, tes pas t'avaient déjà devancé.
Mon cœur, mon cœur, tu y croyais et tu disais : « Je veux mourir, ainsi je Le trouverai. »
Mon cœur, mon cœur, quand tu appelais dans la nuit, Je t'entendais.
Mon cœur, mon cœur, ta mort je l'ai accueillie.
Et dans la mort, alors tu M'as vu.
Tu es venu et m'as supplié de te refaire vivre.
Tu as dit : « Dans cette nouvelle vie, je clamerai la Joie d'être en Ta Seule Compagnie. »
Mon cœur, mon cœur, jour et nuit tu vas vers ceux qui souffrent,
Tu dis : « A quoi bon y aller seul ? »
Tu voudrais tirer même ceux qui ne comprennent pas.
Peux-tu guider ceux que tu aimes, malgré Moi ?
Je sais, je sais Mon Seigneur, mais je ne puis m'en empêcher.
Cette âme est mon âme aussi, et l'autre aussi, et tant d'autres...

Océan sans rivage

samedi 25 février 2017

Souffle d'Amour

Blason de la famille de Chappedelaine

Gravissant les plus hautes improbabilités,
En ces tournoiements de L'Âme enivrée,
Lors que les affres de mille tourmentes
Des inévitables gouffres de L'Attente,
Sont en cette Langueur à déployer,
Les abondances des écorchures d'un Ciel,
Voici les insondables aspirations du Cœur !
L'Épée de Lumière qu'avive L'Ardeur,
Du Noble Feu de La Transparence Essentielle.
Les Jalons d'une intense acclamation,
Les affres du Corps implorant.
Voici Les profondeurs des Larmes de notre Coupe !
Voici les ruisselantes imprécations du Firmament !
Mes yeux se voilent de Ton Absence, intensifie ma fougue,
Lors que les murets s’arpègent du lierre de mon aliénation.
Les cailloux chantent les ruisseaux de nos enchantements.
Voici le limon s'embraser des fraîcheurs de L'Oraison,
Et voici les effleurements des papillons butinants.
Sur les blancheurs des roches scintillantes,
Les mains caressent les rayonnements solaires.
Voici la nuit qui nous enveloppe des radiances lunaires.
C'est ici que jaillissent les muettes suppliques dansantes.
La Demeure s'élargit des brûlures de L'Étreinte.
Voici les contractions et voici le chant Cosmique.
Sur les grèves de nos pas trébuchants, en notre complainte,
Le Regard est devenu Souffle d'Amour Éthérique.

Océan sans rivage

Tout est UN

Blason du Comté de Nidda (Allemagne)

L'effet du miroir est tel, qu'une ligne sépare en parallèle le monde d'ici bas et celui de l'au delà.
Quand les voiles tombent, alors apparaissent les réalités de ton être.
Ce que tu vois est ce que tu es, l'image est vérité.
Un révélateur de cela nous permet de distinguer qui nous sommes : Beauté de la vision.
Peu importe la vision : tout est beauté, car dès lors que tu vois, alors la Beauté apparaît : Ô Vision !
Car tu sais que ce n'est pas toi qui voit, mais le Regard qui est au delà de tout ce qui est.
Dès lors que tes actions sont le reflet de ton être dans l'au delà, alors, peu importe qui tu es, marche, car le voyage s'est authentifié.
Marche, avec pour compagnon ton Chapelet, et serre-le très fort, car durant ce périple, mon Ami, il est le meilleur bagage que tu puisses avoir.
Marche, et les étapes seront chaque jour une réalité auprès de Ton Seigneur, car la vision de ton âme ne s’arrête pas à une seule étape, jusqu'à ce que l'Image Sublime, la Réalité Ultime te soit accessible dans le monde de la Réalité.
Le germe est là, le maître est là, dès lors que tu vois son action en toi, dès lors qu'il n'y a plus que lui pour te mener.
Parle depuis l'intérieur et oublie l'extérieur!
Recueille les fruits en ton âme, cette terre nourrie par les plus belles sources d'abondance.
Ô les effets de la séparation sont étranges, car elles permettent l'Union.
Eclipse dans le ciel, une nuit qui a réuni les deux astres.
Point de séparation, quand tout est UN.
Vois, afin que l'obscurité soit effacée.
Le germe est arrosé, n'aie crainte.
Le germe, cette graine du miracle, il l'a fait émerger.
Ô mon Maître, quel Mystère.
Ô mon Maître que je vénère.
Vois Ton Maître, et alors, tu auras la contemplation.
Ô mon Maître, Ton parfum est aussi beau que le Soleil qui permet aux fleurs de s'ouvrir dans la délicatesse du matin.
Ton parfum a les effets du Soleil sur mon âme.
Je vois le Soleil que Tu es.
Le Soleil éclatant.
Chaque étape est certes une connaissance, un éclairage, mais sache que ton âme est le lieu où siège un grand secret.
L'amour en de multiples visages est la multiplicité de l'être: pour chaque Amant, son Aimé.
Chaque amour est une réalité de ton être.
Je vois en ce lieu: Amour, abnégation et fidélité.
Que m'importe la forme, ce qui compte est cette Ultime Vérité: correspondance de l'être en son for intérieur.
Le soleil rayonne en cet Amour que je vois par le Visage de mon Maître.
Mon maître est le soleil de ma caverne, et il a irradié.
Peu importe la forme puisque c'est Toi, toujours Toi, et Tout est UN.

Océan sans rivage

Poésie héraldique allemande - Rummelsburg

Blason de Rummelsburg (Prusse ancienne, Poméranie, actuel Miastko, Pologne)

Ein roter Querbach auf silbernem Grunde.

Ich wüßt' es wohl und weiß es nun nicht mehr.
Ein Märchen blieb: Es kam der Sommer her,

Der junge Sommer; o, wie war er schön!
Bekränzt mit Vogellust und Herdgetön.

Er warf sein grünes Zeug auf Schaft und Dorn
Und ging zum Bade in den roten Born.

Und als er lechzend aufstieg in der Flut,
Da war sein Haar wie Blut, sein Haar die Glut,

Daraus versengt der Starenflügel fiel
Und welkend sank der Weide Schellenspiel.

Es sprang von ihm ein glänzend wilder Schein,
Darin die Blume hielt, bedrückt und klein.

Die Natter kroch um brütendes Geschmeiß
Und wiegte züngelnd durch den Glitzerkreis.

Considérations ontologiques

Blason de Stoppenberg (Rhénanie du Nord - Westphalie, Allemagne)

L'Amie, tandis que tu marches sur les bords du monde
Et que tu t'entretiens en toi-même de questions
Dont nous conversâmes souvent à la table ronde,
Mon esprit est loin de connaître l'inaction,

Se frottant de près à la chose ontologique ;
Sauf que je le retrouve parfois fort distendu
Et même très décalé, pour être véridique ;
De ce fait, je n'ai pas les réponses attendues.

Bon, me dis-je, retrouve d'abord ta ligne axiale
Et veille surtout à ajuster sa verticale,
De sorte à rétablir la communication

Avec toi-même car, ajouté-je, être pensive
Ne fait pas de toi une penseuse très extensive ;
Nulle cohérence si n'est d'abord la cohésion.

Le spectre à trois faces


Cohérer pour ne plus coerrer

Considérations sur la lisibilité des apparences

Blason de Bad Herrenalb (Bade-Wurtemberg, Allemagne)

Ne jamais se fier aux apparences, c'est vrai ;
Le plus bel emballage ne donne pas l'assurance
D'un contenu équivalent ; un beau portrait
Est-il avec l'intérieur en pleine concordance ?

Une vilaine façade peut annoncer un taudis ;
La beauté n'est pas forcément l'étui du vide ;
Tel bijou arboré ne vaut pas un radis ;
Ce fruit de bel aspect est en fait insipide.

Certains prétendent que ce qui est dans la culotte
N'est pas dans la tête où un pois chiche flotte ;
Qu'on ne saurait être au four et au moulin.

Erratum ! Nulle règle n'est d'exception exempte,
Au-delà de la jeunesse que le temps pérempte ;
Les belles conversations font les plus beaux câlins.

Le spectre à trois faces


La règle confirme l'exception

Considérations sur la quantité du vide

Blason de la commune de Soupex (Aude, Occitanie)

Nous vivons à la fois dans l'ère numérique
Et de la quantité, c'est-à-dire des chiffres
Et des numéros, des paradis chimériques
Et du Veau d'or qui fait de tous ses sous-fifres.

L'ère des masses et des foules qui voit déambuler
Des millions d'imbéciles accrochés à leur rêve
Américain et accusant de fabuler
Quiconque leur chante que de cela le monde en crève.

N'importe quel nombre fois zéro égale zéro ;
Une fois un égale un, il n'y a pas photo.
Tu crains d'être seul en quittant la multitude ?

Aurais-tu à ce point peur de te retrouver ?
Ou alors as-tu besoin d'être approuvé
Pour chaque geste et la moindre de tes attitudes ?

Le spectre à trois faces

Mathématique parallèle

Le Jardin

Blason de Leukerbad (Canton du Valais, Suisse)

Dans la forêt vierge, le Jardin, intimité gardé
Palais secret de l'Amour dans la Mémoire éthérée
Floraison des parfums du premiers temps
Sphère en Cristal, du plus pur miroir étincelant
Jaillissement triomphant de la Quintessence
Les mots deviennent effleurement de la Prestance
Fleuves bouillonnants des sources intarissables
Recueillement en cet Impérissable
Royaume du plus beau émeraude
Flottement et vertige aux confins des deux mondes
Ô instant
Scintillement des Soleils dans l'Etreinte
Mille et un bienfaits sans limites
L'unité a anéanti l'unité
Du néant est apparu Celui qui détient toutes les unités
Multiplicité dans les miroirs de l'UN
Splendeur des perles et de tous Joyaux
Cascade Mythique et Sources parfaites
Pureté du langage, évanescence des mots
Voyage dont le but est l'intimité secrète
Éclosion dans la Majesté du Sceau
Les chants comme la brise pare de toute beauté l'Union
Les Noces sont la mort et le renouveau
Scellant l'ardent désir d'un cœur offert
Celui qui a dit, Oui TU es mon Seigneur
Réciprocité du Regard et de la parole dans l'ardeur
Devenu Témoignage pour tout l'Univers.

Océan sans rivage

Blasons de Buckow (Brandebourg, Allemagne) et de Oranienbaum (Saxe-Anhalt, Allemagne)

Quoiqu'il advienne

Blason de Lörrach (Bade-Wurtemberg, Allemagne)

J'ai pleuré dans la détresse du non amour
Ah, J'ai versé les larmes qui demandaient secours
J'ai allongé mon corps dans les pénombres de mon être
Ah, J'ai hurlé dans le secret, le mal de ne pas être
Le fleuve a charrié le limon impur
La brise a soufflé jusqu'à l'usure
Confinée dans la solitude, j'ai vu naître
Ce qui n'a ni commencement ni fin
Pleurs et regrets, amertumes sans parfum
J'ai laissé tout cela partir dans l'Univers
Il a ouvert les yeux et a dit: Monde Tu es Mystère
Tu n'es pas fatigué, tu es encore plein d'entrain
Monde, non pas le décor, l'essence, ce doux refrain
Ce Soleil qui brille en son Sein
Pure circonférence
Voyage Céleste vers les petits et le Grand
Parcours, effleurement, oraison, jusqu'au firmament
Visite de la petite fille du ghetto et prince épouvanté
Le cœur ne s'appartient pas et aime sans compter
A l'image du Dieu de son âme
Voyage, âme, voyage et souris sans repos
Oublie tous ces mots
Voyage, car la Beauté a dépassé le petit sentiment
Comme tu as su, alors donne ouvertement
Ce n'est pas lui ou moi
C'est la magie du Mariage des Amants
Voilà pourquoi le Bonheur est état et grâce tout à la fois
Les larmes sont devenues Mélodie
Perles d'une joie indicible
Éclat de rire dans la nuit
Sourire dans l'Infini
Secret des âmes qui voyagent et cherchent les esseulés
Les caressent du manteau de la Bonté
Âme destinée à veiller, tes mains sont comme les ailes
Tu voles inlassablement de ciel en ciel
Toucher le petit cœur des malheureux
Leur vie est plus précieuse que la tienne
Car tu les aimes de l'Amour, quoiqu'il advienne

Océan sans rivage

L'Âme aime erre veille

Blason de Pont-Saint-Martin (Loire-Atlantique)

Coupé d'azur et d'argent, au pont d'or brochant, souligné et maçonné de sable, au moine issant tenant une truelle en sa dextre, accompagné en chef à dextre d'une macre et à senestre d'une fleur de lys, le tout d'or.


Comment se réveille-t-on d'un long sommeil ?
Qui peut comprendre qu'il dort tant qu'il ne s'est pas réveillé ?
Si le souvenir de La Merveille ne remonte pas telle une sève, quel peut être le motif qui enclenchera le réveil ?
Est-ce que le mental peut percevoir cela ?
Imagine un arrêt sur image, et le personnage continue de se mouvoir lors que tout est immobile autour de lui, figé, mort.
Le souvenir du Chaos initial laisse aussi en chacun de nous des traces. Mais si La Merveille éclot telle une Fleur Sublime, alors le parfum entêtant nous poursuit, et malgré la confusion de l'Ego, le Désir Ardent est si puissant qu'il se passe Quelque Chose.
De même aider son prochain fait partie de Quelque Chose qui appartient à la pré-éternité, une promesse d'Amour, liée à Cette ESSENCE.
Oui, c'est une réminiscence du passé qui donne à faire ainsi.
L'Amour Unitif.
Alors, ceux qui te rejettent, ne te rejettent pas, mais rejettent les souffrances possibles d'une mémoire vive du Chaos Initial, des ténèbres, quand dans une autre vie, nous passâmes par cette nuit obscure. Le Chemin du Retour est un long long chemin, et pour cela, il faut une dose de Merveille, d'innocence, d'Amour, de confiance, car se lancer dans le "vide" est terrifiant. Tout abandonner, tout ce qui semble connu ne dépend pas seulement de la volonté.
La réaction des autres est d'abord leur réaction.
Tu peux chercher à pressentir avec eux "le moment" de grâce qui devient le pont jeté, le trait d'union.
Je n'ai pas la pratique du virtuel, et pourtant, je me suis rendue compte que seul un état de présence pouvait abolir les frontières, même spatiales. C'est le pouvoir du cœur. Le cœur unifié, tout entier, tout concentré sur l'autre cœur.
En nous existe cette réalité profonde, cette tension profonde, qui est de LUI à LUI.
La responsabilité est de transmettre pour qui a cette mission, mais la réception n'est pas de sa responsabilité.

Océan sans rivage

vendredi 24 février 2017

Écrire

Blason de Kamenná (Tchéquie)

Quand l'écriture devient prétexte pour puiser dans les vagues de l'Océan,
Quand l'encre devient Parfum essentielle, couleur de Création
Quand la vie devient encore le fil qui conduit sur une route pétrie des pas du cheminant
Pétrie d'eau Céleste, d'écumes immaculées, de Souffle irradiant, et de pleine vision
Nul besoin d'aller ailleurs qu'en soi, car les feuillets intérieurs dévoilent l'écriture inconnue
La seule qui soit notre histoire, celle qu'IL a voulu manifester dans le Mystère de l’Éternel.
La liberté est de laisser tomber tout ce qu'on connaît et de plonger dans ce qu'IL a voulu.
Point n'est besoin de lire ailleurs qu'en ces pages essentielles où le Parfum demeure originelle
Ne pas fuir vers l'extérieur et demeurer dans cet Ailleurs, signe du Bonheur.
Ne plus jamais écouter que cette voix intérieure qui attire inexorablement le Cœur
Chacun Son Histoire, et quand le Limon est révélé, le tamis fait son tri.
L'ardent désir devient feu qui consume tout ce qui n'est pas LUI.
Orientation qui existe en la naissance d'une Lumière au loin.
Suivre Le Chemin, c'est suivre Son Chemin.
Tout est tracé et dans le Raffinement, la conscience voit encore et encore.
Les Sphères Hautes purifient en l'étonnement, esprit et corps.
Valse en ce Ciel Béni lors que les mains des anges enveloppent de grâce l'Amoureux.
La méthode vient de la méthode qu'Il t'enseigne par Son action en toi.
Quand tu Le vois agir en toi, alors tu sais donner, telle une Loi.

Océan sans rivage

Considérations eschatologiques 2

 Blason de Blaibach (Haut-Palatinat, Bavière, Allemagne)

Je ris du soleil qui fait quitter sa coquille
Et de la pluie qui invite à rester chez soi !
Qu'importe le temps quand c'est le cœur qui brille !
Ce que l'on donne est aussi ce que l'on reçoit.

Cette pâle figure n'est que la grimace du vide
Que la main crispée s'obstine à pétrir en vain.
Ce sourire feint n'est sur le visage qu'une ride.
Ivresses mesquines que celles que procure le plat vin !

Flasques euphories en ces fatuités qui s'ampoulent
Et qui se veulent danser sur un bateau qui coule !
L'Amie, te souvient-il de ces rires sinistres

Dont alors nous sentîmes les relents funéraires
Et qui offraient au néant leurs primes honoraires ?
Le Diable, dit-on, tient à jour ses registres.

Le Spectre à trois faces

Au cœur de l'Apocalypse

Vraie Rencontre

Blason de Bailly (Yvelines, Ile-de-France)

Ce passé très récent me semble si lointain...
Si j'y songe souvent, c'est qu'il fut l'acte de naissance
D'une aventure qui a bouleversé mon destin.
Puis-je dire que je l'ai vécu comme une providence ?

Bien des choses ne révèlent leur sens qu'avec le temps ;
Dans le feu de l'action, l'on n'a que peu conscience
De ce qui se joue vraiment et il faut longtemps
À l'esprit pour en réaliser l'efficience.

Il est comme ça des trains qui ne passent qu'une seule fois ;
Fort rares sont les rencontres vraiment capitales ;
Elles peuvent être salutaires autant que fatales.

À celle que j'évoque je n'ai point bradé ma foi ;
Tout en elle me fait grandir, tout en elle m'honore ;
Je l'ai écrit souvent et l'écrirai encore.

Marie-Louise

jeudi 23 février 2017

Prémices

En écho à Braise d'Amour d'Océan sans rivage

Blason d'Angoulins (Charente Maritime)

Le long d'un chemin creux, profond, qui épousait
L'ondoiement d'un ruisseau et d'un vieux mur de pierres,
En la douceur d'une mélancolie qui creusait
Nos âmes, chacun de nos pas semblait une prière.

Le clapotis de l'eau, tel un rire qui courait
Dans le vallon, annonçait la saison nouvelle.
Bientôt, la nature tout entière éclaterait
De sa vie contenue, généreuse et fidèle.

En ces chemins de vieille France, la marche se poursuit,
Sous un dôme d'azur que les vents marins essuient,
Lors que le vol des oiseaux y trace la promesse

Des horizons lointains, là où les eaux mêlées
Épousent l'océan et que se veut sceller
L'ultime voyage, sur une nef d'or et de noblesse.

Marc

Jardin

Blason de Passy-en-Saône (Saône-et-Loire)

Là, sur le chemin, du sable de toute finesse,
Poussière de montagne que l'eau, peu à peu,
Ira poser dans la mer qui est large hôtesse,
Dont pourtant l'on redoute le caractère houleux.

Ici, un petit caillou serti dans l'argile ;
Ailleurs, un tapis de mousse où pointe la pigne ;
Dans les branches d'un pin, l'écureuil, vif et agile ;
Au loin, la courbe d'une colline coiffée de vignes.

Je laisse libre mon regard, rien ne lui propose ;
C'est la nature elle-même qui en lui se dépose ;
Je flotte plus que je ne marche ; j'aime ainsi aller.

Ces petits riens qui font les grands touts, je les aime.
L'attention simple, c'est de l'Amour que l'on sème.
Ma terre est un Jardin, en moi sont ses allées.

Marie-Louise

Ce qui se dit dans le Murmure

Emblème du Brunei (Indonésie)

Ce qui Est, se dit dans le murmure.
Ecoute, ceci est ton histoire :
Le chemin est si long, que même les mots ne suffisent plus pour le dire.
Le temps est plié, plié, je le vois se plier, mon Horloge intime.
L’Esprit est Témoin.
Le Calame est le Scribe.
L’Oreille entend.
Il faut fermer les yeux à ce monde pour voir.
Il faut le Silence pour entendre.
Pour raconter, il faut que les lèvres soient closes.
Pour s’envoler sur la monture Céleste, il faut que le corps accepte de se poser.
Pour que la main s’empare de Celle du Guide Suprême, il faut se détacher de tout : vider cette main.
Ne pas regarder en arrière.
Être seul.
Dans la nuit profonde, jaillissent les Lumières.
Rencontre en ce Lieu, éclosion des parfums, et des parfums.
Pourquoi s’enivre-ton ?
Le Pèlerin reconnaît son Parfum.
Qui es-Tu ?
La Beauté est plus Belle que toutes les extases connues.
Je veux mourir, mourir, mourir.
La Vie est Belle, si belle dans le Royaume qu’on ne connaît plus.
Les pas flottent dans ce firmament.
Qui es-Tu ?
Chez Toi, la Lumière est une légèreté, la Grandeur, une Majesté.
Mon Parfum, essence de la Subsistance.
Je veux mourir, déposer cette illusion et sourire.
Mon parfum, comment ne pas s’étourdir des senteurs sublimées quand le ciel offre Sa Corolle.
Je viens vers Toi par Toi dans La Seule Volonté qui soit.
Parfum des Sources Vivaces, des myriades de constellations.
Parfum des vertiges amoureux de l’Âme.
Parfum du Chant conçu dans le Palais de Ta Magnificence.
Parfum des larmes dans le désir Illimité.
Je viens, je viens, je viens vers Toi
Saisis-tu ce que mourir veut dire ?
Mourir, c’est naître ici.
Fille de la chair, meurs.
Sois fille de l’Esprit.
Solitude de la Complétude.
Je suis Ici, je suis Ici, mon Roi, je viens vers Toi, en Toi, par Toi.


Océan sans rivage

Blason de Matt (canton de Glaris,Suisse)