Décryptage et Revalorisation de L'Art de L’Écu, de La Chevalerie et du Haut Langage Poétique en Héraldique. Courtoisie, Discipline, Raffinement de La Conscience, état de Vigilance et Intention d'Unicité en La Fraternité d'un Nouveau Monde !

Est-il un Signe qui n'ait pas sa dimension en Sa Profonde Cohérence, cherchant Le Sens à L'Essence ? Est-il un Signe qui n'ait pas son Écho dans L'Indicible ? Est-il un Seul Langage qui n'ait pas Sa dimension Sacrée et révélateur des Réalités occultées ? En ce Souffle que se veut presque recueillir le Blason, s'enveloppant, tout en proclamant, fleurissent mille et une Parures, puisant dans L'Êtreté, Noblesse celée et décelée. En ce cœur du Bouclier, mille essences, lors que Le Chevalier vêt L'Armure et L’Épée. Rituel et Quintessence en cet Art de La Connaissance que brandit La Torche enflammée, L’Éclat des Vertus Conquises et que l'on se veut protéger ! Aspiration d'une Renaissance Lumineuse en un Art de Vie oubliée, La Nouvelle Héraldie est à reconquérir cette Beauté que La Chevalerie a porté très Haut, au delà de ce que nous sommes encore en mesure d'imaginer. Le voyage se poursuit...

jeudi 18 janvier 2018

Les Allégories du Jardin - Le Griffon


Drapeau de Fedoskinskoe (Oblast de Moscou, Russie)

Allégorie 37 et dernière – Le Griffon


          Ô vous qui savez comprendre les allégories, en voici une qui ne peut manquer de vous être agréable : si vous croyez pouvoir saisir le sens caché de la parabole que je vous présente, écoutez attentivement ces allusions énigmatiques qui renferment mon secret.
          On rapporte qu’un jour les oiseaux s’assemblèrent et qu’ils se dirent les uns aux autres : Nous ne pouvons nous passer d’un roi que nous reconnaissions et par qui nous soyons reconnus : allons donc en chercher un, attachons-nous à lui, et, soumis à ses lois, nous vivons à l’abri de tout mal, sous sa protection semblable à l’ombre d’un arbre au feuillage épais. On nous a dit qu’il y a, dans une des îles de la mer, un oiseau nommé Antamogreb, dont l’autorité s’étend de l’orient à l’occident : pleins de confiance en cet être, volons donc vers lui. Mais la mer est profonde, leur dit-on ; la route est difficile et d’une longueur incalculable : vous avez à franchir des montagnes élevées, à traverser un océan orageux et des flammes dévorantes. Croyez-le, vous ne sauriez parvenir à cette île mystérieuse ; et quand même vous surmonteriez tous les obstacles, la pointe acérée des lances empêche d’approcher de l’objet sacré : restez donc dans vos nids, car votre partage est la faiblesse, et ce puissant monarque n’a pas besoin de vos hommages, comme l’expose ce texte du Coran : Dieu n’a pas besoin des créatures. Le Destin vous avertit d’ailleurs de vous défier de votre ardeur, et Dieu lui-même vous y engage. Cela est vrai, répondirent-ils ; mais les désirs de l’amour ne cessent de nous faire entendre ces mots du Coran : Allez vers Dieu. Ils s’élancèrent donc dans l’air, avec les ailes auxquelles fait allusion ce passage du même livre, Ils pensent à la Création du ciel et de la terre, supportant avec patience la soif brûlante du midi, d’après ces paroles, Celui qui sort de sa maison pour fuir Ür. Ils marchèrent sans se détourner jamais de leur route : car, prenaient-ils à droite, le désespoir venait les glacer ; prenaient-ils à gauche, l’ardeur de la crainte venait les consumer. Tantôt ils s’efforçaient de se devancer mutuellement ; tantôt ils se suivaient simplement l’un l’autre. Les ténèbres d’une nuit obscure, l’anéantissement, les flammes, la défaillance, les flots irrités, l’éloignement, la séparation, les tourmentaient tour-à-tour... lls arrivèrent tous enfin à cette île pour laquelle ils avaient abandonné leur patrie, mais l’un après l’autre, sans plumes, maigres et abattus, tandis qu’ils étaient partis surchargés d’embonpoint.
          Lorsqu’ils furent entrés dans l’île de ce roi, ils y trouvèrent tout ce que l’âme peut désirer, et tout ce que les yeux peuvent espérer de voir. On dit alors à ceux qui aimaient les délices de la table ces mots du Coran, Prenez des aliments sains et légers, en récompense du bien que vous avez fait dans l’autre vie ; à ceux qui avaient du goût pour la parure et pour la toilette, ces mots du même livre, Ils seront revêtus de draps précieux et d’habits moirés, et seront placés en fate les uns des autres ; à ceux pour qui les plaisirs de l’amour avaient le plus d’attraits, Nous les avons unis aux houris célestes. Mais lorsque les contemplatifs s’aperçurent de ce partage : Quoi ! dirent-ils, ici comme sur la terre notre occupation sera de boire et de manger ! Quand donc l’amant pourra-t-il se consacrer entièrement à l’objet de son culte ! quand obtiendra-t-il l’honneur qu’appellent ses vœux brûlants ! Non, il ne mérite pas la moindre considération, celui qui accepte le marché de la dupe. Quant à nous, nous ne voulons que ce roi pour qui nous avons traversé des lieux pierreux, franchi tant d’obstacles divers, et supporté avec patience la soif ardente du midi, en nous rappelant ce passage du Coran : Celui qui sort de sa maison pour fuir... Nous faisons d’ailleurs peu de cas des parures et des autres agréments. Non, encore une fois, par celui qui seul est Dieu, ce n’est que Lui que nous désirons, que lui seul que nous voulons pour nous. Pourquoi donc êtes-vous venus, leur dit alors le roi, et qu’avez-vous apporté ! L’humilité qui convient à tes serviteurs, répondirent-ils ; et certes, nous osons le dire, tu sais mieux que nous-mêmes ce que nous désirons. Retournez-vous-en, leur dit-il. Oui, je suis le roi, que cela vous plaise ou non ; et Dieu n’a pas besoin de vous. Seigneur, répliquèrent-ils, nous savons que tu n’as pas besoin de nous ; mais personne parmi nous ne peut se passer de toi. Tu es l’Être excellent ; et nous sommes dans l’abjection ; tu es le fort, et nous sommes la faiblesse même. Comment pourrions-nous retourner aux lieux d’où nous venons ! nos forces sont épuisées, nos cohortes sont dans un état de maigreur inexprimable, et les traverses auxquelles nous avons été en proie ont anéanti notre existence corporelle.
          Par ma gloire et par ma dignité, dit alors le roi, puisque votre pauvreté volontaire est vraie, et que votre humilité est certaine, il est de mon devoir de vous retirer de votre position malheureuse. Guérissez celui qui est malade ; et venez tous dans ce jardin frais et ombragé, goûter le repos le plus voluptueux. Que celui dont l’espoir s’est attiédi, prenne un breuvage où l’on aura mêlé du gingembre ; que celui, au contraire, qui s’est laissé emporter par la chaleur brûlante du désir, se désaltère dans une coupe où l’on aura mêlé du camphre. Dites à cet amant fidèle qui a marché dans la voie du spiritualisme, Bois à la fontaine nommée Sal-sabil. Amenez à son médecin le malade, puisque sa fièvre amoureuse est véritable ; approchez de sa maîtresse l’amant, puisque sa mort mystique est complète. Alors leur seigneur les combla de bonheur et de joie ; il les abreuva d’une liqueur qui les purifia ; et aussitôt qu’ils en eurent bu, ils furent plongés dans la plus douce ivresse. Ils dansèrent ensuite au son d’airs mélodieux : ils désirèrent de nouveaux plaisirs, et ils les obtinrent ; ils firent diverses demandes, et ils furent toujours exaucés. Ils prirent leur vol avec les ailes de la familiarité, en présence de Gabriel ; et, pour saisir le grain sans tache du chaste amour, ils descendirent dans le lieu le plus agréable, où était le roi le plus puissant. Aussitôt qu’ils y furent arrivés, ils entrèrent en possession du bonheur, et, jetant avidement leurs regards dans ce lieu sacré, ils virent que rien ne cachait plus le visage de leur maîtresse adorée ; que les coupes étaient disposées ; que les amants étaient avec leur divine amie... Ils virent enfin ce que l’oeil n’a jamais vu, et ils entendirent ce que l’oreille n’a jamais entendu.


         Ô mon âme, réjouis-toi à l’heureuse nouvelle que je vais t’apprendre : ta maîtresse chérie reçoit de nouveau tes voeux et tes hommages ; sa tente, asile du mystère, est ouverte à ses amants fidèles. Respire avec volupté les parfums enivrants qui s’exhalent de cette tribu sacrée. Vois l’éclair, avant-coureur de l’union la plus tendre, briller au loin dans la nue. Tu vas vivre dans la situation la plus douce ; toujours auprès de ta bien-aimée, toujours avec l’idole de ton cœur, sans que rien puisse jamais t’en séparer. Les larmes de l’absence ne mouilleront plus tes paupières ; une barrière funeste ne t’éloignera plus de ce seuil béni ; un voile importun ne te cachera plus ces traits radieux : tes yeux, ivres d’amour, contempleront, à tout jamais, la beauté ravissante de cet objet dont une foule d’amants désirent si ardemment la vue, et pour qui tant de cœurs sont consumés d’amour.


Al-Muqaddasi



Blason de la Poméranie (Allemagne)

Le Merle est venu


Armoiries de l'Université nationale d'Uzhgorod (Russie)

                                               Merle épanché soudain venu,
                                               Sur le mur d'en face se poser.
                                               M'a appelée en cette rosée,
                                               De ses ailes qui touchent les nues.

                                               Silence de La Nuit apaisée.
                                               Des mots à peine retenus.
                                               Sa Présence qui est bienvenue
                                               Esquisse les cercles inépuisés.

                                               Mon Merle, tu m'as tant prévenue,
                                               T'appelle en ce champs de nos phrasés
                                               De nos deux mains entrecroisées
                                               En ce doux chant de L'Inconnu.

Océan sans rivage


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        Lors que jouera le clairon            Vénération du Merle                  L'Aube du Merle

mercredi 17 janvier 2018

Le soir


Blason de Allauch (Bouches-du-Rhône)

D'azur au croissant renversé d'argent, accompagné en pointe
de trois étoiles du même et en chef de deux vols accostés.

                                   Le soir murmure une douceur telle une fleur,
                                   Qui danse lentement en se balançant.
                                   Les étoiles font vivre le ciel et les couleurs
                                   Sont pareilles à une douce chanson.

                                   Le vent chante et nous parle d'un trésor.
                                   La lune vient de naître et caresse le nid des oiseaux.
                                   La nuit sent si bon qu'il faut se promener,
                                   Puis s'asseoir sur un banc et ne plus bouger.

Océan sans rivage (Écrits de jeunesse)

Héliotropique amour


Blason de Konrad Matthias Jaeger (Canton of Bryniau Tywynnog, Cambridge)

D'or à trois larmes de gueules, chapé de gueules, un soleil de sable issant du chef.

Dardé par le soleil, que suis-je extasié
Par ses rets fractionnés au kaléidoscope.
Devant cet infini je finis en syncope
Qui dans mes souvenirs a mon futur razzié.

Le bonheur éblouit mon cœur euthanasié
Quand ton corps, soleil noir, mes lèvres télescope
Puis, m’enlace un halo qui mon mal-être écope
Dans la mer des regrets, que suis-je rassasié !

Seule l’éternité peut briser cette étreinte.
Cueillant le jour présent, je n’ai plus une crainte,
Incandescente fleur tu me fais resplendir,

Tes pétales d’éther m’embaume du solaire
Arôme de l’aurore où l’amour va grandir
Le temps tu as soumis beauté oraculaire !

Florian

Mon ciel


Blason du District municipal de Mariinskiy (Russie)

                                           Ce ciel est mon ami,
                                           Quand les nuages le traversent, assombri
                                           Mon cœur flétrit.

                                           Quand le soleil éclaire les champs
                                           En ma poitrine y pousse une fleur
                                           M'y fossilise selon les humeurs.

                                           Si majestueuse est sa puissance
                                           Jamais ne s'épuise en son essence
                                           Inamissible est sa présence

                                           Sans lui, je ne peux être
                                           Selon son ombre, me laisse en lui, transparaître
                                           M'évaporant simplement s'il venait à disparaître
                                           Ce ciel, tel un amant, qui me fit naître.

Mey

Cité de Lumière


Blason de Svetly (Russie)

Symbole de La Ville : La figure principale de l'emblème est une lanterne lumineuse,
une source de lumière, un symbole d'espoir et d'exactitude du Chemin choisi.

Le Ciel est sur La Terre, voilà qu'ils s'unissent
Des douceurs fragiles de L'Hiver, puis s'étonnent
De tous ces Printemps embaumants qui fleurissent.
Aussi des magies flamboyantes de feu L'Automne ;

Le rire fuse des transports de L’Été exalté
Des effluves de L'Aube, qui par brassée de Soleil
S'invitent encor au cœur de nos folles envolées.
Et que dansent les arbres à l'horizon vermeil !

Cette Allée qui ne jamais finit, nous sourit
Des Voûtes de Sa Majesté, des pas hésitants.
Les Larmes voguent du doux Regard que l'on chérit.

Ces Eaux miroitent des secrets du Ciel crépitant.
Les mouettes nous saluent et nous font Révérence.
Ce cœur, Cité de Lumière, est ultime Espérance.

Océan sans rivage

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mardi 16 janvier 2018

Histoire d'un âne


Barony of Caerthe, Outlands - Arms for the College of Scola Metallorum

C'est un âne qui ne sait pas de sa charge
Quoi faire, et c'est alors que surgit un vaurien.
Celui-ci a du monde une vision peu large ;
Lors, il fait de l'âne sa monture pour rien.

L'âne n'est pas bien futé, pourtant il réfléchit :
Celui-là, ne le laisserai pas sur mon dos.
Mon fardeau vaut finalement ce défraîchi.
Le fat se retrouva vite au sol, sans un mot.

Notre animal continua son périple.
Lors que la nuit tomba, il se mit dans le foin.
Il avait de l'humeur un peu d'indicible.

La Lune lui donnait ces douces songeries :
Mon âme est solitaire, et ne faiblit point.
Mieux vaut être seul que vivre une tromperie.

*   *   *

Je gage que notre âne sait noyer ainsi son chagrin.
Pourtant, de sources sûres, l'on connaît ce proverbe
:

«
Un âne qui porte sa charge vaut mieux qu'un lion qui dévore les hommes. »

Océan sans rivage

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Pater aeternum


Drapeau de Lagovskoe (Oblast de Moscou, Russie)

L'Imaginal Divin est sans limite aucune :
Une infinitude d'êtres peuple l'Univers,
Innombrables sont les entités et chacune
Est singulière en l'Un partagé et ouvert

Par l'Acte Créateur qui multiplie les mondes,
Car Celui qui n'a ni commencement ni fin
N'est ceint par aucune frontière : en Lui, tout abonde
Et se repoussent sans cesse nos propres confins.

Le point le plus infime jouit de Sa pleine Présence
Car aucun atome ne tiendrait sans Sa Puissance.
Force de l'Instant en cette graine d'Éternité !

Rien n'est chose-en-soi ; Il est le Soi de toute chose.
Pas un oiseau qui vole, pas une fleur qui n'éclose
Hors de Son irréductible Paternité.

L'Abbé Théophile


Tout

En écho à Rien

Blason de Strenznaundorf (Saxe-Anhalt, Allemagne)

La plupart des relations le sont d'intérêts,
Par induction, en une sorte de contrat tacite
Autour de projections communes et au plus près
Des modèles hérités qu'au mieux l'on revisite.

Le désir névrotique et le narcissisme
En sont les principaux agents de connexion
Et forment comme un entrelacs d'égocentrismes
Qui maintiendront le lien jusqu'à sa péremption.

L'Amour n'est pas un acquis, pas même une conquête ;
Il naît d'une haute conscience dont l'orientation
Et donc le destin dépendent de son intention.

Celle-ci devient alors une véritable quête
Qui dépasse du moi les linéaires translations.
La Reliance est le sens même de toute relation.

L'Abbé Théophile

lundi 15 janvier 2018

Merci L'Ami

En Écho à Merci

Drapeau de Nizhneingashsky (Russie)

Merci, L'Ami pour cette entièreté en Ta Constance, et Merci pour cette Révérence du Cœur qui file plus vite que La Conscience. Merci, L'Ami pour Ton Humanité et pour le Chemin de Vie que Tu visites en Ton Intime secret comme les Hébétudes d'une Vie qui reste gorgée de Sa Lumière, et qui permet de nous regarder, en ce par delà. L'Horizon s'est levé de Son Crépuscule et en Son Oméga, L'Aube des Aubes, Le cœur reste intact de Son Écrin. C'est en Lui, que La Rencontre a lieu, et c'est en Lui que les confidences se tiennent. L'Ami, La Mort n'est qu'une Réalité qui nous révèle les instants de notre histoire. Il n'est pas de mort, mais un Réveil, sublimité des Yeux éclos en ce Désir qui a anticipé. Nulle Inquiétude des vérités en notre Essence Révélée et qui se vêt des secondes de notre Présence unifiée. Ô Suspends Ton Souffle à La Brise subtile qui Te parle et Te dit : Je suis Le Premier et je n'ai aucun Commencement. Et Je suis Le Dernier, et Je n'ai pas de Fin. Que nous en semble de cette vie que nous ne savons plus ni lire, ni écrire ? Vois comme L'Arbre surplombe nos craintes et s'élance en Son Envergure tel un Aigle qui connaît La Destination. Ô Ami, des nuits et des nuits à se retrouver en L'Âme, Jardin où se promène Un Roi qui est encore bien au dessus de ce qui se donne à se comprendre et à se réaliser. Il nous effleure de Sa Poésie soyeuse et Luminescente. Il nous fait visiter Les Demeures de L'Esprit. Ô Ami, des morts et des Renaissances, nous parvenons à nous extraire des limitations de nos murs opaques. Nous perçons Les Pierres de notre Intention et nous voyons Les Roches suinter des éclosions de La Compassion. Mille flèches alchimiques qui nous donnent en ce feu de L'Âtre du Cœur Vivant, les qualités essentielles de La Gratitude. Épanouissements des Jaillissements des Paroles qui s'élèvent en La Suprématie du Point, Le Seul, Le Crucial de L'Instant. L'Ami, nous sommes les mains de Lumière qui façonnons en ces éclosions l'argile de notre Corps et nous cherchons L'Harmonie des Cœurs qui évoluent en ces sphères de La Transparence. Lumière sur Lumière en cet Axe du Monde, en ces polarités et en cette Harmonisation des cœurs qui dansent en L'Amour de Lui. La Fluidité vient de La Reconnaissance. J'ai dit : je te vois. Je dis : Créature du Seigneur ! Beauté de L'Unification qui voit La Lumière partout et ne jamais se sépare des mondes de La Multiplicité. Merci, en cette Révérence. Lors que nous mourrons, nos âmes seront en ce sourire des Retrouvailles, car Le Voyage continue des Éclosions de Son Verbe de Lumière.

Océan sans rivage

Rien


Blason de la ville de Coulommiers (Seine-et-Marne, Ile-de-France)

D’azur au colombier rond d’or maçonnée de sable, sommé d’une lanterne couverte en boule d’argent et girouettée d’or, la porte fermée et ferrée et celle de la lanterne de même, le dit colombier accosté de deux serpents aussi d’or langués de gueules, affrontés et entrelacés par la queue en pointe, la lanterne adextrée en chef de quatre colombes d’argent dont deux sortent et deux rentrent, et senestrée de quatre colombes aussi d’argent,dont trois rentrent et une sort.

                                 Est-ce Amour, est-ce Amitié ?
                                 Désaveu narcissique.
                                 Toute relation cache son intérêt.
                                 Proie des fausses émotions
                                 Des miroirs tronqués.
                                 Assoiffé de chair, de sang, d'enfants innocents.
                                 Combien mangeront à l'âme et se détruiront mutuellement ?
                                 Sifflent les serpents inassouvis, inlassablement.
                                 Se repaissent de compliments.
                                 Se remplissent de vide.
                                 Se remplissent de Rien.

Mey

Genèse d'une rupture


Blason de Stockhausen-Illfurth (Rhénanie-Palatinat, Allemagne)

Des élémentaux, les hommes ne savent plus grand-chose,
Sinon qu'ils font désormais partie des légendes.
C'est au fond des grimoires que ce savoir repose,
Dans le secret des forêts et au bout des landes.

Un édit des plus étranges avait interdit
Tout rapport avec les esprits de la Nature
Dont alors le caractère sacré se perdit,
Reléguant aux enfers les subtiles créatures. *

Mais du fait des survivances, la chasse aux sorcières
S'est ouverte pour longtemps, envoyant aux bûchers
Ceux auxquels l'Inquisition avait arraché

De faux aveux, selon des méthodes outrancières
Que l'on a aujourd'hui peine à imaginer.
Des milliers de gens furent ainsi assassinés.

Marc

* « Sous Charlemagne, un texte daté de 789 condamne les païens qui continuent d'allumer des feux en hommage aux entités féériques. » (Gilbert Monbaron, Tibul(le) compagnon du devoir, les secrets d'un druide Helvète, tome 2, p. 72)


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Ab uno disce omnes


 
Blason de Braslaw (Biélorussie)

Je crois que nous sommes tous, chacun à sa façon,
Un dernier des Mohicans. Est-ce d'être unique ?
Pas que... Mais c'est là aussi, sans doute, la rançon
Pour le droit de vivre dans un monde mécanique

Dont nous pouvons dire qu'il hait la diversité,
Malgré les discours posturaux dont il s'entoure.
Car dans les faits, il répand l'uniformité
Et impose une pensée ayant les mêmes contours.

La planète s'aligne sur le même mode de vie,
Comme s'il s'agissait de la chose la plus obvie.
C'est l'heure occidentale qui règle les horloges.

Pour preuve, voyons l'universelle moutonnerie
Entraînée dans la générale gloutonnerie.
Et bien mal traité s'en trouve quiconque en déroge.

L'Abbé Théophile

 

Ab uno disce omnes : « Et qu'un seul vous apprenne à les connaître tous. »

dimanche 14 janvier 2018

Merci


Blason de Polysaevo (Russie)

Merci à tous les artistes qui nous gratifient
De leurs belles oeuvres pour les yeux et les oreilles ;
Merci à ceux qui fabriquent et qui édifient ;
À tous ceux qui nous permettent d'emplir nos corbeilles

Des bons produits que la terre dispense aux humains ;
Oh ! merci à tous ces illustres inconnus
Qui vivent humblement du travail de leurs deux mains
Et que nul jamais, hélas, ne porta aux nues.

Merci à ceux qui soignent, sauvent et protègent,
Aux gens de service par qui notre vie s'allège ;
Merci à ceux, aussi, qui sourient au passant

Ainsi qu'à tous les orants qui prient pour le monde,
Souvent dans le secret de leur retraite profonde.
Je leur suis, du fond de mon âme, reconnaissant.

L'Abbé Théophile

Fatuité d'un paon


Blason de Petřvald (Tchéquie)

Maître Coq, en son temps, régnait sur la basse-cour
Avec autorité autant que bienveillance,
Mais nul successeur n'étant nommé à ce jour,
Le paon trouva normal d'en prendre la régence.

« Je suis un gallinacé de bel apparat
Et j'en saurai dorer les lettres de noblesse
Bien mieux qu'aucun autre jamais ne le pourra.
N'ayant à l'égard de rien la moindre faiblesse,

Je pourrai, sans faillir jamais, tenir mon rang
Et redonner à cette basse-cour tout son prestige
Dont, ce me semble, s'effritent les derniers vestiges. »

Le voici se pavanant, son sceptre serrant,
Sans douter de rien et pénétré d'importance,
Prenant pour hauteur ce qui n'était qu'arrogance.

Marc

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Dolmens et menhirs en héraldique


  Dans les temps reculés, en cette période dite du néolithique, chaque fois qu'il se produisait un événement important en un lieu (toujours en rapport avec le Divin, indiqué par la verticalité), les hommes y érigeaient une pierre levée pour marquer la mémoire et le caractère désormais sacré de l'endroit. Cette pratique fut commune à la plupart des peuples du monde. Quand les proto-Celtes, issus des peuplades indo-européennes, s'installèrent en Occident, ils s'approprièrent les lieux déjà consacrés par des constructions mégalithiques et dont on découvrira que leur emplacement n'était pas dus au hasard. Jusqu'au Moyen-Âge, quand l'architecture était encore un art sacré, maints édifices religieux y furent bâtis et ce, pour les mêmes raisons.

   Sur notre globe, nous sommes sous l'influence permanente de deux énergies puissantes : l'énergie tellurique, issue du centre de la terre, et l'énergie cosmique, en provenance de l'espace dont l'interaction se met en œuvre à travers un réseau énergétique marqué par des points et des lignes. Les fameux compagnons bâtisseurs de cathédrales étaient parfaitement au fait de ces réseaux énergétiques et savaient les utiliser dans leurs œuvres. La plupart des cathédrales furent construites sur de tels réseaux, considérés comme sacrés.

   La France compte des centaines de ces monuments mégalithiques dont la plupart sont classés. Il n'est donc pas étonnant de les retrouver représentés sur beaucoup de blasons, à la fois pour valoriser un patrimoine historique mais aussi pour marquer l'ancienneté du lieu. Leur âge et leur fonction prêtent toujours à controverse.

   Sur un plan purement symbolique, les constructions dolméniques, à l'instar des tombeaux mycéniens et de divers temples rupestres de l'Inde à la Corée, ont la signification générale du dôme cosmique (la voûte céleste). Quant aux menhirs, entre autres significations, ils semblent avoir joué le rôle de gardien de sépulture. dans les traditions celtiques, ces cénotaphes ou stèles funéraires étaient dressés en l'honneur des grands druides à la limite des terres des vivants, face à la plaine heureuse où survivent les morts. (d'après le Dictionnaire des symboles, Robert Laffont/Jupiter 1982)


Les photographies ci-dessus représentent le Dolmen de Quélarn, à Plobannalec-Lesconil (Finistère) et le Menhir Jean de Belle-Ile (Morbihan).

samedi 13 janvier 2018

Nul n'est prophète en son pays


Blason de la ville de Thil (Meurthe-et-Moselle, Lorraine)

  Nul n'est prophète chez soi, disait Jésus.
Les liens sociaux, autant que ceux de sang enferment.
Et recouvre d'un voile solidement cousu.
Peu parviennent à tenir la barre ferme

Sans s'identifier et, surtout, sans dépasser.
Qu'avons-nous à gagner à écouter le monde ?
Qu'a-t-il à nous dire qu'il n'ait déjà ressassé ?
Tout en lui n'est que bavardage et vaine faconde.

Se vouloir être reconnu par des ombres,
N'est jamais, de nous, qu'en élever le nombre.
Il faut du temps pour faire un homme. Une vie entière.

Ce que nous écrivons ici ne s'adresse pas
À ceux qui n'ont point vécu avant leur trépas,
Mais à ceux qui ont en eux franchi ses frontières.

L'Abbé Théophile



Ama nesciri : « Aimez être inconnu et ne compter pour rien. »

vendredi 12 janvier 2018

Ce train fou


Blason de Baranavitchy (Biélorussie)

L'homme moderne errant dans les cités mornes
Nous apparaît comme un être triste et terne.
Chez combien flotte cette pensée de néant qui cerne
Le regard vide qu'une étrange amnésie borne...

Ils sont pour les marchands de rêves un sûr gibier.
Pourtant, quelque chose en eux sait que les promesses
D'un monde où la parole vaut moins que le papier
Ne seront pas tenues ; d'avance est dite la messe.

Mais l'on s'accroche encor, avec obstination,
Même si le train fou n'a d'autre destination
Que le mur du fracas final. Car la bêtise

Fait des progrès tous les jours et tous les voyants
Sont au rouge, point besoin d'être un grand voyant
Pour se rendre compte de la fournaise qui s'attise.

L'Abbé Théophile

Puits de Bonheur


Blason de Dalldorf (Basse-Saxe, Allemagne)

                                        Il est à se surprendre en ce petit chemin,
                                        Des paroles de petits lutins
                                        Qui ont les murmures de L’Aube.
                                        Ils ont fait leur demeure dans l’étrange profondeur.
                                        C’est en leur rêve incessant que le cœur se repose.
                                        Des espiègleries et des farandoles de lueur,
                                        Dans les palais, au fond d’un puits de Bonheur.

Océan sans rivage

Voir aussi sur La profondeur

jeudi 11 janvier 2018

Vanités ordinaires


Blason de Langenorla (Thuringe, Allemagne)

Beaucoup de personnes se donnent des airs de mystère
Et se pensent réellement impénétrables.
L'on affiche une mine sérieuse, souvent même austère,
Un peu comme le font les gens considérables

Ou qui, du moins, de le croire en ont la faiblesse.
Quand on est bien nanti économiquement,
L'on se rêve d'arborer des quartiers de noblesse
Dont on ne possède pas même le commencement.

Bon, il s'agit là des vanités ordinaires,
D'histoires où l'on tient pour Lumière tout luminaire,
Enfin, de ces postures que l'on peut observer

Dans le monde et le commerce avec l'espèce humaine
Où le nombre reproduit les mêmes spécimens,
La quantité se voulant toujours préserver.

L'Abbé Théophile


Ces Yeux-là


Blason de Kyzyl (République de Touva, Russie)

                           Cette vache qui en son pré,
                           Sut, des mesures de l'indicible, nous regarder.
                           J'ai dit : fixe-la du regard qui cherche Celui de Dieu.
                           Lors, que vîmes-nous ma sœur, t'en souviens-tu ?
                           C'est Lui qui de Ses Yeux nous vit toutes deux.
                           La Lueur du Mystère nous émut.
                           Des frissons de L'Onde de Lui, nous sûmes lui répondre : je T'ai vu.
                           En ces yeux, des bois et des fougères nous attrapèrent.
                           Des feuilles s'envolèrent en des brassées de Lumière.
                           Le silence nous enveloppa de Sa Crucialité.
                           Beauté en La Présence d'un Langage et Poignante Singularité !
                           J'ai dit : vois Le monde en Son Regard et tout sera unifié !
                           Des ruissellements de mondes qui courent jusqu'à nos pieds.
                           Des Vagues d'Amour en L'Hébétude du Vivant.
                           Les Yeux d'une Vache nous ont parlé.

                           Des fixités de La Plénitude,
                           Des Désirs de La Réciprocité,
                           Je suis en cette Réalité.
                           L'Amour est ma Constance.
                           Des perspicacités de La Vision :
                           Monde de Toi qui nous répond.

Océan sans rivage