Décryptage et Revalorisation de L'Art de L’Écu, de La Chevalerie et du Haut Langage Poétique en Héraldique. Courtoisie, Discipline, Raffinement de La Conscience, état de Vigilance et Intention d'Unicité en La Fraternité d'un Nouveau Monde !


vendredi 19 juillet 2019

Evening Gratitude


Blason d'Aleksandrovsky (Russie)

 
                                                    Dear Sea
                                                    I’d like to thank you for the Waves.

                                                    Dear Sky
                                                    let me thank you for the Clouds.

                                                    Dear Sun
                                                    thank you so much for the light.

                                                    Dear Earth
                                                    I can’t thank you enough for Life.

                                                    Dear Love
                                                    thank you for being you.
 

Arobase point com


Meuble héraldique arobase

 
Ce soir, c'est promis, je me coucherai plus tôt ; 
Demain, c'est sûr, je ne me prendrai pas la tête ; 
Ils peuvent toujours causer, je ne suis pas marteau ; 
On n'a pas idée à quel point les gens sont bêtes ! 

Les voilà tous à tripoter leur plate vie 
Sur des portables gadgets; et le peu qu'ils pensent 
Tient en deux trois lignes - kit mental de survie ; 
Sourire numérique, digitale intelligence. 

Attention à la marche en descendant du train ! 
Prenez garde aux freins en appuyant sur la touche ! 
Cette idée qui traverse le vide, ce n'est qu'une mouche. 

Idem et ainsi de suite, salade et refrain ; 
Milles bisous flasques, autant de smileys ridicules ; 
Lol & Swag arobase point com, sans majuscule.
 
Le Spectre à trois faces

jeudi 18 juillet 2019

Baron lézard d’azur



Composition de l'auteur


Au milieu du jardin somnole un lézard bleu,
De lumière et de paix son âme est assoiffée ;
Il aime fréquenter la friche ébouriffée
Où je le vois souvent, mais jamais quand il pleut.

Je l’aime, moi aussi, ce jardin lumineux
Où plus d’une tonnelle est de lierre étoffée ;
La mésange y paraît, vive petite fée,
Ainsi que le ramier, bien plus volumineux.

L’esprit de ce lézard, tout le jour, s’illumine
De la beauté des sols sur lesquels il chemine
Ou se tient arrêté, serein contemplatif.

Il ne demande pas que j’en fasse un poème,
Mais, dommage pour lui, je n’ai pas d’autre thème ;
Il me regarde écrire, il est dubitatif.

Cochonfucius


Lire aussi
 
                      Transfiguration d’un petit lézard                  Sagesse du lézard

Mille destins


Blason de Synelnykove (Ukraine)


J'aime écouter le train qui roule dans le lointain,
Les nuits d'été, quand la fenêtre est ouverte,
Emportant vers sa destination mille destins
Mais une seule destinée qui par eux s'est offerte.

Car toutes choses s'en reviennent à leur point de départ
Et nul ne peut, à terme, nier son origine,
Quand même mille raisons lui serviraient de rempart.
Est-il une seule âme qui ne se sente orpheline ?

Dans ce monde, nous ne sommes jamais que des passants ;
Beaucoup l'oublient ou le conjurent en amassant
Mille biens dont ils n'ont souvent que peu la jouissance

Car projetés en permanence dans le désir
De nouvelles possessions et de nouveaux plaisirs
Et se voulant donner pour cela pleine licence.

 Marc 


Lire aussi sur La Profondeur

samedi 13 juillet 2019

Le petit Semainier - Cycle 22



Blason de Ski (Østlandet, Norvège) 


Dimanche

 Retiens tout murmure,
Ne dis mot,
Le Zéphyr est hébété,
Des lueurs de L’Aube. 



De l’effervescence est une pensée
Des yeux est une Rencontre
Mille mots sensés des décombres
Et du Vivant, au Zénith, disparaît l’ombre.
 



Sur les toits, à L’Aube,
Des guirlandes de joie,
Quelques chevaux cavalcadent.
Ah ! C’était donc encore Toi ? 



Du Ciel, le bleu est conquérant
Des hirondelles au Lac profond
Dansent sur les lignes à l’horizon.
Délicat été est éloquent.
 



Solitude est Vérité,
Quand mille oiseaux s’évadent,
Veuille découvrir ce que les cœurs convoitent.
Quand mille oiseaux chantent, que t’est-il révélé ? 



Lors que les toits frissonnent,
Du chant diurne,
Sont-ce paroles de Lune ?
Les Lettres ainsi me parlent.
 


Samedi 

Extatique Reliance,
Ciel et Terre, depuis la montagne,
L’Oiseau révèle un Mât de Cocagne,
Tant pis pour l’insouciance.

Océan sans rivage

D’or au château transparent


Blason de la famille Bandinelli (Sienne, Rome, Italie) 


Dans le ciel d’or, à la saison passée,
Furent esprits invisibles, roulant
De transparents matériaux, et coulant
Un fin mortier aux couleurs effacées.

Pierres par eux en hauteur amassées
Font un palais qui n’est point rutilant,
Mais sans couleur, et c’est horripilant,
Nul n’en peut voir une image tracée.

Un tel château est-il abandonné,
Comme est un champ, quand il est moissonné ?
Il est des gens qui de la sorte pensent.

M’en approchant, m’est avis que j’entends
Un châtelain sur sa lyre chantant ;
Mais ce peut être illusoire semblance.

Cochonfucius

Avortement politiquement assisté




Je ne suis pas d'accord avec votre propos
Mais je me battrai pour que vous puissiez le dire
Librement ; vous avez ma parole en dépôt
Et de ce principe, je ne saurais me dédire.


Tels sont, en substance, les mots que l'on a prêtés
À Voltaire * et plus d'un prétendu démocrate
Serait avisé de se les bien répéter,
À moins que sous le masque se tienne un ploutocrate,

Une imposture devenue, hélas, la règle
En ces temps où ne prévalent que les fins cupides
Qui ne s'embarrassent guère de paraître stupides

Car il n'est rien que cet esprit ne dérègle,
Ni rien qu'à ce dessein il n'instrumentalise,
Le profit étant des raisons l'unique balise.

L'Abbé Théophile


Quand la démocratie ne tolère que la pensée consensuelle et censure toute expression divergente, elle s'avorte de sa propre trahison et se fait l'agent vil et pernicieux d'un système liberticide et fatalement oppresseur. Le lecteur éclairé saisira le propos et saura sans peine le raccorder à une actualité brûlante dont les odeurs de soufre flottent désormais dans les arcanes de tous les pouvoirs.

vendredi 12 juillet 2019

Guerres infâmes

 
Blason de Guadalajara (Castille-La Manche, Espagne)

Sans nul doute, des tréfonds communs, lors que tombant,
Du pire, du meilleur, est-ce donc eau marécageuse,
Quand les boues se mélangent aux sueurs peureuses,
Quand les hommes trempent vulgaires dans certains étangs ?

Ultimes combats délétères, putrides jusqu’aux os,
Les mots lâches que l’on n’ose plus plaquer au visage,
Sont-ce femmes, enfants, que l’on jette dans les marécages,
Pour n’avoir pas su être un homme vainquant ses maux ?

Est-ce une mise en scène d’une infâme avant-première,
Lors que de vagues vaines et même s’y aventurant,
L’on brandit ce qui s’évide dans la fourmilière,

Et l’on rugit de colère et de haine, tremblant,
Toujours se chargeant des pires peines maléfiques,
Lors qu’en ce soupir, est née une âme pacifique ?

Océan sans rivage

L’Alchimie de L’Amour, Mercure ou Le soufre rouge


Meuble héraldique : soleil virgulé de gueules à huit rais


L’Amour est Lumière vibratoire qui nous donne à échapper de toutes les sphères involutives et d’Elle est une Parole sûre qui instruit et nous purifie de toutes les impossibilités, opacités, de la lisibilité. L’Amour est L’Éther qui en cette Culminance vibratoire nous porte. Cet Amour est Le Pur Esprit, Le Cœur de L’Esprit, Le Noyau sans fin. Il est allié au Souffle, et à L’Orientation Originelle. Si La Lumière transporte L’Esprit en ce Véhicule particulier, Lui-seul connaît Le Chemin du Retour. En L’Assise primordiale, L’Être descend en Le Réceptacle. Nul ne peut tromper L’Esprit de Lumière, ni ne peut Le corrompre. Il n’est aucune altération possible. En ce Souffle il est un Feu qui ne brûle pas, mais attisé, devient L’Eau dilatatoire.

Océan sans rivage

Blason de Dunajská Streda (Slovaquie) comportant le symbole du mercure

Se lit aussi sur Naissance et connaissance

mercredi 10 juillet 2019

Moine astronome


 
Désiré Donny (1798-1861), Monk in the moonlight, 1840


Le moine voit au ciel, à l’heure des matines,
Une lune d’argent, resplendissant émail ;
Elle semble approuver et bénir son travail,
Récitant avec lui des formules latines.

Un estival soleil éclaire la cantine
Et l’humble potager orné d’épouvantails ;
Passant par chaque vitre et par chaque vitrail,
Il manifeste ainsi sa grâce adamantine.

Par Lune et par Soleil sont les astres charmés,
Qui aux sphères du ciel se trouvent enfermés,
Retenus par l’éther qui ne fait point de vagues.

Mieux vaut ce vieux couvent qu’un auguste palais,
C’est un endroit paisible, on n’y fait rien de laid,
Et puis le Père Abbé sait d’amusantes blagues.

Cochonfucius

Composition de l'auteur

mardi 9 juillet 2019

Histoire d’un frère et d’une sœur (10)


Blason de Kněževes (Bohême, Tchéquie)


Tu as raison mon frère, et je ne manque pas de te voir, en silence partagé, est-il un Autre que Toi ? Tel ruisselle Le Réel. Je te retrouverai mon frère, quand même tu ne le sais pas. Je t’ai toujours trouvé en chacun de mes mots et je marche avec toi mon frère, car si je ne te voyais pas, je ne saurais pas voir. Te souviens-tu des coteaux qui bordaient de grappes légères nos mains enfantines ? Nous avons bu en ce soleil, lors qu’au Zénith, le grain devenait perle d’émeraude, et nous avons goûté à la mer, mon frère. Elle chevauchait au loin. J’ai gravi les escaliers en solitaire, et sur les toits, je volais vers toi, car, la lune me donnait entière à la souveraineté du moment. Seul le sable devenait les paysages de la nuit suspendue en la danse des étoiles. Sois assuré, mon frère que je ne t’oublie pas. Des brumes matinales, je respire par petite gorgée les noces stellaires et le ciel à peine ombré de la veille. J’ai parlé à mon frère, et soudain, il était tous les frères que je voyais au loin. Peut-être ai-je été maladroite et c’est aux heures de prières que la petite flamme vacille et me rappelle qu’il est l’heure de suivre quelque chemin. Du parfum, il est celui de la mer qui joue avec le ciel et c’est au loin, très au loin que quelques larmes s’écrasent sur le seul grain. L’as-tu ressenti ? Le cœur en frémit et de la suée de notre distance, c’est la promesse d’une fleur éclose à l’haleine de ta présence. Le matin se fait tout petit tandis que chante le chardonneret. Il a empli l’arbre de l’effusive contemplation. Ne m’en veux pas mon frère, car, je suis fatiguée. Sur le sable, sont-ce tes traces ? Soudain, le vent est léger et la mouette passe. Alors, au pied de l’arbre, quelqu’un s’est assoupi. Je sais qu’en ton exaltation, il est une sorte d’Amour qui se veut éclabousser l’amertume et d’elle en faire jaillir La Source de ta prunelle. Là-bas, lors que tu veilles sous L’Arbre, je fais quelques pas de danse et je te souris.

lundi 8 juillet 2019

La dame de Gondal


Composition de l'auteur (d'après le blason de Rogätz en Saxe-Anhalt, Allemagne)


La Dame de Gondal me parle en mon sommeil,
Je peux la contempler sans ouvrir mes paupières ;
Car j’ai toujours aimé l’onirique lumière
Qui baigne cet état supérieur à l’éveil.

En rêve je visite un jardin nonpareil
Où je peux admirer la flore printanière ;
Et je m’y vois danser d’une étrange manière
Pour savourer l’éclat du nocturne Soleil.

Cet univers du songe, il semble un autre monde,
Un cosmos poétique où les démons abondent,
Et les anges aussi, qu’on voit avec le coeur.

La dame de Gondal, d’une douceur extrême,
Connaît mes sentiments presque mieux que moi-même,
Mais parfois je lui trouve un petit air moqueur.

Cochonfucius

dimanche 7 juillet 2019

Le petit Semainier - Cycle 21


Blason de Ouches (Loire, Auvergne)

Coupé ; au premier parti au I de sinople à la tour d’or, ouverte et ajourée du champ, maçonnée de sable, au II de sable à la croix estrée d’or, brisé d’un lambel de gueules en chef, au second de sinople à la coquille d’or ; à la fasce ondée cousue d’azur, brochant sur la partition, chargée de trois grenouilles contournées au naturel.


Du Soleil qui joue
Il est Son Maître et je rêve
Lors que L’Imprévu dénoue
Les Rayons d’un Mystérieux florilège.



Comment Te retenir,
Au Jardin éclot de Ton Expir,
Si ce n’est de devenir
Vague brûlante d’aspiration ? 



Mille oiseaux pérégrinent
Tous vers les collines envolés
Mais la Voix cristalline
Par L’Écho les a ramenés.



Les Roses du Silence
Éclosent des fragrances du Temps.
Et si les jours leur sont comptés,
C’est qu’Elles se meurent pour Te retrouver.



Trois grenouilles à nos pieds,
En leur regard fixe et profond,
L’Enfance fait un bond,
Libellules rouges et bleues de s’aimer.



Les nuits sont bleues,
De visions étoilées.
De les voir valser,
L’Azur s’est effacé.



De se pencher sur les rides de l’eau,
Voici qu’un visage plonge sans mesure,
Des Reflets, comme en sursaut
Ont fait jaillir l’onde pure.


Océan sans rivage


L’Île verte (7)


Blason de Bolków (Pologne)


J’ai fait ce rêve étrange : au-delà du cours d’eau,
Il y avait une multitude d’images mouvantes.
Chacune se heurtait et sans pouvoir dire mots,
Se regardait comme prisonnières d’une épouvante.

Je restais là longtemps à voir leur infinitude
Se perdre dans les méandres et s’engloutir.
Quel est donc ce monde qui s’éprouve de solitude ?
Je repris la marche et soudain les images de gémir.

Me fallait-il rebrousser chemin ? Avais-je le choix ?
Alors, du pays d’où je venais, je ramenais la certitude,
Traversais le Pont avec ces mains pleine de Toi.

L’Île s’épanouissait de Soleil et puis de Lune.
L’Au-delà est un Cœur que le Silence convie ;
D’une pluie d’étoiles, c’est toute la nuit qui resplendit.



Le Barde s’offre au Silence qui de puissance, donne à la plénitude, et de courir les ondes au matin, lors que le cœur n’a plus besoin de rien. Fallait-il tout ce temps pour marcher sur les allées et regarder sans que Le Souffle ne rompt L’Harmonie ? De fidélité, L’Île verte m’enseigne à laisser s’écouler L’Eau depuis L’Éternité. C’est de Lumière que La Terre enfin s’enfante, et L’Esprit de ne jamais s’effrayer, ni de se heurter, tandis que L’Âme en Lui-seul se reconnaît, et de S’aimer…

Océan sans rivage


Le Chant du Barde

mercredi 3 juillet 2019

L’Île verte (6)

 
Blason de Zatory (Mazovie, Pologne)


Lors que bouillonnent et crépitent les flammes infernales,
Que les longs cris effarent L’Enfant qui vogue sur L’Eau,
Tandis que Le Cygne le surprend en son sanglot,
La voix résonne douce et apaise l’effroi abyssal.

Ne crains donc rien, ceci est bien l’étroit passage,
Lors qu’en La Veine jugulaire, Le Souffle s’unifie,
Ton cœur reçoit les secousses les plus sauvages,
Âpreté dans les profondes arcanes de ta nuit.
 


L’Enfant ne pense pas à son état, il en sort.
Je sais, d’aucuns répugnent à connaître La Sagesse,
Mais d’autres, sont sans doute comme aspirés par L’Essor.

Qui sont-ils à rejoindre ce qui les hante sans cesse ?
Sur L’Île verte, un Lieu réservé aux amoureux,
Consigne sur les pages, l’histoire de ces êtres fougueux.

Océan sans rivage
Le Chant du Barde

mardi 2 juillet 2019

L'enchâssure du vide


Blason de Saint-Martin-de-Crau (Bouches-du-Rhônes, Provence)


Nous pensons vivre dans un monde rationaliste,
Qui mettrait donc la raison au-dessus de tout ?
Or, c'est exactement au contraire qu'on assiste :
La diffusion de la pensée unique partout,

Menée à l'aide de stratégies émotionnelles
Pour noyer l'analyse critique dans le pathos
- Auquel s'ajoute la consommation pulsionnelle -
Et donc décerveler les têtes que l'on écosse.

L'on a planté une paille dans le cerveau des gens *
Pour mieux aspirer ce qu'il leur reste de neurones,
Le stade final étant qu'ils s'autoconditionnent,

De sorte qu'il n'y ait plus rien de divergent.
Et quand de surcroît ils pratiquent l'autocensure,
Les pensées en friche deviennent du vide l'enchâssure.

L'Abbé Théophile



* Océan sans rivage

L'averse


Drapeau de Bolshebukorskoe (Russie)
 
 
D’attention soutenue qui n’a rien de si étrange
Je vais et le Ciel soudain me semble bien bas.
Sont-ce les nuages qui frôlent les herbes là-bas ?
C’est une pluie qui me pousse vers la grange :

Un vieux mulet peu farouche continue de boire.
Je salue la bête, puis dans le foin, je m’endors.
C’est alors que je m’éveille dans la nuit noire ;
Soudain, la voûte céleste s’anime de poussière d’or.

Un vent léger me surprend ; l’herbe est encor grasse
Sous mes pieds hébétés. La caresse d’un ruisseau
Me fait le doux récit de l’averse de tantôt.
Puis je fais quelques pas et les étoiles, pleine de grâce,

Miroitent sur les lointaines montagnes qui les courtisent.
Pour elles, elles ont des yeux, elles ont aussi un cœur.
De la nature qui parle, je surprends des rimes insoumises
Ou peut-être des discours qui font tout mon bonheur.

Océan sans rivage


Blason de Haljala (Estonie)