Décryptage et Revalorisation de L'Art de L’Écu, de La Chevalerie et du Haut Langage Poétique en Héraldique. Courtoisie, Discipline, Raffinement de La Conscience, état de Vigilance et Intention d'Unicité en La Fraternité d'un Nouveau Monde !

Est-il un Signe qui n'ait pas sa dimension en Sa Profonde Cohérence, cherchant Le Sens à L'Essence ? Est-il un Signe qui n'ait pas son Écho dans L'Indicible ? Est-il un Seul Langage qui n'ait pas Sa dimension Sacrée et révélateur des Réalités occultées ?

En ce Souffle que se veut presque recueillir le Blason, s'enveloppant, tout en proclamant, fleurissent mille et une Parures, puisant dans L'Êtreté, Noblesse celée et décelée. En ce cœur du Bouclier, mille essences, lors que Le Chevalier vêt L'Armure et L’Épée. Rituel et Quintessence en cet Art de La Connaissance que brandit La Torche enflammée, L’Éclat des Vertus Conquises et que l'on se veut protéger ! Aspiration d'une Renaissance Lumineuse en un Art de Vie oubliée, La Nouvelle Héraldie est à reconquérir cette Beauté que La Chevalerie a porté très Haut, au delà de ce que nous sommes encore en mesure d'imaginer. Le voyage se poursuit...

mardi 28 mars 2017

Extérieur et Intérieur - Histoire d'une âme

Blason de Wallenhorst (Basse-Saxe, Allemagne)

           Il est dit qu'un jour, nous serons à percer l’Écorce pour parvenir au Noyau.
          Je savais que ce monde n'était pas celui que l'on croit.
          Mes yeux se heurtent à la paroi de l'ignorance.
          Je cherche donc.
          Peut-être se cherche-t-il en moi ?
          Lui aussi se cogne à ma propre indigence.
          Sois indigente !
          Je marche, mais ne sais pas où aller.
          Il est une intention.
          Est-elle une flèche ?
          Je l'ai sentie m'atteindre.
          Il est dit, que partout, les yeux se heurtent à l'évidence.
          La Lumière semble comme me maintenir en cette somnolence.
          Alors, je commence à chercher dans tous les sens.
          Je visite les quatre points cardinaux.
          Sais-tu ?
          Mon oreille s'éveille des discours en ces Cieux.
          Je dis : faites donc silence !
          J'ai alimenté le four de L'Alchimie.
          J'ai porté une braise.
          Puis, j'ai couru dans la Vallée des embrasements.
          Il m'y a emmenée de force.
          Maintes stratégies du Puissant Amant.
          Cette chaleur a les vertus d'un combustible.
          Voici que les yeux ne sont plus les yeux du visible.
          Le Noyau s'est fendu et tous Les Mondes sont à faire Révérence.
          Il n'est plus ni intérieur, ni extérieur.
          Es-tu Celui qui installe Ta Demeure en cette Circonférence ?
          Lors, La Vie se stabilise en ce monde et en L'Autre.
          La passerelle est cette Ligne droite.
          Seigneur, fais-nous avancer en ce chemin comme filent le vent et les mille cavaliers !
          J'ai vu ces coursiers dévaler les plaines.
          C'est avec eux que je me retrouve à rejoindre La Destinée.

Océan sans rivage

Blason de Venarey-les-Laumes (Côte-d'Or, Bourgogne-Franche-Comté)

Cette Poésie


Blason de Plachy-Buyon (Somme, Hauts-de-France)

D'or à cinq peupliers de sinople, rangés en fasce, ceux des flancs et celui du milieu plus grands que les deux autres, posés sur une rivière ondée d'azur, mouvant de la pointe chargée de trois poissons d'argent, 2 et 1 ; au chef du champ chargé de trois cœurs de gueules.

À Toi tous les Noms, ceux que l'on connaît
Et ceux que l'on ne connaît pas, Ton Secret
Jaillissement d'une Conscience qui s'exclame
Quand le pas léger effleure le sentier de grâce
Les yeux se posent, sur les voiles, et l'âme
Étreinte, voit chaque chose à sa place
Le vent, l'oiseau, les fleurs, les ruisseaux
Déploiement dans la lenteur d'un Chant inconnu
Puisée dans l'océan, une perle rappelle l'Echo
En ce cœur dilaté, te souviens-tu?
Comment sous Ton Regard, tout est né?
Ceci est l'arbre de la Majesté, l'Esprit Altier
Par lequel nous pouvons voyager, pliant les distances
Tantôt Ailes, tantôt branches Célestes
Frôlement d'une délicate Incandescence
Sous une voûte qui attend la douceur des gestes
Pour chaque arrêt, un monde naît sous tes pieds
De l'Origine, je suis affamée, La Poésie du Bien-Aimé.

Océan sans rivage

Perfection de l'Amour


Blason de Aschau im Chiemgau (Bavière, Allemagne)

Fibres de l'Âme au plus intime de l'organe subtil du cœur
S'attendrissent en la racine de l'Amoureuse Émotion
Irriguent en cette terre la Semence qui devient Adoration
Se déploie depuis ce lieu vers les sommités célestes, Arbre Vainqueur
Lumière Bénie, au chandelier des soleils pré-éternels, s'intensifie
Parmi les beautés des fleurs humaines, le pèlerin se détend
Le conduit toujours dans l'exubérance voilée de douces pudeurs
Auprès du Souffle Essentiel, dans les plis des magnificences de la nuit
Saisit le prétexte à toutes choses pour cueillir la rosée de l'Amant
Invoque instamment le jeu de la pure manifestation qui le visite
L'indicible murmure des paroles qui ne produisent aucune fuite
L'éclosion, si délicate, s'abreuve, source vivace qui pétrit le tréfonds
Au sein des sagesses révélées, puissance de l'âme rencontre La Majesté
Les fleuves de l'Amour sont une voie tracée, secret des oraisons
L'Eau de vie est ardent désir qui donne à l'aspirant beauté consumée
Le breuvage est d'une étonnante pureté, irradiant en cette Lune
Le corps épouse cette substance dans les vagues, éternelles dunes
En cette plongée, le miroir devient Réalité de l’œil qui perçoit
Douceur des Beautés, et des Beautés, parfum suave du Sublime
Terre humectée par les chants de l'Intimité, perle qui se boit
S'épouse dans l'instant du recueillement, loin de tout abîme
Ô Seigneur de l'Amour, est-il une Demeure autre que cet Amour ?
Ô Seigneur, est-il une autre Demeure qui crée la perfection du Jour ?

Océan sans rivage

Le Printemps gazouille - Histoire parallèle


Blason de Renaucourt (Haute-Saône, Bourgogne-Franche-Comté)

De gueules à la quintefeuille d'or d'où meuvent, entre les pétales, cinq épis de blé du même, ployés vers senestre et ordonnés en cercle en forme de roue, soutenue d'une divise ondée d'argent et surmontée de sept rais comètés du même mouvant du chef et décroissants des flancs vers le centre.

Subreptice est ce pas qui ne jamais finit de chercher.
Je le sens se coller aux palpitations du cœur.
Ce sont les papillons que l'on ne voit pas.
Sans Toi, je ne suis en aucune réalité.
Je me suis assise et les ai regardés, me demandant en moi-même :
Y croyez-vous ?
Jusqu'au bout ?
J'ai regardé la plus jeune et je lui ai parlé, mais elle n'a pas entendu.
Elle écrivait, très sérieuse, et sans doute assez fière.
Quant à celle qui semblait tout connaître, je lui souriais, mais elle ne me voyait pas.
Je devenais invisible.
J'étais heureuse.
J'ai dit à cette gentille personne : le monde est un enchantement.
Elle a rétorqué : oui.
J'ai ajouté : Mais, il en est qui sont dans des postures d'enchantement.
Elle a acquiescé.
En sortant de cette irréalité, j'ai sautillé.
Je dansais avec le soleil.
Ses rayons m'enlaçaient.
De petites fleurs jaunes m'appelaient et je me suis penchée pour leur dire : comme vous êtes belles !
Leur suave parfum est semblable à mille étreintes.
Une petite Dame munie d'une canne boitait.
Elle avait un visage moribond et si grave.
Je me suis arrêtée et lui ai lancé un peu fort : "Bonjour Madame !"
Je n'ai pu m'empêcher alors de sourire.
Son visage s'est éclairé.
- Où allez-vous, Beauté ? me lance-t-elle.
- Oh ! ma gentille Dame, je rentre chez moi.
- Je vais visiter mon époux malade. Il perd la vue, m'explique-t-elle.
Une larme glisse sur sa joue.
Alors je m'élance vers elle et lui dis : Je vais prier pour vous.
Courage ma gentille Dame. Je vais vous faire un petit bisou. Là, tout ira bien !
- Ma Beauté, où habitez-vous ?
- Oh ! là tout près, ma gentille Dame.

Puis je la quitte, après lui avoir fait mille caresses.
Je la vois partir de sa démarche tremblante.

Je rencontre une autre femme qui me dit :
- Bonjour ma sœur ! Bonne journée!
- Oh ! Bonne journée de même à vous !

Une autre vient timidement me demander :
- Savez-vous quand viennent les sœurs de Blesle ?
- Oh non, désolée, je ne le sais pas !

Les oiseaux gazouillent du printemps.
La Réalité donne de La Joie profonde.
L'Amour enlace le quotidien.
Il est là !
J'embrasse le monde !

Océan sans rivage


L'acte premier


Blason de Roquefeuil (Aude, Occitanie)

L'Amie, aujourd'hui encor, le ciel sera d'azur.
Nous le peindrons d'ardeur, en bel émail de gueules
Semé à l'infini de lacs d'or et d'Amour.
Laissons ce monde s'envelopper dans son linceul

D'opaque cécité qui se ferme à la beauté 
D'une Création qu'il veut réduire à sa mesure,
N'ayant de cesse de l'enlaidir pour lui ôter
Sa dimension sacrée et donc sa vraie nature.

L'arbre se reconnaît à ses fruits, n'est-ce pas ?
Inutile de demander d'où viennent les putrides !
Vois du Veau d'or le mufle que rien ne déride...

Un voyage de mille lieues commence par un pas,
Dit le Sage.* Lors, voici la question qui se pose :
Quel est l'acte premier sur lequel la suite repose ?

Le Spectre à trois faces

 
* Lao Tseu, Tao te King

lundi 27 mars 2017

Contours


Blason de la commune de Köhn (Schleswig-Holstein, Allemagne)

Cette voie, qui semblait alors n'avoir pas de fin,
En ce jour d'hiver au ciel chargé de nuages,
Longeait, sans que l'on s'en fût douté, un Jardin
Qui deviendra le lieu d'un étrange renflouage.

Une terre ferme allait s'offrir en cet écrin,
Une saison pleine, et sa vive mémoire demeure
À jamais gravée dans le cœur du Pérégrin.
Loin de ce monde, de son tumulte, de ses clameurs,

Une table allait recueillir les plans d'une Arche
Tracés, jour après jour, en la plus cruciale marche
Qu'il se puisse imaginer : celle du Retour.

C'est là que s'assembla d'une nef nouvelle la coque ;
Là aussi que se tournèrent les pages d'une époque
Car déjà, l'Autre Monde profilait ses contours.

Marc

L'Illimité Jardin


Blason de Hérouville-Saint-Clair (Seine-Maritime, Normandie)

D'argent au marronnier arraché de sinople ;
au chef d'azur chargé de deux épis de blé d'or,
les tiges passées en sautoir.


Un Marronnier majestueux, du long silence
Qu'une Table fidèle est ainsi à subir,
S'étonne et se veut au soleil encor frémir
Des douceurs de leurs pudiques confidences.

Les étreintes sont de même des moissonnées.
L'Esprit conquiert les plus vaines inquiétudes.
Les ramures ont cette entière universalité,
Et Le Ciel les unifie en leur complétude.

Est-il en son illimité notre Jardin,
Lors que L'Âme éclot des essences de La Vision ?
Ces Lumières viennent de L'Indicible.

Ici, Elles sont à chanter en ce clair matin.
Sur un chemin est à se vivre l'effusion.
Ce Jardin est en son feu inextinguible.

Océan sans rivage



Blason de Zerben (Saxe-Anhalt, Allemagne)

Réponse jaillissante (à Maître Corbeau)


 
Blason de La Flèche (département de la Sarthe)

De gueules à la flèche d’argent posée en pal la pointe haute,
accostée de deux tours du même maçonnées de sable ;
au chef cousu d’azur chargé de trois fleurs de lis d’or.


Sur un parchemin orné de Lys, je vous réponds,
Car Le vent Ami m'a porté de vos nouvelles.
J'étais sur une allée menant vers l'horizon.
Dame Colombe vous rejoint à tire-d'aile.

Maître Corbeau, sage, est votre perplexité.
Ne sommes-nous pas à lever notre regard,
Lors que le cœur est avide de Vérité ?
Les vraies questions ne rencontrent aucun rempart.

Seules les confusions deviennent compulsions.
Sachez qu'une source est aussi en sa Réalité,
Le fleuve de son intégrale Destinée.

Aux confins des océans se trouve un isthme,
Et c'est lors que La vie est cette entière impulsion
Que jaillit La réponse en son paroxysme !

Océan sans rivage

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Voir Le questionnement d'un corbeau

dimanche 26 mars 2017

Les langueurs du Jardin


Blason de Furmeyer (Hautes-Alpes, Alpes-Provence-Côte d'Azur)

Il est un Jardin où des amis se languissent,
Lors même que la belle saison s'en est revenue
Et que les bassins d'eau à nouveau resplendissent.
Il est, comme ça, des moments où l'âme se sent nue,

Toute tremblante de la froidure d'une trop longue absence.
L'on chargea Dame Tourterelle de s'aller jucher
Au sommet d'un cyprès, de fort belle essence,
D'où l'oeil se pouvait embrasser tout le duché.

– Dites-nous, sœur Blanche, ne voyez-vous rien venir ?
– Las ! mes bons amis, je ne vois que chemins vides
Jusqu'à l'horizon qui se montre impavide.

– Où sont-ils et quand les verrons-nous revenir ?
En ces langueurs, nos cœurs nous semblent bien arides
Et ce lourd silence est plus plat qu'un lac sans rides.

Marc
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D’azur au cyprès arraché d’or, sommé d’une tourterelle d’argent.

Soufisme, Voie du Milieu - Voie du Vivant


Photographie de Don Hong-Oai

Sur les Eaux où se vient murmurer L'Onde du Souffle presque imperceptible,
Il est en toi la seule Réalité possible.
Elle est pure et jaillissante.
Elle glisse en ces lignes devenues ton scribe.
Est-il encore une seule raison, lors que Le Roi fait Son Apparition ?
Sa Descente imminente est semblable à un effluve que parent de mille Grâces les pudeurs de Sa Majesté.
En Son Amour est un Secret et c'est en L’Éclosion des feuillets d'un Livre Immaculé que s'active Le Calame de L'Êtreté.
Nul ne se pourra plus jamais occulter La Lumière qui se poursuit en Sa Perpétuelle Consécration.
Ecoute La Présence en L'Effacement et ne fais plus de bruit.
Il est Là.

Océan sans rivage


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Soufisme, Voie du Milieu - Voie du Vivant

Le questionnement d'un corbeau


Blason de la Baronie de Rabensbrueck

Ce matin-là, Maître Corbeau était perché
Sur un pont d'argent jeté entre les deux rives
D'un cours d'eau, l'air de quelqu'un qui est à chercher
La réponse à une question en son esprit vive :

« Dois-je porter mon regard en amont ou plutôt
En aval ? D'un côté, il remonte vers la source
Et de l'autre, vers la destinée ; ou tantôt
Vers l'un, tantôt vers l'autre ? Je manque de ressource

Pour me décider. Peut-être que Maître Coq
Aurait là-dessus quelque pensée éclairante ?
Lui dont l'esprit foula la voie pérégrinante,

À contre-courant, justement, de son époque...
Peut-être aussi rencontrerai-je Gente Poule
Qui en sait long sur l'eau qui dort et l'eau qui coule ? »

Marc


L'oracle d'un hibou


Blason de Roquedur (Gard, Occitanie)

Il n'est de nuit que dans le regard sur les choses ;
C'est sa tournure seule qui répand les ténèbres
Ou la Lumière. Celui-là contemple la rose,
Celui-ci ne voit que la ronce funèbre.

Ce que je perçois ne me révèle que moi-même ;
L'on ne juge que selon sa mesure propre,
Tout comme l'on ne récolte que ce que l'on sème.
Le nuisant amoncelle les nuages d'opprobre

Et le bienfaisant les vents de miséricorde.
Je suis Maître Hibou, le veilleur dans l'ombre
Dont l'oeil pénètre les recoins les plus sombres.

Je vois naître l'amour ou poindre la discorde
Dans le secret des cœurs. Mon cri inspire la peur,
Mais c'est juste pour prévenir contre la torpeur.

Marc

Le réveil d'un écureuil


Blason d'Oberdorf (canton de Nidwald, Suisse)

Notre ami l'écureuil salue le printemps
En soufflant d'aise, sa réserve de nourriture
Étant épuisée. « Dieu merci, il est grand temps !
Je n'ai presque plus de chair sous ma rousse fourrure

Et je crois bien que je mangerais un panier
Plein de pommes de pin et un autre de noisettes !
J'ai hiberné mon saoul, point ne le peux nier ;
Mais pour l'heure, il me faut vite remplir ma musette.

Lors, je m'en vais de ce pas, en la forêt proche,
Voir si le sanglier m'a laissé quelques glands ;
Le bougre a bel appétit en s'attablant !

Mais loin de moi de lui en faire quelque reproche,
L'hiver est fort long pour qui n'est point à dormir.
Quand la bise vous mord, il se faut bien raffermir. »

Marc

Voir aussi Sagesse de l'écureuil

Les Souffles de l'Aube - Interroge l'oiseau


Blason de l'Ariège (Occitanie)

D’or aux trois pals de gueules et à l’écusson d’azur
chargé d’une cloche d’argent brochant sur le tout.



J'étais dans les autres mondes à voyager et celui-ci me manda.
Je m'éveillais des chants de L'Aube.
Leur fidélité me surprit.
Ils sont à Louanger La Descente du Roi.
Sais-tu ce qu'est Le Signe de La Pleine Conscience ?
Interroge l'oiseau et il te répondra.
Celui qui n'est pas monté jusqu'au ciel du Véritable Amour est en vérité en un oubli avéré.
Il ne sait aucunement relier les émotions qui l'étreignent ni ne sait remercier.
N'est-il pas semblable au voleur qui s'introduit dans une demeure et prétend que ce qu'il possède est à lui ? 
Pense-t-il tromper son propriétaire ? 
Tout au plus est-il à se dandiner et même à se vanter.
Son commerce est un marché de dupe et il en est la première victime.
Cependant, il est loin de s'en douter.
Lors que L'oiseau chante, son ivresse remonte vers Celui qui L'a visité.
On reconnaît le chanteur à sa chansonnette.


Océan sans rivage

Les Souffles de L'Aube - Il est là


Blason de la Nouvelle-France 1663 (Canada)


S'Il est un Retour, Il est à délivrer L'homme de Sa Dualité.
Il n'est pas besoin de phénomènes pour Le reconnaître.
Le Miracle est ce "Nous" unifié.
Il est à nous parler.
Cela cogne si fort en notre obscurité.
Serions-nous à nous quereller pour Être ?
Si du bouleau pleurait le chêne, et si de la pluie se plaignait le soleil, que serions-nous ?
Sommes-nous à chercher un territoire ?
Pourquoi as-tu si peur ?
Pourquoi ne veux-tu pas te regarder ?
Tes doigts se sont accrochés à tout ce que tu connais.
La secousse aura bien lieu.
Ne sais-tu pas que Dieu se suffit à Lui-même ?
C'est en nous qu'Il est à se vouloir jaillir.
Qu'as-tu donc encore à raisonner et te vêtir de ta fébrilité ?
Qu'est-ce donc la Dualité ?
Ce n'est que séparation en ces multiplicités de toi.
Je disais : petits petits, venez par là !
Toi, et toi, je n'en veux oublier aucun.
Telle est ma Joie !
Je ne veux pas me mentir.
Si je te fais réagir, c'est pour que tu te vois.
Veux-tu rester à dormir ?
Alors dors sur les rives de ta réassurance.
Il n'est pas plus inconfortable qu'un Messie qui sera à passer à côté de toi, lors que tu ne Le verras pas.
C'est L'Amour qui est Son Aura.
Tes yeux se préparent à Le recevoir.
Il est là.
Déjà.
Sens-tu Son suave Parfum ?

Océan sans rivage

Théophanie 2 - Rappel


Blason de d'Altbüron (canton de Lucerne, Suisse)

Dire que l'on sort de ce monde n'est pas le quitter
Mais dépasser le pôle des simples apparences
Et s'affranchir du règne de la quantité
Qui se veut poser partout en prépondérance.

Cesser de croire que la matière dense est inerte
Et que l'Univers n'est qu'une froide mécanique ;
Ne plus s'approprier la Vie qui est offerte,
Pour s'en retourner vers le Jardin édénique

Qui est en soi, au lieu de vouloir fabriquer
Des paradis artificiels de pacotille
En lesquels l'âme trahie s'affaisse et s'embastille.

Se convertir, c'est cesser de prévariquer
Contre l'Ordre Divin, notre nature divine,
Et nous rappeler au Pacte de l'Origine.

Le Spectre à trois faces


Théologie parallèle

Théophanie 1 - Connivence


Blason de Frieberg (Styrie, Autriche)

L'Amie, il est peu d'écritures qui sont vivantes
Car le pied qui marche suit rarement la main
Qui trace, elle-même, l'on sait, rarement connivente
Avec sa voisine. Il est ainsi peu d'humains

Pour qui l'on peut, sans hésiter, mettre la sienne
Au feu, car au-delà d'une certaine profondeur,
Il n'est plus grand monde qui vous tienne et vous retienne.
Le psychique est la limite des esprits sondeurs ;

Bien peu osent dépasser cette surface intérieure
Et certains pensent que la dimension supérieure
Appartient à une réalité post-mortem

Que l'on gagnera par la simple observance
De commandements dont n'est pas vécu le sens.
Beaucoup d'exégètes sont là-dessus forts en thème.

La Spectre à trois faces


Théologie parallèle

Je T'aime


Blason de Martin Styger 1936 (Suisse)

En Ton Centre, te sentirais-tu menacé ?
Est-on encore à douter en s'identifiant ?
Lors qu'une vague semble bien te submerger,
Respire par trois fois, demeure vigilant.

Fais à celui qui s'écorche une douce place.
N'est-ce pas mansuétude, véritable Amour,
Lors que son cœur désarmé est de douleur, las,
Et qu'en cette plainte est un appel au secours ?

Celui qui attend La Toute Miséricorde
Se doit de cultiver La pleine douceur.
Rien en ce monde n'advient sans raison aucune.

Est-on prompt à oublier qu'il est une corde ?
Telle est la Grâce enveloppant nos cœurs.
Je T'aime, et voici que s'estompe la brume.

Océan sans rivage

samedi 25 mars 2017

Dilemme


Blason de Saint-Vaast-en-Chaussée (Somme, Hauts-de-France)

Quand tu marches dans la rue, retiens ton pas ;
Hâte-toi lentement, même si l'heure te presse.
Celui qui court ne fait qu'avancer son trépas,
Tout en se voulant garder des griffes de l'ogresse.

Marche comme sur un fil, sans perdre la ligne ;
Regarde droit devant, c'est la juste parallèle ;
Redresse-toi car la dignité t'y assigne ;
N'oublie jamais : arrête-toi et te rappelle :

Ne jamais s'identifier à ce que l'on vit,
Pas plus que de s'enfermer dans ce que l'on dit.
Seul le sot croit qu'il est quelque chose par lui-même,

Lors qu'il ne sait ni qui il est, ni d'où il vient,
Ne voyant que hasard en ce qu'il lui advient,
Ignorant qu'il est en fait son propre dilemme.

Le Spectre à trois faces



Entre deux maux, mieux vaut se taire,
Et surtout n'en choisir aucun.
Deux choses apparemment contraires
Partagent un contenu commun.

Poésie héraldique allemande - Schlesien


Blason d'Auras (ancienne Silésie prussienne)

Auf grünem Grunde ein silberner Stier (Auerochs).


Einst war die Erde wundersam bestreut
Mit Pflanzendickicht, starken, bunten Tieren,
Mit Breithornwiddern, langbemähnten Stieren,
Noch ohne Kette, Joch und Herdgeläut.

In Glutlands Höhlen brütete der Schwalk;
Es torkelte die Ungetüme Dronte
Durch wilden Weltteil. Ernst am Horizonte
Des öden Eismeers stand der Große Alk.

Und Herrscher ward, was Sau und Hindin warf,
Und Freie blieben, die in Hürden fronen;
Aus pelz'gen Häuptern brachen nächtlich Kronen,
Und aller Waffen waren jung und scharf.

Weit war die Erde, die nun klein und eng,
Da trug sie Wald und Wäldervolk gelassen
Und kann heut kaum das Wesenlose fassen,
Des Menschenschaumtopfs Brodeln und Gemeng.

Wer hat der Wesen Bürgerbrief zerfetzt,
Ihr Gut geraubt, ihr Schweigen ausgelichtet,
Wer hat den armen Bruder hingerichtet
Und trauernd dann das Denkmal ihm gesetzt ?

Drum sind wir kraftlos, schutzlos. Uns bedrängt
Das Starke, Reine noch im Buch und Bilde,
Der Aar im Liede und der Ur im Schilde,
Den diese Stadt an ihre Tore hängt.

Gertrud Kolmar

vendredi 24 mars 2017

L'Ancolie


Blason de Baconel : d'or à trois ancolies d'azur. (Picardie)

Sont-ce épanchements du vent en ce printemps
Lors que la pluie cogne contre la fenêtre ?
De nos bouquets d'étoiles est né ce firmament.
Voici L'Offrande en la profondeur de L'Être.

L'Ancolie* douce a étreint mon cœur bien triste.
Ses soupirs épousent ceux de L'Âme à genoux.
Sont-ce nos vagues changées en Améthyste,
Que Le Ciel embrasse de ses propres remous ?

Ces fleurs tiennent un Discours qui me rappelle,
Que je suis à espérer Sa Réalité.
Sa Présence est à sans cesse me rassurer.

Le soir se pare d'un chant qui m'interpelle,
Et je suis confondue par la noble Oraison.
Le merle a su faire taire ma raison.

Océan sans rivage

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* ANCOLIE. Dans le langage ordinaire des fleurs, cette plante est l'emblème de la mélancolie, mais dans le symbolisme héraldique, elle est celui de l'amour envers Dieu et de la charité envers le prochain.

Le Langage des Fleurs actuel symbolise la folie par l'ANCOLIE.

L'ANCOLIE commune, appelée vulgairement Gant de Notre-Dame, est l'emblème héraldique des familles D'HESPEL et DE VERSORIS.

D'après le Dictionnaire archéologique et explicatif de la science du blason  du Comte Alphonse O'Kelly de Galway — Bergerac, 1901

ANCOLIE, subst. fém., fleur qui entre en quelques écus. On la représente ordinairement penchée, la tige vers le haut.

D'après le Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France de Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842) — Paris, 1816

jeudi 23 mars 2017

Considérations pavloviennes 2


 
Blason de Listringen (Basse-Saxe, Allemagne)

À l'horizon, le ciel a pris une teinte rosée
Traversée de striures pourpre. Un soir du monde...
Une sorte de douceur semble s'être posée
Sur les toits de Paris dont les vagues se répondent

Par nuances de gris parfois lisérées d'argent.
La nuit descend vite. Les fenêtres s'illuminent.
Des entrailles de la cité, des milliers de gens
Regagnent des logis qui ne payent pas de mine ;

Cavernes de plâtre suintant la promiscuité ;
Où trône, comme sur un autel, l'écran cathodique
Qui modélise du Vivant le parodique ;

Vide abyssal que l'on ira ensuite twitter
Sur les ré-sots de la commune insignifiance,
La magie de la chose levant toute défiance.  

Le Spectre à trois faces


Mémoire d'outre-monde

mercredi 22 mars 2017

Maître Coq en son printemps


Blason de Pollestres (Pyrénées-Orientales)

D’or aux coq hardi de gueules, tenant dans son bec une tige de lierre de sinople.

Venez Maître Coq en notre Jardin, dansons,
Ou plutôt dressons ce cortège de douceurs !
L'herbe tapisse les bouquets de notre cœur,
Lors que c'est de joie que bourdonne le bourdon.

Le menuet est à vêtir notre envolée.
Que de grâce en la présence de cette brise !
Vous voici donc non peu fier, un peu guilleret.
Est-ce ce légendaire nectar qui vous grise ?

Je n'ai pas omis de prendre votre tabac,
Celui qui en volute devient un Hymne.
Votre gosier ruisselle encore de cet émoi.

C'est à la vesprée que plusieurs fois nous vîmes
Les souffles se suspendre aux branches des arbres.
Se taisait de même notre pie bavarde.

Océan sans rivage

Le Printemps a ses douces remembrances.
N'est-ce pas Maître Coq ?