Décryptage et Revalorisation de L'Art de L’Écu, de La Chevalerie et du Haut Langage Poétique en Héraldique. Courtoisie, Discipline, Raffinement de La Conscience, état de Vigilance et Intention d'Unicité en La Fraternité d'un Nouveau Monde !

Est-il un Signe qui n'ait pas sa dimension en Sa Profonde Cohérence, cherchant Le Sens à L'Essence ? Est-il un Signe qui n'ait pas son Écho dans L'Indicible ? Est-il un Seul Langage qui n'ait pas Sa dimension Sacrée et révélateur des Réalités occultées ?

En ce Souffle que se veut presque recueillir le Blason, s'enveloppant, tout en proclamant, fleurissent mille et une Parures, puisant dans L'Êtreté, Noblesse celée et décelée. En ce cœur du Bouclier, mille essences, lors que Le Chevalier vêt L'Armure et L’Épée. Rituel et Quintessence en cet Art de La Connaissance que brandit La Torche enflammée, L’Éclat des Vertus Conquises et que l'on se veut protéger ! Aspiration d'une Renaissance Lumineuse en un Art de Vie oubliée, La Nouvelle Héraldie est à reconquérir cette Beauté que La Chevalerie a porté très Haut, au delà de ce que nous sommes encore en mesure d'imaginer. Le voyage se poursuit...

lundi 16 janvier 2017

L'Illimité des Possibles

Blason de Neubiberg (Bavière, Allemagne)

S'évanouir en ce Regard
J'y pressens L'Origine
Mon âme recevant Ta Lumière
C'est Là qu'a jailli le Sublime
Lors de L’Étreinte de nos Lacs
Le Souvenir est cuisant
Les yeux de mon âme
Se veulent encore plonger
Dans L'Océan de Ta Beauté
Ces Lumières qu'enflamment
Les Rivières de Ta Majesté
Mon cœur ruisselle de désir
En l'aspiration de mes soupirs
Ce sont des secousses sans trêve
Chaque jour voit augmenter cet Amour
Les contractions sont les supplices
De L'extrême intensité du Retour
Que suis-je à espérer, Tu es Mon Amour
Est-il un Amour en dessous de L'Amour?
C'est en Sa Pureté qu'Il est Sublimé
T'aimer en dessous de cette Réalité
Le puis-je, Toi L'Entièreté de mes univers?
Je suis à épouser encore Ton Mystère
T'aimer moins est-ce possible?
Quand La mesure de Ton Amour
Est Vaste de Tout L'Illimité des Possibles.

Océan sans rivage

Ton Aimée


Blason de Nettetal (Rhénanie du Nord- Westphalie, Allemagne)

Ô Prunelle sublimée du Noble Regard
En Toi les mondes de La Quintessence
Ô Cœur de La Vision surgit une Science
En Toi, La Réalité est à sourire sans égard
Est à danser en ce festin du corps enchanté
Si je suis à mourir, c'est de vivre en Ta Sublimité
Descendue en mon cœur et je suis à Te chanter
Ô Soleil de L'Êtreté, Tes Rayons sont un Nectar
Je bois en La Lumière des Aubes Magnifiées
Vois comme Le Rossignol Mystique en est hagard
En sa poitrine mille et mille Soleils devenus Torrent
De Lumière, en La Nuit, lors que tout est Fusion
C'est en Lui que sont les Secrets de La Sainte Vision
Plonge en mon Œil, il est L'Océan des Océans
Abreuve ton regard des étincelances du Compagnon
Lors que le Miroir est La Réalité de Ton Firmament
Ô mon Vertige, lors que nous sommes en cette Union
Celui qui a goûté au Breuvage de L'Amour Culminant
En la Beauté du Visage, connaît les douceurs de L'Amant
Si je suis à marcher, c'est que je vis en Ta Présence
Ô Conscience de ma Conscience, je suis à T'aimer
Lors que le vent me rapporte Tes abondances
Ô Conscience de La Présence, L'Âme est Ton Aimée.

Océan sans rivage

dimanche 15 janvier 2017

Verticale Gouvernance

Blason de Herrsching am Ammersee (Bavière, Allemagne)

Dame Océane, ce matin, la Mouette jolie
Est venue vous saluer et ouvrir la route,
Lors que le ciel se voilait de mélancolie.
Elle fut comme une promesse sous la triste voûte.

Le Jardin se voulait revêtir de blancheur
Au cœur de cet hiver où est née la matrice
D'un chemin vierge. Chaque matin est défricheur
D'espaces nouveaux en son aurore annonciatrice.

Le voyage continue et la marche se poursuit.
En vérité, ils viennent de commencer, à peine
Car tant de portes s'ouvrent, insoupçonnée, soudaines !

Il est des traces de pas qu'aucun vent n'essuie,
Dès lors qu'elles marquent les jalons d'une cheminance
Placée sous l'Égide d'une verticale Gouvernance.

Marc

C'est en cette Plongée

Blason de Pénestin (Morbihan, Bretagne)

D'or à un navire d'argent, habillé et flammé du même, voguant
sur une trangle ondée d'azur, à la bordure gironnée d'or et d'azur.

C'est en cette Plongée
Seul Face à Face
Te retrouves-tu enfin ?
Sur les bords de Ta corporéité
Ainsi est Ce Vaisseau voguant
Ainsi le mène Son Courant
En Sa Toute Étrangeté
Qu'est-il donc à observer ?
S'il plonge encore en sa nudité
Son Cœur est une Profondeur
Mais aussi une Vasteté
Qu'est-il à voir
En cet espace multiplié ?
Sois en ton intensité
Encore à plonger
Jusqu'à trouver
Est-il en cette solitude
Un lieu que tu n'es pas à visiter ?
La vie a laissé des traces
Tout semble s'effacer
Plonge encore plus loin
Jusqu'à ce que tu perdes toute attache
Le sage me l'a tant répété
En ce Puits de L'Êtreté
J'ai plongé et plongé
Je n'ai pas su m'arrêter
Plonge encore, tu es à observer
Les Jaillissements des Vagues
Qu'une Beauté engendre
Au creux des ourlets
En L'Océan de Ton Âme
Solennelle Présence
Cruciale Vérité
Atemporelle Tempérance
Plonge et dis-moi ce que tu as Trouvé
En ces nuits de mon être
En ces ondes insoupçonnées
En La Magistrale Sublimance
En cette plongée qui se voulait remontée
C'est Lui, Lui que j'ai trouvé
C'est Lui, Lui qui est à me soulever.

Océan sans Rivage

mardi 10 janvier 2017

Le sourire du Romarin

Blason de Bonnefond (Corrèze)

D'or au chevron de gueules accompagné de trois branches de romarin de sinople.

Il est un sourire que peu sont à conquérir.
C'est en la splendeur d'une Lumière émanée, lors que les yeux se plissent en ces transparentes vagues, lors que le silence, à peine, ose murmurer les paroles que des ondes virginales épousent en ce Souffle retenu.
Les neiges floconnent depuis les contrées les plus éloignées.
Le pas est feutré de toutes les aspirations vives.
Ce sont les cascades dont l'Echo est témoin des rondes luminescentes.
Le cœur reçoit.
Il est une bouche dont le rire est suave clarté.
En marchant, le Romarin s'ouvre à la discrétion du Regard.
Touche bleutée du Ciel qui est à offrir ses délicats pétales.
Ce sont mille caresses qui se recueillent en cet étonnement.
Voici la main qui se tend vers Ta Présence, Ô Romarin qui ainsi est à nous sourire.
Ce sont les tendresses de La douce Reconnaissance.
Ô Romarin des neiges de notre lac aimant.
Ô Romarin qui de L'Espoir a fait une Source Vive.
Les légèretés de ta discrétion sont les aurores boréales de La Quintessence.
Ainsi s'est levé le Regard transi d'Amour.
Ainsi a parlé le sourire de Ton Occultation.
Ainsi sont les effluves du froid hivernal et du recueillement des Nuits longues.
Ainsi est la chaleur de Ta Protection.
Ainsi est La Mémoire de L'Émouvance.
Ainsi est Ton Intimité qui se veut L'Amitié des Bienheureux.
C'est au Grand Nord que s'est lové Ta Proximité déconcertante.
Noble Romarin du Jardin qui est à se visiter.
Amour de la modeste et pudique Invitation !
Est-il une autre Joie lors que se découvre Ta Bienveillance ?
J'ai bu à La Coupe de Ton Au-delà.
Des fleuves de Ton opale Firmament.
C'est en Toi que j'ai cueilli La Présente Réminiscence.
Des liens qui nous délient des douleurs de L'Arrachement.
Ô Romarin de L'Esprit qui devient Les Souvenirs de L'Origine, lors que tout se veut Bouclier contre les froideurs du Siècle.
Armure et Epée sont les flamboiements d'une Blancheur rayonnante, et ton sourire efface toutes les traces de nos pleurs.


Océan sans rivage

Maître Coq en sa bienveillance



Quand Gente Poule s'en fut revenue de voyage,
Elle était, foi de Maître Coq, plus que rendue.
– L'Amie, est-ce raison d'ainsi courir à votre âge,
Lors qu'en votre absence, je me suis morfondu ?

Il vous faut prendre du repos, c'est une urgence,
Et je vous veux bien compagner sur le perchoir
Si cela me donne de la chose quelqu'assurance.
À dormir notre saoul, nous ne saurions déchoir

Car nous avons, je crois, assez battu nos ailes ;
Debout dès l'aube, allant par monts et par vaux,
Sans jamais remettre à demain nos travaux ;

Ne mesurant ni notre peine ni notre zèle
Afin d'élever la basse-cour en haute-cour
Et n'ayant, pour toute aide, que le Ciel pour secours.

Marc

L'Art de partager du bon grain


Blason de Dittelbrunn (Bavière, Allemagne)

Les matins écorchés en cet Appel du Ciel,
Ramène Gente poule vers son pays natal.
Soupirs hivernaux dont le cœur ému ruisselle
Lors qu'aucun obstacle ne peut être fatal.

Saurait-on ralentir une âme alanguie ?
Mille ailes deviennent la Conquête Azurée.
Saurait-on s'opposer au désir enfiévré ?
Gente poule ne tolère aucun démenti.

Il est un que l'on chérit comme une prunelle
Un Ami qui n'est à nul autre pareil.
Voici que la longue distance est à se plier.

Le Jardin est Témoin de La Noble Amitié.
Ont pérégriné une année ces compagnons.
- Maître Coq, ensemble, ce bon grain, partageons !

Océan sans rivage

samedi 7 janvier 2017

The Garden of Regrets

Blason de Mönichwald (Styrie, Autriche)

                                                      Yesterday,
                                                      I went to the Garden of Regrets.
                                                      There were no birds,
                                                      trees had forgotten their names.

                                                      There was not even a trace of you,
                                                      the wind had blown out the candle.

                                                      Anyway,
                                                      Spring is patient and strong enough,
                                                      and Silence said all the words
                                                      I needed to hear:

                                                      no one is to blame,
                                                      Love is a flickering flame.

Frédéric G. Martin - © 2016

Poésie héraldique allemande - Sonnewalde

Blason de Sonnewalde (Brandebourg, Allemagne)

Im Blau eine große goldene Strahlensonne mit menschlichem Antlitz.

Sonne steht am Fensterhang und spricht:
« Warum leiht ihr mir ein Angesicht ?
Wärme bin ich, bin das Liebeslicht,
Eure schwachen Züge hab' ich nicht.

Schütt' ich in den Frühling meinen Brand,
Lodert euer kärglicher Verstand ;
Weisheit schreib' ich auf die Spittelwand,
Und mich irret keine Menschenhand.

Straßen tun dem Erdenleib Gewalt,
Staudamm gibt dem Wasser Ungestalt,
Feldluft wird in euren Kerkern alt ;
Schaut mich an : ich werde doch nicht kalt.

Ohne Lippen hab' ich Laut genug,
Ohne Fittich kenn' ich höchsten Flug ;
Schließt mich nicht in euren Maskenzug
Mit der Larve, die ich niemals trug ! »

Die da zögerten, als Sonne sprach,
Die sie hörten, denken lange nach.
Wie sie zürnend aufblinkt ob der Schmach !
Wird sie ahnden, was ein Kind verbrach ?

« Wenig hab' ich, aber alles hier,
Kreisel und ein hölzern kleines Tier.
Meiner Mutter Antlitz schenk' ich dir,
Liebe Sonne, willst du mehr von mir ? »

Eine Mutter redet in den Wind :
« Wissen wollt' ich dich und wurde blind,
Und so mal' ich, was ich niemals find',
Warm und gut und lieblich. Wie mein Kind. »

vendredi 6 janvier 2017

Sagesse des Rois Mages

 Blason de Garbeck (Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne)

Rois Mages ou astrologues, chercheurs de vérité,
L'on salue votre exploit qui fut de parcourir,
Sous le feu des jours et la froidure des nuitées,
Des contrées étranges où plus d'un s'est vu mourir.

Certains vous tiennent pour vrais, d'autres pour une légende ;
Mais peut-être bien n'êtes-vous qu'une allégorie
Ou encore, les transfuges d'une caravane marchande
Qui prirent une humble étable pour un sûr abri.

Peu importe, c'est une belle histoire ou un beau conte ;
Voilà bien plus de deux mille ans qu'on les raconte.
Votre noble hommage fut des plus munificents :

L'or de Melchior, qui est symbole de royauté ;
L'encens de Gaspard, du Divin la primauté ;
La myrrhe de Balthazar, car tout homme est passant.

Marc

Blason de Cologne (Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne)

La cathédrale de Cologne, abrite la châsse des Rois Mages censée contenir les reliques des vénérables Melchior, Gaspard et Balthazar. Ils sont représentés, sur le blason de la ville, par les trois couronnes d'or. 

lundi 2 janvier 2017

Les joies de l'hiver

Blason de Kuhsdorf (Brandebourg, Allemagne)

En janvier, il vaut mieux voir un loup dans les champs
Qu'un homme en chemise, si l'on en croit le proverbe.
Il vaut donc mieux que l'hiver soit rude et méchant
Plutôt que de le voir geler le blé en herbe.

Gente Oie se souvient des hivers de jadis,
Lors qu'un épais blanc manteau recouvrait la terre ;
Elle était pour le paysan tout bénéfice, *
Qu'il fut propriétaire ou bien affermataire.

– Il me plaisait de patiner sur les étangs,
Compagnée de Gente Poule qui dansait, gracieuse.
Maître Coq, qui voulut un jour en faire autant,

Se retrouva sur ses plumes à tourner en rond,
Se disant : « Diantre ! je n'ai point la patte heureuse !
Cette fâcheuse posture est digne d'un fanfaron ! »

Marc

* Neige de janvier vaut fumier. (dicton)

dimanche 1 janvier 2017

Le Voyage définitif

Blason de Sainte-Consorce (département du Rhône)

D'un été écoulé, les moissons furent fécondes
Et donnèrent pour chaque grain une généreuse épi.
Souviens-toi, le Jardin s'ouvrait sur l'heure profonde
En laquelle l'âme jamais ne s'est assoupie.

Les oraisons se voulaient veiller la Lumière
Qui éclairait un chemin d'or en l'azuré,
Lors que l'esprit découvrait de nouvelles clairières.
La cordée s'en trouva solide et assurée

Car il fallait monter toujours plus haut, encore
Et encore. Est-il donc un retour possible
Lors que l'archer est unifié à sa cible ?

Les bords de l'autre monde sont tranchés et accores.
L'instant ultime ne frappera pas autrement ;
Autant y aller maintenant et consciemment.

Marc

Voir aussi sur Naissance et connaissance

Regard

Blason de Lyck (1669), Prusse Orientale

Nous irons par la Cité et la Place Dauphine
Jusqu'au Pont Neuf pour saluer le roi Henri.
En ces eaux douces qui épouseront l'onde marine,
Nos regards iront de la source qui ne tarit

Jusqu'au lointain qui ouvre l'Océan sans rivage,
Lors qu'en nos terres reposent les graines de l'an passé,
Semence d'aubes nouvelles en les célestes aréages
Qui, pour une seule jointée, rendent mille et mille brassées !

Nous tournerons le dos à ce monde qui se meurt
Car voici venu le temps de monter dans l'Arche.
L'Amie, n'est-ce pas là le vrai sens de notre marche ?

L'âme sait d'où elle vient, elle connaît sa vraie demeure.
Il n'est, pour y entrer, qu'une seule et unique porte.
Hors de Dieu, il n'est rien que l'illusion n'emporte.

Marc
____

Voir aussi

L'Arbre de la Certitude


Blason du Roi du Gondor (Royaume fictif du Seigneur des anneaux de Tolkien)


De sable à l'arbre d'argent ceint de la couronne royale du même et surmonté
de sept étoiles à huit branches du même disposées en chevron.


En cette Nuit et ce Jour de Lumière,
Venez danser La Joie pleine d'être en Vie !
En ces Flux d'Amour, en Ces plaines du Mystère,
Ouvrez vos bras à cet Univers, qui en vous s'unifie.

Avez-vous cueilli les Rosées des pâleurs du Ciel,
Lors que ses pastels saupoudrent l'horizon des Montagnes ?
Se sont couchées les Aubes en ce lever du Soleil.
Voici les sourires qui se multiplient et nous empoignent.

Courez, et devancez, car ainsi est L'Espoir !
Il est à se magnifier, et ondoyer en ces couleurs,
Qu'un vent d'Orient caresse d'un doux Regard.
Voyez comme est légère L'Âme en ce tréfonds du Cœur !

Aucuns des bosquets, ni aucunes des Vallées,
N'échappent au Discours qui se veut se réveiller.
Chaque perle est une goutte qui se suspend aux lèvres.
C'est L'Aurore en cette Azurée qui nous submerge.

Ni nuit, ni Jour, ni ici, ni Ailleurs, qu'est-ce donc ?
L'exubérance est un pas sacré qui épouse Ta Présence.
Chantez, chantez, les étoiles matutinales en cette seconde,
Avivent les ultimités et révèlent les effluves d'une Noble Essence !

Ni à droite, ni à gauche, ni avant, ni après, en cet instant.
Il est une infinie de vagues qui déferlent semblables à un sillage.
Voyez comme Il est à broder de fils d'Or et d’Argent ce tableau Vivant !
Sont-ce les soupirs pudiques de celui qui se prépare à un Mariage ?

Les fins pétales de Jasmin et Les Roses Virginales,
Ceignent les silences du Recueillement crépusculaire.
Se sont dilatées Les Coupes du Vin Céleste et Royal.
Ne sont-ce pas en Elles que jaillit La Profusion d'une Lumière ?

Chantez, chantez, Ô Séraphins et Anges de L'Irradiance !
En ces Rayonnements des Confins du Monde, et en Sa Toute Gloire !
Les rubis à vos bouches sont des joyaux éclos du velours de votre Obédience !
Clameurs à La Pointe du Jour, Fidélité en ce cœur incantatoire.

Douce Folie qui ne peut se contenter d'un monde de grisaille,
Voici encore Le Chant de L'Invocation qui se veut Le Grand Prélude !
Chantez, chantez, et soyez ces Ailes qui portez L'Alcôve des Épousailles !
En cette Danse, mille soleils font flamboyer L'Arbre Vénérable de La Certitude.

Océan sans rivage

vendredi 30 décembre 2016

Discours de Trois Roses et des Glorieuses Épées de L'Amour

Blason de Roßleben (Thuringe, Allemagne)

Qui es-tu ?

Je ne le sais tant que tu n’es pas à le savoir, tandis que Je suis, même si tu ne le sais pas.
Les palpitations ont cette Origine, lors que L’Un éclot en Son Jaillissement.
L’Un est un Commencement, lors qu’Il n’a pas de Commencement.
Il est en ces ténèbres le Premier Regard qui s’éveille.
Il est aussi Celui qui embrasse toutes choses sans avoir besoin d’un Semblable.
Il est donc une Origine qui n’est aucunement l’Origine.
Il est donc ces paupières qui voient le Jour.
Il est donc aussi ce Retour.

Qu’est-ce donc que La Vie ?

Elle est La Nuée des discours qui poursuivent leur finalité.
En Cela, Il est encore Un Voyage qui se veut perpétuelle Conscience et qui s’actualise en ce Berceau de La Source Vive.

Pourquoi L’Eau est-elle vive ?

N’as-tu pas remarqué que ce qui stagne est en son pourrissement ?

La vie est-elle mouvement ?

L’un engendre l’autre et pourtant, l’un n’est pas le même.

Que devons-nous comprendre ?

Que nous sommes à voyager et que Le Voyage est Perpétuel et Suprême.
Je n’ai pas su m’arrêter.
Comme est beau le Voyage qui se découvre en Sa Réalité !

Quel est ce chemin que tu es à parcourir ?

Il est Le Chemin qui naît sous les pieds du Voyant.
Il est aussi à s’entendre.
Il est à se toucher.
Il est à se parler.
Il est un pas qui en amène un autre.

Qu’es-tu à découvrir ?

Trois Roses de L’Innommé, recevant en leur Cœur la Béance de L’Offrande.
Chacune sont à naître en L’Origine de La Non-Naissance, puis par deux fois à vivre et à mourir.
Leur Ultimité est de sourire en ce Discours et de L’offrir au monde entier.

Quel est donc ce Discours ?

Il est La Flamboyance d’une ivresse et La Beauté de Sa Majesté !

Qu’as-tu donc compris ?

Qu’il est un Voyage qui est à se pouvoir laisser dire cet entier Discours :
Je connais Cela, ce n’est pas le même et pourtant Cela Lui ressemble.
J’ai goûté semblable fruit, il ne m’est pas inconnu.
De couleur embrasée et de fièvre irradiante, le Verbe est en Son Éloge Permanente.

Quel est donc Celui qui parle ?

En son effacement, une Révérence a donné place à toute Sa Réalité.

Quelle est donc cette Réalité ?

L’Absolu Amour.


Océan sans rivage

Voir aussi sur Naissance et connaissance


jeudi 29 décembre 2016

Vénus

Blason de Le Faget (Haute-Garonne)

Épousée Florale en cet Encens
Au cœur des effluves sublimes
Des sublimations du corps Astral
Lors que les sens sont effleurement
Des éclosions du Parfum Ultime
Profusions extatiques subliminales
Des fleurs D'Amour et de Quintessence
En La Vague des vagues de L'Océan
En cette Alcôve surélevée de La Verticale
Entre me dit L'Ami, en ce Jardin Intime
Brassées des flux et des flux en ces Feuillages
Oublie le ruisseau lors que L'Âme est Éclose
Voici les chevelures du Pur Azur en ces nuages
Les effets incandescents des virginales cimes
Mon Corps est à se pâmer au cœur d'une Rose
En Ses Perles ensemencées de La Munificence
Ondoiement soyeux de L'Ineffable Effluence
Voici les sols jonchés des Souffles du Noble Visage
Mon Face à Face sublimé en L’Étreinte du Roi
Mes lèvres collées au Ciel des Sublimances
En ces Évanescentes Corolles de La Présence
Sublimité, encore, en cette Élévation du Soi
En Toi, j'ai vu mon image, Ô mon Amant
Extrême Plénitude en L'Amour de L'Amour
Tu es à flotter en ces extases Nitescentes
Vénus, en ce Bouquet de Ton Ardente
Aspiration, est apparue au Lever du Jour.

Océan sans rivage


Peinture de Sandro Botticelli (1445-1510), La naissance de Vénus (détail)

Poésie héraldique allemande - Rathenow

Blason de Rathenow ancien (Brandebourg, Allemagne)

Auf Goldgrund, den brandenburgischen Adlerschild
schirmend, ein großer blaugewandeter Engel.


In Sünden ward ich beschworen,
In Schmerzen ward ich geboren,
Schrei hat meine Schwinge gehoben
Und Träne mein Kleid gewoben.
Weh mir !

Aus Blumen ward ich getrieben,
Die harten Steine zu lieben.
Mein Brot lag in blanken Schwaden;
Nun dorrt es im staubigen Laden.

In Gassen ward ich geschlossen,
Mein Saum mit Spülicht begossen;
Aus Löchern brodelnder Schatten
Trug ich auf Händen die Ratten.

Im Hohne hat mich gefroren,
Dem Beten ging ich verloren;
Ich sank vor modernde Betten:
« O Liebe, kannst du mich retten ? »
Weh mir !

Gertrud Kolmar

Winter Landscape


Blason de Bloubazlanec (Côtes-d'Armor, Bretagne)

Almost an Off-White,
or a very subtle Gray,
revealed only when the mist vanishes
at the beginning of the day,

and the Silver of naked hills
kissed by pale winter lights,
and this rare shade of Blue
above the frozen fields,

and the forgotten Green of trees
still aware despite appearances.
– Colors of the Soul slowly emerging
from the bright darkness of the Night.

Frédéric G. Martin - © 2016

Words in the Light - Poésie sous les étoiles


Blason de Raimond Winter (Bade-Wurtemberg, Allemagne)

L’Écrin

Blason de Klister (Suisse)

Je Te désire en Ton Désir
Qui se veut se savourer
Ne Te quitte en aucun instant
Un moment perdu, je suis à mourir
En ces fleuves qui sont Ta Bonté
Ce qui s'efface en L'effacement
Se pressent sans même se pressentir
En cette Absence est Ta Présence
Arborescence de L'Echo des soupirs
Lors que chaque souffle est Ta Semence
S'y recueillir sans jamais s'y suffire
Ton Regard pré-éternel est mon souvenir
J'y suis incessamment à m'étourdir
Des Réjouissances, et des Éblouissances
Se consument tous les désirs, en cet Expir
Sublimation qui s'unit à la Toute Irradiance
Au cœur de tous les instants est Ce Trésor
Un Joyau, dont l’Écrin est fragilité du Corps
Mes vagues sont Tes vagues, puissé-je y mourir
Car Ton Souffle en mon souffle est Ton Respir.

Océan sans rivage