Décryptage et Revalorisation de L'Art de L’Écu, de La Chevalerie et du Haut Langage Poétique en Héraldique. Courtoisie, Discipline, Raffinement de La Conscience, état de Vigilance et Intention d'Unicité en La Fraternité d'un Nouveau Monde !

Est-il un Signe qui n'ait pas sa dimension en Sa Profonde Cohérence, cherchant Le Sens à L'Essence ? Est-il un Signe qui n'ait pas son Écho dans L'Indicible ? Est-il un Seul Langage qui n'ait pas Sa dimension Sacrée et révélateur des Réalités occultées ?

En ce Souffle que se veut presque recueillir le Blason, s'enveloppant, tout en proclamant, fleurissent mille et une Parures, puisant dans L'Êtreté, Noblesse celée et décelée. En ce cœur du Bouclier, mille essences, lors que Le Chevalier vêt L'Armure et L’Épée. Rituel et Quintessence en cet Art de La Connaissance que brandit La Torche enflammée, L’Éclat des Vertus Conquises et que l'on se veut protéger ! Aspiration d'une Renaissance Lumineuse en un Art de Vie oubliée, La Nouvelle Héraldie est à reconquérir cette Beauté que La Chevalerie a porté très Haut, au delà de ce que nous sommes encore en mesure d'imaginer. Le voyage se poursuit...

dimanche 23 juillet 2017

À la sainte Brigitte *


Blason d'Épinonville (Meuse, Lorraine)

De gueules au rameau d'aubépine tigé et feuillé d'or, fleuri d'argent au bouton d'or étoilé entouré de dix losanges de gueules; chapé ondé d'azur, bordé d'or, chargé à dextre d'un loup ravissant d'argent contourné et à senestre d'un lion du même à queue fourchue. (Auteur du blason : Chatsam)

Voici encore un dicton
Dont l'on n'aime guère le ton :
S'il pleut à la sainte Brigitte,
Il pleuvra six jours de suite.

Mais un autre le rattrape
Qui change tout de pied en cap :
Nuages de la sainte Brigitte
Par le soleil sont chassés vite.

Puis un autre saint, fêté
Le même jour, vient ajouter :
À la saint Apollinaire,
Dernière semaille de laitue en terre.

Lundi, nous serons la sainte Christine ;
Les blés s'en perdent leurs racines
Quand par ailleurs mûrit l'aubépine.

Saint Jacques viendra le mardi ;
Que s'il se montre serein,
L'hiver s'annonce chagrin.
Autant qu'il se fasse, pardi !


Marc

* Il s'agit de Brigitte de Suède (1302-1373), fondatrice, en 1344, de l'ordre qui porte son nom (appelé aussi Ordre du Saint-Sauveur). À ne pas confondre, donc, avec Brigitte de Kildare (451-525), fêtée le 1er février et qui vécut en Irlande où elle fondit l'une des premières communautés religieuses féminines. Avec saint Patrick, son contemporain qui la convertit au christianisme, elle est considérée comme l'une des saintes patronnes de l'Irlande.

samedi 22 juillet 2017

Fontaine...


Blason de Rabenkirchen-Faulück (Schleswig-Holstein, Allemagne)

Il ne faut jamais dire : Fontaine, je ne boirai
Pas de ton eau, car la vie est pleine de surprises
Et de l'instant qui advient l'on ne jurerait.
Cette leçon, plus d'un l'a, à ses dépens, apprise.

Ce jour-là, deux corbeaux par la faim tenaillés,
Se retrouvèrent, tout penauds, au pied d'un grand chêne.
Pour se nourrir, il leur faut souvent batailler
Contre la pie chapardeuse qui est d'un sans-gêne !

« Manger par défaut est notre lot quotidien ;
Les jours maigres sont plus nombreux que les jours fastes.
Le sanglier n'aime guère que l'on touche à son bien

Et Manger des glands nous serait sans doute néfaste.
Lors, n'en prélevons que deux. Oh ! C'est trois fois rien !
L'arbre est généreux et la forêt si vaste ! »

Marc

Voir aussi Deux bons corbeaux

Marie-Madeleine


Blason de Génicourt-sur-Meuse (Meuse, Lorraine)

L'Exemplarité d'une vie tient en La Ferveur.
Du rite initiatique, peu en ont la valeur.
Les Prophètes et les Saints ne sont pas à disparaître.
En ces étapes du Voyage, ils sont notre propre Être.

Lors, que sont donc nos pas, s'ils n'ont jamais de sens,
Si ce monde que nous vivons, n'est qu'incidence ?
Le Chemin est subtil de ces évidences.
De nous est encore à surgir La Seule Présence.

Sur un Mont qui pleure les larmes de notre souffrance,
J'entends La Réalité être Le Temps de cette crucialité.
En ces nues, les voiles soyeux sont à s'émouvoir,

De Marie-Madeleine, et de son itinérance.
En ce Ciel si Réel, qu'importe L'Histoire !
C'est ici que suinte d'amour notre Humanité.

Océan sans rivage
____

De gueules à la Marie Madeleine d'argent aux cheveux d'or portant un pot d'onguent du même issant de la pointe et accostée de deux billettes d'argent ; au chef dentelé d'or chargé d'un écusson de sable à la tiercefeuille d'or accosté de deux corbeaux de gueules.


Armoiries composées par R. A. Louis et D. Lacorde.

La représentation de Marie-Madeleine est celle du volet droit du Triptyque Braque de Rogier van der Weyden (Musée du Louvres), et non celle de la statue attribuée à Ligier Richier à droite de l’autel de l’église du lieu, statue de gauche.






Blason de Zella-Mehlis (Thuringe, Allemagne)

Marie-Madeleine est représenté en 4e, portant le traditionnel pot d'onguent. Elle est accompagnée en 1er par Saint-Blaise.













Monologue de Marie-Madeleine

Quelle est donc l'obsession qui s'observe, lorsqu'elle implore la transparence ?
Faut-il donc baisser la tête, et poursuivre Le Chemin qui est crucialité et authentique souciance ?
La trame est en nous, et aussi la délivrance, n'est-ce pas ?
Telle est L'Alchimie de notre Vie.
Point n'ai besoin de mots qui ne livrent que pâleur et réaction stérile.
Je suis à mourir en ce désert sans jamais m'identifier au leurre.
Je sais que l'homme est prompt à déjouer de par les secondes fulgurantes, toutes les clartés et qu'il est à se réfugier dans les jeux de l'illusion.
Lors, que puis-je faire ?
Je connais aussi la fidélité qui vient de La Toute Conscience.
Je suis à pleurer L'Innocence et je marche sur les Eaux de la Transparence.
Les mots se collent à ma chair et y greffent leur gravité.
Que les fleuves intimes que sont mes veines s'écoulent en ce tourbillon qui est mon intense ferveur.
Ô Seigneur ! je suis à implorer Ta Clémence !


Océan sans rivage

À la sainte Marie-Madeleine


Blason de Villandraut (Gironde, Nouvelle-Aquitaine)

De sinople à l’écureuil perché sur une branche posée en barre, le tout au naturel,
au chef cousu d’azur chargé d’une noix d’or accostée de deux noisettes du même.


À la sainte-Marie-Madeleine,
Les noix et les noisettes sont pleines ;
Mais c'est saint-Laurent
Qui regarde dedans.

Marc

Blason de Néoules (Var, France) et de Nusse (Schleswig-Holstein, Allemagne)

vendredi 21 juillet 2017

Mère Matrice


Blason d'Ancemont (Meuse, Lorraine)

Tant que nous serons en cette vision Duelle,
Saurons-nous du Ciel appréhender les nouvelles ?
Saurons-nous de même nous émanciper des opinions ?
Aurons-nous cette curiosité de vivre L’Éclosion ?

Les uns admettent ceci, les autres cela ? Tous souffrent !
A voir ce monde et ce qui s'y passe est une torture.
Méconnaît-on cette Vie et ignore-t-on Sa Source ?
Ainsi s'avilissent les êtres en cette imposture.

Elle se pleure, Notre Mère, Notre Matrice.
Elle s'éventre des orgies du sang déversé.
Elle s’écartèle exsangue des cris de nos douleurs.

Ivre des secousses de nos tremblants heurts,
Décharnée de nos insouciances hébétées,
Ici, est à implorer L'Âme incantatrice.

Océan sans rivage 
____

D’or à la cépée arrachée de chêne de sinople, de cinq troncs, englantée d’argent, accostée de deux gouttes de gueules et surmontant un mont de sinople chargé d’une anse de panier d’argent, les deux issant de la pointe; au chef de gueules chargé de deux têtes de lion d’or affrontées.

Océan


Blason de Plogoff (Finistère, Bretagne)

Aussi loin que le faisceau de Lumière s’étend,
Il balaye de Son Feu éclairant,
L’immensité d’un gouffre béant.
En Lui, L’Océan secret d’étincelance.

Océan sans rivage

Voir aussi sur
La profondeur

L'Ours et le Castor


En écho à Paroles d'un castor

Blason de Dielsdorf (Canton de Zurich, Suisse)

Compère Ours, malgré que l'on fût encore au cœur
De l'été, projetait de construire une cabane
Pour passer l'hiver, à l'abri de la rigueur
D'une saison dont il redoutait fort les arcanes.

Il demanda à Maître Castor de l'aider
À mener à bien cette singulière entreprise.
L'animal était perplexe, il fallut plaider :
« Compère, qu'il n'y ait pas entre nous de méprise

Car je sais que votre temps est des plus précieux.
Je ne vous demande pour aumône que quelques branches
Assez solides pour parer aux avalanches.

Des bâtisseurs, vous êtes le meilleur sous les cieux
Si j'en crois l'excellente tenue de vos barrages,
Capables de résister aux torrents en rage.


Blason de Biberstein (Argovie, Suisse)

– Compère, je veux bien satisfaire votre requête
Qui me demande, en vérité, peu de travail,
Quoique étonné que vous vous soyez mis en tête
Semblable projet. Mais laissons là ce détail.

Servez-vous à loisir, la matière est profuse ;
Mais ne voulant point faire de vous mon obligé,
Sachant qu'un service pour service ne se refuse,
Chose que la bienséance ne se peut négliger,

Je me sentirai payé d'un bouquet d'armoises
Qui croissent, généreuses, en aval de ce lieu.
C'est pour nous, castors, un mets des plus délicieux.

– Compère, j'allais justement cueillir des framboises
En cette contrée et je ferai d'une pierre deux coups !
Ainsi chacun trouve son bon compte au moindre coût.
»

Marc


Voir aussi Un ours distrait

Témoignage du Corbeau



Blason de Corbie (Somme, Hauts-de-France)
D'après le blason de l'abbaye fondée en 657 et des anciens abbés-Comtes et
sur lequel dès le XIIIème siècle figurent les deux clés de Saint-Pierre et un corbeau.

D'or à la crosse épiscopale d'azur, accostée de deux clefs adossées de gueules,
au corbeau de sable en pointe brochant sur l'extrémité de la crosse.


S'il est une vie qui se faufile dans le secret
Des mots, en voici quelques savants fruitages :
En son antériorité, il est aussi un doux lignage.
Maturité est ce qui se désire en son Objet.

Je suis né céans d'une singulière intention.
S'il est une pensée, elle se sait être un langage.
Se veut-elle être le signe d'un goûteux rimage ?
Ô Roi, je n'ai pas méconnu votre Noble attention.

Je sais aujourd'hui, qu'il est en vous un mendiant.
Cette Réalité ne souffre plus les confusions.
De fait, il est une Conscience qui voit Le Jour.

Elle est à puiser en La Sagesse d'une Tradition.
Ce regard est en son virginal déploiement.
Il est Temps, Ô Roi, de vivre cet Amour.


L’Épée ravit aux jours usés des vieilles écumes,
Les superficialités qui n'ont plus aucun poids.
Se meurent les derniers soubresauts de l'amertume,
Lors que Le Nouveau Monde prépare Le Retour d'un Roi.

J'embrasse vos pieds écorchés du long voyage.
S'éveillent, certains, libérés d'une longue torpeur.
La plume est un Sabre acéré des lumières du Cœur.
En votre sacralité est L'Espoir de notre Témoignage.

Voyez en cette main un pacte de fidélité.
Sont-ce Les Parures que nous sommes à déceler
En ces Signes qui sont L'Essence d'une Fleur ?

Sur chaque souffle de votre Majesté occultée,
Lors que nous sommes en cette ardente ardeur,
A respirer les effluves pudiques de votre Beauté ?

Océan sans rivage

Comptine des vagues


Blason de Gruibingen (Bade-Wurtemberg, Allemagne)

Simple comptine des vagues houleuses
L'écume vaporeuse
Comme les nuages fuyant
Très vite dans le firmament

Les yeux de l'enfant
Contemplent ce ravissement
Le vent est froid, le vent est beau
Et si nous comptions de nouveau

Simple comptine des vagues houleuses
Telle une belle robe mousseuse
La ronde parvient au cœur de l'enfant
heureux de l'infinie clameur du temps

Océan sans rivage

jeudi 20 juillet 2017

Le pain et le métier de boulanger en héraldique


Ce billet fait suite à ceux précédemment consacrés à la représentation du moulin, du blé et des outils de fauche. De nombreux blasons municipaux ont pris le pain comme meuble. Les corporations de boulangers arborent généralement une pelle à four, portant ou nom des pains symbolisés par des tourteaux.


mercredi 19 juillet 2017

Le Lion et le Corbeau


Blason de Częstochowa (Pologne)

Maître Corbeau, sur la tour d'un château perché,
Tenait en son bec un pain en forme de galette.
Sire Lion, passant par là, ne put s'empêcher
De s'aller jucher sur sa voisine. Ils eurent cette

Conversation : « Cher Ami, n'allez point penser
Que je vous veux parler parce que je m'intéresse
À votre bien ; ce serait là vous offenser
Que de vous faire le coup d'une flatterie traitresse

Qui vous coûta, jadis, pas moins d'un bon fromage.
Je me veux, au contraire, réparer le dommage
Que vous causa, sans vergogne, Maître Renard.

Lors, je vous permets, quand menacera la disette,
De vous servir, jusqu'à emplir votre musette,
En nos celliers royaux sans débourser un liard.

Blason d'Epuisay (Loir-et-Cher)

– Votre Majesté, je ne me suis point trompé
En m'allant réfugier dans vos nobles parages ;
Et quoique ma honte d'alors se soit estompée,
La leçon reçue me sert encore d'éclairage.

Il vaut mieux s'adresser au Bon Dieu qu'à ses saints,
Les faits donnent leur pleine raison à cet adage ;
Se peut-on préjuger d'autrui les noirs desseins ?
Si l'on ne pense à mal, en a-t-on le codage ?

Quelque chemineau a sans doute perdu ce pain ;
Ce n'est donc point le fruit de quelque chapardage
Qui me vaudrait, justement, d'être mis en cage.

Lors, n'étant point le voleur que l'on a dépeint
(Car l'on prétend que j'ai dérobé le fromage),
Je vous viens prier de me rendre mon image.
»

Marc

Prélude au Crépuscule

En hommage à Arthur Rimbaud (1854-1891)

Blason de la famille Cortois, Cortois-Humbert, Cortois de Charnailles

D'argent à une trainée de lierre de sinople posée en fasce
au chef d'or chargé d'une aigle éployée de sable.

                                         Au cœur secret de la nuit tombée,
                                         M'enchante l'éclat du ciel ombragé ;
                                         M'en vais pour t'appeler au loin ;
                                         Si léger est le doux parfum

                                         C'est lui sur le chemin, le blanc ;
                                         Au rayon de L'Azur, lentement ;
                                         S'en va quérir sa douce amante ;
                                         Et moi de Te chercher dans l'attente.

                                         Sous les voûtes, le lierre et le bois fleuri ;
                                         Les myrtes, que de fleurs embaumantes !
                                         Mon regard expire comme un souffle, la nuit.
                                         La mémoire appelle la douleur pleurante.

                                         C'est à lui que va mon hymne ;
                                         Si pauvre et si simple seulement,
                                         Je m'envole vers des sites étrangers ;
                                         Quand la paix s'installe c'est moi qui hais !

                                         D'où il m'enlève le maudit enfer ?
                                         Je singe un murmure sauvage ;
                                         Dans l'exaltation Divine, se purifie
                                         La perle que la dame versa antan.

                                         Patience suprême du passé qui mûrit ;
                                         Vos regards étouffent vos ardeurs ;
                                         Du haut, quand gravit mon cœur ;
                                         Les Temples se dressent, halète la nuit.

                                         Sais-tu quand le vent arriva
                                         Des montagnes, l'Echo se prolongea ?
                                         Perché sur la terrasse, Immortelle
                                         Se sacrifie en une agonie terrifiante.
                                         Quand voulus-tu m'emmener ?
                                         C'est bien toi, je hais dans la tourmente.
                                         Joli oiseau des Jardins de L'Eden,
                                         C'est bien toi, l'amour fugace, trompeur.
                                         Mais à Toi, je T'offre ma chasteté.

                                         La dame a longtemps attendu,
                                         Attend peut-être encore.
                                         Somptueuses richesses qui se voilent ainsi,
                                         Se taisent à l'ombre de la citadelle.

                                         Que m'offres-tu ; cet écrin ? Joyau Rare ?
                                         Sûrement la couronne se fane.
                                         Pieuses prières à toi, mon prince.
                                         C'est le languissant silence du perdu.

                                                    Simple Illusion, l'été soupire
                                                    Tu n'es pas venu
                                                    Je t'ai attendu

                                          C'est le soir secret qu'exhale son ivresse ;
                                          En ce souffle qui caresse tel un murmure ;
                                          Qui me fait la cour et me berce en ce délice ;
                                          Les grillons et les cigales frétillent pour sûr...

                                          Ce sont çà et là des images et son souvenir
                                          Ce qui est, et ce qui n'est plus, le vide effrayant
                                          Qui fascine et effraie à la fois ;
                                          Comme le silence du coupable larron ;
                                          Les sentiments n'ont pas lieu d'être ;
                                          Toujours ce besoin, cette nécessité ;
                                          Sauvegarde du monde conquis.

                                          Que t'importe que le sable crispe sous mes pas
                                          Que mes dents tremblent d'effroi !
                                          Si tu n'es plus, la vie est encore.
                                          Rugissante la plainte du dehors !

                                          C'est ainsi que les marches m'appellent ;
                                          C'est en haut que somnolent L'Olivier et Le Pin ;
                                          Le ciel éclate en chaudes larmes ;
                                          Mes mains sont sous mon cœur, alanguies.

                                          Je baise le sol d'où je suis née ;
                                          Il brûle ardent à mes lèvres asséchées ;
                                          Avide et cuisante, la plaie béate !
                                          C'est la boue et mon sang qui s'en échappent.

                                          Près de moi, je T'ai voulu ;
                                          Que Tu m'enseignasses Ton Souffle ;
                                          En vain je suis restée,
                                          Puisque ce silence est absolu.

                                          Mon cœur en ritournelle
                                          Telle l'errance du vagabond,
                                          Je ne sais où je vais.
                                          Ce que je suis est une plainte.

                                          M’alanguis au seuil du départ.
                                          Je renonce à tant de projets !
                                          Si ce cœur bat toujours,
                                          Que sait-on de ce balbutiement ?

                                          Ondine mutine, le fieffé fou !
                                          Me berce d'une comptine et pleure d'émoi ;
                                          Que veut cet accent douloureux,
                                          Sinon m'atteindre et me ravir à eux ?

                                          Je L'aime ! Que le ciel entende !
                                          Si je me tais, c'est juste ce secret.
                                          Mais Adieu Cérémonie !
                                          Aux aguets, yeux en pleur !

                                          Je vais sommeiller, Ô Puissant !
                                          Si Tu veux me vaincre, Tu le sais !
                                          Je tourne en rond en ce manège.
                                          Et c'est ainsi que va la chanson !

                                          Rivières et monts qui déclinent.
                                          Je m'attends à l'écho du jour.
                                          Or, il n'est que cendre et grisaille.
                                          Que mon Dieu m'entende !

                                          Au bord du réveil, les yeux fleurissent.
                                          Les rayons ardents brûlent déjà.
                                          Sur les murs, des papillons multicolores.
                                          Les belles images s'évanouissent.
                                          Entends au loin, le flux s'en va !
                                          Les flamboyants reproches que mon cœur sait encore !

                                          Tu as vu la mer débordante de joie,
                                          Grand prince auréolé de lumière.
                                          Ô soleil des pailles en or s'envolent
                                          Ô Ardent mon Ardennais, salut !
                                          Au soupir londonien,
                                          Plait-il âme furtive et sauvage,
                                          A te joindre à mon paysage
                                          A qui la rime te séduit, s'enfuit.
                                          La tangente à l'horizon se signe.
                                          Adieu, je pense à toi toujours...

Océan sans rivage


Blason d'Amiens (Somme, Picardie)

De gueules au lierre d'argent, au chef d'azur semé de fleurs de lis d'or.

La faux, la faucille et la serpe en héraldique



Bien que son existence soit avérée en Gaule depuis au-moins le IIIe siècle avant J.C, la faux ne se substituera à la faucille qu'au cours du XVIe siècle. Mais la faucille restera en usage jusqu'à nos jours. Elle est en effet un des outils agraires les plus anciens toujours d'actualité puisqu'elle continue largement d'être fabriquée et commercialisée. Si jadis elle servait surtout à faucher les foins et les blés, elle n'est plus employée aujourd'hui qu'à débroussailler les endroits difficilement accessibles aux tondeuses ou aux faucheuses à moteur. La faucille ancienne, de dimensions plus grandes, était appelée volant.

Le blé en héraldique



Un sujet en appelle au autre et ainsi de suite. En effet, le thème du moulin se raccorde naturellement à celui du blé et donc aussi à l'agriculture, aux travaux des champs, aux outils agraires, aux animaux de trait en particulier et de la ferme en général. Le blé c'est aussi le pain et donc les métiers de boulanger et de pâtissier. Ainsi, c'est tout le cycle du pain que nous sommes amenés à parcourir par l'entremise de l'héraldique, un sujet déjà traité sur Herald Dick Magazine et dont le lien est donné plus bas.

Le moulin en héraldique



La France est un pays éminemment agricole en général et céréalier en particulier. Il n'est donc pas étonnant que le moulin y tienne une place importante et l'héraldique n'est pas la dernière à en témoigner.

L'Union


Blason de Theizé (Rhône)

Il est une réponse, la seule possible.
Elle s'est cherchée en cette évidente Nécessité.
Il est une Destinée qui est ténacité.
Comme en Elle est La Saveur de l'ostensible !

Son goût s'unifie aux senteurs de La Bien-Aimée.
Chèvrefeuille, bougainvillier, allées embaumées
Des vignes suspendues à l'ombre des tonnelles.
Resplendissance des douces clameurs atemporelles.

De s'émanciper en L’Éclosion des saveurs,
De tenir en sa main les effets de La Splendeur,
Voici les affinités et ceux qui se ressemblent !

En cette danse, les chants nuptiaux sont effervescences.
Des victoires qui sont aussi L'Arborescence !
C'est ainsi que s'élève si haut notre Temple !



Blason de La-Bâtie-Rolland (Drôme)

L'homme est en Son Devenir Le Ciel et La Terre.
Il est en cette aspiration celui qui devient Son Désir.
L’Étreinte est ce qui ceint La Mariée de Son Mystère.
Une couronne sur ses tresses est un long soupir.

De son individuation, il est un pont.
C'est en le franchissant que l'on renonce au doute.
Il est Ton Souffle Ardent et Ton unique Nom.
Il est aussi La soudaineté qui déroute.

Le vent se joue des insouciances, de l'ignorance.
Volent en éclat depuis Les imprécations,
Toutes les supercheries et L'Illusion.

Ô telle est La véritable Conquête de La Présence !
Sur les ailes du Temps le cœur est en fusion.
La paume est grande ouverte qui cherche L'union.

Océan sans rivage

mardi 18 juillet 2017

Passion mystique


Blason de Lüdingworth (Basse-Saxe, Allemagne)

                                  Quand le fruit âcre vint caresser mes lèvres,
                                  Alors que le ciel déambulait dans la gaîté souveraine,
                                  La terre s'éventra dans une orgie de sang
                                  Que la profondeur primitive exalta en un soupir.

                                  Le bleu lotus de l'Orient fit couronner le rite,
                                  Sur les rives effleura la pensée Suprême;
                                  La colère de l'argile se mêla à l'aurore;
                                  Pourpre et royale, le miracle de la naissance.

                                  Le corps se froisse sous le voile fébrile;
                                  L'essence que l'on préleva des cieux en tourmente
                                  Acheva la volonté du miracle de donner la sagesse,
                                  Mais quel démon vint déformer le message Divin ?

                                  Ni le temps ni l'esprit en effervescence ne vinrent
                                  À l'aide des blessés dont le souffle est à l'agonie;
                                  Chacun gît là, dans une mer de sauvagerie accablante
                                  Pour que la perdition soit, total le cri de la mort.

                                  Comme Babylone surmonta la déchéance, le tremblement
                                  Des passions déchaînées que la cithare accompagnait
                                  Dans le glissement des danses endiablées, l'oubli
                                  Sur les roches pâles où miroitent les étoiles.

                                  Saintes prières dans l'écho de la montagne,
                                  Mon prophète balbutie un filet de soleil ardent
                                  Qu'illumine la grâce de l'espoir, la peine de ne savoir;
                                  L'incantation appelle les Écritures, notre mémoire.

                                  Sous la voûte céleste, entends le repos de la brise;
                                  Le silence de l'écume s'étend au ciel que refoulent
                                  Les eaux, quel miroir dont la conscience ajoute
                                  Le temps, frissonne tel un oiseau qui vient de naître.

                                  Ce n'est plus la paix notre patrie, mais le crime
                                  Qu'accompagne l'éclat des lances et des boucliers,
                                  Où le rêve Mythologique finit au creux des vagues,
                                  Aventures des soirs monotones jusqu'à l'aube.

                                  La cité des Dieux est l'exploit de l'inconnu;
                                  Amène le vent qui souffle et trouble la raison,
                                  Dans la coupe que Galaad chercha baigne la passion
                                  Qui s'éleva d'un sol pourri vers la sublimation.

Océan sans rivage

Point de vue


Blason de Bon-Adrien Jeannot de Moncey, duc de Conegliano (1754-1842)

L'homme grossier et trivial, dans sa fate ignorance,
Considère, amusé, le poète comme un doux
Rêveur s'embarrassant de propos un peu rances,
Une curiosité désuète, un gentil fou.

Le sot ignore le pouvoir des mots qui voyagent
À travers l'espace, au-delà du temps présent,
N'ayant des siens, fort comptés, qu'un pauvre usage,
Confondant ce qu'il pense avec ce qu'il ressent.

L'esprit brut est aussi opaque à la nuance
Que celui, juste dégrossi, est sous l'influence
Des conventions d'un monde instable et changeant.

Leur échappent l'allégorie et la métaphore,
Ne voyant qu'un pot de terre au lieu d'une amphore
Et un tourne-broche au lieu d'une épée d'argent.

Justine

Un jardin


Blason de Bad Schwalbach (Hesse, Allemagne)

Au-dessus du jardin dansent les hirondelles,
Leurs enfants sont logés en haut de la maison.
Au jardin la chaleur ternit les floraisons,
Mais ces couleurs d’été, je les trouve assez belles.

Fleur qui à son destin ne semble pas fidèle
Transforme son aspect, non sans une raison,
Elle suit simplement le cours de la saison ;
L’an prochain nous aurons beaucoup de fleurs nouvelles.

Je reste sur un banc dans la fraîcheur du soir,
D’avoir un peu de pluie je caresse l’espoir.
L’hirondelle, en son vol, semble appeler l’orage.

Très jeune, j’adorais ce jardin merveilleux
Et je l’aime toujours, alors que je suis vieux
Et que j’y ai laissé pousser l’herbe sauvage.

Cochonfucius

Kali Yuga de L'Âme (2)


Blason d'Aussillon (Tarn, Occitanie)

D'or aux deux barres de sable accompagnées de six coqs du même
ordonnés trois en chef, deux entre les barres et un en pointe.

Se confiner en une seule perception limitée
Est propre à ce siècle qui se proclame Richesse.
Il n'est pourtant pas de plus grande frivolité,
Ni de pauvreté en ce qui se professe.

Maître Coq, ce qui règne est vide de Profondeur.
Plus se déploie la Quantité, cette multitude,
Illusion du nombre, mieux se révèle le leurre.
La masse est une véritable turpitude.

Phénomène qui se veut tromper Le Singulier,
Est à jeter le trouble sur toutes les consciences.
Le voile de Lilith est une terrible imposture.

Elle est cette Kali qui masque La Réalité.
Notre Âme a vocation de voyager en La Présence.
L'Un nous rappelle à notre réelle Investiture.



En ces nuits profondes, il est des veillées fécondes.
Jamais ne s'altère ce qui est de Sa Clarté pleine.
C'est Kali, elle-même qui détruit ses propres ténèbres !

Océan sans rivage