Ses représentations sont généralement stylisées et le montrent dans une posture plutôt agressive. Sa fourrure et sa queue sont très hirsutes (fourrure dressée), surtout les poils à l'arrière du cou, avec les oreilles le plus souvent pointues et fortement dressées. La gueule grande ouverte met ses crocs en évidence. La couleur dominante de base de l'animal est de sable (noir).
Décryptage et Revalorisation de L'Art de L’Écu, de La Chevalerie et du Haut Langage Poétique en Héraldique. Courtoisie, Discipline, Raffinement de La Conscience, état de Vigilance et Intention d'Unicité en La Fraternité d'un Nouveau Monde !
vendredi 13 novembre 2020
Le loup en héraldique
Ses représentations sont généralement stylisées et le montrent dans une posture plutôt agressive. Sa fourrure et sa queue sont très hirsutes (fourrure dressée), surtout les poils à l'arrière du cou, avec les oreilles le plus souvent pointues et fortement dressées. La gueule grande ouverte met ses crocs en évidence. La couleur dominante de base de l'animal est de sable (noir).
vendredi 5 juin 2020
Le Petit Chaperon rouge
Issu de la tradition orale, le conte du Petit Chaperon rouge est principalement connu par le biais des versions collectées et retranscrites par Charles Perrault en France et par les frères Grimm en Allemagne. Il est publié pour la première fois en France en 1698 par Perrault dans Les Contes de ma mère l'Oye. Il s’agit d’un conte d'avertissement qui contient des thèmes ayant trait à la sexualité, à la violence et à l'anthropophagie.
jeudi 19 septembre 2019
Entre le loup et l'agneau
et tenant dans sa gueule un agneau d'argent ; au chef d'argent plain.
Le monde se partage entre proies et prédateurs,
Sans pourtant que ces catégories soient étanches ;
L'on a vu les premiers servir de rabatteurs
Aux seconds, la distinction n'est pas toujours franche.
Tel valet se révèle bien pire que son maître
Dès lors qu'il a quitté sa condition première,
Sans que rien avant ne l'eût laissé paraître ;
Il ne sort pas forcément du bon d'une chaumière,
Pas plus, d'ailleurs, que du mauvais de tout château.
Si le parvenu se trahit par son vulgaire,
Il demeure attaché à son état grégaire,
Quoique aimant peu son prochain, s'en servant plutôt.
L'occasion fait le larron, les eaux sont profondes.
Sait-on la nature des courants qui courent sous l'onde ?
* * *
Il est une tierce espèce, hors les deux précédentes,
Ne relevant d'aucune ci-dessus évoquées ;
Parfois dissidente mais toujours indépendante,
Elle préfère laisser les contraires s'entrechoquer.
Car sait-on vraiment qui est qui, en fin de compte ?
Plus d'une victime est devenue elle-même bourreau ;
L'histoire des hommes n'est pas qu'un recueil de beaux contes
Qui tranchent net entre le méchant et le héros.
Aussi s'assure-t-elle de rester à bonne distance.
Mais s'il faut choisir entre le loup et l'agneau,
Elle préférera, de loin, une maigre pitance
À tout festin que l'on donne sur table princière.
Chacun ses principes et chacun ses idéaux ;
C’est à partir du postulat « l’homme est un loup pour l’homme » que le philosophe anglais Thomas Hobbes (1588-1679) bâtit sa théorie du Léviathan. Du temps de l'Union Soviétique, l'on disait « l'homme est un camarade loup pour l'homme. »
mardi 30 avril 2019
L'homme-coq
L'homme-coq vivait paisiblement, travaillait, et faisait même des économies. Si bien qu'il en arriva à prêter une forte somme à un homme riche des environs.
Une année passa ; comme l'homme riche ne lui rendait toujours pas son argent, il décida d'aller le lui réclamer.
Un matin, il se mit en route à travers la campagne. Après un temps de marche, il rencontra le renard.
- Bonjour, dit le renard. Tu as de la chance de te promener J'aimerais bien en faire autant.
- Si cela te fait plaisir, répondit l'homme-coq, accompagne-moi, je t'emmène.
Il prit le renard sous son aile et continua son chemin. Un peu plus tard, il rencontra le loup.
- Bonjour, dit le loup. J'aimerais bien me promener comme toi.
- Qu'à cela ne tienne, répondit l'homme-coq.
Le loup blotti sous l'autre aile, il reprit sa marche, content de sa bonne action.
Plus loin encore, il rencontra la rivière. Bien entendu, celle-ci aussi voulut suivre l'homme-coq, qui hésita un peu avant de donner son accord. Une rivière, c'est encombrant à transporter, assez lourd et tout mouillé... Mais l'homme-coq avait si bon cœur... Il l'emmena donc, elle aussi.
L'homme-coq ne se plaignait pas, mais il était assez fatigué par sa charge en arrivant au château de l'homme riche. Il frappa à la porte, un domestique vint lui ouvrir.
- Monsieur ne peut vous recevoir, dit ce dernier.
En effet, l'homme riche était en train de festoyer, pas question de le déranger. L'homme-coq insista pourtant, si bien que le domestique fut obligé d'aller demander des instructions à son maître. Celui-ci se mit à rire avec méchanceté :
- Mène-le au poulailler, ordonna-t-il.
Le domestique obéit.
Au poulailler, d'innombrables poules, affamées par l'homme riche... et avare, attaquèrent aussitôt l'homme-coq, cherchant à lui crever les yeux. Mais le renard sortit de sous son aile, s'élança, et mit à mal toutes les belliqueuses volailles.
Le lendemain matin, le domestique vint aux nouvelles. Voyant l'homme-coq tranquillement endormi, et les poules hors de combat, il alla conter la chose à son maître. Celui-ci en fut fort contrarié :
- Il n'est pas question que je le paye, dit-il, mène-le à la bergerie : les moutons vont l'étouffer.
Le domestique s'exécuta.
Mais, dans la bergerie, lorsque les bêtes bêlantes commencèrent à serrer l'homme-coq de près, le loup jaillit à son tour ; on se doute bien de ce qui arriva.
Cette fois, l'homme riche entra dans une violente colère en voyant son troupeau décimé. Criant vengeance, il ordonna à son domestique de jeter l'homme-coq dans le four.
- On verra bien s'il arrive encore à se sortir de cette situation !
Dans le four, l'homme-coq commença à cuire et crut sa dernière heure venue. Mais la rivière qui dormait sous son aile se réveilla, grossit, enfla, déborda, inonda le four et éteignit le feu.
Alors l'homme riche, ne sachant plus que faire, se décida à payer sa dette.
L’homme-coq n'en demandait pas plus. Il reprit le chemin de son village, tout heureux, accompagné du renard, du loup et de la rivière...
dimanche 14 octobre 2018
Le Loup et la Licorne
Quand un loup de conte et une licorne de légende
Se rencontrent - un fait sans doute improbable,
Il n'est esprit rationnel qui ne le prétende -
L'on pourrait, de la scène, peindre un retable.
Messire Loup, qui symbolise autant la débauche
Que la fécondité, n'est pas un animal
Qui laisse indifférent ; ce n'est pas une ébauche
De guerrier novice que ce grand seigneur brumal,
Mais un redoutable chasseur courant les bois,
En lesquels il fut lui-même souvent aux abois.
Le voici s'entretenant avec Dame Licorne
D'une époque glorieuse et révolue à jamais
Et dont la mémoire pâlie repose désormais
Dans les bibliothèques poussiéreuses des cités mornes.
Marc

Secret de la Licorne (Océan sans rivage)
Paroles de Licorne (1) (Océan sans rivage)
Paroles de Licorne (2) (Océan sans rivage)
Paroles de Licorne (3) ( Océan sans rivage)
La Licorne (Marie-Louise)
Bal de la licorne (Cochonfucius)
vendredi 22 décembre 2017
Les Allégories du Jardin - Le Loup-cervier

Allégorie 33 – Le Loup-cervier
J’ai vu le loup-cervier s’emporter avec violence, lorsque, attaquant sa proie, il ne peut la terrasser ; ainsi doit faire l’homme sage et généreux qui marche dans la voie du spiritualisme, s’il désire acquérir cette douce gaieté d’esprit à laquelle on parvient si difficilement.
mardi 2 janvier 2018
Sire loup-coq

Le loup-coq, semble-t-il, se nourrit d’escargots,
Et s’il n’en trouve aucun, que sa peine est profonde !
Les plus gras sont cachés derrière les fagots,
C’est, dit Pline l’Ancien, en ce lieu qu’ils abondent.
Le loup-coq entreprend de bâtir son tombeau
Qu’orneront, par milliers, des coquilles bien rondes,
Les siennes, tout d’abord, puis celles des corbeaux
Qui, pleins de bienveillance, à ses désirs répondent.
Quand, sur ce monument, les freux ouvrent les yeux ,
Ils ont un grand respect pour la beauté des lieux
Dignes du fier loup-coq à la haute stature.
Lui ne s’empresse point de rejoindre les morts,
À tous ses compagnons, il survit sans remords,
Vivre, plus que mourir, étant dans sa nature.
Cochonfucius
mardi 14 novembre 2017
Quand trois poules...

Voici que remonte à ma mémoire une comptine
Que l'on chantait dans les écoles d'autrefois,
En des temps où les enfants goûtaient de tartines
Accompagnées d'une barre de chocolat, parfois.
Quand trois poules vont aux champs,
La première va devant ;
La deuxième suit la première ;
La troisième vient la dernière.
Quand trois poules vont aux champs,
La première va devant.
Ce que l'histoire a tu, je m'en vais vous le dire :
En chemin, la troisième poule, soudain, disparut.
Ses deux sœurs, fort inquiètes, en perdirent le sourire.
L'on soupçonna le renard, la chose est courue,
D'autant qu'on a vu rôder le rusé compère
Autour de la ferme ; c'était la veille du même jour.
De gras chapons, il en eût bien croqué une paire !
L'on est tôt coupable d'être suspect, toujours,
Et d'une cause entendue, la messe est déjà dite.
L'on sut, plus tard, que la poule ne fut point ravie
Mais qu'elle s'égara d'avoir couru à la suite
D'un papillon dont son regard était ravi.
La Nature entière lui était enchanteresse :
S'arrêtant partout, contemplant la moindre fleur
Dont le parfum la faisait glousser d'allégresse.
Écoutant, sans se lasser, le merle siffleur
Et voyant en chaque caillou la plus belle des gemmes,
Elle aimait à danser avec les sylphes du vent
Dans l'herbe à qui la rosée faisait diadème.
C'est ainsi qu'elle s'en revenait tard, très souvent,
Maître Coq, qui pourtant jamais rien ne refoule,
Ne l'osait gronder car il aimait le discours
Étrange de celle que l'on nommera Gente Poule
Et dont la mémoire demeure en toutes les basses-cours.
Marc
lundi 20 juin 2016
Le loup et l'agneau
jeudi 9 novembre 2017
Coq-loup d'azur

Le vieux coq-loup d’azur se fait une raison ;
Tout un sombre dimanche, il reste en sa maison,
Profitant des bienfaits d’une douce retraite.
Évoquant rarement sa carrière imparfaite,
Il voit dans son jardin se suivre les saisons ;
Sa course qui s’en vient à sa terminaison
Traversera bientôt de nouveaux jours de fête.
Il est bon de ne plus se soumettre au labeur,
D’errer par les chemins, de cultiver des fleurs ;
À chaque temps convient sa juste part d’ouvrage.
Plus défilent les jours, plus je trouve à mon goût
D’être, à son domicile, un très ancien coq-loup,
Ayant quitté Paris pour de lointains parages.
Cochonfucius
vendredi 5 juin 2020
Histoires fromagères : le loup n'y est plus
jeudi 25 janvier 2018
Deux seigneurs Loups
Plus sacrée que les mots gravés dans le marbre,
La parole donnée était plus solide qu'une chaîne.
En ces temps où les codes étaient encor d'honneur,
Deux seigneurs Loups, qui régnaient tous deux sur une meute,
Se livraient bataille pour être l'unique meneur.
Mais chacun, de son peuple, craignant une émeute,
Ils décidèrent de cesser toute hostilité
Et se rencontrèrent avec force civilité
Pour signer une paix qu'ils se voulaient éternelle.
« Il n'est point sage qu'un loup soit un loup pour le loup ;
De ce travers des hommes ne soyons point jaloux
Et donnons l'exemple d'une entente fraternelle. »
Marc
mercredi 28 septembre 2016
Les dialogues du blason - Recueil héraldique de Marc
mercredi 3 janvier 2018
L'Homme Vert
vendredi 20 avril 2018
Prédation
La raison du plus fort est toujours la meilleure,*
Proclament ceux qui appartiennent à la race des loups.
Ce sont les mêmes qui écrivent l'histoire, par ailleurs,
Quitte à l'arranger en occultant les dessous.
En démocratie, c'est le nombre qui domine
Car dans ce régime le peuple est souverain,
Dont on sait qu'il vote en fonction de la bobine
Des candidats, se donnant piètres suzerains
Qui le plumeront par devant et par derrière,
Après s'être bien assurés de leurs arrières.
Personne n'en est dupe, si l'on en croit l'électeur
Qui pourtant récidive quand revient l'échéance,
Préférant au vrai changement la déchéance
D'un système éloigné de son acte fondateur.
Le Spectre à trois faces
mardi 4 décembre 2018
Jamais les loups ne s'entredévorent
La langue de bois et l'oreille de bois marchent de paire
Et font plutôt bon ménage chez l'homme de pouvoir,
Chose qu'il partage avec l'homme de gain, son compère.
On le devine aisément, faute de le bien voir,
Du moins sous les régimes qui se donnent la posture
De vouloir séparer les serviettes des torchons.
Mais plus d'un sou en Bourse provient de la questure
Et l'on s'en tient quitte d'une bataille de polochons.
Il faut bien faire illusion et donner le change ;
Et si quelque scandale éclate, l'on s'en arrange
Par une immunité ou une porte de sortie.
On l'a dit : jamais les loups ne s'entredévorent
Et si l'on s'étripe, c'est en milieu insonore.
Les larrons en foire sont toujours bien assortis.
Le Spectre à trois faces
vendredi 16 septembre 2016
Charles Péguy - Sonnets à Sainte-Geneviève (1912)

D’azur au donjon d’or couvert, sommé d’un campanile montant de la pointe, flanqué de deux tourelles couvertes en forme d’échauguette du même, ajourées de sable. Le tout maçonné aussi de sable. Le donjon chargé d’un écusson de gueules au buste de Sainte Geneviève d’argent nimbée d’or et accosté en chef de deux fleurs de lys aussi d’or.
I
Comme elle avait gardé les moutons à Nanterre,
On la mit à garder un bien autre troupeau,
La plus énorme horde où le loup et l’agneau
Aient jamais confondu leur commune misère.
Et comme elle veillait tous les soirs solitaire
Dans la cour de la ferme ou sur le bord de l’eau,
Du pied du même saule et du même bouleau
Elle veille aujourd’hui sur ce monstre de pierre.
Et quand le soir viendra qui fermera le jour,
C’est elle la caduque et l’antique bergère,
Qui ramassant Paris et tout son alentour
Conduira d’un pas ferme et d’une main légère
Pour la dernière fois dans la dernière cour
Le troupeau le plus vaste à la droite du père.
samedi 19 novembre 2016
Compère Loup de sable et Compère Ours d'argent

Compère Loup, sentant venir les premiers frimas
Se voulut enquérir d'une chaude et sûre tanière.
Il vit venir dans son dos, marchant à grands pas,
Un ours dont la couleur lui parut singulière.
Celui-ci, aussitôt, le héla : « Mon Cousin,
Dieu est bon et je rends grâce à la providence
De te croiser. Connaît-on du Ciel les desseins ?
Je me suis égaré et t'en fais confidence.
– Cousin, tu n'es point du pays, ce me semble...
– En effet, je viens d'une terre de neiges et de glaces
Menacée de disparaître bientôt, hélas.
Lors, je me suis mis en route, allant à l'amble,
Pour avertir le monde du danger qui menace
Et dire aux hommes de regarder les choses en face.
_____
– Si tu ne crains pas de prêcher dans le désert...
Car tu peux toujours parler, les mots se laissent dire.
Sur les bonnes intentions, l'on se montre disert ;
Quant à leurs effets, nul ne les saurait prédire.
L'on se préoccupe davantage de son confort
Que de l'intégrité de notre belle planète.
La vie matérielle concentre tous les efforts
Et l'on n'y considère que ce qui fait recette.
Après que l'on nous eût quasi exterminés,
L'on nous voulut réimplanter dans des espaces
Brisés par l'asphalte multipliant les impasses.
Et dans les réserves où nous fûmes confinés,
Nous ne pûmes plus vivre selon notre nature.
L'homme est ainsi, faisant de tout réécriture.
Marc
lundi 13 novembre 2017
Maître Coq - Les chemins parallèles


dimanche 20 décembre 2020
Conte des sept Orients
Les loups blancs
Dans la désespérance naquit la foi. Celle-ci nous enseigna les flots bouillonnants, les invitations dans l’écume vaporeuse des navires sortis du naufrage. Les tempêtes furent les réalités de la dignité évoquée que certains ouvrages nous content encore avec fidélité, et, parce que nous sommes assis en chaque arbre, nous déployons tous les rivages. Nous parlons à l’ensemble des petits êtres, et nous parlons à ceux qui deviennent sagaces. Bien des hommes ont visité certains lieux mais ils en ont fait des châteaux de sable. Si ton pas ne sait pas où il se pose, commence par l’herbe qui se trouve sous ton pied, nous dit un dicton. La foi est magnanime et s’en va visiter tous ces espaces. Depuis les soupiraux, nous avons vu que la poussière s’amoncelle. Une sombre poussière.
La Rose des sables nous fut donné, il y a fort longtemps, alors que les dunes devenaient roses. Chaque cristal, accroché de soleil déclinant, était un pastel lumineux. J’ai vu cet homme enveloppé du manteau du désert, le turban, telle une couronne posée sur la tête, et tandis que ses mains tenaient le présent, venir vers nous. Comment puis-je l’oublier ? Ils avançaient avec ces roses, ces hommes chevaliers sortis de derrière les dunes. Le soleil s’était enseveli sous le sable et le ciel devenu un toit. Il n’y avait ni dedans ni extérieur. Je tendis la main et tout me sembla Être. Le mot Être voletait. Le mot Être chantait. Le mot Être était tout Cela en entier. Je brassais l’air, mais je ne voyais pas de différence, ni de séparation. Tout était semblable à Lui. Je me mis à courir pieds nus sur le sable attiédi. Il me fallait sentir la Rosée de Sable sous mes pieds. Pourtant, les hommes du désert me prévinrent des scorpions, mais je ne fus pas effrayée. Aucun animal, fût-il dangereux, ne pouvait m’empêcher de savourer ce moment fusionnel avec le désert.
La nuit arriva et des loups blancs s’approchèrent de notre campement. Je les regardais longtemps. Au début, je crus qu’ils allaient nous attaquer. Mais il n’en fut rien. Ils se mirent en cercle. J’aperçus leur chef qui se tenait un peu en retrait. Alors, dans la nuit, je ne pus me détacher de son regard. Il était d’une beauté époustouflante et se confondait avec le sable devenu soudainement blanc à la lueur des rayons de la lune. Combien de temps nous fûmes à nous fixer ainsi du regard ? Sa présence entière emplissait l’espace. J’étais émue et touchée par sa noblesse. Au petit matin, alors que le sommeil me gagnait, je vis les loups se lever et s’en aller dans le silence du sable. Nous étions-nous tenus compagnie ? S’étaient-ils mis non loin de nous pour nous protéger ? J’aime à le croire. L’esprit de ce loup avait la présence d’un être surnaturel…Je le vois encore et ne l’oublie pas.






















