Relativement peu fréquent sur l'écu tout au long du Moyen Âge, le cygne deviendra, à compter du XIVe siècle, une figure courante des ornements extérieurs de l'écu, en particulier le cimier et les supports, de même que sur les devises et emblèmes personnels. Il est considéré comme un attribut seigneurial. Sa fréquence sur l'écu augmente considérablement à partir du XVIIe siècle, au moment où le répertoire des meubles et figures du blason s'accroît et se diversifie.
Décryptage et Revalorisation de L'Art de L’Écu, de La Chevalerie et du Haut Langage Poétique en Héraldique. Courtoisie, Discipline, Raffinement de La Conscience, état de Vigilance et Intention d'Unicité en La Fraternité d'un Nouveau Monde !
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mercredi 20 juillet 2016
Le cygne en héraldique et dans la mythologie
Relativement peu fréquent sur l'écu tout au long du Moyen Âge, le cygne deviendra, à compter du XIVe siècle, une figure courante des ornements extérieurs de l'écu, en particulier le cimier et les supports, de même que sur les devises et emblèmes personnels. Il est considéré comme un attribut seigneurial. Sa fréquence sur l'écu augmente considérablement à partir du XVIIe siècle, au moment où le répertoire des meubles et figures du blason s'accroît et se diversifie.
dimanche 15 octobre 2017
Tendresse du Cygne

Blason de Dörphof (Schleswig-Holstein, Allemagne)
Le cygne nage sereinement sur l'onde tranquille
Et porte sur le monde un regard bienveillant.
D'une nature peu expansive, jamais volubile,
J'admire sa fière élégance, m'en émerveillant ;
Tout en lui inspire la douceur intemporelle !
Tout est grâce en cette blancheur immaculée !
À nul être jamais il ne cherche querelle ;
Son humeur égale naît d'une pensée régulée
Par sa longue contemplation des eaux lumineuses.
L'on m'a conté que celui qu'il vient visiter
Au cours d'un songe s'éveille, tout de fidélité !
Cygne, j'ai vu en ton regard d'âme amoureuse
La promesse d'un Ailleurs de tendresse et de paix.
J'ai senti combien ton Amour m'enveloppait.
Marc
Lire aussi
Le cygne en héraldique et dans la mythologie
Cygne de la Présence
Cygne de la Volupté
Le Chant du Cygne
Pleine Présence
Le Cygne - Innocence
Chemin d'or
mercredi 11 octobre 2017
Cygne de la Présence
En Écho à Pleine Présence

Cygne de La Conscience en ces Rayons déclinants,
Lors que tu avanças vers nous si gauchement,
Que Ton corps féerique semblait comme alourdi,
Tes yeux plongèrent en notre regard ébahi.
Haute Présence et étonnante élégance,
Cygne de Joie et solarité du plumage...
Révérence, L'Ami, Noblesse d'un long Voyage.
Il est des instants d'Amour qui sont irradiances.
Sais-tu, Cygne au cou plein de grâce, le sais-tu ?
En secret, je Te couvrais de mille baisers.
Sais-tu, Cygne magnifié en Ta Pureté ?
Immaculée de vibrantes élocutions,
Nous nous inclinons et encor nous inclinons.
Cygne, le cœur a bien perçu et aussi reconnu.
Océan sans rivage
jeudi 16 mars 2017
Cygne de la Volupté

Blason de Le Blanc (Indre, Centre)
D'azur au cygne d'argent nageant sur des ondes du même.
Il est une soif en cette langueur des ruisseaux.
Es-Tu à enlacer les rayons des ailes chatoyantes ?
Ce sont les petits soupirs qu'offrent des arbrisseaux.
Les nues saupoudrent les Montagnes frémissantes.
Oh sont-ce les vagues de L'Océan de nos murmures ?
Elles semblent surréelles des Vergers du Firmament.
Les fleurs ont les pudeurs d'une Brise d'Orient.
Oh sont-ce les élans d'une étreinte devenus ramures ?
C'est L’Élégance d'un Cygne que L'Eau fait frissonner,
Lors que les mains soulèvent les branchages de notre Désir.
N'est-ce pas la patine d'un Temps qui glisse sans jamais glisser,
Lors que Les Jours recueillent les jubilations de notre Aspiration ?
Que Le Ciel soit Témoin !
Vaporeuses soies de Ta Blancheur en cette Oraison.
Que ce Jour soit sans fin !
Sont-ce les veillées des nuits de La Beauté ?
Il est un Cygne qui salue la nature Gracieuse de Son Éternité.
Les chatoiements de notre heure, lors que Tout est à Le Louer.
Que Les Anges reçoivent l’exaltation de notre intensité !
Les vertiges de nos pas sur un sentier d'Amour,
Nous lie à tout jamais !
C'est en L'Azurée du Regard de Ton velours,
Que je suis à me noyer !
Cygne de la volupté !
Océan sans rivage
mercredi 20 juillet 2016
Le Chant du Cygne

Blason de la famille de Buchal (Allemagne)
En ce trébuchement, lors qu'il se balbutie
Les ondes mouvantes de L'Ultime Appel
Il n'en est qu'Un, en ce désir qui s'intensifie
Les Ailes sont à voguer vers La Cime Éternelle
Ô mon imperceptible Regard en cet Émoi
Le Ciel est une Ivresse en ce Parfum qui festoie
L'exultation lors que tout est à disparaître
Les frémissements aurorales de Ta Présence
Lors que s'élance, Magistral, L'Oiseau de L'Être
Ô Songe d'une Prunelle en laquelle je me noie
Ces mille Chants qui se veulent ceux du Cygne
En Sa Joie qu'annonce une Nouvelle Naissance
Ô Songe du Lac de La Merveille que l'on voit
Lors que L'Âme sait lire en chacun des signes
C'est en cet Absolu que s'élance L'Oiseau
D'une Beauté Sublime que l'on ne peut oublier
Évanescence en ce Salut qui trouve La Permanence
Subtilité du Souvenir qui telle une flèche lancée
Se cherche en ces pleurs qu'attise le Roseau
Les cercles sont à le porter en ces soupirs intenses
Vigueur occultée en ce monde de la matérialité
Le Mont est à glorifier Le Cri superbe du Phénix
Oiseau de la Création qui se veut Alchimiste
Son Feu Divin puise à La Source de L'Atemporalité
Il est à tremper La Plume en cet Océan illimité
Le cœur ardent en ce Souffle du Seul Amour
Lors que son Corps est à tracer Ce Noble Discours
En ce Mont qui prend sa Force au Pied de La Vie
L'Arbre des Quintessences de toutes les Aubes
Entends depuis la poitrine immaculée ce son Rauque
Est-il à déchirer tous les voiles de la profonde Nuit ?
_____
Symbolique de L'Oiseau et de La Montagne
L'Oiseau, lors du Périple vers Le Divin, est à la fois tel un Arbre qui s'élance vers le ciel et tel encore un Mont où Il trouve son propre refuge, sa demeure finale!
Le Cygne, de par son long cou est à porter entre autre cette symbolique du Phénix, que l'on retrouve aussi sous l'appellation de "Anqa" en arabe qui désigne cet oiseau spécifique!
Celui-ci en a fini avec ce monde éphémère et trouve enfin en lui l'Aspiration pour partir.
La Montagne symbolise l’élévation de l’âme dont le sommet constitue l’ultime étape du parcours spirituel. Nous retrouvons ici le concept clé de "montagne intérieure" dont l’ascension correspond à une élévation qui est à la fois connaissance de soi et l’amorce d’un retour vers le Principe.
Elle symbolise tantôt le rang privilégié de l’homme par rapport aux autres créatures qui, "solide comme une montagne", est à même de combattre et vaincre ses passions et penchants égoïstes, tantôt les croyants superficiels qui se contentent de répéter les principes religieux sans en comprendre la signification profonde, telle une montagne dont l’écho répète automatiquement un son à l’infini. La notion d’écho revêt aussi une signification positive dans le cas des "amis de Dieu", après avoir atteint le stade Suprême de l’Union au Créateur et s’être dépouillés de leur "moi", leurs paroles leur sont alors directement inspirées par Dieu, telle une montagne reproduisant en écho une voix à l’identique.
De par sa hauteur et sa proximité relative avec le ciel, la Montagne est donc le symbole de l’Élévation Spirituelle ainsi que le lieu par excellence de la proximité avec l’Ami, s’y révélant pour guider l’homme et lui manifester Sa gloire.
lundi 5 septembre 2016
Le Cygne - Innocence

Blason de Wusterwitz (Brandebourg, Allemagne)
Il glisse sur l'eau avec grâce
C'est le cygne d'innocence ;
Il se pose sur l'herbe rase
Avec beaucoup d'élégance.
Marie-Louise
Il glisse sur l'eau avec grâce
C'est le cygne d'innocence ;
Il se pose sur l'herbe rase
Avec beaucoup d'élégance.
Marie-Louise
vendredi 15 mai 2020
La Vache et le Cygne
Blason
de Leede en Oudewaard (Pays-Bas)
En
temps normal, les campagnes sont plutôt calmes.
Quand
même ne se valant pas toutes, selon les lieux.
Mais
toutes, sans exception, ont décroché la palme
Durant
le confinement. On ne fit pas mieux !
Le
cygne pouvait se laisser glisser sur l'onde
Sans
déranger aucun pêcheur à la ligne.
Il
aima beaucoup cette atmosphère d'aube du monde
Et
trouva que c'était là un très bon signe.
Une
vache, paissant sur la berge, ne fut pas de reste,
Voyant
derrière toute chose la volonté céleste.
Elle
lui dit : « Tout ce qui advient a lieu d'être.
Ce
me fut enseigné, tantôt, par Gente Poule
Qui
s'en revenait de sa cueillette d'escargoules
Que
l'on trouve d'abondance dans les bois de hêtres. »
Marc
lundi 9 octobre 2017
Pleine présence

D'azur à un cygne éployé d'argent accosté de deux cailloux d'or et accompagné
en chef et en pointe de deux croisettes recroisetées au pied fiché de même.
Tandis que certains arbres retiennent leur verdure,
D'autres, déjà, se sont drapés d'or et de feu.
Une brise légère caresse les feuilles dans les ramures
Et nos pas, sur le chemin, avancent, langoureux.
Le Jardin est là, toujours, tel qu'en nos mémoires ;
Et pourtant, nous réalisâmes que c'est en nous-
Mêmes qu'il vit, que nous en sommes le vivant grimoire.
Ce qui en Lui se lie jamais ne se dénoue.
Ce n'est plus nous qui marchions sur les bords du monde,
Mais le monde qui frôlait l'adieu de nos regards.
À peine perçut-il nos silhouettes vagabondes
Qui s'estompaient, lors qu'elles eurent fait la révérence
Au gentil cygne qui fut, à plus d'un égard,
Le seul être qui nous offrit sa pleine présence.
Marc
samedi 10 décembre 2016
Chant du cygne

Blason de Tönning (Frise du Nord, Schleswig-Holstein, Allemagne)
Au creux de ma main offerte courent les sillons
De ma vie ; c'est en mon cœur qu'est leur confluence
Car il est la coupe d'Amour où les tourbillons
Dessinent autant le bel entrelacs d'insouciance
Que la spirale qui enveloppe et monte mon corps
Dans la sphère de volupté, lumineuse, intense ;
Où la chair autant que l'âme jouent le même accord,
De manière si juste que tous deux approchent la transe.
Cet amour-là renferme la pierre philosophale ;
Il pose sur nos têtes l'unique couronne triomphale
Qui vaille d'être conquise ; c'est le chant du cygne,
Au-delà duquel s'ouvrent les nouveaux espaces
De la conscience unifiée ; qui alors nous replace
Au cœur même du réel, d'une splendeur insigne.
jeudi 29 novembre 2018
Allégorie du Jardin de L’Âme (17)
Le Jardin du Cœur
L’Humilité est au Temps, L’Épée qui foudroie l’éparpillement. Je l’ai entendu dire, lors que d’un tire d’aile, L’Oiseau fendait Le Ciel et je suis partie en L’Élan de cet Appel. L’on observe au silence notre langueur et elle de nous interroger : qui es-tu au cœur de mon seul émoi ? Lors que je ne sais rien, qui cherche en ce Temps La Clé de tous les Temps ? Je compris que seule une force en L’Au-delà de la pré-existence était à me souvenir les Beautés de L’Éclosion au large des vents tempétueux du Tout Commencement. Ainsi, je fus surprise par la profonde parole de Sagesse qui me tint ainsi sans pouvoir l’ignorer. La Voix de La Langueur me parle depuis cette Aube Florale, lors qu’en Son Cœur, les pétales sont des effluves exultantes. Ô ma Patrie ! Ô mon Parfum ! C’est en l’interstice du Temps que je vis Ton Regard.
Il est Celui qui te voit, tel que tu désires être vu, et là est toute l’étrangeté de L’Illimitation. Lors, c’est en cette promenade, que les feuilles automnales sont L’Humus du Printemps qui s’égaie, et comme est belle La Promesse du Manifesté, lors que de Sa Non-Manifestation, se trouve L’Éclosion imaginale de toutes les créations en leur toute possibilité ! Je sus que je n’étais jamais partie, ni jamais absentée, ni jamais à l’extérieur, ni jamais séparée. L’Être, en Sa Pérennité, d’Essence Immanente, et d’Essence Incréée, est en Son Absoluité, La Neutralité, L’Immutabilité, La Conscience Reliante, La Conscience en ce Seul Point de La Présence. Or, je compris que Le Regard est en Sa Lumière, indéfectible, impersonnelle, telle La Nature qui advient en Le Regard concomitant, en L’Adventice et en ce semblant paradoxe : d’Essentialité Éternelle. Tel est le clignement des yeux, et telle est La Radiance du Cœur. Je formulai ce vœu : ne me donne plus aucun des signes extérieurs et fais-moi entrer en ceux de L’Intérieur. Or, je vis, sur un Lac magistral, un Cygne de blancheur Immaculée. Je souris. Puis, je vis plus loin, sur un autre Lac, deux Cygnes flamboyants de Lumière. Je souris encore. Il joue, pensé-je en moi-même et c’est Lui qui me dit : tous les signes sont intérieurs. Il n’est ni Dedans, ni Dehors, quand même L’Espace est une mesure compénétrée par l’esprit dimensionnel. Il est Celui que tu vois tel que tu désires Le voir. Il ne jamais te réduit, car Il est L’Irréductible. Au dessus des lacs Quintessenciés, L’Ivresse est une Plénitude et Tout est en Lui, Munificence inaltérée. Il est Le Corps, et il n’est pas. Il est L’Esprit et il n’est pas. Il est en ce qui fluctue et en ce qui ne fluctue pas. Il est Celui qu’Il te donne à voir, et Il est au-dessus des regards. Là où je m’étais retrouvée ressemblait à un Jardin inexistant et existant tout à la fois. Il apparaissait autant de fois que mon Souffle s’alignait à Son Désir et c’est Là, juste Là, qu’Il s’effaçait pour me donner à Sa Présence en ce Paradoxe éblouissant de Beauté. Il me dit : que choisis-tu ? Toi, lui répondis-je, et je me soumets à Ta Volonté. Tu es Le Connaissant. Si Tu me montres L’Impersonnel : je Te vois. Si Tu me donnes aux images : je Te vois. Tu me répètes : Je marche avec toi. Alors, je suis entrée par Amour en Ton Jardin foisonnant des mots de L’Incréé, et Riche du Silence de Ta toute Réalité. Tu me dis : prends soin de ton cœur. C’est là que se trouve Ma Demeure.
Il est Celui qui te voit, tel que tu désires être vu, et là est toute l’étrangeté de L’Illimitation. Lors, c’est en cette promenade, que les feuilles automnales sont L’Humus du Printemps qui s’égaie, et comme est belle La Promesse du Manifesté, lors que de Sa Non-Manifestation, se trouve L’Éclosion imaginale de toutes les créations en leur toute possibilité ! Je sus que je n’étais jamais partie, ni jamais absentée, ni jamais à l’extérieur, ni jamais séparée. L’Être, en Sa Pérennité, d’Essence Immanente, et d’Essence Incréée, est en Son Absoluité, La Neutralité, L’Immutabilité, La Conscience Reliante, La Conscience en ce Seul Point de La Présence. Or, je compris que Le Regard est en Sa Lumière, indéfectible, impersonnelle, telle La Nature qui advient en Le Regard concomitant, en L’Adventice et en ce semblant paradoxe : d’Essentialité Éternelle. Tel est le clignement des yeux, et telle est La Radiance du Cœur. Je formulai ce vœu : ne me donne plus aucun des signes extérieurs et fais-moi entrer en ceux de L’Intérieur. Or, je vis, sur un Lac magistral, un Cygne de blancheur Immaculée. Je souris. Puis, je vis plus loin, sur un autre Lac, deux Cygnes flamboyants de Lumière. Je souris encore. Il joue, pensé-je en moi-même et c’est Lui qui me dit : tous les signes sont intérieurs. Il n’est ni Dedans, ni Dehors, quand même L’Espace est une mesure compénétrée par l’esprit dimensionnel. Il est Celui que tu vois tel que tu désires Le voir. Il ne jamais te réduit, car Il est L’Irréductible. Au dessus des lacs Quintessenciés, L’Ivresse est une Plénitude et Tout est en Lui, Munificence inaltérée. Il est Le Corps, et il n’est pas. Il est L’Esprit et il n’est pas. Il est en ce qui fluctue et en ce qui ne fluctue pas. Il est Celui qu’Il te donne à voir, et Il est au-dessus des regards. Là où je m’étais retrouvée ressemblait à un Jardin inexistant et existant tout à la fois. Il apparaissait autant de fois que mon Souffle s’alignait à Son Désir et c’est Là, juste Là, qu’Il s’effaçait pour me donner à Sa Présence en ce Paradoxe éblouissant de Beauté. Il me dit : que choisis-tu ? Toi, lui répondis-je, et je me soumets à Ta Volonté. Tu es Le Connaissant. Si Tu me montres L’Impersonnel : je Te vois. Si Tu me donnes aux images : je Te vois. Tu me répètes : Je marche avec toi. Alors, je suis entrée par Amour en Ton Jardin foisonnant des mots de L’Incréé, et Riche du Silence de Ta toute Réalité. Tu me dis : prends soin de ton cœur. C’est là que se trouve Ma Demeure.
Blasons d'Alikovsky et de Dolgoproudny (Russie)
samedi 9 juillet 2016
Chemin d'or

Blason de Taden (Côtes-d'Armor, Bretagne)
Sur l'onde tranquille glisse, gracieux, le cygne d'argent ;
Il parade ainsi à la beauté en hommage ;
Ce fier animal est de lui-même le régent ;
Détaché de tout, de rien il ne fait fromage ;
Aussi observe-t-il avec curiosité
Les hommes courir et s'agiter après des bulles,
Confondant la détente avec la vacuité ;
Peu se font de son bel exemple les émules.
Pourtant, un chemin d'or longe les bords de leurs vies,
Mais ils lui préfèrent celui où la ronce sévit ;
Ne voient-ils point s'offrir à eux cette main ouverte
Qui leur indique que la paix est la seule raison
De l'Univers ? Que bien ailleurs est leur maison
Véritable et non point dans la pierre inerte ?
_____
D’azur à la barre d’or accompagné en chef d’une main dextre d’argent
surmontée à dextre d’une étoile d’or et en pointe d’un cygne nageant d’argent.
dimanche 11 septembre 2016
Noblesse et Art de l'écu - Recueil héraldique de Naïla

Peinture d'Edmund Blair Leighton (1852-1922)
Noblesse et Art de l'écu est né d'une croisée
Improbable entre la mystique et l'héraldique,
Lors qu'un beau jour, la nef Héraldie, pavoisée
De mille écus célébrés par le chant bardique,
Tandis qu'elle voguait sur le Chemin des étoiles
Rencontra l'Océan sans rivage, là où les eaux
Confluent pour s'ouvrir sur un horizon sans voile,
Vers cet Ailleurs où des destins s'apposent les sceaux.
D'une seule heure profonde sont sorties mille heures fécondes ;
L'écriture s'intériorise en l'âme qui se sonde ;
Mille et un blasons sont à le réverbérer.
Courage, Courtoisie, Fidélité et Noblesse
S'enluminent par l'Amour arboré sans faiblesse.
Il est une splendeur en chaque Beauté libérée.
Marc
_____
Vénérable Espace
Il est une Rencontre au delà des Rencontres
Une Seule, et voici Noblesse et Finesse
Voici Beauté et gestes en leur vivante délicatesse
Voici Les Perles rares de nos âmes qui sont à se fondre
En La Plus Pure des Révérences, en ce Souffle de L’Espoir
Par delà encore et encore, lors que Le Ciel est Grâce
L’Ami, en cette sacralité des instants qu’est notre histoire
Les Deux sont à s’unir en L’Éternité d’un Vénérable Espace.
Naïla
jeudi 17 novembre 2016
L'oie en héraldique
Associée à la ferveur dans le bestiaire médiéval, mais aussi liée aux rumeurs malicieuses, l'oie domestique symbolise, de manière générale, la maison, les femmes, la fidélité et la vie maritale. L'oie sauvage est, quant à elle, associée à la coopération et à la vigilance. Elle incarne également la loyauté car elle est censée veiller sur ses pairs malades. D'après L. Foulques-Delanos en son Manuel héraldique ou Clef de l'art du blason (1816), l'oie symbolise un gardien fidèle quand elle est d'azur.
mercredi 28 septembre 2016
Les dialogues du blason - Recueil héraldique de Marc
Ursula von Fugger et son époux Joachim von Ortenburg, (extrait du Fugger Ehrenbuch, 1545)
Ce
recueil met en scène des blasons figurant des rencontres de choses
et d'êtres qui deviennent des personnages en relation les uns avec les autres à l'intérieur du blason qui leur tient lieu de cadre contextuel. L'héraldique inspire la
poésie et celle-ci la porte au-delà de sa fonction première. Les
deux sont à se parler, à instaurer des dialogues parfois
surréalistes, et chaque sonnet donne ainsi lieu à une petite fable
jouant sur la symbolique, la culture, les références au passé, à
l'histoire et les incursions dans l'actualité. Le blason se fait
allégorie et la composition qui l'accompagne métaphore et parfois même parabole. Ce mariage
improbable entre l'héraldique et la poésie se veut vivifier une
science millénaire et un genre littéraire qualifié injustement de
désuet, non pas à contre-courant d'une époque affaissée ayant par
ailleurs perdu la boussole avec ses repères traditionnels, mais,
justement, en misant sur ce qui demeure intact en elle, parce que
intrinsèque à la nature humaine et donc intemporel : l'appel du
sens. L'héraldique est un chemin possible, une approche en tous les
cas, et la poésie une invitation au voyage. Non pas à celui qui
rime avec évasion, mais à celui qui se veut initier un Retour.
mercredi 8 février 2017
Océan sans rivage - Le Bestiaire du Jardin
Il est une fourmi qui s'est affolée.
J'ai suivi son Périple en m'accrochant à ses pas furtifs.
La finesse de sa danse sur les dunes sacrées,
A fait de moi sa compagne inlassable, en cet appel fugitif.
lundi 11 décembre 2017
Présent Créateur

Blason de Shakespeare père & fils
Je n'ai pas connu l'insouciance des longs jours
Ni la concupiscence qui nous tourmente.
Des effluves de L'Instant, le vent nous hante.
C'est en ce furtif soupir que nous sommes toujours.
Il est une Réalité, et c'est en Elle que nous demeurons.
L'Instant d'après n'est en fait que l'Instant Unique.
En Lui est Virginité et Source limpide.
Suspends ton moment, et Le Souffle est une Oraison.
Ici et maintenant, je veille sans jamais Te perdre.
L'Eternité est L'Offrande du Présent Créateur.
En L'élancement d'un Pont, rien qui n'alterne
Les Beautés de La Vue substantielle, Ô Seigneur !
Des bruits partout et les ferveurs du cœur,
Je T'aime encor suspendue à L'Appel de L'Heure.
Jamais, oh grand jamais, je ne renonce à Ton Amour.
Il est tournoiement de mon élan pour toujours !
Qu'importe encore tous ces pauvres leurres,
C'est en Toi ici et là-bas qu'est ma Demeure !
Il est une marche invisible qui trace une ligne,
Lors que tu souffres, l'Alchimie qui opère
Te mène au centre et vois comme ce Cygne
Te dit ces mots de Désir que révèle Le Mystère.
L'Autre Monde ouvre Ses Portes et nous accueille.
Combien de nous être brisés en cet écueil
Ne sommes-nous point seuls, émue de La Divine
Grâce qui sans cesse nous appelle ? Toi, que me veux-tu ?
Je suis cette Joie que cisèle Le Calame pointu.
Je ris de boire à cette Coupe que l'on sait sibylline.
Océan sans rivage
Ni la concupiscence qui nous tourmente.
Des effluves de L'Instant, le vent nous hante.
C'est en ce furtif soupir que nous sommes toujours.
Il est une Réalité, et c'est en Elle que nous demeurons.
L'Instant d'après n'est en fait que l'Instant Unique.
En Lui est Virginité et Source limpide.
Suspends ton moment, et Le Souffle est une Oraison.
Ici et maintenant, je veille sans jamais Te perdre.
L'Eternité est L'Offrande du Présent Créateur.
En L'élancement d'un Pont, rien qui n'alterne
Les Beautés de La Vue substantielle, Ô Seigneur !
Des bruits partout et les ferveurs du cœur,
Je T'aime encor suspendue à L'Appel de L'Heure.

Blason de Gjøvik (Comté d'Oppland, Norvège)
Jamais, oh grand jamais, je ne renonce à Ton Amour.
Il est tournoiement de mon élan pour toujours !
Qu'importe encore tous ces pauvres leurres,
C'est en Toi ici et là-bas qu'est ma Demeure !
Il est une marche invisible qui trace une ligne,
Lors que tu souffres, l'Alchimie qui opère
Te mène au centre et vois comme ce Cygne
Te dit ces mots de Désir que révèle Le Mystère.
L'Autre Monde ouvre Ses Portes et nous accueille.
Combien de nous être brisés en cet écueil
Ne sommes-nous point seuls, émue de La Divine
Grâce qui sans cesse nous appelle ? Toi, que me veux-tu ?
Je suis cette Joie que cisèle Le Calame pointu.
Je ris de boire à cette Coupe que l'on sait sibylline.
Océan sans rivage
mercredi 20 mai 2020
Rêves sauvages
Blason
de Rochefort (Charente-Maritime, Nouvelle-Aquitaine)
Coupé mi-parti en chef : au 1 à dextre d'azur
à l'étoile de cinq rais rayonnante d'or, à senestre d'argent au mont de sable sommé d'une tour donjonnée du
même, en bas : au 2 aussi de sable au vaisseau
équipé et habillé d'or voguant sur des ondes d'argent mouvant de
la pointe.
Quand
une femme donne son cœur sans même l’espoir
Des secrets vifs d’un retour dans l’antique demeure,
Prompte à livrer la douceur de chaque trouble regard,
Devenue tel un Cygne, la plainte de celle qui meurt ;
Quand elle donne sans compter ce qui noue son Destin,
Ravie à l’improbable, le fil tendu d’un labyrinthe,
Lors que le vaisseau gracie l’océan sans fin,
Que devient son âme et que deviennent ses plaintes ?
Vous m’êtes sans nul doute une aube pour qui l’on veille
Durant la nuit sans que rien ne trahit mon tourment,
Que donnerai-je pour n’être qu’un langoureux sommeil ?
Mais vous au milieu, allant toujours droit devant,
Impassible, vos yeux perdus dans les rêves sauvages,
M’apprenez que la vie est un apprentissage.
Océan sans rivage
Des secrets vifs d’un retour dans l’antique demeure,
Prompte à livrer la douceur de chaque trouble regard,
Devenue tel un Cygne, la plainte de celle qui meurt ;
Quand elle donne sans compter ce qui noue son Destin,
Ravie à l’improbable, le fil tendu d’un labyrinthe,
Lors que le vaisseau gracie l’océan sans fin,
Que devient son âme et que deviennent ses plaintes ?
Vous m’êtes sans nul doute une aube pour qui l’on veille
Durant la nuit sans que rien ne trahit mon tourment,
Que donnerai-je pour n’être qu’un langoureux sommeil ?
Mais vous au milieu, allant toujours droit devant,
Impassible, vos yeux perdus dans les rêves sauvages,
M’apprenez que la vie est un apprentissage.
Océan sans rivage

mardi 18 octobre 2016
Inspiration héraldique - Le recueil de Marie-Louise
Inspiration héraldique... parce que les blasons sont réellement inspirateurs et inspirants. Ils sont à nous parler. À nous conter des histoires parallèles, à travers des symboles et des images archétypales qui suscitent le questionnement autant qu'elles éveillent l'imaginaire. Certes, les blasons ont leur signification propre qui leur confère une identité bien assise. Mais il est en eux une ouverture vers l'étrange et l'ailleurs. L'image est pénétrante autant qu'elle se laisse pénétrer. La singularité du langage héraldique, qui se décline à travers le blasonnement des écus, est une invitation à ce prolongement et sans doute la poésie est-elle, par sa nature même, à prendre aisément ce relais.
mardi 14 juin 2016
Arbre

Blason de Bosseval-et-Briancourt (Ardennes)
Arbre de petite envergure s’élance vers un ciel pur
Arbre aux feuillages d’or digne des plus illustres trésors
Arbre dont la cime devient Légende, éclatante nervure
Sous les rayons du Soleil et des yeux inquisiteurs
Loin des tourmentes et des peurs
Aux confins d’un sibyllin décor
A tes pieds le cœur de l’enfant s’émeut
Tu transportes en ton secret, dans les plis creux
Sève chaleureuse, tronc magistral et puissant
Souffle d’une Lyre dans les branchages
Suscite l’élan le plus troublant
Nul en t’écoutant ne cherche en vain
Solitaire en ce lieu sans âge
Les racines tracent un chemin souterrain
Soudain saisi par l’ardent désir, l’enfant soupire
L’émotion devient Lumière de l’Expir
Enlevé des demeures traditionnelles
Le cœur connaît la beauté du ciel
Un Cygne d’une élégance extrême
Porte l’enfant et s’accorde avec l’Assemblée Suprême
Vénusté en cette danse si légère
Extase en cette missive intermédiaire
Simple Euphorie, Entends cette messagère
A plein poumon, avive l’écho des Sphères
Depuis l’arbre qui l’invite, traverse les mondes
Efface les frontières, effleure les ondes
Perpétuel engouement dans la création
Flux harmonieux en la Vénération
Royaume de l’Esprit en ce centre Vivant
Depuis la Voûte, arborescence jusqu’au cœur fervent.
Arbre aux feuillages d’or digne des plus illustres trésors
Arbre dont la cime devient Légende, éclatante nervure
Sous les rayons du Soleil et des yeux inquisiteurs
Loin des tourmentes et des peurs
Aux confins d’un sibyllin décor
A tes pieds le cœur de l’enfant s’émeut
Tu transportes en ton secret, dans les plis creux
Sève chaleureuse, tronc magistral et puissant
Souffle d’une Lyre dans les branchages
Suscite l’élan le plus troublant
Nul en t’écoutant ne cherche en vain
Solitaire en ce lieu sans âge
Les racines tracent un chemin souterrain
Soudain saisi par l’ardent désir, l’enfant soupire
L’émotion devient Lumière de l’Expir
Enlevé des demeures traditionnelles
Le cœur connaît la beauté du ciel
Un Cygne d’une élégance extrême
Porte l’enfant et s’accorde avec l’Assemblée Suprême
Vénusté en cette danse si légère
Extase en cette missive intermédiaire
Simple Euphorie, Entends cette messagère
A plein poumon, avive l’écho des Sphères
Depuis l’arbre qui l’invite, traverse les mondes
Efface les frontières, effleure les ondes
Perpétuel engouement dans la création
Flux harmonieux en la Vénération
Royaume de l’Esprit en ce centre Vivant
Depuis la Voûte, arborescence jusqu’au cœur fervent.
Naïla
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Tranché de sinople et d’or aux deux arbres arrachés de l’un à l’autre rangés en barre, à la divise ondée d’azur brochant en pointe sur la partition, au chef cousu de gueules chargé de deux râteaux démanchés de six dents aussi d’or.
mercredi 3 juillet 2019
L’Île verte (6)
Lors que bouillonnent et crépitent les flammes infernales,
Que les longs cris effarent L’Enfant qui vogue sur L’Eau,
Tandis que Le Cygne le surprend en son sanglot,
La voix résonne douce et apaise l’effroi abyssal.
Ne crains donc rien, ceci est bien l’étroit passage,
Lors qu’en La Veine jugulaire, Le Souffle s’unifie,
Ton cœur reçoit les secousses les plus sauvages,
Âpreté dans les profondes arcanes de ta nuit.
L’Enfant ne pense pas à son état, il en sort.
Je sais, d’aucuns répugnent à connaître La Sagesse,
Mais d’autres, sont sans doute comme aspirés par L’Essor.
Qui sont-ils à rejoindre ce qui les hante sans cesse ?
Sur L’Île verte, un Lieu réservé aux amoureux,
Consigne sur les pages, l’histoire de ces êtres fougueux.
Océan sans rivage
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