Décryptage et Revalorisation de L'Art de L’Écu, de La Chevalerie et du Haut Langage Poétique en Héraldique. Courtoisie, Discipline, Raffinement de La Conscience, état de Vigilance et Intention d'Unicité en La Fraternité d'un Nouveau Monde !


vendredi 30 décembre 2016

Discours de Trois Roses et des Glorieuses Épées de L'Amour

Blason de Roßleben (Thuringe, Allemagne)

Qui es-tu ?

Je ne le sais tant que tu n’es pas à le savoir, tandis que Je suis, même si tu ne le sais pas.
Les palpitations ont cette Origine, lors que L’Un éclot en Son Jaillissement.
L’Un est un Commencement, lors qu’Il n’a pas de Commencement.
Il est en ces ténèbres le Premier Regard qui s’éveille.
Il est aussi Celui qui embrasse toutes choses sans avoir besoin d’un Semblable.
Il est donc une Origine qui n’est aucunement l’Origine.
Il est donc ces paupières qui voient le Jour.
Il est donc aussi ce Retour.

Qu’est-ce donc que La Vie ?

Elle est La Nuée des discours qui poursuivent leur finalité.
En Cela, Il est encore Un Voyage qui se veut perpétuelle Conscience et qui s’actualise en ce Berceau de La Source Vive.

Pourquoi L’Eau est-elle vive ?

N’as-tu pas remarqué que ce qui stagne est en son pourrissement ?

La vie est-elle mouvement ?

L’un engendre l’autre et pourtant, l’un n’est pas le même.

Que devons-nous comprendre ?

Que nous sommes à voyager et que Le Voyage est Perpétuel et Suprême.
Je n’ai pas su m’arrêter.
Comme est beau le Voyage qui se découvre en Sa Réalité !

Quel est ce chemin que tu es à parcourir ?

Il est Le Chemin qui naît sous les pieds du Voyant.
Il est aussi à s’entendre.
Il est à se toucher.
Il est à se parler.
Il est un pas qui en amène un autre.

Qu’es-tu à découvrir ?

Trois Roses de L’Innommé, recevant en leur Cœur la Béance de L’Offrande.
Chacune sont à naître en L’Origine de La Non-Naissance, puis par deux fois à vivre et à mourir.
Leur Ultimité est de sourire en ce Discours et de L’offrir au monde entier.

Quel est donc ce Discours ?

Il est La Flamboyance d’une ivresse et La Beauté de Sa Majesté !

Qu’as-tu donc compris ?

Qu’il est un Voyage qui est à se pouvoir laisser dire cet entier Discours :
Je connais Cela, ce n’est pas le même et pourtant Cela Lui ressemble.
J’ai goûté semblable fruit, il ne m’est pas inconnu.
De couleur embrasée et de fièvre irradiante, le Verbe est en Son Éloge Permanente.

Quel est donc Celui qui parle ?

En son effacement, une Révérence a donné place à toute Sa Réalité.

Quelle est donc cette Réalité ?

L’Absolu Amour.


Océan sans rivage

Voir aussi sur Naissance et connaissance


jeudi 29 décembre 2016

Vénus

Blason de Le Faget (Haute-Garonne)

Épousée Florale en cet Encens
Au cœur des effluves sublimes
Des sublimations du corps Astral
Lors que les sens sont effleurement
Des éclosions du Parfum Ultime
Profusions extatiques subliminales
Des fleurs D'Amour et de Quintessence
En La Vague des vagues de L'Océan
En cette Alcôve surélevée de La Verticale
Entre me dit L'Ami, en ce Jardin Intime
Brassées des flux et des flux en ces Feuillages
Oublie le ruisseau lors que L'Âme est Éclose
Voici les chevelures du Pur Azur en ces nuages
Les effets incandescents des virginales cimes
Mon Corps est à se pâmer au cœur d'une Rose
En Ses Perles ensemencées de La Munificence
Ondoiement soyeux de L'Ineffable Effluence
Voici les sols jonchés des Souffles du Noble Visage
Mon Face à Face sublimé en L’Étreinte du Roi
Mes lèvres collées au Ciel des Sublimances
En ces Évanescentes Corolles de La Présence
Sublimité, encore, en cette Élévation du Soi
En Toi, j'ai vu mon image, Ô mon Amant
Extrême Plénitude en L'Amour de L'Amour
Tu es à flotter en ces extases Nitescentes
Vénus, en ce Bouquet de Ton Ardente
Aspiration, est apparue au Lever du Jour.

Océan sans rivage


Peinture de Sandro Botticelli (1445-1510), La naissance de Vénus (détail)

Poésie héraldique allemande - Rathenow

Blason de Rathenow ancien (Brandebourg, Allemagne)

Auf Goldgrund, den brandenburgischen Adlerschild
schirmend, ein großer blaugewandeter Engel.


In Sünden ward ich beschworen,
In Schmerzen ward ich geboren,
Schrei hat meine Schwinge gehoben
Und Träne mein Kleid gewoben.
Weh mir !

Aus Blumen ward ich getrieben,
Die harten Steine zu lieben.
Mein Brot lag in blanken Schwaden;
Nun dorrt es im staubigen Laden.

In Gassen ward ich geschlossen,
Mein Saum mit Spülicht begossen;
Aus Löchern brodelnder Schatten
Trug ich auf Händen die Ratten.

Im Hohne hat mich gefroren,
Dem Beten ging ich verloren;
Ich sank vor modernde Betten:
« O Liebe, kannst du mich retten ? »
Weh mir !

Gertrud Kolmar

Winter Landscape


Blason de Bloubazlanec (Côtes-d'Armor, Bretagne)

Almost an Off-White,
or a very subtle Gray,
revealed only when the mist vanishes
at the beginning of the day,

and the Silver of naked hills
kissed by pale winter lights,
and this rare shade of Blue
above the frozen fields,

and the forgotten Green of trees
still aware despite appearances.
– Colors of the Soul slowly emerging
from the bright darkness of the Night.

Frédéric G. Martin - © 2016

Words in the Light - Poésie sous les étoiles


Blason de Raimond Winter (Bade-Wurtemberg, Allemagne)

L’Écrin

Blason de Klister (Suisse)

Je Te désire en Ton Désir
Qui se veut se savourer
Ne Te quitte en aucun instant
Un moment perdu, je suis à mourir
En ces fleuves qui sont Ta Bonté
Ce qui s'efface en L'effacement
Se pressent sans même se pressentir
En cette Absence est Ta Présence
Arborescence de L'Echo des soupirs
Lors que chaque souffle est Ta Semence
S'y recueillir sans jamais s'y suffire
Ton Regard pré-éternel est mon souvenir
J'y suis incessamment à m'étourdir
Des Réjouissances, et des Éblouissances
Se consument tous les désirs, en cet Expir
Sublimation qui s'unit à la Toute Irradiance
Au cœur de tous les instants est Ce Trésor
Un Joyau, dont l’Écrin est fragilité du Corps
Mes vagues sont Tes vagues, puissé-je y mourir
Car Ton Souffle en mon souffle est Ton Respir.

Océan sans rivage

mercredi 28 décembre 2016

Noble Coq


Blason de Gaillac (Tarn)

D'azur au coq d'or surmonté de trois fleurs de lys du même rangées en chef.

Il est des cristaux de limpides cascades.
Noble Maître, en vous est L'Aube du Monde.
Lors qu'éclosent les ailes de l'escapade,
C'est un cœur qui du Noble Amour vous inonde.

Gente Poule vous convie au Jour perpétuel,
Et ce sont ces pourpres couleurs que vêt Le Ciel,
Qui deviennent mémorables étreintes vermeilles,
Lors qu'un Souffle ceint les Montagnes éternelles.

Longue Nuit qui s'efface, je vous regarde.
Noble Coq, vos parures sont pure Naissance
Des yeux de mon âme ici qui vous effleurent.

Chantez dès potron-minet notre Présence,
Je suis en cette Joie qui vient de L'Intérieur.
Votre Révérence est digne Chant d'un Barde.

Océan sans rivage

Potron-minet


Dès que l'astre du jour pointe son feu naissant,
Je saute de mon perchoir pour saluer l'aube
Et chanter à Dieu mon amour reconnaissant.
Je le prie de vêtir mon âme d'une blanche aube

Et de donner à mon esprit Sa pleine Clarté.
Parfois, Gente Poule, qui est très matutinale,
Me précède. Au début, quoique non déconcerté,
N'ayant point des coutumes une pensée doctrinale,

Je m'étonnai fort d'être ainsi devancé
Et lui dis : « Dame, de vous trouver, je suis bien aise ;
Votre oraison est fort belle, ce qu'à Dieu plaise !

En cette ivresse, il me prend l'envie de danser !
Voici que, dès potron-minet, j'ai le cœur leste !
Vous êtes le rossignol du matin, sans conteste. »

Marc

Blason de Schonungen (Bavière, Allemagne)

Sagesse de la forêt


Blason de Amt Hohner Harde (Schleswig-Holstein, Allemagne)

Dès que je pénètre dans une forêt, je cherche
Le gardien du seuil sur lequel souvent se perche
Le geai dont le cri avertit les hôtes du bois ;
Telle est son utile fonction, il fait ce qu'il doit.

Une fois l'arbre gardien trouvé, je lui présente
Mes hommages, le remerciant de la bienfaisante
Promenade qu'il m'est donné de faire en ces lieux ;
Pour s'apaiser, la forêt est un bon milieu ;

Elle absorbe nos ondes et nos pensées négatives
Et nous emplit de son énergie positive.
Aborder la nature comme une aire de loisir,

N'est-ce pas la réduire à de la simple verdure ?
Quiconque la profane en y jetant ses ordures
Serait mieux sur un terrain vague, tant qu'à choisir.

Marc

mardi 27 décembre 2016

Défi

Blason de Limonest (département du Rhône)

Messire Griffon et Sire Lion se rencontrèrent
Un jour sur le sommet d'une très haute montagne,
Chacun ayant pris son propre itinéraire,
L'un par les airs et l'autre par la campagne.

Le félon, qui se sentait une âme souveraine,
Revendiqua derechef le trône du Roi :
« Je rejette votre autorité suzeraine
Avec force arguments, car tel est mon bon droit ;

J'ai de l'aigle la puissance et la vigilance.
D'avoir été jadis chien de garde du roi des dieux, *
Je prétends régner sur la terre et dans les cieux ! »

Ceux qui cherchent le pouvoir n'ont jamais suffisance
Et se croient être, plus qu'ils ne le sont, importants.
Le Roi ne fit qu'une bouchée de l'imputent.

Marc
____

De gueules au rocher de trois coupeaux d'or, accosté à dextre d'un griffon
contourné du même et à senestre d'un lion d'argent couronné aussi d'or.


* Selon Eschyle (un dramaturge de la Grèce antique), qui comparait les griffons à des chiens de garde de Zeus (le roi des dieux).

samedi 24 décembre 2016

Le misérable

Blason de Weingärtner-Schwandorf (Bavière, Allemagne)

Si je dois avoir le cœur vidé, Ô Seigneur, fais que ce soit pour qu’il se remplisse de Toi.
J’agrée la peine et la peine encore, et toute cette rivière de boue, et ce sang et cet étang !
J’agrée les odeurs et la laideur.
J’agrée les terribles vérités de mon être.
Sais-Tu Dieu ?
J’en ferai un amas.
Ce sera une sphère.
Puis, je la jetterai au loin.
Je dirai : voici mon enfer et voici mon paradis.
Tout cela, je le laisse.
Tout cela, je le laisse.
Il n’est qu’un seul désir.
Ce Désir est Le Désir de Toi !
Ô Mon Aimé, comment T’oublier ?
Ni lois, ni péchés n’ont éteint mon Désir de Toi !
Si tu es feu, je suis feu.
Si Tu es Eau, alors je suis Eau.
Même séparée de Toi, je suis encore avec Toi.

En cette Nuit, je Te veux déposer à Tes Pieds, mon tremblant cœur.
Tiens.
Est-il à moi ?
Tiens.
Il est tout à Toi.
Je suis le papillon qui brûle en cette flamme et autant de fois je brûle, autant de fois, je suis encore là.
En ce feu de L’Incandescent Amour, nul n’est à mourir.
Qui est ainsi à vivre ?
L’Amour est dans le Désir et Le Désir dans L’Amour.
Ne doute jamais que derrière un misérable se cache un Amoureux.
Il est à attendre, en sa pénombre.
Il est à attendre en sa misère.
N’est-il pas à marcher écrasé par le poids de son humanité ?
Il est en ce pas à gravir les terres de son parcours, à traverser les vallées de son corps.
Il est à frôler les aspérités de sa Réalité.
N’a-t-il pas les yeux baissés ?
Son cœur est pourtant ardent de mille feux.
Ne doute jamais que derrière un misérable se cache un Amoureux.
Le plus misérable n’est pas celui qu’on croit.


Océan sans rivage

Dieu a parlé

Blason de la commune de Zumholz (Suisse fribourgeoise)

Délicatesse soyeuse des pas de L’Amant.
Pudeur drapée de la fierté d’un Roi.


Il y a fort longtemps, un soir de Noël, je m’en allais faire quelques achats.
Un vent glacial me cinglait le visage que je protégeais d’un long châle en laine.
Je marchais courbée.
Le cœur murmurait des prières.
Il se chantait des révérences que l’on aime.
Des douceurs d’autrefois.
Les larmes d’hiver coulaient le long des joues.
Le trottoir entendait les pas de la petite femme.
Il n’y avait nulle âme qui vive.
Le vent mordait les mains tapies au fond des poches.
Soudain, je vis un ivrogne devant la boutique.
Il était à finir sa boisson.
De pudeur, je voulus l’éviter.
Je décidai d’emprunter un chemin par l’arrière.
Lors que je fis un pas en cette direction, une voix m’interpella si fort que je sursautai :
« Hé, ma p’tite dame, passez pas par là, la voie est fermée ! »
Il me répéta cela plusieurs fois avant que j’obtempère : « J’vous dis, passez pas par là ! Ecoutez-moi donc, ma p’tite dame ! »
Je vis en effet qu’une barrière avait été dressée au milieu du chemin.
Je revins sur mes pas.
Quand je parvins à hauteur de l’homme, je m’arrêtais émue.
« Ma p’tite dame, je vous demande bien le pardon d’avoir crié ainsi, mais je voulais pas que vous vous trouviez coincée là-bas ! »
Je le regardais alors avec Amour, tandis que ses yeux étaient emplis de douceur.
« C’est moi qui vous demande pardon, oui c’est bien moi qui vous demande pardon » finis-je par lui dire.
J’avais voulu éviter cet ivrogne, et voilà qu’il était à me donner la plus belle leçon d’Amour qui soit.
Nous nous regardâmes ainsi pendant un moment, étreints tous deux par une indicible émotion.
Je sus que Dieu m’avait parlé.
Dieu est partout.
Dieu est ici, ou là-bas.
Il est là.
Il est en ce pauvre mendiant.
Il est en cet orphelin.
Il est en ce malade.
Il est en celui qui a froid.
Il est en celui qui est le plus improbable.
Cet homme et moi, nous nous saluâmes avec la certitude que plus jamais nous ne nous quitterions.
Nous savions que nous nous étions vus.
C’est en cette Prunelle que le Regard est Roi.

Océan sans rivage

Voir aussi sur La Profondeur

vendredi 23 décembre 2016

Ascension de Papillons


Blason de la famille Barrin (Auvergne)

                            Il est un papillon, tout frêle mais empli de fougue.
                            Animé par Le Désir Ardent, il entreprend une Ascension.
                            Peu importe comment il vole.
                            Il ne sait que voler.
                            Le Désir l'emporte.
                            Ou bien est-il emporté par Le Désir ?
                            Son minuscule petit cœur palpite des mille couleurs.
                            Le Désir a Son Regard.
                            Le Désir possède des yeux.
                            Le Désir est en Sa Faim, sa Noble Finalité.
                            Soudain, le papillon rencontre un autre papillon.
                            Celui-ci est essoufflé.
                            Le voyage est long.
                            Le voyage est éprouvant.
                            Sur les ailes incandescentes se sont déversées mille tourmentes.
                            « Aide-moi, aide-moi à m'élever jusqu'au firmament, jusqu'au Dôme
                            Céleste, c'est là que l'on m'attend ! » supplie-t-il.
                            Alors, plein de zèle et d'Amour, les voici ensemble à gravir
                                      les vagues successives du Ciel.
                            Les ailes s'unissent et fusionnent en ce Désir,
                                      ivres des vertiges de La Montée.
                            Leur Joie consume leur fatigue.
                            L'un veille sur l'autre.
                            Est-il un seul qui ne donne à ce Voyage la pleine mesure de L'Amitié ?
                            Si l'un faiblit, alors voilà que l'autre devient Sa Force.
                            Tour à tour, cette ascension devient une Danse Sacrée.
                            La Lumière les touche de Sa Grâce.
                            Les voici vêtus de Soleil.
                            Ils ne savent plus qu'ils sont deux.
                            L'ont-ils jamais été ?
                            Leur regard se noie dans L'Océan de Leur Amour.
                            Suis-je encore le papillon de l'individualité ?
                            C'est à deux que nous sommes devenus Un.
                            En cet Empyrée, ils sont les désirés de La Lumière.
                            Ils sont aussi L'Exhalaison d'une Vesprée qu'enchante
                                      une Rose éclose en ce Secret.

Océan sans rivage

Voir aussi sur La profondeur

Le Prétexte

Blason de Charmoille (Doubs, Franche-Comté)

Au milieu d’une forêt Émeraude, sertie du grand Diadème
Des pas légers, enfantins, dans la brume d’un matin
Le regard surprend dans le soupir des branchages, un Écrin
Au creux de la main, délicatement, les lèvres murmurent: je t’aime
Puis soudain dévoile le récit d’une Merveille
Une fiancée parée de mille lumières, attendait son Roi,
Chaque nuit, en secret, sortait et scrutait la Lune, sa parure
Un Chant sibyllin accompagnait son émoi
Les veillées prolongées offrent un monde qui semble obscur
Pourtant, quel Mystère, la nuit vit apparaître Le Souverain
La Dame reconnut le médecin et le remède à sa langueur
Le Trésor d’une Vie, douce nostalgie, Ô Bonheur
Roi qui inspire vénération, suscite Contemplation, Destin
Ô œil qui se réjouit, et sait où se reposer
Regard, Ô Regard, se satisfait dans la Proximité
Comment se détacher du Bien-Aimé?
Comment voir un autre que Toi, quand Toi, Tu es Roi
Dans l’hiver qui s’annonce, un Palais abrite la Dame
Elle est à ses Pieds et contemple chaque saison en LUI
Car ni espace, ni temps ne séparent ceux qui s’aiment dans la nuit
Le Jour est perpétuel, Soleil et Lune, Ô mon Âme
Les Amants se cherchent et se trouvent tout à la Fois
Combien de vies et de retours possibles en cette Création
Combien de soupirs, d’ardents désirs en cette Adoration
Chaque seconde est un souffle suspendu aux lèvres du Roi
Ce monde prétexte pour dire encore TOI.

Océan sans rivage
____

Divisé en chevron de sinople et de sable, au chevron d’argent brochant sur la partition, sommé de deux rameaux de charme adossés de même, fruités d’or, unis au chevron, ce dernier accompagné en pointe d’un soleil non figuré de douze rais d’or, son disque partiellement bordé d’un croissant d’argent tourné en bande.


Voir aussi sur La profondeur

mercredi 21 décembre 2016

Poésie héraldique allemande - Nauen

Blason de Nauen (Brandebourg, Allemagne)

Ein blauer Karpfen auf silbernem Grunde.

Komm, guter Fisch, wir sind die Kinder der Stadt,
Herren ihrer Gebreite und Wasserflur.
Erntestunden sind heut, wir schaffen dich froh und satt;
Gestern in unserem Kahne fischt' Hunger nur.

Nährende Speise wird über die Wellen gestreut,
Körner, goldengelb, schmackhafter Essenrauch,
Saftiges Ziegeldach, Amtshaus und Schulgebäud'
Und eine Uhr mit glänzenden Zeigern auch.

Straßen wie Würmer werfen wir auf den Silberstrich
Den du in Fluten zeichnest, lebendes Boot.
Angelschnüre zerfetzten büßend im Krautwerk sich.
Nimm und segne, da du es nimmst, das Brot.

Schwarzbrot, von Kraft geknetet, Weißbrot aus Markt und Damm :
Schenken dir's unsere Hände, werden wir satt.
Grab' dich in Sonnenhaare, stahlblauer Flossenkamm -
Komm, lieber Fisch, wir bitten, Kinder der Stadt.

J'aimerais

Blason de Podensac (Gironde, Aquitaine)

J'aimerais être les quatre saisons en une
Son Rossignol Béatifié, Sa gracieuse Lune
Les écumes de l'Océan et le Vent marin
Le Soupir effeuillé des Arbres encensoirs
Chaque dune que cache l'infini de Ses grains
Les Rayons obliques du Soleil et sa Chaleur
Les sources vives qu'apaise l'ultime soir
La Terre qui se parfume des pleines ardeurs
Les bruissements furtifs des éloquences
En chaque clairière, en chaque vallée
Étranges créatures sortant à la nuit tombée
Le lit des bruyères et leurs doux rochers
J'aimerais être ces palpitantes vibrances
La légèreté des papillons qu'Il a coloré
Le Souffle des branchages à l'orée des bois
Les flocons immaculés qui tournoient
Chanter et chanter en cette pleine Grâce
Sa Majesté et Sa Beauté en cette Danse
Me fondre en chaque Lac devenu glace
Jaillir des Profondeurs au cœur de La Transe.

Océan sans rivage
____

D’argent au sceau en anneau d’or à la bordure pointillée sable, chargé d’une croisette pattée aussi de sable suivie de l’inscription « : SIG : MIRAMONDA : DE : CALHAV : » en lettres onciales du même, rempli de sable et encerclant un carreau d’argent et un orle en quartefeuille rempli d’azur et brochant sur le carreau, encadrant un personnage féminin de carnation habillé d’argent et de sable, portant un écusson parti au premier de sinople au lion de sable et au second d’or à trois fasces de gueules, adextré d’un écusson d’argent à trois coquilles de gueules et senestré d’un écusson d’argent à la croix latine de gueules.

Les trois coupes

Blason de Staufen im Breisgau (Bade-Wurtemberg, Allemagne)

D'abord, tu devras boire à la coupe de l'Oubli,
Mourir au passé, en saisir la Quintessence,
Débusquer ton ego dans ses moindres replis,
Dépasser le psychique, entrer dans la Conscience.

Ensuite, tu boiras à la coupe au goût amer,
Celle de la Mémoire de l'Unité Primordiale,
Enfouie en les profondes abysses de ta mer
Intérieure. La troisième est proprement royale !

Le premier breuvage révèle le goût insipide
De la vie profane et de ses basses compulsions ;
Le second te rappellera la vie aride

De l'initié, de la quête souvent éprouvante
De celui qui veille, sans relâcher sa tension ;
Le troisième * verse sa douceur à l'âme renaissante.

Marc

* Dite aussi d'Ambroisie.

Ode to the Seasons

Blasons de Hau in der Hallertau (Bavière), Birmensdorf (Suisse), Weferlingen (Saxe-Anhalt) et de Rüthi (Suisse)

If I had only one year left to live
I would thank Spring
for bluebells woods and rainbows,
seen and unseen.

I would tell Summer
it means the world to me.
In Fall, I would plant a tree
under the silent stars.

Leaf on the wind,
I would ask Winter
to give me for Christmas
only one Night more,

and like a child
enthralled by the Lights
I would write in the snow
love letters with many forevers.

Frédéric G. Martin - © 2016

mardi 20 décembre 2016

La Lucarne

Blason de Süsel (Schleswig-Holstein, Allemagne)

Mon Amour, où T'en es-Tu allé ?
En ces bordures, je suis à attendre
La Lune se montre en Sa Clarté
Depuis des milliers d'années
Ne vois-Tu pas mes bras se tendre
En cette tour, mon cœur s'étiole
Sous les dalles, est un tombeau
Chaque nuit, j'y vais dans Le Secret
Car, il est plus beau que cette geôle
Vais-je finir par y être enterrée ?
Les étoiles sont un manteau
Sur mes épaules et je suis à voguer
Des féeries que me montre L'Esprit
En ce sépulcre, qui est donc à me visiter ?
Je ne sais plus rien de La Triste Réalité
N'ai même plus la force de prier en ma nuit
Par la Lucarne, je suis juste à attendre
N'ai que les larmes pour m'accompagner
Enfouie sous La Terre avant L'Heure
Ne vois-Tu pas que je n'ai plus de membres ?
L'Esprit a fait de moi cette esseulée
Je chante, je ris, puis m'effondre et pleure
C'est que mes bras sont lourds de supplier
Mon Amour, où T'en-es-Tu allé ?
N'oublie pas celle qui Te veut épouser
Cette veillée est encore L'Aspiration
Par la Lucarne, je sais, Tu es mon Horizon.

Océan sans rivage