Décryptage et Revalorisation de L'Art de L’Écu, de La Chevalerie et du Haut Langage Poétique en Héraldique. Courtoisie, Discipline, Raffinement de La Conscience, état de Vigilance et Intention d'Unicité en La Fraternité d'un Nouveau Monde !

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dimanche 25 février 2018

La mouette, le goéland et le cormoran en héraldique


Blasons de Kaiser-Wilhelm-Kanal, de Sierksdorf et de Steinberg (Allemagne)

Les mouettes s'en vont vers la mer, vers le nord,
Affermissant leur vol pour la lutte et l'effort.
L'air du large frissonne et souffle dans leurs ailes...
Les mouettes s'en vont vers la mer, vers le nord...

L'air du large frissonne et souffle dans leurs ailes,
Elles vont vers le nord aux neiges éternelles,
L'ondoyant infini ruisselle sous leurs yeux...

Elles vont vers le nord aux neiges éternelles...

Elles vont vers le rêve et le charme des cieux
Délicats et changeants comme une âme d'opale...
Ah! les lointains voilés, la neige virginale
Qui réfléchit l'azur atténué des cieux !

Elles vont vers la brume où flottent les fantômes,
Les pâles arcs-en-ciel, les glaciers et les dômes
Des montagnes, les fiords aux eaux froides, l'hiver,

Les roches et la brume où flottent les fantômes...

Le vent du nord s'élève au profond de l'éther :
L'odeur de l'océan est son baiser amer.
Voici que s'affranchit et roule dans l'espace
Le vent du nord, l'esprit glorieux de l'hiver...
Et, magnifiquement ivres de l'air qui passe,
Affermissant leur vol pour la lutte et l'effort,
Les mouettes s'en vont vers la mer, vers le Nord...
Renée Vivien, Evocations (1903)

mardi 20 mars 2018

Ô Mouette !


Blason de la ville de Bolshevihorsky (Russie)

Certains nuages se pelotonnent aux rayons
D'un Ciel qui s'émerveille du Soir qui s'allonge.
Du bruissement incandescent de l'horizon,
Le cœur florilège s'évanouit en ce grand songe.

Les pourpres enlacent les vermeilles annonces
Lors que se plissent les vagues de L'Amour.
L'Ecume voyage sans qu'elle ne jamais renonce.
Evanescence de L'Âme en ce noble Retour.

Il m'importe peu d'avoir ces langueurs ;
Puisqu'à Toi elles me mènent aussitôt.
Je flotte au dessus des cercles de L'Apesanteur

Et frémis encor du jour qui décline au Souffle
De Ton Envolée. Est-ce ta danse de tantôt ?
Ô Mouette, pure blancheur qui ne jamais s'essouffle !

Océan sans rivage

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mercredi 12 juin 2019

Sagesse d’une mouette


 
Composition de l'auteur
(d'après le blason du patrouilleur HMS Spejaren de la flotte suédoise)


J’ai bien souvent rêvé d’une mouette subtile
Et qui vole si haut qu’à peine on peut la voir ;
Dans la haute atmosphère elle peut se mouvoir
Et composer des vers en un aimable style.

Pour évoquer ses traits, ma plume est malhabile,
Mais j’en veux dire autant qu’il est en mon pouvoir ;
Je ne regrette point d’avoir peu de savoir,
Car si j’en avais trop, ça me rendrait débile.

Qu’elle soit aussi loin, ce n’est pas triste en soi,
Puisque mon âme l’aime et que mon coeur la voit ;
Puis, je retiens les mots qu’elle avait su me dire.

Aussi, quand je relis des poèmes latins,
Je voudrais en charmer cet oiseau du matin ;
Ce serait un bonheur, si je l’entendais rire. 



dimanche 11 novembre 2018

Le Parchemin du Ciel


Blason du district de Tchekhov (Russie)

L'Amie, j'ai vu passer la mouette, ce matin ;
Elle planait, tranquille, épousant le vent marin
Chargé, depuis l'océan proche, de cette pluie fine
Que verse sur nos langueurs la nature qui décline

Et dont le sommeil sera peuplé de nos jours
Vécus en son sein, tout au long des heures profondes,
Celles dont la présence demeure en nous pour toujours,
Lors qu'en chacune se voulut germer l'aube d'un monde.

Le Ciel nous parle, c'est un immense parchemin ;
La mouette qui passe est comme l'onde des lointains rivages
Ou une luciole de jour qui balise le chemin.

Les Anciens connaissaient cela : tout est signe
Et tout événement s'annonce par des présages.
Encore faut-il savoir lire entre les lignes.

Marc



Blason du district de Chistoozyorny (Oblast de Novosibirsk, Russie)

jeudi 17 mai 2018

La mouette se sauve


Blason de Jurmala (Lettonie)

Les vagues se sont embrasées des écumes volantes.
Quelques gouttes s'échappent au sel de tes mains.
Le crépuscule frissonne des lueurs palpitantes.
Si les feuillages soupirent, mon cœur encor étreint,

Te poursuit du regard, et s'envole sur les ailes
Lors que la mouette se sauve et vite te rejoint.
Si La Lune tremble de mon Désir, c'est qu'en Elle
Est fondue toute mon âme qui vers Toi revient.

Si l'océan chancelle c'est qu'il se veut se réunir.
D'étranges impatiences, et beaucoup de silence,
Lors que le corps ne sait plus que frémir.

Qu'est donc ce Mystère ? Cette étonnante puissance ?
De L'Origine d'Un Nom, le cœur est entière Vibration.
Le Récif devient subitement une Oraison.

Océan sans rivage

mercredi 25 octobre 2017

Dame Mouette


Blason d'Ahlainen (Finlande)

Il est presqu'une heure du matin ; la nuit est tiède ;
Assis devant ma fenêtre ouverte, j'écris ;
J'apprécie cet apaisement ; la ville est quiète ;
Soudain, près de la Madeleine, j'entends des cris ;

Ce sont mes amies, mes danseuses du soir : les mouettes ;
Peut-être sont-elles en train de se disputer ?
Se croient-elles oiseaux nocturnes comme les chouettes ?
L'heure est bien trop tardive pour ainsi turlutter !

J'aime bien les voir et plus encore les entendre ;
Je reste souvent longtemps assis à les attendre ;
Parfois, l'une d'elles vient faire un tour de révérence

Devant ma fenêtre ; elle me jette un regard
En passant ; son vol est gracieux et plein d'égards ;
Je l'honore de même, d'un signe de connivence.

Marc

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vendredi 9 février 2018

Féerie d'un soir


Blason de la ville de Roan (Norvège)

     Nous n'étions pas ici d'une présence commune, mais Paris soulevait un voile de sa pudeur, en son coucher orangé de pâles soupirs. Au loin, le Jardin des Tuileries flottait de blancheur étrangère, comme épousant une mystérieuse campagne, silencieuse de douce neige. Les arbres étaient nus de leur vérité, comme appauvris, mais paradoxalement d'une grandeur ensommeillée d'hiver. « Ils sont beaux, t-ai-je dit, dressés dans la blancheur d'une réalité surprenante de lumière. Ils sont coupés du temps de ce Paris circonstancié de bruits, de passants, d'âmes qui marchent, comme stupéfaites, et de visages moroses. » Les immeubles se découpaient du soleil éteint au loin, mais dont les rayons derniers habillaient encore les façades de pierres, découpées d'ocre pudique. Quelques corbeaux survolaient, indifférents, le monde grouillant de torpeur.

     Nous nous approchâmes du rebord d'un Jardin reclus, isolé en sa solitude feutré de poudre blanche que seuls les oiseaux avaient marquée de leur présence. Puis, en cette délicatesse majestueuse de beauté, une mouette commença une ronde légère. Je m'en émerveillai, comme l'enfant qui voit cela pour la première fois. Je lui lançai, sans tenir compte des passants : « Comme tu es belle, Oh oui, comme tu es belle ! » Or, la mouette, qui m'avait entendue, se mit à valser dans le Ciel et à me répondre en la plus incroyable des révérences. Je continuais de m'exclamer à voix haute, tandis que toi, L'Ami, tu lançais quelques restes d'un pain d'épices qu'elles saisissaient au vol. D'autres mouettes arrivèrent comme par enchantement et tournoyèrent en une grâce que nous leur connaissions pour l'avoir maintes fois observée... Comme suspendues, nous frôlant presque, elles étaient à nous faire face et leur regard m'émouvait à un tel point. Nous assistions bel et bien à un ballet surnaturel. Je leur dis : « Ô Fleurs qui éclosent en ce ciel crépusculaire du soleil évanescent ! Mouettes florissantes de Beauté ! »

     Les passants s'étaient arrêtés et regroupés pour profiter de cette surprenante féerie. Ils étaient à prendre des photos et semblaient soudain devenir vivants de cette envolée surnaturelle que nous offraient ces oiseaux, en leur don réel, innocent d'Amour.

Océan sans rivage

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Cité de Lumière

mercredi 17 janvier 2018

Cité de Lumière


Blason de Svetly (Russie)

Symbole de La Ville : La figure principale de l'emblème est une lanterne lumineuse,
une source de lumière, un symbole d'espoir et d'exactitude du Chemin choisi.

Le Ciel est sur La Terre, voilà qu'ils s'unissent
Des douceurs fragiles de L'Hiver, puis s'étonnent
De tous ces Printemps embaumants qui fleurissent.
Aussi des magies flamboyantes de feu L'Automne ;

Le rire fuse des transports de L’Été exalté
Des effluves de L'Aube, qui par brassée de Soleil
S'invitent encor au cœur de nos folles envolées.
Et que dansent les arbres à l'horizon vermeil !

Cette Allée qui ne jamais finit, nous sourit
Des Voûtes de Sa Majesté, des pas hésitants.
Les Larmes voguent du doux Regard que l'on chérit.

Ces Eaux miroitent des secrets du Ciel crépitant.
Les mouettes nous saluent et nous font Révérence.
Ce cœur, Cité de Lumière, est ultime Espérance.

Océan sans rivage

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mercredi 5 juin 2019

Rêve d'un Barde


Blason du patrouilleur HMS Spejaren de la flotte suédoise
 

Tel l’immense vaisseau, Ton Rêve fut aussi le mien ;
Infime en Ton Ciel, je n’en voulus pas un autre.
Souvent de mes secousses, nous nous sommes tant étreints.
Je me suis cognée en Tes vagues qui furent les nôtres.

C’est la mouette jolie suspendue à Tes Nouvelles,
Qui me fit lever la tête et partir au loin.
Des écumes voilées de nos yeux, soies naturelles
De nos limites, quel monde a donc surgit soudain ?

Rêve encor de moi, Ô mon Âme, et me caresse
De l’ignorance qui devint muette interrogation !
Le cri de la mouette révéla la maladresse :

C’est en ce déchirement que jaillit la provocation,
Et à genoux, j’aimai que La Lune apparaisse
Car en Elle, mon cœur s’ouvrit à Ta pleine Sagesse.
 
 *  *  *

Le Barde a quelque Chose du Rêve éclos, et l’on dirait que souvent, en ce Temps, il marche sur l’autre Rive et poursuit comme une chimère, les promenades du reflet d’un océan : telle est soudain la question qui se suspend aux mots que butinent sans cesse quelques glissements, savamment enfuis sur le sable fin qu’efface le doux silence. Il n’exclut aucun moment et s’abandonne au vent qui joue avec les cordes d’une Lyre que l’on ne voit qu’en Rêve, et sache pourtant que du Rêve, il est un firmament qui devient Le Miroir du Présent. Alors, le Rêve n’est plus un Rêve, mais plutôt Le Jaillissement d’un perpétuel Commencement…
 


mardi 17 mai 2016

Présence Munificente

Blason de Lacanau (Gironde)

                                           Flottant sur Les Eaux Primordiales
                                           Ces Eaux qui effleurent en leur Cristal
                                           Le Trône Irradiant du Monde subliminal
                                           Lors que leurs vagues sont Irradiance
                                           En ces Rives qu'épouse L'Amour Virginal
                                           Ces flux, qui sont Le Signe d'une Mouvance,
                                           Sont Royale Invitation depuis L'Autre Monde
                                           La Mouette Océane en ramène des Nouvelles
                                           Gracieuse en l'équilibre de ses Blanches Ailes
                                           Irréductible en sa légèreté unifiée aux ondes
                                           Ciel et Terre en font une Voûte Célestielle
                                           Lors que son corps éthéré semble en L'Au-delà
                                           N'en pressens-tu pas la dimension surréelle ?
                                           Vois comme s'élancent en leur Pleine Lumière
                                           Les Portes arborescentes ouvrant ce monde-là
                                           Annoncent-elles par leur dualité apparente
                                           L'extrême de Leur Union en L'Astre Solaire
                                           Leur Feu qui ne consume est flamboyante
                                           Ardeur d'un cœur qu'attire Le Sublime Mystère
                                           En cette Terre baigne La Coupe de L'Amant 
                                           L'Âme épouse les couleurs des Firmaments
                                           En cet ondoiement, lors que se pressentent
                                           Tous les états, se révèle Présence Munificente.

_____

De gueule au soleil non figuré d’or accosté de deux pins arrachés du même aux troncs écotés, celui de dextre ombré de sable, à la champagne ondée d’argent chargée de trois fasces ondées d’azur surmontée d’une mouette volante aussi d’argent en demi-profil.

dimanche 11 septembre 2016

Noblesse et Art de l'écu - Recueil héraldique de Naïla


Peinture d'Edmund Blair Leighton (1852-1922)

Noblesse et Art de l'écu est né d'une croisée
Improbable entre la mystique et l'héraldique,
Lors qu'un beau jour, la nef Héraldie, pavoisée
De mille écus célébrés par le chant bardique,

Tandis qu'elle voguait sur le Chemin des étoiles
Rencontra l'Océan sans rivage, là où les eaux
Confluent pour s'ouvrir sur un horizon sans voile,
Vers cet Ailleurs où des destins s'apposent les sceaux.

D'une seule heure profonde sont sorties mille heures fécondes ;
L'écriture s'intériorise en l'âme qui se sonde ;
Mille et un blasons sont à le réverbérer.

Courage, Courtoisie, Fidélité et Noblesse
S'enluminent par l'Amour arboré sans faiblesse.
Il est une splendeur en chaque Beauté libérée.

Marc


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Vénérable Espace

Il est une Rencontre au delà des Rencontres
Une Seule, et voici Noblesse et Finesse
Voici Beauté et gestes en leur vivante délicatesse
Voici Les Perles rares de nos âmes qui sont à se fondre
En La Plus Pure des Révérences, en ce Souffle de L’Espoir
Par delà encore et encore, lors que Le Ciel est Grâce
L’Ami, en cette sacralité des instants qu’est notre histoire
Les Deux sont à s’unir en L’Éternité d’un Vénérable Espace.

Naïla


samedi 18 mars 2017

Le Chemin des Étoiles (I - 3)


Blason de Wiesental (Bade-Wurtemberg, Allemagne)


Acte I scène 3 : Marie-Louise, Justine, Le Cœur de Cristal


Marie-Louise

C'est d'avoir observé longtemps que nous sommes en cet arrêt.
L'étonnement se suspend aux lèvres de notre instant.
La conscience s'ouvre en permanence.
Tu as dit ces mots que nous avons bus depuis notre soif.
Je n'ai jamais autant marché depuis que je vois ce chemin.
Est-il en cet écho à nous rappeler qui nous sommes ?

Justine

Ce ne sont plus des mots que l'on souffle sur les écueils d'une page.
Ce ne sont plus des gestes qui se consument en leur infertilité.
Ce ne sont plus des caresses qui écorchent nos âmes.
Ce ne sont plus des efforts qui sont de vaines promesses.
Ce ne sont plus des méandres d'un narcissisme outrancier.
Ce ne sont plus les grèves des mers asséchées, ni les prises de pouvoir d'une lave qui ne donne pas son nom.

Marie-Louise

Te souviens-tu de la mouette effleurant nos aspirations singulières ?
Elles sont venues depuis les vagues d'un océan sauvage.
L'étendue marine a submergé de fraîcheur nos cœurs épuisés.
Nous avions tant espéré.
Te souviens-tu comme la flûte a chanté notre désir de délivrance ?
Nuit après nuit, nous étions en cette quête.
Depuis quand a-t-elle débuté ?
Il n'est pas de vain Amour, ni de vaines amitiés.
Elles sont les raretés d'un Joyau bien gardé.
Notre intimité trouve aujourd'hui sa sublimité.

Justine

Notre fougue a éteint toutes les prétentions.
Nous avons ri des décombres d'un monde abîmé.
Nous sommes à le voir s'effondrer.
Pourtant, nous sommes à apprendre.
Nous sommes chaque jour à nous défaire des pièges de notre illusoire fondation.
Lors que nous sommes acculés, lors que nous sommes frappés de plein fouet, il est quelque chose qui survient.
Nous ne voulons plus être incarcérés en ces filets de mensonges.
Notre esprit flotte enfin au-dessus de cette incohérence.
Nous sommes-nous échappés ?

Marie-Louise


Sans l'état de rupture, il n'est qu'une rotation fermée, sans se pouvoir devenir un chemin ascensionnel.
Qui sommes-nous pour devenir, un jour, un corps qui s'éveille à toutes les réalités de La Réalité Suprême ?
Qui est donc de ce côté-ci à pouvoir saisir ce qui relève d'un autre acte de vie ?
Est-ce une conventionnelle sociabilité à laquelle nos âmes aspirent ?
Est-il une possible rencontre, lors qu'elle n'est pas profondeur des cœurs virginisés ?
Cette Aube du Monde est un cœur rayonnant.
Te souviens-tu comme nous avons gravé ces mots sur les rochers de nos aspérités ?
Te souviens-tu comme les veillées ont parfois bousculé nos vanités ?

Justine

L'Amie, tout cela tient du prodige.
J'ai entendu l'océan nous dire : nous sommes à vivre au cœur d'une Lumière qui efface tous les sillons de nos larmes.
Nous sommes à apprendre en cette frairie.
Cet esprit de La Consanguinité est L'Origine que nous sommes à retrouver en la mémoire de L'Humanité.
Je respire les effluves de La Demeure de L'Amant.
C'est en Lui qu'est notre Destinée.

Marie-Louise


Il est un mouvement ascendant, et un mouvement descendant qui n'affecte nullement La Stabilité de L'Être.
Il nous a fallu du temps pour le comprendre en ce "Nous".
Il est intact et inchangé.
J'ai compris qu'un Noyau fendu est à goûter La Main qui le fend.
Plus jamais rien ne sera comme avant.
L’œil a bu en Sa Prunelle.
Le Lac de tous les Regards.
Le Regard intérieur.


Apparaît à ce moment-là, un Cœur diaphane, que L’Éternité désigne comme étant Le Cœur de Cristal.
Il flotte au dessus de Marie-Louise et de Justine et tient alors ce discours :

Le Coeur de Cristal

Les vibrations sont les cordées du Ciel illuminant de par Sa Grâce, les secrets d'une Caverne.
Elle est à contenir les germes d'un Jardin éclos depuis Le Printemps d'une Vie.
J'ai vu les peurs de tes pas hésitants.
Ton cœur a tressauté en cette réclusion.
Il est en ce pli de ton parchemin, l'ourlet d'une vie entière.
Toi, et Toi, et encore Toi !
Les Anges de La Quintessence, au dernier Ciel de L'Intimité, ont reçu les ordres qu'un Roi sublime chantait.
La Lyre de La Puissante Majesté vibre de Sa Luminescente Beauté.
Il est Le Mystère du cœur de L'Homme.
En ce Lac est à se refléter l'image de ton âme, et si tu ne vois rien, c'est que ton cœur se doit encore d'être poli.
C'est de Roche en Roche que celui-ci connaît l'érosion.
Le vent et L'eau ont été ses alliés.
Le feu a eu raison de sa dureté.
La Terre s'est fondue en son argile d'origine.
Douce est sa voix.
Les rudesses du froid ont eu raison de ses résistances.
Fluide est son image.
Si la rouille fige tes souffles, les yeux de ton Secret se heurtent à l'opacité de ton oubli.

mercredi 8 février 2017

Océan sans rivage - Le Bestiaire du Jardin


Il est une fourmi qui s'est affolée.
J'ai suivi son Périple en m'accrochant à ses pas furtifs.
La finesse de sa danse sur les dunes sacrées,
A fait de moi sa compagne inlassable, en cet appel fugitif.


vendredi 17 novembre 2017

Présence d'un vol d'oiseau


Blason de Amt Marne-Nordsee (Schleswig-Hostein, Allemagne)

La mouette nimbée de Lumière,
Des Grâces de Sa Blancheur,
En L'Azur parsemé de Fleurs
Le doux frémissement de L'Eau.

Océan sans rivage

mardi 1 janvier 2019

Pays de Poésie - Le recueil de Cochonfucius


Drapeau de l'Université socio-économique de Saratov (Russie)

La vie ressemble à ces sonnets que je fignole
Comme produit ses fruits le patient pissenlit.
Aussi peu s’en soucie le passant qui les lit
Que des graines des fleurs au jardin, qui s’envolent.

Le plus souvent, bien sûr, ces textes sont frivoles :
Menus propos badins que la rime embellit,
Rêves incohérents notés au saut du lit,
Souvenir de leçons entendues à l’école.

Mais certains jours je dois dire un mot plus sérieux,
Examiner mon coeur et passer aux aveux ;
A ce genre d’écrit, malhabile est ma plume.

J’aime mieux débloquer, fabuler, plaisanter,
Et mon rire aime mieux que mes larmes chanter,
Puisque l’oeil de l’esprit dans le rire s’allume.

Cochonfucius, Les cent sonnets

vendredi 23 septembre 2016

Épilogue

Blason du Blasonneux

Voici que Morphée s'en vient avec sa barque ;
Dans son regard se profile tout un firmament.
L'Amie, si d'aventure, en cette nuit, les Parques
Devaient couper mon fil, je te fais ce serment :

J'attendrai ta venue, au bord de l'Autre monde,
Lors que j'en aurai demandé la grâce à Dieu.
J'ai frôlé souvent dans ma vie l'ultime seconde ;
J'ai su alors qu'Il est le Miséricordieux ;

Sa Main jamais ne m'a lâché dans la détresse !
Un Seul de Ses Regards est Océan de Tendresse !
Mille consolations en Un Seul de ses Pardons !

Lors que j'aime, c'est en vérité Lui que j'adore !
Au-delà du Tout, c'est Lui encore et encore !
En Lui est mon Lien ; qui peut rompre ce Cordon ?

_____


L'été qui se meurt, c'est un ami qui s'en va
Pour ne s'en revenir jamais ; dans sa besace,
Il emporte les songes tissés sur le canevas
Des jours heureux que la saison vieillie efface

D'un coup de vent ; chaque feuille qui tombe ou s'envole
Garde en elle la vibrante mémoire de nos soupirs.
Mon âme, point ne pleure, ni de cela te désole !
Ne sais-tu pas qu'à tout expir succède un inspir ?

Mille saveurs sont à se goûter en ce Jardin !
Vois la vesprée teindre le ciel d'incarnadin !
Contemple de la mouette jolie la divine grâce !

Pas un instant qui n'ait libéré son parfum !
En ce pèlerinage vers nos propres confins
Est né un Bel Amour que mille aurores embrasent !

_____


Comme tous mes mots me semblent vains, subitement.
Comme si mes écrits n'étaient que vaine tentative,
Une sorte de savante entreprise d'évitement
Du destin où je menais une vie palliative...

Voici que je suis à me dire : « Tu es fini !
Mille écrits jamais ne vaudront le moindre acte !
Tu le savais, que rien n'était indéfini !
Voici se fermer de l'instant crucial l'entr'acte...

Mille et mille savoirs ne valent pas un seul sourire !
Vivre, n'est-ce pas accepter, enfin, de mourir ?
Que pèse aux yeux des hommes ma petite intention ?

Que suis-je à vouloir préserver de ma personne ?
Quoi qu'elle fasse, à la fin, c'est le vide qui résonne !
Être soi, l'interminable négociation...

_____


Voici que les émaux et les métaux se fondent
En une couleur que l'on ne saurait blasonner.
Voici l'écu englouti dans les eaux profondes,
Lors que la nef, par le Destin arraisonnée,

Vogue encore, ivre d'ivresse et d'horizons vides.
Voici du clair matin, telle une aube de marbre,
La promesse...