
Décryptage et Revalorisation de L'Art de L’Écu, de La Chevalerie et du Haut Langage Poétique en Héraldique. Courtoisie, Discipline, Raffinement de La Conscience, état de Vigilance et Intention d'Unicité en La Fraternité d'un Nouveau Monde !
dimanche 15 mars 2020
Homo obsignatorum

dimanche 7 août 2022
Considérations sur la docilité ambiante
Des estomacs ambulants encombrés d'un corps.
Beaucoup ne nourrissent, à vrai dire, qu'une vision festive
De l'existence qui évacue l'idée de mort,
Une anomalie à telle enseigne indigeste,
- D'autant plus que tous, même les riches, doivent l'essuyer -
Qu'on en vient à traiter une grippe comme la peste,
Délire que tout un narratif vient appuyer
Et que les esprits sous perfusion assimilent
Bon gré mal gré, à coup de matraque s'il le faut.
On les noie dans les chiffres, des cents et des mille.
C''est par le nombre que l'on soumet les imbéciles.
« Ciel ! nous avons oublié la Dame à la Faux ! »
Une peur bien entretenue rend les gens dociles.
Le Spectre à trois faces

lundi 9 novembre 2020
Le Nouvel Ordre (6)
Homo festivus, c'est l'homme scellé dans son éclatement, un adulescent perpétuel, geignard et revendicatif, reconnaissant de rien mais à la merci de tout. Au moins pire, un hypertrophié du mental ; en moyenne, un imbécile cuculturé ; au pire, un crétin décervelé. Branché en permanence à sa prothèse narcissico-communicationnelle qui lui maintient la tête immergée dans un monde factice, virtuel et pixelisé où on lui donne la becquée en temps réel, il se retrouve à n'avoir plus le temps de rien, pas plus, d'ailleurs, que l'espace de quelque chose car il ne tient pas en place. Bougisme et voyagisme sont les deux mamelles de son inconstance et de son insignifiance partagées. La Communauté du Vide battant son plein.
À force de nous comporter robotiquement,
Les robots finiront par prendre notre place.
Nous en sommes d'ailleurs presque là, pratiquement,
Tant la technosphère est à resserrer sa nasse.
La série Terminator n'est certes qu'une fiction,
Elle ne nous avertit pas moins d'une telle menace.
Quelle sera demain notre latitude d'action
Quand on nous injectera la puce qui nous trace ?
Soyons certains que la chose est dans les tuyaux.
Ceux qui à ce système se montreront loyaux
Verront vite que leur « paradis » n'est qu'un enfer.
Si les Troyens avaient écouté Cassandre,
Leur ville n'aurait pas été réduites en cendres.
Mais les hommes, semble-t-il, ne sont pas à refaire.
Le Spectre à trois faces
samedi 10 novembre 2018
Jusqu'à la goutte dernière
Chaque matin, les gens se jouent la même comédie ;
La tragédie, c'est qu'ils ne s'en rendent pas même compte !
Il n'est rien que l'on puisse faire, rien n'y remédie,
Car épaisse est la couche de ce qu'ils se racontent.
Même quand ils s'amusent, ils se prennent au sérieux.
Et s'il vous prend de rire de leur manière de rire,
Ils se fâchent et peuvent même devenir furieux.
Ils ont raison, cela ne prête guère à sourire.
Le sens de l'existence, chez Homo festivus,
Est tout entier confiné dans la vie ludique ;
C'est là, probablement, sa vision édenique.
Dès lors qu'il engendra Festivus festivus,
Nous sûmes qu'il n'y aurait plus de machine arrière
Et qu'il boira la lie jusqu'à la goutte dernière.
Le Spectre à trois faces
mardi 30 juillet 2019
Des bons sentiments
Combien sont à vouloir le monde autre qu'il n'est ?
Trop arriéré pour les uns, ils le précipitent
Et trouvent que le jourd'hui est déjà suranné ;
Trop incertain pour les autres, ils s'en dépitent
Puis dans l'identitaire cherchent leur sécurité,
Sans pour autant renoncer à ses avantages ;
Mais sans être des contraintes d'alors les otages.
L'on veut la rose sans épines, l'été sans chaleur ; *
L'on veut jouir de tout en ignorant les malheurs
Que ce mode de vie cause aux quatre coins du monde
Et préserver la Terre pour la mieux dévorer.
Les bons sentiments que l'on aime bien arborer
Ne trouvent que rarement les mains qui les fécondent.
L'Abbé Théophile

Lire aussi : De l’homme-masse à Festivus festivus : deux visages de la médiocrité
samedi 25 août 2018
Considérations involutives
Tout d'abord, homo sapiens a frotté la pierre
Et depuis, il ne s'est plus jamais arrêté,
Travaillant, combinant, triturant la matière
Qu'il veut percer à tout prix. C'est un entêté.
Aujourd'hui, il poursuit obstinément sa quête,
Voulant pénétrer le secret de l'Univers.
Sauf, hélas, qu'il n'a pas oublié d'être bête,
Mettant tout sens dessus dessous et à l'envers.
Le voici, surenchérissant dans la technique
Dont les câbles resserrent ses nœuds gordien psychiques,
Ne sachant dépasser son mental rationné.
Il engendra une nouvelle espèce, inédite :
Homo festivus, qui scellera les limites
De l'évolution mue par les sciences fractionnées.
Le Spectre à trois faces

Tout un Big Bang pour en arriver là.
Lire aussi
dimanche 19 avril 2020
Considérations méphitiques
mercredi 26 janvier 2022
Du degré zéro de l'ontologie
Ma pauvre Mado, je suis à me demander pourquoi je m'obstine à t'écrire ces lettres complètement décalées de ta plate réalité communément partagée et dont tu ne te départiras sans doute jamais. Tu es définitivement, je crois, une homo festivus et donc, à ce titre, scellée dans une acception exclusivement triviale de l''existence, centrée sur la relation utile et le plaisir futile, au degré zéro de l'ontologie. Alors que rien ne t'y obligeait, tu as vendu ton âme pour pouvoir t'asseoir à une terrasse ou pour aller vivre au cinéma une aventure par procuration. Ainsi, pour préserver ton mode de non-vie et asseoir ta précaire sécurité, tu as bradé ta liberté et hypothéqué ton devenir. Si c'est à ce crépuscule qu'a abouti le prétendu siècles des lumières et la révolution qui a suivi, je te les laisse volontiers. J'en ai la nausée depuis longtemps mais ce n'est rien à côté de la gueule de bois qui t'attend, toi et tes semblables.
Il est grand temps de commencer à réfléchir. (1)
La chose est à l’œuvre, de manière grotesque,
Un phénomène que rien ne semble infléchir.
Certes, il ne faut pas s'étonner outre mesure
Que les neuneus soient à ce point gogolisés,
Après des décennies de télé-vomissure
Dont les cerveaux sont sortis lobotomisés.
Tout de même, d'en arriver à un tel degré
De bêtise et d'intelligence désintégrée
Dépasse de loin ce que l'on imagine de pire,
En tous les cas, les plus sombres appréhensions. (2)
Cela défie toute possible compréhension.
Après le bon sens, c'est toute raison qui expire.
Le Spectre à trois faces
(2) « Deux choses sont infinies : l'Univers et la bêtise humaine. Mais, en ce qui concerne l'Univers, je n'en ai pas encore acquis la certitude absolue. » Albert Einstein (1879-1955)
samedi 22 décembre 2018
Ombre
C'est avec d'autres mots que nous les combattons ;
Quand les nations sauront que quelques oligarques
Tirent toutes les ficelles et font donner le bâton
Aux états insoumis ; qu'alors les masses serviles
Se réveilleront enfin de leur long sommeil,
Éclateront un peu partout des guerres civiles ;
Le temps à venir n'est à nul autre pareil.
Nous sentons bien tous que quelque chose ne va plus ;
Que les forces de l'ombre se répandent et dévastent
Mais beaucoup se plaisent à poursuivre le vain rêve
D'une vie d'insouciance et d'amusements sans trêves.
Le Spectre à trois faces
samedi 31 mars 2018
Flamboyances
Nefs en dentelle de pierres d'un gothique flamboyant
Voguant vers le crépuscule du fier Moyen-Âge
Dont les templiers quittèrent les troubles rivages,
Lors que la tiare s'allia au sceptre foudroyant (1)
Et que le sang royal tari éveilla Albion
Dont les mercenaires ravagèrent les terres de France. (2)
Palais rococo que parfois nous visitions,
lundi 26 octobre 2020
Du Nouvel Ordre (1)
Ma chère Mado, toi qui aimes tant faire la teuf avec tes potes (pourquoi détesté-je ce mot ?), ces temps de Convide, avec un couvre-feu par-dessus le marché, doivent vous mettre particulièrement à l'épreuve. Il semblerait bien qu'homo festivus ait du plomb dans l'aile, ce qui n'aurait sans doute pas déplu à notre regretté Philippe Murray. La vision festive de l'existence est en train d'éclater en morceaux et c'est tout un pseudo mode de vie qui part en sucette. Normalement, les périodes de crise sont propices à la réflexion et invitent à prendre du recul. À marquer un temps d'arrêt. Lors, ce qui aurait pu se faire librement se fera désormais sous la contrainte. Comme quoi, les événements finissent toujours par nous rattraper. Toutefois, j'ai peu espoir que la masse des gens se requestionnera en profondeur ; elle préférera plutôt ronger son frein, dans l'idée bien accrochée que le monde d'après se remettra sur les rails de celui d'avant. Sauf que ça n'arriva pas.
Tu crois que les médias sont là pour t'informer ?
Alors ils te feront avaler tout, sans peine,
Et tu n'auras du monde qu'une vision déformée.
Ils te diront qui aimer, qui tenir en haine,
Ne t'accordant que la liberté d'expression
Pour autant qu'elle se range à l'opinion permise.
À défaut, ils sauront te mettre la pression,
N'ayant de cesse que ta raison se soit soumise.
Leur système ne peut tolérer les divergents ;
La pensée unique est le seul point convergent.
Tu peux ranger ton cerveau, il est inutile.
C'est encore heureux qu'on te permette d'exister.
Dans ce Nouvel Ordre, tu n'es qu'un assisté.
Alors tais-toi et continue ta vie futile !
Le Spectre à trois faces
Ni con ni vide
jeudi 19 novembre 2020
Unhappy Hour
Parti coupé ondé d’argent et d’azur et coupé ondé abaissé d’argent et d’azur ;
au chef bastillé de gueules chargé de trois verres d’argent.
J'ai vu manifester contre le port du masque
Des gens qui ont oublié d'enlever... le leur !
De temps à autre, une interview un peu flasque
Où l'on n'ose pas dire que tout cela n'est qu'un leurre.
L'on a changé en fléau une simple gripette
Dont on gonfle artificiellement le taux.
Quand la parole officielle ne vaut plus tripette
Et qu'on la gobe quand même, on peut serrer l'étau.
Le virus, on sait, prise moins les supermarchés
Que les boutiques où il n'y a presque personne.
Mais il préfère de loin les terrasses de café.
Aussi est-ce la déprime chez homo festivus
Car l'heure du Happy Hour plus nulle part ne sonne.
Il peut toujours boire sa bière sous un abri-bus.
Le Spectre à trois faces

Happy Hour - Planet Center - Considérations soporifiques
mardi 15 octobre 2019
Chaque instant est un commencement
Le simple fait d'être en ce monde des passants
Nous donne à le voir d'une autre manière ;
Mais une chose ne se révèle qu'en la dépassant (1)
Car seule la hauteur en offre une vue plénière.
L'ici-et-maintenant n'est pas une claustration,
Telle que l'est, d'emblée, l'illusion du carpe diem, (2)
Qui n'en a ni la concrétion ni l'abstraction,
Mais la porte et la clef d'accès à tous les schèmes. (3)
Telle est la réalité de l'impermanence
Que rien, absolument, n'y peut-être acquis,
Ni rien, dès lors, définitivement conquis.
Ce n'est pas la chose qui inspire la permanence
Mais bien, sans cesse renouvelé, l'étonnement
Qu'elle suscite. Chaque instant est un commencement.
L'Abbé Théophile

(2) Au sens proprement hédoniste et donc réducteur du terme, tel que l'illustre Homo festivus.
(3) Au sens d'archétype, que nous relions ici à l'acception kantienne de procédé actif, c'est-à-dire un moyen par lequel un concept pur devient effectif par l'implication d'une intuition.
mercredi 12 septembre 2018
Considérations fastfoodiennes
En lequel s'engluent les résiduels neurones.
L'homme moderne vit comme une brute mais se pense doux,
Car fardé de bons sentiments dont il plastronne.
Sa prothèse communicationnelle lui est tout,
Car sans elle, son vide sidéral perd ses repères.
Il y est enchaîné comme un petit toutou,
N'ayant guère que son nombril pour ultime repaire.
Ce monde de bisounours est un monde d'égoïstes
Qui ne pensent qu'à leur confort et à leurs plaisirs.
S'indignant d'une tombe où il se devra gésir,
Homo festivus n'est pas d'emblée réaliste.
Le Spectre à trois faces

dimanche 26 avril 2020
Le dernier train
vendredi 30 août 2019
Qu'en sera-t-il ?
L'on dit vouloir un monde meilleur ? J'en suis fort aise !
Mais a-t-on commencé par simplifier sa vie
Et dégagé tout ce qui tient lieu de prothèses ?
De compulsions en pulsions que l'on assouvit,
Il faut bien, pour tout assainir, une vie entière,
Et c'est le but de notre passage ici bas,
Le temps de faire les comptes de l'intérieur bestiaire
Pour dompter ce petit monde, sans plus de débat.
Suivre ceux qui se croient en villégiature,*
C'est s'assurer de la finale déconfiture.
Car qu'en sera-t-il quand il faudra tout laisser,
Au moment, comme on dit, de passer l'arme à gauche ?
C'est de manière festive que le Diable débauche.
Plus d'un eût mieux fait de garder la tête baissée.
L'Abbé Théophile

dimanche 8 septembre 2019
Inertie


















