En héraldique, le hibou et la chouette sont souvent associés et, de ce fait, confondus, du moins au niveau du dessin. En fait, le hibou se distingue de la chouette par la présence d'aigrettes sur la tête (touffes de plumes donnant l'impression d'oreilles ou de cornes).
Décryptage et Revalorisation de L'Art de L’Écu, de La Chevalerie et du Haut Langage Poétique en Héraldique. Courtoisie, Discipline, Raffinement de La Conscience, état de Vigilance et Intention d'Unicité en La Fraternité d'un Nouveau Monde !
vendredi 22 juillet 2016
Le hibou et la chouette en héraldique
En héraldique, le hibou et la chouette sont souvent associés et, de ce fait, confondus, du moins au niveau du dessin. En fait, le hibou se distingue de la chouette par la présence d'aigrettes sur la tête (touffes de plumes donnant l'impression d'oreilles ou de cornes).
vendredi 13 octobre 2017
Les Allégories du Jardin - Le Hibou

Je saisis avec la plus grande avidité les avis du hibou, et je jetai loin de moi les vêtements de l’amour-propre ; mais les passions semblaient me dire: Reste, reste avec nous.
lundi 4 septembre 2017
Perplexité d'un hibou


vendredi 22 juillet 2016
Le hibou
Tels sont les deux attributs que l'on me donna ;
Et c'est précisément grâce à ma clairvoyance
Que la bonne déesse me prit sous sa protection
Et que m'adoptèrent devins et devineresses ;
Malgré mon air, je m'honore d'une telle élection
Sans que cela me mette dans un état d'ivresse.
À la nuit tombée, mon vol présage une heureuse
Nouvelle ; mais les âmes superstitieuses et peureuses
Voient en moi le funeste présage de la mort.
Je suis à la nuit ce que l'aigle est au jour ;
Je perce l'obscurité et voit tout à l'entour ;
Le crépuscule m'est une aube, sans faire d'oxymore.
Marie-Louise & Justine
samedi 17 novembre 2018
Le Grand-Duc et le Bouquetin
« Bien que n'étant pas du même bord, ni par les goûts
Ni par les mœurs, l'on n'en est pas moins compères
Et l'on se comprend, faute de s'entendre sur tout.
La hauteur du milieu nous est un sûr repaire,
Sans être, pourtant, hors d'atteinte des humains.
Par chance, les sentiers rocheux sinuent loin des routes
Et ne sont donc pas les plus courus des chemins ;
Le randonneur averti sait ce qu'il en coûte.
D'être proches du ciel nous fait voir le monde de loin ;
Nous y sommes, Dieu merci, à l'abri du besoin.
Nous vivons comme des seigneurs, sans hâte ni tapage. »
Ainsi parlèrent le grand-duc et le bouquetin,
L'un s'en allant dormir au petit matin,
L'autre se voulant brouter une herbe d'alpage.
Marc
lundi 30 avril 2018
La Dame Blanche
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mardi 17 octobre 2017
Les Allégories du Jardin - Le Paon

Faible mortel qui viens m’insulter, me répondit-il, laisse tes reproches, et ne rappelle pas à celui que le chagrin accable, ce qui lui a été ravi ; car il est dit dans la tradition : Ayez pitié de l’homme illustre qui a perdu son rang, et de l’homme riche qui est devenu pauvre. Je voudrais que tu m’eusses vu lorsque je me promenais dans Éden auprès des ruisseaux limpides et des grappes vermeilles qui l’embellissent ; et que, le parcourant dans tous les sens, j’entrais dans ses palais superbes et jouissais de la compagnie de ses échansons ravissants et de ses houris voluptueuses. Louer Dieu était mon breuvage ; célébrer sa sainteté, mon aliment ; je tins toujours la même conduite, jusqu’à ce que le fatal destin poussa vers moi Éblis, qui me couvrit du vêtement de l’hypocrisie, et changea en défauts mes plus belles qualités. J’eus d’abord horreur de ce qu’il me proposa ; mais, hélas ! le destin plonge, lorsqu’il le veut, dans le malheur et dans l’infortune, et fait fuir les oiseaux de leurs nids pour les livrer au chasseur.
Quant à Éblis, il marchait fièrement, revêtu des habits célestes de la faveur de Dieu ; mais son mauvais destin finit par le porter à refuser avec orgueil de se prosterner devant Adam ; c’est précisément dans l’événement qui suivit ce refus, que j’eus, par malheur, quelques relations avec cet ange rebelle. Il m’entraîna dans le crime, me déguisant ce qu’il y avait de pervers dans son dessein ; et, pour tout dire, je lui servis d’introducteur dans Éden, tandis que, de son côté, le serpent machinait pour l’y faire entrer. Après l’événement, Dieu me précipita du séjour de la gloire dans la demeure de l’ignominie, avec Adam, Ève, Éblis et le serpent, en me disant : Voilà la récompense de celui qui sert de guide pour une mauvaise action, et le salaire que l’on mérite pour avoir fréquenté les méchants. Dieu me laissa mon plumage nuancé de mille couleurs, pour que cet ornement, me rappelant les douceurs de la vie que je menais dans Éden, augmentât mes regrets, mes désirs et mes gémissements ; mais il plaça les signes de sa colère sur mes pattes, afin qu’en y jetant sans cesse des regards involontaires, je me ressouvinsse de la violation de mes engagements. Que j’aime ces vallées, où tous les charmes de la nature semblent être réunis pour donner une idée de ce lieu d’où j’ai été chassé, et d’où mon destin malheureux m’a éloigné pour toujours ! Les jardins agréables me font souvenir des prairies printanières de mon ancienne habitation, sujet des larmes abondantes qui coulent de mes yeux ; et c’est alors surtout que je me reproche ma faute, et que je m’écrie en pensant à mon malheur :
Séjour délicieux, puis-je espérer de te revoir jamais ! goûterai-je encore dans ton sein un instant de sommeil paisible, Habitants de ces lieux fortunés, lorsqu’au moment cruel de la séparation, je vous dis un dernier adieu, je fus sur le point de mourir de douleur et de tristesse ; n’aurez-vous donc jamais compassion de mon malheureux état ! Vous avez éloigné le sommeil de mes paupières, et vous m’avez uni de la manière la plus étroite à I’affliction : mon corps est loin de vous, mais mon esprit est au milieu de vos tentes; pourquoi ne pas permettre à mon corps de s’y réunir à mon esprit ! Lorsque je me rappelle les nuits délicieuses que j’ai passées avec ces objets ravissants, sous des pavillons protecteurs, si l’abondance de mes larmes ne soulageait ma peine, je mourrais consumé de désir. J’ai cru, dans mes rêveries, que vous me promettiez de venir voir votre ami fidèle ; hélas ! mon ardeur en a été accrue, et mon désir augmenté. Si je dois cet éloignement pénible a une faute dont j’ai pu me rendre coupable, que ma situation malheureuse soit aujourd’hui mon meilleur intercesseur ! Mais, hélas ! ces doux moments sont passés pour toujours, et mon partage doit être la soumission et la modestie.
dimanche 26 mars 2017
L'oracle d'un hibou

Ce que je perçois ne me révèle que moi-même ;
Et le bienfaisant les vents de miséricorde.
Je vois naître l'amour ou poindre la discorde
Marc
mardi 6 novembre 2018
Apocalypsis 23 – La Vérité éclatera toujours
De censure, la Vérité éclatera toujours !
Elle demeure intacte, lors que le mensonge s'érode,
Jusqu'à ce que sa face apparaisse au grand jour.
Et celle-ci, je peux vous l'affirmer, est hideuse,
Provoquant les pleurs et les grincements de dents.
En notre époque, son ombre est partout rôdeuse
Et les temps à venir seront sans précédent.
L'on se pose volontiers en victime du système
Quand, passés les jours gras, s'en viennent ceux de carême
Où l'on mange, au lieu du froment, de l'épeautre,*
Sans comprendre qu'il est désormais endogène
Et que l'on est le Père Noël de ses étrennes.
Il y a autant d'évangiles que d'apôtres.
L'Abbé Théophile
L'oracle d'un hibou Fosse d'aisance
dimanche 26 décembre 2021
Recueil héraldique de Justine
Mise à jour du recueil de Justine, alias le Spectre à trois faces, dont les interventions à l'emporte-pièce et à rebrousse-poil, à contre-pied du politiquement correct, peuvent heurter le lecteur encore acquis à l'idée de vivre dans un système réformable servi par des gens bienveillants et donc toujours bien intentionnés. Mais nous savons, n'est-ce pas, qu'il n'en est rien et que ce monde se révèle de jour en jour plus brutal et de moins en moins humain. Quant à la bêtise, qui fait des progrès tous les jours, nous savons de même qu'elle n'est jamais trop éloignée de la méchanceté qui trouve à se manifester, en ces temps troubles et confus, sans n'avoir même plus à se dissimuler. A côté de cela, quelques mots cinglants font pâle figure et ne parleront guère qu'à ceux qui ne sont plus dupes de ce qu'il se trame, ayant renoncé à se réfugier dans le confort fallacieux et complice du déni. Où nous pouvons observer à loisir que ce monde prétendument rationnel est à sombrer dans l'irrationnel le plus absurde, sous l'effet d'une hypnose collective, et que ceux qui se prévalent volontiers de réalisme se laissent embarquer sur la nef des fous, un bateau ivre affrété par d'obscurs armateurs aux sombres desseins. Si le père Noël n'existe pas, le Père fouettard, par contre, a repris du service et sa main est lourde.
Les
mots ne sont fragiles que s'ils sont soufflés aux oreilles sourdes à la
beauté de leur sonorité et fermées aux vertus de leurs vibrations. Mais
ils se revêtent de force s'ils sont tissés en entrelacs d'entente
profonde et scellée d'amitié fraternelle et de connivence verticale. Du
filigrane des paroles données, nous forgerons une épée de vérité dont le
fil tranchera la faconde de qui détrousse les mots justes et tue la
pensée qui chemine. Nous l'aiguiserons sur la pierre angulaire de nos
cœurs battant et fendrons l'étal des boutiquiers d'âmes, engeance vénale
et félonne qui écume la terre des hommes et crucifie l'Âme du monde.
Nous briserons la superbe du cupide se mirant et renverserons ses idoles
de toc et d'argile qui se nourrissent de la désespérance des promesses
vaines. Nous frapperons de l'intérieur, au milieu du jour, quand les
ventres repus engoncent l'ardeur mercantile, et au fond de la nuit,
quand les reflets flétris se drapent de néant. Nous scanderons des
incantations guerrières jamais entendues et dirons les mots ultimes et
définitifs. Nous surviendrons quand le temps atrophié se dévorera
lui-même et que les visages seront grimaces à revers, blafards
d'hébétude. Nos mots trempés de feu bâtiront des cathédrales d'Amour,
tandis que s'écrouleront les bâtisses creuses des vies feintes et
fardées d'aventures plates jouées dans des cages d'écrans de verre.
samedi 18 janvier 2020
Humble goupil
C’est un goupil timide, il ne sort que la nuit,
Marchant par les sentiers où le granit affleure ;
Plus loin dans la forêt, le hibou dit les heures
Et les astres s’en vont où le ciel les conduit.
Les pas de l’animal ne font presque aucun bruit,
Que l’on trouve parfois fort loin de sa demeure ;
Je le vois méditer sous les arbres qui meurent
Ou sourire, pensif, au lapereau qui fuit.
Je trouve malaisé de lire ses pensées ;
Mais je sais qu’elles sont toujours bien agencées,
Portant sur des sujets qu’il a soin de choisir.
Le goupil dans sa marche écoute le silence
Ou le cri familier que la hulotte lance ;
La longue nuit s’écoule, apaisant ses désirs.
Cochonfucius
mardi 8 décembre 2020
Conte des sept Occidents
Il était une fois un Arbre qui se souvint de La Constance. Il prenait de multiples formes, mais ne changeait jamais, car La Majesté de son Essence résidait dans L’Élévation. Il avait plusieurs fois rencontré les animaux de la forêt et quand nul ne pensait à lui, ni ne lui prêtait attention, il glissait vers la douce clairière. Là, il scrutait le ciel avec ses branches et s’élançait pour atteindre les nuages. Il laissait volontiers se nicher dans ses feuillages les plus belles étoiles, et même les constellations. Il offrait sa robe brune aux rayons du soleil, et la pie se posait avec quelque fracas, comme il lui en semblait toujours avec cette drôle de bête, mais il ne bronchait pas. La mésange et la fauvette aimaient à se retrouver au creux de ses bras. Il avait vu tant d’oiseaux qui s’étaient naturellement abrités dans les branchages. Souvent un écureuil grimpait jusqu’à la cime de l’Arbre avec une telle légèreté qu’il lui était impossible de le surprendre. Il le cherchait partout mais en vain. Même quand le pivert l’attaquait de son dur bec, il savait qu’une raison l’y poussait et cela l’enchantait. Cet Arbre se souvint aussi de La Fidélité et s’émut de voir que les petits êtres de la forêt venaient lui rendre visite avec une grande vénération. Certains lui faisaient le récit de leurs exploits, pour d’autres il s’agissait de leurs déboires. En Lui-même, Il croisait les jambes et les écoutait tous très attentivement. Souvent dans la nuit, il entendait le hululement du hibou. Il apercevait des yeux luire et sentait quelque renard le frôler, presque comme dans un souffle. Le vieux pin lui contait ses malheurs, car son grand frère avait été coupé par des bûcherons. Ce dernier s’en remettait à peine. Quelques aiguilles jonchaient le sol et étaient les seuls vestiges de son frère. L’Arbre le rassurait comme il pouvait. Leur amitié était indéfectible. – Tu es le plus vieil arbre de la forêt et tu en as vu passer des choses. Tes meilleurs amis t’ont quitté mais tu restes impassible. – Détrompe-toi, ils ne m’ont jamais quitté. Je les ai tous gravés en moi, car il est un grand secret que l’homme ne connaît plus : rien ne sombre dans le néant. Tout peut être détruit, mais tout peut renaître. En nous est une puissante Mémoire.
samedi 2 mars 2019
Digression (12)
Digression (4) Digression (5) Digression (6)
Digression (10) Digression (11) Digression (12)
jeudi 15 décembre 2016
Ciel Espoir

L’Amour est gorgé de gratitude.
Il est les gestes simples de la sollicitude.
Il est Lumière qui ceint les montagnes de leur effusion crépusculaire.
Il est en ce pur jaillissement de l’instant.
Mon Amie a pour Le Ciel Espoir.
Les veillées douces en sa présence sont les gestes de la grandeur.
Il est des profondeurs que l’on sait être les pas qui sont à nous mener vers les rives de L’Amour.
De délicatesses et de bienveillances.
Son cœur est une marguerite d’été et je la veux citée ici.
En son secret subtil, en sa fidélité.
Penses-tu L’Amie de mon cœur que je puis oublier ?
Nos rires et nos larmes ?
Nos nuits et nos jours ?
Nos chants en ces cimes, lors que le hibou est à hululer.
Les biches des sous-bois et les cascades de mimosa ?
Nous avons traversé des sentiers et encore d’autres sentiers.
Nous avons dévalé des pentes et transpiré sous les torrides rayons en ce cimetière.
C’est en haut que nous avons cueilli les chants les plus éthérés.
Te souviens-tu L’Amie ?
Nous avons pleuré ensemble devant une mer sauvage et déchaînée.
Partout où j’allais, tu m’as tenue la main.
J’ai pleuré.
Nous étions en cette minuscule grotte de l’intimité.
Ô L’Amie !
Nos pas se sont mêlés dans la poussière des longs voyages.
Nous avons bu l’eau d’un puits vénérable.
Les étoiles du Nil nous ont enlacé et parfois nous avons laissé les chiens du désert étonnés.
Lors que mon cœur saignait des lambeaux d’une Voie qui se voulait nous épouser, tu as patienté.
L’oublierais-je ?
Les mille révérences et les mille fidélités d’un cœur aimant !
Chaque moment est un Noble moment, puisque c’est en Lui que nous avons marché.
N’est-ce pas en Lui que nous nous aimons ?
L’oublierais-je ?
Nous nous sommes agenouillées ensemble et nous avons prié les mains levées.
Les arbres ont frémi et nous ont embrassées.
Ce sont les vagues qui ont accroché nos pas.
Les roches que nous avons escaladées.
Les nuits étranges lors que ce saint nous a visitées depuis l’autre monde.
Il est des gestes qui sont les précieux actes de générosité.
Il est une Amie qui a pour Le Ciel, L’Espoir des mendiants en leur nudité, et je suis à l’aimer du noble Amour qui est aussi notre longue Amitié.
Voir aussi sur La profondeur
























Vainement au soleil tu vas faire ta cour,
Lorsqu’il s’éloigne, à ta paupière
Laisse-t-il un peu de lumière ?
Pas la moindre, et ton œil fatigué de clarté
Se ferme dans la nuit, voilé d’obscurité.
Et mes deux yeux sont des étoiles,
Qui me montrent l’oiseau sur la branche endormi :
Le crépuscule est mon ami ;
Aux déserts du chaos je me fraye une route,
J’illumine son front par les ombres noirci.
Oui, répondit l’aigle, mais aussi,
Quand il fait jour, tu n’y vois goutte.
Excentriques de tous les temps,
Qui faites l’impossible en raison comme en style,
Pour vous un seul prodige est toujours difficile,
C’est d’avoir un peu de bon sens.
Chateaubriand, Le génie du christianisme