Décryptage et Revalorisation de L'Art de L’Écu, de La Chevalerie et du Haut Langage Poétique en Héraldique. Courtoisie, Discipline, Raffinement de La Conscience, état de Vigilance et Intention d'Unicité en La Fraternité d'un Nouveau Monde !

vendredi 20 mars 2020

Immersion (3)


(1er mai au 24 juillet 1968)


                                   Warda, en ce Rosaire, les perles défilent,  
                                   Du savamment aimer,  
                                   La conscience conscientise,  
                                   Dans le formulé, L’Informulé,
                                   Puisque au Zénith disparaissent les ombres,  
                                   Lors que fusent les soifs inextinguibles,
                                   Dans L’Immersion de l’abandon,
                                   Lui ne t’abandonne pas,
                                   Au Vol éthéré de ton Corps entier,
                                   Les larmes du feu alchimique,   
                                   Donnent au Cœur Son Secret,  
                                   Et des battements successifs, 
                                   Les secousses renforcent tes perceptions,
                                   Alors, au miracle intelligible,  
                                   Il palpite et te révèle à la danse des lettres,  
                                   Dans les profondeurs des mots insondables,  
                                   Les lettres se détachent et font avec L’essence, La Cordée,
                                   Immersion en latence qui n’est plus inconscience,  
                                   Mais Secret du Jeu entre Le Secret.


Warda à La Roseraie Mystique est Liturgie matricielle des transformations alchimiques du Verbe en monde suscité dans Le Kun Fa Ya Kun des signifiances occultes, Jeu en Langue des Révélations et non celle des consonances restrictives de la matière rendue inerte par les solidifications de la linéarité mentale, insondable par la raison, mais écho dans le cœur angélique des vibrations Malakutiya, quand rien n’est séparé, La Vie est Le Jeu décrypté, et Le Traducteur convertit chaque mot en un monde de Lumière. Alors Le Verbe est Chair. Wird, Souffle puissant en La Connexion du Réel, Roseraie des pulsations cosmiques en Quintessence du goût et du sens. La Phraséologie a été révélée dans les contritions dilatatoires du Four alchimique, ATa-Nour, Athanor, Offrant Les Lumières d’une Sagesse enfouie. L’Oiseau a décrété les effets de La Liturgie et de L’Être en L’Origine de Sa Descente et de Son Ascension. La trigonométrie des réalités spatio-temporelles.


jeudi 19 mars 2020

Les fruits de la déraison



Armoiries de la famille nobiliaire von Bitter (Saxe-Anhalt, Allemagne, 17e s.)


C'est en vérité enfoncer une porte ouverte
Que de vouloir confiner un moine tel que moi.
Qu'ai-je à m'aviser si l'herbe est ailleurs plus verte ?!
Ou à chercher sous les tropiques de plats émois ?!

De fait, les choses n'arrivent jamais comme on le pense,
Mais ce dont on est sûr, c'est qu'elles arriveront.
Le monde saura-t-il en tirer les conséquences ?
C'est peu probable et très vite, nous le verrons.

Une chose est encore certaine, à nul n'en déplaise :
Homo festivus est du genre incurable
Et par-là même, potentiellement durable.

À force de vouloir changer le douze en treize,
De manger chaque jour les fruits des quatre saisons,
On récolte, à la fin, ceux de la déraison.

Frère Eugène

La raison du plus fort


Blason de la vallée de Salazar (Navarre, Espagne)


La raison du plus fort est toujours la meilleure ? *
S'agissant de Dieu, cela ne fait aucun doute
Car Il est de tout état des choses le bailleur
Et jamais Son ordre ne connaît la déroute,

Quand même les hommes s'y emploient avec énergie,
Chaque génération dépassant la précédente.
D'où vient que des esprits soient frappés d'allergie
À l'encontre des réalités transcendantes,

Eux qui ne peuvent pas même garantir un instant ?
Sachant fabriquer mais sans rien créer pour autant,
Les voici, s'activant de manière compulsive !

Alors, d'où leur vient cette étrange amnésie
Qui leur donne à frapper toute pensée d'hérésie
Quand elle ne relève pas de leur vue discursive ? **

L'Abbé Théophile

 

                  * Jean de La Fontaine, Le loup et l'agneau (Fables I, 10, 1668)
                 ** Par opposition à la raison intuitive.

mercredi 18 mars 2020

Les Roses


Armoiries de Christen Nielsen Lange (Danemark, 1604)


                                      Distraite du monde entier,
                                      Cordelier, ceinture de notre cordée,
                                      Je ne vois que Toi,
                                      Dans les crépuscules d’un monde nouveau,
                                      Le regard en Ton Azuré.
                                      C’est un cœur qui danse,
                                      L’Éternité qui joue avec La Voix,
                                      Lyre que l’on boit sans hésiter,
                                      En gorgée de L’Êtreté.
                                      Qui est-il, cet univers né de notre Rencontre,
                                      Lors que savamment, Tu tisses avec ce qui est relié,
                                      Les fuseaux de Lumière qui nous ont confié,
                                      La Silence et Le Voyage des occultés ?
                                      Dans l’ambre des muscs et du cœur,
                                      Oeuvre blanche de notre Amour,
                                      Qu’importe que soufflent les vents éparpillés,
                                      Il est un Zéphyr suave qui nous abreuve,
                                      Des mots de L’Essence,
                                      Le Beau des flux de Ta Constance,
                                      Le Printemps a chanté,
                                      Dans les roses de Ton Baiser.


Le Cœur se contracte et depuis La Fleur éclose, en bourgeon de myriades, La Citadelle où vint s’épancher une douce tourterelle, quand du second, au rythme et au diapason, l’Un diffuse son oraison. As-tu reconnu L’Arbre argenté qui se tenant droit t’a conté les chiffres en partition ? Les notes douces et affectueuses ont posé les notes sur chaque branche. Il s’est mis à se balancer, et les nombres ont évoqué le Voyage. Ils étaient six sur l’Arbre, puis tu as dit : le septième s’impose et le voilà à se poser. Puis, l’infinitude est une boucle en spirale, le huitième est arrivé sans tarder. Quand en ton secret, tu as mandé le neuvième qui est la parfaite complétude, alors, lui de se manifester en un tire-d’aile puis a rejoint ses compagnons. Versification d’une partition qui ne s’est point achevé et chaque note, tu as noté.

Coup de semonce


Blason d'Abaza (Russie)


Si désormais les gens ne remettent pas en cause
Ce globalisme totalement débridé
Qui précipite le monde entier dans la nécrose ;
Si par ailleurs les « élites » ne cessent d'élider

Les vraies questions qui pointent les vrais problèmes,
Alors tout est irrémédiablement perdu
Et l'on ira de confinement en carême.
Quand plus rien n'est acquis, alors plus rien n'est dû.

L'épisode du virus n'est qu'un coup de semonce.
« Arrêtez ! Restez chez vous ! Ne bougez plus ! »
Combien de fois l'ai-je crié ? Plus qu'il ne m'a plu !

– Arrêter ? Il est trop tard pour qu'on y renonce !
– Lors, ce que vous ne faites pas de votre plein gré,
Les circonstances vous le feront faire, mais malgré !

L'Abbé Théophile


Le confinement est l'opportunité pour tous de s'intérioriser, c'est-à-dire d'aller à contresens de la société marchande et consumériste à outrance. Ainsi, celle qui d'ordinaire nous éclate et nous dépossède de nous-mêmes, se retrouve maintenant à être celle qui nous oblige, par devers sa propre logique, à nous retirer en nous-mêmes et à nous recentrer sur l'essentiel. Mais ne soyons pas naïfs pour autant : très peu de personnes en prendront la réelle mesure et à l'issue de la crise, les choses continueront de plus belle.

L’Appel de nuit


Blason de Lysgård Herreds (Danemark, version de 1634)


                                       Avais-je crains de me noyer en Toi,
                                       Lors que je me noyais en moi ?
                                       Avais-je crains de Te rejoindre en Toi
                                       Lors que Ton Parfum était en moi ?
                                       Qu’ai-je vu que je ne pus vivre,
                                       Sans que mon âme ivre,
                                       D’une Puissance venant de Toi,
                                       Fut enfin à me ravir.
                                       Qu’ai-je donc pressenti en ce Respir,
                                       Venant s’abîmer en mon Expir,
                                       S’y mêler de Toi en Toi ?
                                       Quelle est donc cette Vérité-là ?
                                       Au Silence de Ton Intensité
                                       Est-ce Toi qui donc agis en moi ?
                                       Ô Souffle ! Je ne puis T’échapper.
                                       Je n’osais enfreindre les limites,
                                       Mais toutes les limites sont encore Ton Infinitude,
                                       Lors que je suspends mon souffle,
                                       Le Voici à se confondre en Toi,
                                       Qu’as-Tu fais de moi ?



Qu’es-tu donc à comprendre ? Se défaire de toutes formes, entrer en L’Essence d’une Conscience. Mes nuits, mes nuits, vêtures de mes prières, jointure de mes offrandes, l’océan est à parler. Je compris l’inversion, la vision qui n’outrepasse aucune inobservance et je compris l’effet de La Contrition dans les soubresauts de L’Amour qui naît de Toi en moi et m’appelle depuis L’Appel, Ô appelle-moi, que je réponde à Ton Appel, Amour ! Se laisser sans forme, sans discontinuité, s’en aller…Ton Souffle, notre proximité.



Sagesse d'une lyre

lundi 16 mars 2020

Gracieuse Zibeline


Blason du District de Boguchansky (Russie)


Cet animal, en septentrion nommé fable,
Mais ailleurs connu sous le nom de zibeline,
À l'origine de la couleur dite de sable
En héraldique, est de la famille de l'hermine,

De la belette, du furet et même du vison.
Elle est plutôt courante sur les armoiries russes
Qui nous gratifient des plus somptueux blasons,
Ayant donné à cette science un fameux bonus.

Las ! en dépit d'être un symbole de beauté,
De la terre les braconniers ont failli l'ôter :
On la chassait pour sa remarquable fourrure,

Connue pour être douce, la plus chère du marché.
C'est pour cette raison qu'elle préfère vivre cachée,
Sans plus servir à la vanité de parure.

Marc


dimanche 15 mars 2020

Homo obsignatorum


Blason de Hopsten (Rhénanie du Nord-Westphalie, Allemagne)


Les gens voudraient vivre sans risques, ni coups férir ;
Être assurés contre tout et tout le monde ;
Rester ici à demeure, ne jamais mourir,
Pour mener une vie de plaisirs où tout abonde.

Tel se résume l'idéal d'homo festivus, *
L'homme dernier, qui boucle le cycle adamique,
En cette fin de l'âge dit de fer, le terminus
Du vieux monde, la croisée des arriérés karmiques.

Comme il n'est plus rien à espérer de cet homme, *
Nous le qualifions d'homo obsignatorum, **
C'est-à-dire celui dont la conscience est scellée,

Donc incapable de se remettre en cause,
Ayant de fait atteint le stade de la psychose.
Quel monde pouvaient produire des raisons fêlées ?

L'Abbé Thépohile

 

* Mot crée par Philippe Muray qui indique l'être humain, en tant qu’espèce arrivée à un stade de son histoire où il pense principalement à fêter, à se divertir et duquel, selon l'auteur, il n’y a plus rien à espérer, et la seule tâche encore un peu noble qu’il reste possible d’accomplir aujourd’hui est d’en relever la bêtise.

Homo Festivus est cet individu très spécial qui exige les roses sans épines, le génie sans la cruauté, le soleil sans coups de soleil, le marxisme sans dogmatisme, les tigres sans griffes et la vie... sans la mort. (Philippe Muray, 1945-2006)

** Homo obsignatorum : « Homme scellé ».


samedi 14 mars 2020

Les réalités de L’Aube


Blason de Alken (Région flamande, Belgique)


                                Le breuvage mystique est une douleur,
                                Qu’un enfantement délivre à L’Aube de toutes les Aubes.
                                C’est là, que Le Roi jette sur le monde
                                Le ploiement du Cœur et les douces rosées de la liturgie abondent.
                                L’incendie est au lexique une Nuit obscure :
                                Douze stations qui se révèlent au grand jour,
                                Qui font de toi Son obligé, les sentences rapprochées,
                                Car, de ta chute, mille fois tu te repens ;
                                L’Amour n’a pas de limites, mais possède ses propres ruses,
                                Et en L’Âme distraite, le secret n’est pas révélé ;
                                Alors, L’Amour culmine pour être en Ton Ultime.
                                Puisse notre regard obéir aux injonctions subtiles !

                                Cesse de batailler ! nous conseille L’Ange,
                                Ainsi, se pose toute vaillance présumée. 
                                Le déluge a commencé et emporte le mélange, 
                                Parce que L’Amour est né en L’Amour,  
                                Et à Lui, il se veut retourner.

L’Amour est un Bourgeon de Roses subtiles, parfumées d’Essence de L’Origine. En Lui est l’élan mystique qu’une boisson, au fleuve de L’Êtreté, rappelle en mille substances et dévoile les éclosions de La Roseraie intouchée. Un oiseau, celui que l’on nomme Vigilance vient parer ton corps de l’acuité. Mille autres oiseaux ainsi tiennent un discours et il faut prendre le temps de les écouter. Chacun est une Source et à leur bec, elle s’écoule telle une Rosée. On nous a dit que le Roi vient un peu avant L’Aube. Sur la branche nuptiale, nous annonçons Son Arrivée, l’un d’entre-eux nous a confié.

Pour en finir (2)


Blason de Ryan Patrick Pannell (Canada)


Notre époque est immensément révélatrice
- Et chaque événement donne à en mesurer
Toute l'absurdité et la folie destructrice -
De ce qu'est un monde aux ego démesurés.

Lesquels, d'avoir oublié leur acte de naissance,
Traversent cette existence comme des égarés,
S'épuisant en vaines postures, faute de consistance,
Toujours prêts, pour un caillou, à se bagarrer.

Vies en trompe-l’œil peints sur décors en carton-pâte
En ces termitières hors-sol que dévore la hâte
Et que dominent la haute finance et ses requins ;

Soumission bovine, de peur de rester en rade ;
Discours convenus pour servir des pensée fades ;
Émotions flasques qui griment des sentiments mesquins...

Marc

jeudi 12 mars 2020

Pour en finir (1)


Blason de Pexiora (Aude, Occitanie)


Il est temps de nous retirer dans les collines,
De fuir le commerce des hommes tant que faire se peut.
D'une folie qui monte et d'une raison qui décline,
L'on y perd trois fois rien ou, tout au plus, bien peu.

Cette époque ne sait plus s'arrêter ni se taire :
Les gens bougent trop, parlent trop et savent tout sur tout.
L'atmosphère devient de plus en plus délétère ;
Les mêmes modèles se répandent et s'imposent partout.

Car l'univers orwélien qui se met en place
Se veut pouvoir suivre tout le monde à la trace,
C'est-à-dire dominer à distance les esprits.

À force de mener des existences mécaniques,
Les robots finiront bien par nous faire la nique.
Certains s'y attellent, ayant l'humain en mépris.

Marc

mercredi 11 mars 2020

Vacillement d'un colosse


Blason de Grabs (Canton de Saint-Gall, Suisse)


Le colosse d'airain vacille sur ses pieds d'argile ;
Le voici à la merci d'un petit virus !
On le pensait fort, il est du dernier fragile,
Lui que toutes les nations chantent en faisant chorus.

Mais l'esprit marchand ignore la repentance
Et se veut redresser un marché contrarié ;
Le profit par-dessus tout ! c'est là sa constance.
N'est-ce pas avec le Veau d'or qu'il est marié ?

Les banques aux abois dans une économie folle ;
Une ploutocratie que la sédition affole...
C'est assez pour ne pas bouder une diversion.

L'on oublie de la sorte les sujets d'importance
Dans un contexte où se renforce la Résistance.
Le dormeur, pourtant, préfère l'officielle version.

L'Abbé Théophile

 

lundi 9 mars 2020

Immersions (2)


Blason de Guiron le Courtois (ou de Palamède, cycle arthurien)

Échiqueté d'argent et de sable.


                                         Les larmes ont la couleur sanguinolente,
                                         Des Perles de L’Éden,
                                         Quand le flux sanguin chante,
                                         Sur les Tempes d’un Temple,
                                         Le Son devient certains coups du Destin,
                                         Alors des brises aurorales,
                                         Le tambour se liquéfie,
                                         Murmure doux d’un ruisseau,
                                         Et le feu crépite plus vif,
                                         Renversant la meule du Temps.


Ceci est Voyage alchimique, et l’on nous conta la Réalité du Jeu (ceci s’adresse à certains chercheurs initiés) qui est de fait : Maître ou Mort (Cheikh Mat ou le Maître est mort) mais considérons que la mort n’est pas la mort et que l’échiquier est Le Maître caché… Le Corps est notre Lieu de pérégrination et ce corps est aussi l’ensemble des signes apparents, reliant à l’occulte.

Immersions (1)


Blason de Bohunov (Tchéquie)


                                              Quand le Corps s’évanouit et se consume,
                                              Vois comme demeure notre entente,
                                              Corps de Ton Appel,
                                              Chaque membre devient Ton Souffle,
                                              Dans l’écartèlement sauf,
                                              Au bourdonnement d’une Trompe,
                                              Se nichant au sein d’une Ruche,
                                              Le miel abonde,
                                              L’Abeille au Son d’une Timbale
                                              S’exclame,
                                              Mais La Reine entend le tambour,
                                              Rien qui ne saurait la distraire.