Décryptage et Revalorisation de L'Art de L’Écu, de La Chevalerie et du Haut Langage Poétique en Héraldique. Courtoisie, Discipline, Raffinement de La Conscience, état de Vigilance et Intention d'Unicité en La Fraternité d'un Nouveau Monde !


samedi 6 janvier 2018

Épiphanie et héraldique



L'Épiphanie est à la fois une fête chrétienne (commémorant la présentation de l'enfant Jésus aux Rois Mages) et laïque (galette des rois). Les chrétiens orthodoxes fêtent Noël ce jour-là. Seul l'évangile de Matthieu relate cet épisode des rois mages venus d'Orient en suivant une étoile. Mais le texte ne précise ni leurs noms, fixés par la tradition orthodoxe, ni d'ailleurs leur nombre : « Jésus étant né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode, voici des mages d'Orient arrivèrent à Jérusalem, et dirent : Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l'adorer. » (Matthieu, II, 1)

Beaucoup d'exégètes des évangiles tiennent cet épisode pour une légende, un exemple caractéristique du travail d'imagination opéré sur les textes de l'Évangile et des formations mythiques produites parallèlement au développement du dogme et du culte catholiques. (E.-H. Vollet)

En héraldique, on lira avec beaucoup d'intérêt les études sur Herald Dick Magazine : l'une, publiée le 6 janvier 2013, Épiphanie et Noël orthodoxe, et la précédente, datée du 6 janvier 2012, également titrée Épiphanie et Noël orthodoxe
, ainsi que Les rois mages en héraldique sur le site La langue du blason.


Les Rois Mages en héraldique

Le blason de Melchior

D'azur semé d'étoiles d'or.




Le blason de Balthazar

D'or à un homme de sable vêtu de gueules.


Michel Pastoureau, L'Art de l'héraldique au Moyen Âge, éditions du Seuil 2009, page 211.







La légende d' Étrabonne, village du Doubs, en Franche-Comté


De retour de Bethléem les rois mages se perdirent, en un lieu où coulait une fontaine. Après s’y être désaltérés, le premier y trouva l’eau à sa convenance, le deuxième ajouta qu’elle était bonne, et le troisième, s’écria : « Elle est très bonne.» Ce serait en souvenir de cette exclamation que le lieu aurait depuis lors porté le nom d’Etrabonne.
Une autre légende veut que ce soient les Rois Mages eux-même qui firent jaillir une source aux vertus thérapeutiques. Une eau très bonne est encore employée pour expliquer l’origine du nom. La devise en Latin « Astra bona me ducit » (Un bon astre me guide.) nous rapporte à l’étoile du Berger.

Source : Nicolas Vernot

Blason d' Étrabonne
(Doubs, Franche-Comté)


Coupé voûté et haussé : au 1) d’azur à la comète
passante d’argent au 2) d’or au lion d’azur.

En 1164, l’empereur Frédéric Barberousse ordonne le déplacement de ce que l'on tenait alors pour les reliques des rois mages. Celles-ci vont partir de Milan, lieu de leur prétendue découverte, pour aller à la fameuse cathédrale de Cologne. C’est lors de ce voyage que le convoi fit halte à l’abbaye de Lieu-Croissant. L’été 1164 vit un afflux considérable de pèlerins dans cette abbaye qui fut rebaptisée l’abbaye des Trois Rois. Le blason qui, pour des raisons administratives, fut imposé à cette abbaye représente à nouveau l’étoile du berger mais aussi les couronnes des trois Rois.

Blason de l'Abbaye de Lieu-Croissant
(L'Isle-sur-le-Doubs, Franche-Comté)

D'azur à trois couronnes à l'antique d'or posées deux et une
surmontées d'une étoile d'argent à huit raies, posée au milieu du chef. 

Blason de la Guilde des Trois Rois (Zürich, Suisse) 
Fondée en 1897
 

Blason des seigneurs de Grammont 
(Bourgogne)
D'azur à trois rois bustes de carnation couronnés d'or.

Les trois bustes rappellent les rois mages dont les restes furent rapportés de la Terre sainte durant les croisades et déposés pendant quelque temps à l'abbaye de Lieu-Croissant(actuelle abbaye des Trois Rois située entre Accolans et L'Isle-sur-le-Doubs), dont Guy de Granges fut l'un des cofondateurs. Ces reliques furent ensuite transférées à Cologne, en Allemagne, par un Seigneur de Grammont.


Blason de Cologne
(Rhénanie du Nord - Westphalie, Allemagne)


Blasons de Magrethausen (Jura Souabe, Bade-Wurtemberg, Allemagne) et d'Otterfing (Bavière, Allemagne)

Blasons de Tegernsee (Bavière, Allemagne) et de Amt Bad Wilsnack/Weisen (Brandebourg, Allemagne)

Blasons d'Albinea (Émilie-Romagne, Italie) et de la Suède

Blasons d'Appenans (Franche-Comté, France) et de Blekinge (Suède)




La Nativité, les Mages et les Bergers

par Lanza del Vasto


     La tradition et les images nous montrent les bergers et les rois dans un même tableau, mais comme vous voyez ils se présentent dans l’Evangile en des tableaux différents. Deux problèmes se posent d’abord : qui étaient les mages ? Oui étaient les bergers ? Pourquoi les bergers et les mages furent-ils seuls avertis de la naissance de l’enfant ? Il va de soi que nous ne saurons pas qui sont les bergers et qui sont les mages si nous ne savons pas qui est l'Enfant.

     Ce qui frappe dans ce récit c’est que cet événement qui va bousculer l'histoire et bouleverser le monde se passe dans un pareil silence. Presque personne ne s'en aperçoit ; c’est de nuit au fond d'une grotte qu'il se passe, et le sujet de l’événement est un petit enfant pauvre couché sur la paille. C'est l’heure où les maisons sont fermées, où il n’y a plus de place dans les hôtelleries. Les hommes ordinaires, les hommes qui travaillent, les hommes de profit et de gain, les puissants, les riches, les repus, les endormis, toute la ville ignore l’événement, chacun est couché dans son lit, fenêtres closes et portes bien verrouillées, et la nuit froide et belle est dehors. Et dans les hôtelleries, c’est-à-dire dans les lieux de passage, dans les lieux si semblables à ce lieu que l'homme ordinaire est lui-même, personne ne sait que l’Enfant est né, à personne cela n'est annoncé hormis aux Mages et aux Bergers.

     Le Mage est celui qui connaît la puissance des signes et les manie comme des clefs pour entrer dans les mystères de la nature. Il se montre capable d’exercer une action persuasive et même contraignante sur les hommes, les bêtes, les plantes, et sur la substance des choses. Et de même que Dieu créa les choses par son Verbe, les appela à l’existence, de même le sage possède le pouvoir de « faire être ce qu'il nomme » et de transformer ce qui est.

     Il va de soi que grande est la tentation d'abuser de tels pouvoirs quand on les a et, pour plusieurs qui ne les ont pas, de faire croire qu'ils les ont. Si populaires sont les sorciers et les charlatans que le mot de magie en est devenu suspect. Mais il est certain que sans magie il n’y a pas de poésie ni de religion possibles. La valeur des rites relève d’une divine magie. Et quoi qu’il en soit, les Mages de l’Épiphanie sont de vénérables personnages chargés des mystérieux trésors millénaires de la philosophie orientale.

     Mage, maître de Magie est le sage puissant. Le concept même de magie nous est difficile à admettre dans notre siècle qui est le siècle de la séparation. La magie, c’est la puissance spirituelle non séparée. En elle, savoir, parole et pouvoir sont une seule chose ; penser, dire et agir sont une seule chose ; connaître et vivre sont une seule chose ; toutes ces choses sont séparées pour nous et contraires : elles se développent dans des personnes distinctes, se manifestant par courants opposés. Nous avons une science qui ignore la vie et qui refuse et nie l’esprit. La magie est une science qui connaît et favorise la vie et qui affirme la puissance de l’esprit. Notre science est une connaissance de la surface et de la forme des choses et des rapports extérieurs des corps et des objets séparés et soumis à la loi du choc. Ce qui est séparé peut être réuni dans l’abstrait par des lois, les lois mécaniques. Les seules lois que l’intellect connaisse sont les lois des choses qui, se poussant les unes les autres, se définissent en s’opposant les unes aux autres. Partout où les choses se présentent comme unies et fondues, là l’intellect et la science ne pénètrent pas. Il n’y pénètre que par l’analyse, c'est-à-dire en désintégrant, en dissociant, en séparant, bref, en tuant. C'est pourquoi notre Science peut être définie comme une science de mort et une science qui mène à la mort ; elle développe une puissance considérable, une puissance considérable de disjonction et de destruction, et toutes les œuvres de paix et d'intense production vont tout droit à la guerre et elles prolongent la guerre dans la paix et la destruction de la vie, de la vie naturelle et animale, et la destruction encore plus acharnée de la vie secrète et spirituelle. Mais telle n’est pas la science qu'ont connue les anciens sages. La science intérieure qui commence par la connaissance de l’homme, par la connaissance de ce qu'il y a d'essentiel en l’homme, non pas de sa machine visible mais de son germe invisible. Science accompagnée de pouvoirs, c'est-à-dire d’une capacité de faire lever cette graine. Mais puisque ce qui est essentiel dans l’homme, central et caché, est aussi essentiel, central et caché dans toutes les choses, le mage étend son pouvoir de proche en proche sur les bêtes et sur les éléments, et c’est pourquoi il est dit d'Orphée que son chant charmait les bêtes sauvages, et c'est pourquoi l'histoire nous apprend que les Alchimistes étaient capables de transmuer les éléments, c'est-à-dire non pas de décomposer, d'analyser, de tuer les corps minéraux mais d'en pénétrer l’essence intime et la vitalité cachée et de les faire passer rapidement à travers une évolution qui, dans la nature et selon le courant ordinaire des choses, durerait pendant des siècles. Voilà dans les grandes lignes comment se définissent les mages que la tradition des imagiers nous présente comme des rois. Mais vous avez à peine remarqué que le texte ne parle nullement de rois et que l’on peut aussi bien croire que les mages étaient des philosophes errants au manteau troué. Jamais la transmutation de l’or n’a enrichi les sages qui en possédaient le secret, car ils ne cherchaient pas la possession de l'or mort. Les Alchimistes appellent mort ou vulgaire l'or que nous connaissons, l'or que l'on monnaye ; mais l’or dont ils parlent c’est l’or vif, comme ils disent, l’or vivant, l’or de vie, de grain fixe, la graine de la lumière, et leur manière de transmuer est un art de jardinier, car la graine de l'or se plante comme une graine de sénevé et, plantée, elle croît et multiplie, elle croît et multiplie pour le sage seulement et par l’effet et en la présence du sage. Celui qui, non sage, voudrait se livrer à la même opération n'arriverait qu’à cuire et recuire une matière morte. Tout mage est roi et les images ont raison. Roi dans le sens où le mot est employé quand on parle du « yôg royal » ; le yôg royal est celui qui consiste à la maîtrise des sens, à la maîtrise des puissances de l'homme. Et toute royauté n’a de prestige que magique. Si la royauté a presque disparu de la terre aujourd'hui, c'est parce que la réalité magique a disparu de notre monde, cette fusion dont je parlais de savoir, de pouvoir et de vie, le pouvoir d'augmenter la vie par le savoir et non pas de la dissocier, de la dessécher, de la disperser, de la mécaniser. Or les Rois Mages que l'on figure justement comme de vénérables vieillards présentent leur offrande à l'Enfant : c'est l'hommage de toute la sagesse antique au Principe de la nouvelle sagesse. Et quelle est cette offrande et ce trésor ? L’Or, l'Encens et la Myrrhe. Les trois principes dont usaient les Alchimistes, savoir : le Sel, le Soufre et le Mercure. Le Soufre, c'est le pouvoir transfigurateur du Feu, c'est le principe du Feu. Les choses pour se sublimer, c’est-à-dire changer de nature et s’élever vers la lumière, doivent passer par le feu, mais avant de passer par le feu (le passage par le feu, vous l'avez reconnu, c’est celui qui est figure ici par l’encens), la chose a été lavée à l’eau, à l’Eau-de-Vie comme disaient les Alchimistes, au Mercure figuré par la Myrrhe. Voici déjà, puisqu'il ne s’agit pas seulement de transmuer les éléments minéraux, mais principalement, sinon uniquement, des éléments intérieurs, voici déjà figurés les deux baptêmes dont nous avons parlé l’autre fois : le baptême de l’Eau, celui du Feu, du sang et de l’esprit. Le Sel incorruptible, pur et blanc, c’est ce qui condense et cristallise, c’est pourquoi on associe au sel l’idée de la sagesse, à la fois le principe concret et le principe savoureux. L’Or, l’or vif est le résultat de toutes les opérations du Sel, du Soufre et du Mercure, il est la sublimation de la matière. L’or, c’est une goutte de lumière ; l'or vif, c’est une goutte de lumière qui est tirée du fond de la matière, et le sel blanc est le principe qui demeure, une fois filtrée la matière première noire. L’or lumineux ou rouge, métal ou pierre, métal, c’est-à-dire matière qui rend la lumière ; pierre, c’est-à-dire matière qui se pénètre de lumière et ne rend pas d’ombre, c’est la matière parvenue à l’extrême limite de sa purification, dense et claire. L’or est une pierre philosophale, une pierre de vérité. Ce qui est vrai est, ne change pas, ne bouge pas, c'est le résultat de la transmutation, c’est un être inaltérable et dense. Les deux principes qui ont servi à la transmutation sont donc l'un fluide : la Myrrhe qui représente le mercure et l’eau ; l’autre volatil : l’Encens qui représente le feu et la fumée (et aussi le parfum de cette fumée fine entre toutes qu’est la fumée de la transfiguration intérieure). Mais le but est la condensation, le grain est un grain dense où toutes les puissances qui sortiront de ce grain et qui se développeront dans l’air et dans la lumière, toutes ces puissances sont ramassées en un point. Et pour mieux figurer la vérité de ce que je viens de dire, l'or est porté par un mage qui a la couleur noire et qui figure la matière première et la terre mère.

     Mais regardons de plus près le triple trésor des Mages comme éléments de la vie intérieure.
     La Myrrhe, c’est le baptême de l’eau, le baptême de Jean, la pénitence et la purification ascétique, c’est l’Exercice.
     L'Encens, c'est la Prière et le sacrifice, la consommation de la charité et de la ferveur, le baptême de feu du Christ.
     L’Or, c’est le fruit du travail spirituel : c’est la concentration, le principe de l’être nouveau, la condensation et la fixation de la Lumière.

     Et les Mages offrent ce trésor à celui qui sera le Roi des Rois, le Berger des Bergers, le Mage des Mages, le grain vif entre tous, l’Enfant, l'Enfant intérieur. Tous les miracles de magie ne servent qu’à reconnaître et qu’à glorifier, qu'à développer la pousse verte, le grain de la vie intérieure, l'Enfant mystérieux né au fond de la terre dans la grotte et au milieu de la nuit, et au point le plus noir et le plus froid de l'année. Ce détail aussi n’est pas donné dans l’Evangile, c’est la sagesse de l’Église et de la tradition qui l’a précisé et a fixé la date de cette naissance, la faisant coïncider avec le solstice d'hiver, la porte froide de l’année. C’est en ce moment que les jours du soleil commencent à croître, que la semence du printemps est mise dans la terre, que ce qui paraitra à tous les yeux dans quelques mois existe déjà dans le secret. C'est dans le secret que se passent les événements les plus profonds, que les puissances les plus grandes se condensent. Déjà Lao Tseu enseigne que la pousse tendre est plus puissante que l’arbre au tronc raide et aux branches griffues, et que le petit enfant est plus puissant que l’homme fait. En effet tout l’arbre est déjà dans la graine et tout l’homme est déjà dans l'enfant. Mais combien plus n’y a-t-il pas dans l'enfant et dans la graine qui possèdent, de tous les dons, le plus précieux : la fusion des parties, laquelle fusion ira se perdant dans le déploiement à travers le temps et l’espace. Combien de puissances n'y a-t-il pas dans le point secret qui ne parviendront pas à se faire jour dans le jour : dans le point secret il y a tout. Le centre de chaque chose est le centre de tout, et ce qui atteint au centre de soi atteint à la puissance de tout, touche au point de la Toute-Puissance.

     Et pourquoi avec et avant les Sages, les Rois, les Mages, pourquoi les bergers ? Les bergers ont joué dans l’histoire humaine un rôle unique. Songez au rôle poétique et légendaire que le berger joue dans la tradition grecque. Et dans la tradition hébraïque ! L'Histoire Sainte est comme menée du commencement à la fin par des bergers, des bergers qui étaient en même temps des rois. Le Patriarche est berger, roi et prêtre ; il règne sur le troupeau des hommes comme sur le troupeau des bêtes, sur les uns et les autres. Le berger est indépendant, il vit dans les solitudes, il vit de son troupeau et n’a besoin de personne. Il est seul sous le ciel, de jour et de nuit, il se dirige par les étoiles comme en pleine mer à travers les grandes plaines, il doit connaître les étoiles et les herbes. Et les bergers jusqu’aux abords de nos temps ont toujours été des magiciens rustiques ; les calendriers des bergers jusqu’au XVIIe siècle sont des petits traités de science occulte. Sans doute y a-t-il beaucoup de basses sorcelleries là-dedans, mais ce qui est bas découle toujours de ce qui est haut, et dès qu'il n’y a plus de sorciers, il cesse d'y avoir des mages.

     La petite homélie de saint Ambroise qu’on lit à la messe de Noël développe en peu de mots le symbole des bergers. Les bergers sont ceux qui veillent au milieu de la nuit et gardent le troupeau, le gardent des bêtes sauvages. C’est à eux que les anges parlent, à ceux qui veillent dans la nuit, à ceux qui gardent leurs troupeaux, à ceux qui les défendent contre les loups de la nuit. Les troupeaux du berger que chaque homme est, figurant son propre corps et ses propres désirs ; et les monstres de la nuit : ses péchés et ses folles imaginations. Et c’est aux bergers que les anges parlent, c’est-à-dire les voix surnaturelles. Mais les mages sont guidés par l’étoile, l’étoile que la Tradition dit miraculeuse mais dont le miracle est probablement un miracle de connaissance.

     Copernic, étudiant l’état du ciel, signale qu’à quelque six ou sept années près, lors du commencement de notre ère, le soleil entrait dans les Poissons. Ce que Copernic ignorait, c'est qu’en effet le début de notre ère ne coïncide pas exactement avec la naissance du Christ mais que la tradition historique y a introduit une erreur qui n’a été redressée que de notre temps, et nous nous sommes aperçus que l'entrée du Soleil dans ce signe, qui annonçait effectivement l’arrivée d’un Sauveur pour le monde, coïncide exactement avec la naissance de Jésus, à Bethléem. C’est pourquoi les mages connurent par science astrologique le lieu de cette naissance et la qualité de celui qui devait naître. Et ce fut ainsi que l'étoile les guida par un miracle du clair savoir.

     Les Mages représentent la sagesse, la voie de la sagesse. Les bergers dans leur simplicité représentent la voie de la sainteté, de l’humilité, de la tendresse pieuse. Les Bergers représentent la royauté sur soi-même que donne la Foi. Les Mages la royauté sur soi-même et sur le monde que donne la Connaissance. Voilà pourquoi entre tous les hommes ces deux espèces d’hommes ont été choisies pour connaître les premiers le Grand Evénement.

Lanza del Vasto, Commentaire de l'Evangile, Œuvres complètes II, Denoël 1977
(Causerie du 3 janvier 1947, rue Saint-Paul à Paris)

Compléments iconographiques


Images pieuses

Italie, 1907

Carte mettant en image une ancienne coutume alsacienne

Philatélie


Le thème des Rois Mages a donné lieu à une quantité surprenante d'émissions de timbres dont voici quelques exemples. Ils sont en grand format afin d'en pouvoir mieux apprécier le contenu.

Allemagne 1972

Australie 1986


Canada 1965


Canada 1998

Grande-Bretagne 1962

Ghana 1980


Guernezey 1996

Hongrie 1980

Isle of Man 1983

Isle of Man 1991

Royaume de Jordanie 1966


Liechtenstein 1981

Nouvelle-Zélande 2012

Sénégal 1977


Monaco 1982

Monaco


République dominicaine 1979


Sénégal 1972

2 commentaires:

  1. Que de poésies...en ce monde impitoyable !
    Joliment dessiné sur la toile comme un Wang Gogh sorti tout droit un beau jour de Janvier 2018.
    Un tout petit clin d'œil à l'histoire qu'il faut absolument écrire comme s'il fallait justifier les actions présentes et y poser des mots profondément touchant pour graver les esprits.
    Cela ressemble plutôt à un constat désespéré conté par un narrateur quelque peu historien qui aurait tendance à oublier que le monde évolue et que des gens rentre chaque jours dans l'histoire par des actes de services envers les peuples de consommateurs que nous sommes.
    Ce beau montage construit un Samedi 08 Janvier 2018 est aussi quasi sur de faire parti de l'histoire...
    SV

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