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vendredi 23 août 2019

Le Hsin-Hsin-Ming (6)


Symbole de l'Om tibétain


Le Xinxin Ming ou Hsin-Hsin-Ming (Inscrit sur l'esprit croyant) est le nom chinois d'un poème du bouddhisme zen attribué au patriarche chinois Sengcan au VIe siècle. Ce plus ancien texte sacré du zen est basé sur l'enseignement de la non-dualité.


          L'ultime but des choses, là où elles ne peuvent pas aller plus loin,
          N'est pas limité par les règles et les mesures ;
          L'esprit en harmonie avec la Voie est le principe d'identité
          Où nous trouvons toutes les actions dans un état de quiétude ;
          Les irrésolutions sont complètement chassées
          Et la juste foi est restaurée dans sa droiture originelle ;
          Rien n'est retenu maintenant,
          Il n'est plus rien dont on doive se souvenir,
          Tout est vide, lucide, et porte en soi un principe d'Illumination.

          Il n'y a pas de tâche, pas d'effort, pas de gaspillage d'énergie.
          Voici où la pensée ne parvient jamais,
          Voici où l'imagination ne parvient pas à évoluer.

          Dans le plus haut royaume de l'Essence vraie,
          Il n'y a ni « autre » « ni soi ».
          Lorsqu'on réclame une identification directe,
          Nous ne pouvons que dire « Pas deux ».

          En n'étant pas deux tout est le même,
          Et tout ce qui est s'y trouve compris :
          Dans les dix quartiers de la terre,
          Tous les sages entrent dans cette foi absolue.

          Cette foi absolue est au-delà de l'accélération (temps) et de l'extension (espace).
          Un instant y est dix mille années.
          Peu importe comment les choses sont conditionnées,
          Que ce soit par « être » ou « ne pas être »,
          Tout cela est manifeste partout devant vous.

à suivre


Cité par Daisetz Teitaro Suzuki (1870-1966) en son Essais sur le Bouddhisme Zen, tome 1
traduit sous la direction de Jean Herbert (1897-1980).

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