Ourlée de lichen qui fait effet de dentelle
Surprend, au détour du sentier, le promeneur,
Lors que sur la haute branche d'un pin chante la sittelle.
Décryptage et Revalorisation de L'Art de L’Écu, de La Chevalerie et du Haut Langage Poétique en Héraldique. Courtoisie, Discipline, Raffinement de La Conscience, état de Vigilance et Intention d'Unicité en La Fraternité d'un Nouveau Monde !
* Non pas au sens de ce qui authentifie mais de ce qui scelle.
N'attendre rien d'autrui est une vraie liberté ;
Seule une relation désintéressée est saine.
Combien d'assemblées n'avons-nous pas désertées,
Lors qu'en substance elles se sont avérées vaines !
Mieux vaut, dit-on, être seul que mal entouré. *
Si l'idée s'entend bien, la chose est moins facile,
Surtout s'il est beaucoup de vide à rembourrer.
Tenir cette ligne-là est donc très difficile.
Il ne s'agit pas de se prétendre parfait ;
Une telle perfection serait forcément précaire
Et nul, à nos yeux, ne serait jamais d'équerre.
Il n'est rien qui ne finisse par être défait,
Y compris, finalement, l'idée de soi-même,
Malgré, pour la conserver, tous les stratagèmes.
Le Spectre à trois faces
D'argent à
l'écusson de gueules accompagné de huit papegais de sinople, colletés, becqués et membrés de gueules, chacun posé sur une branche alésée du
champ, ordonnés en orle. |
De s'être crus préoccupés d'autrui, naguère,
Sous le prétexte d'avoir porté un masque,
Ils ont prêté le flan au narratif de guerre
Relayé sur les ondes de la pensée flasque.
Cette moutonnerie restera une triste mémoire
Que les non dupes ont consigné dans leurs grimoires.
Cette folie, sans doute, verra d'autres éditions,
La raison n'étant pas de la masse l'apanage.
Celle-ci s’accommode de tous les concubinages
Et peut donner, on l'a vu, dans la délation.
Le Spectre à trois faces
Blason de Mensiken (Argovie, Suisse)
Ô instant pur de Grâce,
Que nous est-il arrivé ?
L'Écho des montagnes avive mon ardeur,
Et le genou à terre, ma joie pleure.
Que nous est-il arrivé ?
Parle-moi de nous !
Ni ma faim, ni ma soif
Ne me détournent de Toi.
Quelle est donc cette détresse,
Qui du désert aride,
Continue de m'abreuver,
Depuis les profondeurs exhalées ?
Le soleil me terrasse,
Malgré tout, entière est mon audace
Et la lune s'épanche à l'Aube levée.
Qui donc est né ?
Le monde entier.
Quel est donc le secret ?
L'insatiable témérité !
De douceur inviolable,
Voici qu'une voix aimable
Me fait le récit de la Beauté.
Que nous est-il arrivé ?
Le tréfonds palpite,
Puis, comme incapable,
Jaillit l'étoile sans résister.
Nuit et jour, insolite,
Mon âme ne cesse de Te chercher.
Quel est donc le secret ?
Est-il possible de T'oublier ?
Même après la chute,
Ta Main soulève mon âme
Et d'un languissement
Toi Seul, dans les décombres,
Investis mon corps hébété,
Le transforme encore par le feu de L'Amour.
Ta fidélité est plus forte
Et Tu vaincs toute trahison,
Venin et poison.
Dès lors, nous ne nous sommes jamais quittés.
Ô Toi, veuille éternellement me chercher !
Dans la nuit profonde de l'âme, J'ai entendu ta plainte, Enveloppée d'écorchure, L'indicible brûlure, Sous les griffes acérées, Ton corps gisant dans les flammes, Lors qu'un cri surgit du désert incendiaire, Âtre matricielle de ton enfantement, Puis, qu'un Souffle puissant te transperce, Étreignant et compressant ton cœur. Ô gisant ! Délaisse cet insignifiant corps ! N'entends-tu pas le chant du ruisseau ? Des pierres, suinte le firmament. Victoire ! Le dragon s'est soumis. Le voici ton ami. Gardien vigilant des combats, Porte et Rosaire des effluves du trépas, L'épée même de ton Épousée, Le Ciel te compagne et te salue. L'Amour ardent de l'âme a vaincu Brigands et imposteurs ! La noble Dame ceint du doux baiser La Rose rose, née d'un pur et blanc suaire.
Ma chère Mado, après le délire collectif d'un épisode sanitaire de sinistre mémoire et malgré que le pot aux roses ait été mis à jour, malgré tous les livres parus sur la question, malgré les innombrables vidéos publiées dans les médias et sur les réseaux, malgré tous les scandales révélés et à venir, le monde poursuit méthodiquement son programme d'autophagie, sinon dans l'indifférence quasi générale, du moins dans le fatalisme apathique qui fait que plus rien n'a de véritable impact et que tout s'avère finalement soluble dans la même bouillie. À telle enseigne, d'ailleurs, qu'il faudrait installer partout des vomissoires.
Quand on atteint le fond, on trouve toujours une pelle
Pour creuser plus profond, la formule est connue.
Je la fais donc mienne, elle résonne en ma chapelle,
Quand bien même je ne suis plus à tomber des nues.
Ayant posé ma plume pour raisons personnelles,
Voilà bien qu'elle recommence à me démanger,
Au risque de rechanter de vieilles ritournelles,
Mais toujours parlantes car rien ne s'est arrangé.
L'on pourrait même dire que les choses ont empiré
Et je doute que le Système soit prêt d'expirer
Car rien ne semble enrayer sa folle descente,
Entraînant tout ce qu'il touche dans les bas enfers
Auxquels se destine cet Âge de feu et de fer
Où depuis belle lurette toute sagesse est absente.
Le Spectre à trois faces

Taillé : au premier d'or au sapin arraché de sinople, au second
de sinople au bourdon d'or rayé de sable, ailé d'argent.
Un jardin en fleurs attire bon nombre d'insectes
Car toute corolle ouverte aime se faire butiner.
Aussi s'y active-t-on dès l'aube, sans badiner.
Tout le monde trouve sa part et chacun se respecte.
Un bourdon, se voulant poser sur l'angélique,
La trouva investie de punaises arlequin.
« Ôtez-vous de céans que je m'y mette, faquins !
Prétendriez-vous que je reparte famélique ?
En voilà une engeance qui se croit à demeure !
Suis-je d'une espèce à réfréner son appétit ?
J'exige mon comptant, avant que le jour ne meure. »
Le bougon bourdon atterrit sur une ombelle,
Envoie valser les intrus comme des confettis
Qui s'en allèrent former ailleurs leurs ribambelles.
La ronde des insectes
Elle randonnait dans une tenue fluorescente
En ces temps d'extrême confusion où tant de raisons font naufrage, emportées comme fétus de paille par un déluge d'images et d'informations, où tout et son contraire s'aplatissent sur les écrans plats qui absorbent et dissolvent indistinctement le vrai et le faux, dans l'apathie générale, tout lanceur d'alerte semble crier dans le désert, quand il n'est pas qualifié de complotiste, ce nouveau mot-joker qui, comme dans un jeu de cartes, vaut tous les arguments et donc dispense d'en devoir user. Ayant jeté le bébé avec l'eau du bain, les esprits rationnels (rationnés) ne savent plus à quel saint se vouer. Aussi sont-ils perméables à tous les sophismes qui les confortent dans leur torpeur en laquelle ils continuent de rêver debout à des lendemains qui chanteront, certes, mais leur oraison funèbre. Encore heureux, alors, qu'un psychopompe veuille bien les mener dans cet au-delà auquel ils ont fait mine de ne pas croire.
Non seulement tu n'es plus libre de parole,
Mais encore prétend-on contrôler ta pensée.
Tu te croyais citoyen ? Ce n'était qu'un rôle
Dont tu te verras sans doute bientôt dispensé !
Ton abstention aux votes indiffère le système ;
Il y trouverait plutôt son arrangement.
Quand déjà le réel est frappé d'anathème,
Sans qu'aucune alternance n'apporte de changement,
Tes revendications ou simples doléances
Ne font que ricocher sur des oreilles de bois.
Pour ta liberté morte, point de condoléances.
Ton horizon, c'est l'abattoir, après la tonde.
Voilà que ton humanité est aux abois,
Tandis que ton âme est devenue vagabonde.
Le Spectre à trois faces
Honoré de Balzac (1799-1850)
L'avis de la majorité ne peut être que l'expression de l'incompétence.
On ne refera pas la France par les élites, on la refera par la base.
Georges Bernanos (1888-1948), Les grands cimetières sous la lune, 1938
J’ai saisi le grain et le vin, ai bu à l’Amour,
Le cultivant comme l’on cultive la merveille,
Et mon Éden appartient à la sève vermeille,
Une gemme irriguant l’infini beauté du Jour.
S’il fallait trouver, c’est alors qu’Il m’a cherchée,
Gravant ainsi le Mystère, ouvrant mes veines :
Le suc et la sève d’un Miroir à l’âme certaine,
Symbole et Signifié, Un, dans le Recherché,
Je T’ai aimé comme Tu aimes, sans être vaincue,
Car qui T’aime a touché à l’Aurore pérenne,
Le regard s’éteint-il après T’avoir vécu ?
Je T’aime comme Tu m’aimes, et qu’on ne se méprenne,
L’Amour est telle une fleur éclose le matin,
Lors que la nuit augmente son sublime Parfum.
C’est à la lune d’Or que va ma rêverie,
Au Rossignol caché, son chant provocateur,
Cet élan inné, à l’aube, quand tout Vous prie,
L’âme solitaire franchit le seuil des cœurs.
Par mes mots étranges, mes douces songeries,
Délestant mes oripeaux, hardis et vainqueurs,
L’écorchure d’une blessure nous sourit,
Me voici immobile, au centre du cœur.
Quant à la Rose de nos ardeurs, constant Amour,
Même s’il se cache dans les verts branchages,
Le Rossignol vainc et brise la nuit et le jour.
D’un Diamant brut, au suave Baiser sans âge,
Le chemin connaît le Retour et, c’est sans fin,
Qu’il montre, à mon âme éprise, les illustres confins.

Sur les rives improbables d’une Rencontre, L’Orient se mit à converser avec l’Occident et fait cette Alliance, au cœur même de la Sacralité ; preux chevaliers se parlent et se serrent la main, celle de la fidélité. L’Amitié est noble et réveille les Temps immémoriaux, où les hommes sages se reconnaissent, car le Seigneur est Un.
Quand le soleil se couche, finissant sa course,
Les bleus, ourlets d’ondulants rêves, font venir
Jusqu’à moi, la plainte vive que l’or éclabousse,
Depuis l’Orient, nos plus humbles souvenirs.
Quand donc s’est heurté le regard incandescent,
Quel Occident se brise sur la nébuleuse
Ombre spectrale des derniers jours languissants ?
Ces mots se sèment sur une Terre bien malheureuse.
Engorgée de purulentes ruines, vidée de sa foi,
Terre de la Chrétienté, illustre par sa Noblesse,
Le cœur de ses fidèles Amants est plein d’effroi ;
Mais les chevaliers, sur leurs coursiers audacieux,
Brandissent l’Épée du Roi, que l’on nomme Prouesse.
Âmes ardentes, j’entends l’Exhalaison des Cieux.
D'or à la larme de sinople.
« L’ironie ne veut pas être crue, elle veut être comprise. C’est-à-dire « interprétée ». L’ironie nous fait accroire non ce qu’elle dit, mais ce qu’elle pense ; bonne conductrice, elle s’arrange pour que l’on croie ce qu’elle insinue ou laisse entendre ; dans ses simulations mêmes elle n’oublie pas de nous mettre sur la bonne voie, elle fait le nécessaire pour qu’on devine ses transparents cryptogrammes. » Vladimir Jankélévitch, L’Ironie, Paris, Flammarion, 1964, p. 60.
Tout être qui cherche la Vérité en vient à découvrir l’illusoire et se tourner vers le Réel. (Selon le Yi King)
Au jardin, où se grise le ciel plein de grâce,
Le temps remonte l’horloge sculpturale et, comme aucun
Témoin en cette brise ne vient troubler chacun,
L’étrange or floral, se répand dans tout l’espace.
Aux lamentations d’une flamme que l’on pourchasse,
La lueur des ombres d’un miroir importun,
Rompt, cruel, la larme rudoyant tout commun.
Lame fébrile se brise sur l’opaque glace !
Toi ! l’improbable, veuille pourfendre l’indignité !
L’humble homme gravit l’escalier de pauvreté,
Creusant d’avantage la souffrance insidieuse.
De nos lambeaux, s’étoffe notre ardent lien,
Mais sache, Ô Toi ! Le Trésor est un précieux Bien,
La larme est une offrande et n’est point malheureuse.