I
L'on rapporte qu'à la saint Louis, l'été est fini.
D'autres disent que c'est à l'Assomption que tout bascule.
L'automne, bien souvent, arrive en catimini,
Lors que les derniers jours de vacances se bousculent.
Car la rentrée toute proche noue déjà les ventres.
L'on voudrait prolonger la saison estivale,
D'autant que peu se font du travail les chantres,
N'étant plus chez beaucoup une vertu cardinale.
C'est que le monde extérieur est peu bienveillant
Et tend même à être de plus en plus féroce.
Il faut donc se forcer pour le voir attrayant,
Tant les mentalités sont partout affaissées.
On passerait bien là-dessus le balai-brosse,
Au lieu de mener une vie de citrons pressés.
II
Ce noir tableau peut paraître exagéré,
Si n'était que certains faits, hélas, le confirment.
La vie moderne n'est pas facile à digérer
Et génère en grand nombre des esprits infirmes.
La consommation d'alcool et de psychotropes,
Ajoutée à l'immense marché des stupéfiants,
Ne plaident pas en faveur d'un système philanthrope.
Le mal être est général et stupéfiant.
Ce n'est pas une simple histoire de porte-monnaie
Car même les nantis aiment bien se poudrer le nez.
Le malaise est plus profond car il touche à l'âme.
Pourquoi gagner le monde si c'est pour l'égarer ?
Car n'est-ce pas ce vide-là qui vient nous effarer
Et de nous en divertir qui tisse tous nos drames ?
Frère Eugène
* Évangile selon Marc 8:36






.png)




.svg.png)



.jpg)








.jpg)
.jpg)








