I
Est perçu comme une pleine réalité,
Même si cette dernière n'est pas tous les jours très ronde
Et court sur une tortueuse linéarité
Qui semble donc revenir sans cesse sur elle-même,
En vertu, justement, d'une plate rotondité.
L'homme s'y attache, quel que soit, d'ailleurs, le système.
Que vient contredire le fait de l'impermanence
Qui rend vaine toute tentative de pérennité.
D'où les stériles convulsions d'une humanité
Qui prend rarement leçon de ses expériences,
Répétant ses erreurs à chaque génération,
N'ayant de ce monde passant jamais sa ration.
II
En absolu, la Terre n'est qu'un grain de poussière
Dans l'immensité de notre seule galaxie
Et bien moins encore dans un cosmos sans frontière
Dont nous ne saurons jamais la topographie.
Ce n'est là qu'une approche unidimensionnelle
Car l'univers est aussi profond qu'étendu.
Cette considération multidimensionnelle,
Que la métaphysique a quelque peu rendue,
Pulvérise le moindre concept de finitude
Qui donne à penser que tout se joue dans cette vie.
Lors, manger le monde est la commune attitude,
Sans pouvoir jamais dissoudre l'incertitude.
L'immortalité dont on a alors envie
Aggrave le sentiment de décrépitude.
III
Sont de ce fantasme les clairs révélateurs.
La chimère de l'intelligence artificielle
N'aura, en fin de compte, qu'un effet castrateur,
Réduisant tout au dénominateur technique,
Dérisoire subterfuge censé remplacer Dieu.
Chaque panne de la machine sèmera la panique.
L'outil est aussi intéressant qu'insidieux
Car lui conférer une quelconque autorité
Mène à admettre son infaillibilité.
Pour aller aussi loin, faisons confiance à l'homme
Dont la bêtise donne une idée de l'infini.
La chose commence à peine, c'est loin d'être fini.
La suite est courue, pas besoin d'être médium.
.jpg)
.jpg)









.svg.png)




















.svg.png)
