Dans la nuit profonde de l'âme, J'ai entendu ta plainte, Enveloppée d'écorchure, L'indicible brûlure, Sous les griffes acérées, Ton corps gisant dans les flammes, Lors qu'un cri surgit du désert incendiaire, Âtre matricielle de ton enfantement, Puis, qu'un Souffle puissant te transperce, Étreignant et compressant ton cœur. Ô gisant ! Délaisse cet insignifiant corps ! N'entends-tu pas le chant du ruisseau ? Des pierres, suinte le firmament. Victoire ! Le dragon s'est soumis. Le voici ton ami. Gardien vigilant des combats, Porte et Rosaire des effluves du trépas, L'épée même de ton Épousée, Le Ciel te compagne et te salue. L'Amour ardent de l'âme a vaincu Brigands et imposteurs ! La noble Dame ceint du doux baiser La Rose rose, née d'un pur et blanc suaire.
Décryptage et Revalorisation de L'Art de L’Écu, de La Chevalerie et du Haut Langage Poétique en Héraldique. Courtoisie, Discipline, Raffinement de La Conscience, état de Vigilance et Intention d'Unicité en La Fraternité d'un Nouveau Monde !
samedi 16 mai 2026
Chant du gisant
jeudi 7 mai 2026
Considérations chtoniennes
Ma chère Mado, après le délire collectif d'un épisode sanitaire de sinistre mémoire et malgré que le pot aux roses ait été mis à jour, malgré tous les livres parus sur la question, malgré les innombrables vidéos publiées dans les médias et sur les réseaux, malgré tous les scandales révélés et à venir, le monde poursuit méthodiquement son programme d'autophagie, sinon dans l'indifférence quasi générale, du moins dans le fatalisme apathique qui fait que plus rien n'a de véritable impact et que tout s'avère finalement soluble dans la même bouillie. À telle enseigne, d'ailleurs, qu'il faudrait installer partout des vomissoires.
Quand on atteint le fond, on trouve toujours une pelle
Pour creuser plus profond, la formule est connue.
Je la fais donc mienne, elle résonne en ma chapelle,
Quand bien même je ne suis plus à tomber des nues.
Ayant posé ma plume pour raisons personnelles,
Voilà bien qu'elle recommence à me démanger,
Au risque de rechanter de vieilles ritournelles,
Mais toujours parlantes car rien ne s'est arrangé.
L'on pourrait même dire que les choses ont empiré
Et je doute que le Système soit prêt d'expirer
Car rien ne semble enrayer sa folle descente,
Entraînant tout ce qu'il touche dans les bas enfers
Auxquels se destine cet Âge de feu et de fer
Où depuis belle lurette toute sagesse est absente.
Le Spectre à trois faces
vendredi 9 août 2024
Abstruse
Il nous tint par la main exprimant le geste lent.
Ne vous fiez-donc pas au doux parfum d’une Muse,
Tantôt elle vient à l’aube, nuée blanche s’exhalant,
Tantôt elle attend sagement le son qui fuse.
Il nous tint la main dans une sorte de bruissement.
Les ailes du firmament effleurent sans aucune ruse,
L’étoile dont le berger est le digne Amant.
Qu’en est-il de l’appel d’une lyre profuse ?
Il nous tint, sage, la main délibérément.
L’on pose léger l’instant sur la page abstruse,
Car, y sceller nos lèvres est l’encre qui se refuse,
A toute intrusion, puisque le ciel est si grand,
Que nos yeux s’invitent à nourrir la céruse,
Patine que souffle une étrange cornemuse. (au loin, au loin, au loin !…)
Océan sans rivage

mercredi 26 juin 2024
Querelle au jardin
Taillé : au premier d'or au sapin arraché de sinople, au second
de sinople au bourdon d'or rayé de sable, ailé d'argent.
Un jardin en fleurs attire bon nombre d'insectes
Car toute corolle ouverte aime se faire butiner.
Aussi s'y active-t-on dès l'aube, sans badiner.
Tout le monde trouve sa part et chacun se respecte.
Un bourdon, se voulant poser sur l'angélique,
La trouva investie de punaises arlequin.
« Ôtez-vous de céans que je m'y mette, faquins !
Prétendriez-vous que je reparte famélique ?
En voilà une engeance qui se croit à demeure !
Suis-je d'une espèce à réfréner son appétit ?
J'exige mon comptant, avant que le jour ne meure. »
Le bougon bourdon atterrit sur une ombelle,
Envoie valser les intrus comme des confettis
Qui s'en allèrent former ailleurs leurs ribambelles.
La ronde des insectes
vendredi 24 mai 2024
Tête à claque
Elle randonnait dans une tenue fluorescente
Si autrefois on l'eût qualifiée d'indécente,
Elle ne choque plus personne, pas même un tantinet.
L'époque est furieusement exhibitionniste :
L'on aime se faire voir, sans la première retenue.
Par là même, elle est également voyeuriste.
Il faut au narcissisme toute une avenue.
Plus que le précédent, le siècle est bavard,
Sachant tout sur tout, avec à la clef le vide.
L'ivresse des mots s'abîme dans le silence livide.
En ces dérisoires théâtres de boulevard,
Le rire du public est orchestré par une claque.
Cette époque est décidément une tête à claque. *
Le Spectre à trois faces
vendredi 3 mai 2024
Âme vagabonde
En ces temps d'extrême confusion où tant de raisons font naufrage, emportées comme fétus de paille par un déluge d'images et d'informations, où tout et son contraire s'aplatissent sur les écrans plats qui absorbent et dissolvent indistinctement le vrai et le faux, dans l'apathie générale, tout lanceur d'alerte semble crier dans le désert, quand il n'est pas qualifié de complotiste, ce nouveau mot-joker qui, comme dans un jeu de cartes, vaut tous les arguments et donc dispense d'en devoir user. Ayant jeté le bébé avec l'eau du bain, les esprits rationnels (rationnés) ne savent plus à quel saint se vouer. Aussi sont-ils perméables à tous les sophismes qui les confortent dans leur torpeur en laquelle ils continuent de rêver debout à des lendemains qui chanteront, certes, mais leur oraison funèbre. Encore heureux, alors, qu'un psychopompe veuille bien les mener dans cet au-delà auquel ils ont fait mine de ne pas croire.
Non seulement tu n'es plus libre de parole,
Mais encore prétend-on contrôler ta pensée.
Tu te croyais citoyen ? Ce n'était qu'un rôle
Dont tu te verras sans doute bientôt dispensé !
Ton abstention aux votes indiffère le système ;
Il y trouverait plutôt son arrangement.
Quand déjà le réel est frappé d'anathème,
Sans qu'aucune alternance n'apporte de changement,
Tes revendications ou simples doléances
Ne font que ricocher sur des oreilles de bois.
Pour ta liberté morte, point de condoléances.
Ton horizon, c'est l'abattoir, après la tonde.
Voilà que ton humanité est aux abois,
Tandis que ton âme est devenue vagabonde.
Le Spectre à trois faces
dimanche 31 mars 2024
L'Ombre n'est rien
L'Ombre n'est rien, quand même elle semble s'étendre ;
Si vaste soit-elle, la moindre étincelle la brise
Et cela suffit comme limite à son emprise.
Car la seule chose à laquelle elle puisse prétendre,
C'est d'être le réceptacle de la Lumière
À laquelle elle sert en fait de révélateur.
N'offrant qu'une courte-vue, sans la première hauteur,
Les ténèbres sont de la conscience les œillères.
Elles n'ont en vérité aucune réalité,
En ce sens qu'elles n'ont pas de nature intrinsèque.
Ainsi, quoi qu'elles fassent, elles sont vouées à l'échec
Et leur déchaînement dans l'actualité
Est le clair signe de leur proche défaite.
Ce fut annoncé. Mais qui écoute les prophètes ?
vendredi 15 mars 2024
Considérations sur l'entrisme
Jadis, les bronzés se contentaient de la plage.
Il leur arrivait même, l'hiver, de faire du ski.
Certes, ils avaient ce côté futile et volage,
D'autant qu'à peine deux trois neurones étaient requis,
Mais pour le moins arrivaient-ils à être drôles,
Ce qu'ils ne sont absolument plus aujourd'hui.
Comme homo festivus, ils restaient sous contrôle ;
Mais voilà – et c'est là que commencent les ennuis –
Un jour, ils se prirent à faire de la politique,
À infiltrer l'État et ses institutions
Et à tordre dans leur sens la constitution.
La pensée devint binaire et monolithique
Et gare à quiconque s'éloignait de la doxa !
Peu à peu, le pays tout entier s'enfonça.
Le Spectre à trois faces
samedi 9 mars 2024
Quelques citations
À force de jachère, les cerveaux retournent en friche.
Si encore ils traversaient une vraie vacuité
Au lieu d'être ce vide où ne flotte qu'un pois chiche,
L'on pourrait se dire qu'ils mûrissent leur acuité.
Si encore cela nous gratifiait de silence
Au lieu de ces vains bavardages monologués
Où la langue brille rarement par son excellence,
La paix, sans doute, trouverait à se déboguer.
Aux slogans qui ne s'adressent qu'aux esprits grégaires,
Opposons quelques aphorismes de naguère.
Et quoique l'on ne prêche jamais que des convertis,
Il est toujours bon de rafraîchir les mémoires
Dont beaucoup sont de véritables écumoires
Qui ne retiennent volontiers que le perverti.
Le Spectre à trois faces
à condition que ce soit toujours le même.
Honoré de Balzac (1799-1850)
Démocratie : l’oppression du peuple par le peuple pour le peuple.
Oscar Wilde (1854-1900)
L'avis de la majorité ne peut être que l'expression de l'incompétence.
On ne refera pas la France par les élites, on la refera par la base.
Georges Bernanos (1888-1948), Les grands cimetières sous la lune, 1938
Georges Wolinski (1934-2015)
C'est sa façon d'affirmer sa passion pour l'égalité.
mercredi 7 février 2024
Le grain et le vin
J’ai saisi le grain et le vin, ai bu à l’Amour,
Le cultivant comme l’on cultive la merveille,
Et mon Éden appartient à la sève vermeille,
Une gemme irriguant l’infini beauté du Jour.
S’il fallait trouver, c’est alors qu’Il m’a cherchée,
Gravant ainsi le Mystère, ouvrant mes veines :
Le suc et la sève d’un Miroir à l’âme certaine,
Symbole et Signifié, Un, dans le Recherché,
Je T’ai aimé comme Tu aimes, sans être vaincue,
Car qui T’aime a touché à l’Aurore pérenne,
Le regard s’éteint-il après T’avoir vécu ?
Je T’aime comme Tu m’aimes, et qu’on ne se méprenne,
L’Amour est telle une fleur éclose le matin,
Lors que la nuit augmente son sublime Parfum.
Métaphysique
C’est à la lune d’Or que va ma rêverie,
Au Rossignol caché, son chant provocateur,
Cet élan inné, à l’aube, quand tout Vous prie,
L’âme solitaire franchit le seuil des cœurs.
Par mes mots étranges, mes douces songeries,
Délestant mes oripeaux, hardis et vainqueurs,
L’écorchure d’une blessure nous sourit,
Me voici immobile, au centre du cœur.
Quant à la Rose de nos ardeurs, constant Amour,
Même s’il se cache dans les verts branchages,
Le Rossignol vainc et brise la nuit et le jour.
D’un Diamant brut, au suave Baiser sans âge,
Le chemin connaît le Retour et, c’est sans fin,
Qu’il montre, à mon âme éprise, les illustres confins.

mardi 6 février 2024
Chrétienté
Sur les rives improbables d’une Rencontre, L’Orient se mit à converser avec l’Occident et fait cette Alliance, au cœur même de la Sacralité ; preux chevaliers se parlent et se serrent la main, celle de la fidélité. L’Amitié est noble et réveille les Temps immémoriaux, où les hommes sages se reconnaissent, car le Seigneur est Un.
Quand le soleil se couche, finissant sa course,
Les bleus, ourlets d’ondulants rêves, font venir
Jusqu’à moi, la plainte vive que l’or éclabousse,
Depuis l’Orient, nos plus humbles souvenirs.
Quand donc s’est heurté le regard incandescent,
Quel Occident se brise sur la nébuleuse
Ombre spectrale des derniers jours languissants ?
Ces mots se sèment sur une Terre bien malheureuse.
Engorgée de purulentes ruines, vidée de sa foi,
Terre de la Chrétienté, illustre par sa Noblesse,
Le cœur de ses fidèles Amants est plein d’effroi ;
Mais les chevaliers, sur leurs coursiers audacieux,
Brandissent l’Épée du Roi, que l’on nomme Prouesse.
Âmes ardentes, j’entends l’Exhalaison des Cieux.
Larme
D'or à la larme de sinople.
« L’ironie ne veut pas être crue, elle veut être comprise. C’est-à-dire « interprétée ». L’ironie nous fait accroire non ce qu’elle dit, mais ce qu’elle pense ; bonne conductrice, elle s’arrange pour que l’on croie ce qu’elle insinue ou laisse entendre ; dans ses simulations mêmes elle n’oublie pas de nous mettre sur la bonne voie, elle fait le nécessaire pour qu’on devine ses transparents cryptogrammes. » Vladimir Jankélévitch, L’Ironie, Paris, Flammarion, 1964, p. 60.
Tout être qui cherche la Vérité en vient à découvrir l’illusoire et se tourner vers le Réel. (Selon le Yi King)
Au jardin, où se grise le ciel plein de grâce,
Le temps remonte l’horloge sculpturale et, comme aucun
Témoin en cette brise ne vient troubler chacun,
L’étrange or floral, se répand dans tout l’espace.
Aux lamentations d’une flamme que l’on pourchasse,
La lueur des ombres d’un miroir importun,
Rompt, cruel, la larme rudoyant tout commun.
Lame fébrile se brise sur l’opaque glace !
Toi ! l’improbable, veuille pourfendre l’indignité !
L’humble homme gravit l’escalier de pauvreté,
Creusant d’avantage la souffrance insidieuse.
De nos lambeaux, s’étoffe notre ardent lien,
Mais sache, Ô Toi ! Le Trésor est un précieux Bien,
La larme est une offrande et n’est point malheureuse.
jeudi 27 juillet 2023
Cogito ergo non sum
Ma chère Mado, quand je regarde ma vie, la façon dont je l'ai vécue, je vois qu'elle fut souvent gouvernée par des émotions compulsives qui n'ont fait que créer des accumulations mentales et, fatalement, un engorgement. M'en libérer, c'était soit m'élever à de plus hauts niveaux de conscience, ce qui s'est avéré plutôt trompeur dans la mesure où tout cela demeurait parfaitement mental, mais aussi et surtout parce que des situations ou des contingences plus favorables amenaient illusoirement à le penser. Si dans le silence de moi, je me sentais forte, il me suffisait d'ouvrir la bouche pour me découvrir pitoyablement idiote. La moindre inflexion de ces conditions remettait tout sur le tapis et tout bouleversement me renvoyait à ma préhistoire. Il m'avait alors semblé que la transformation de ces énergies représentait un chemin plus sûr, quand même cela exigeait un engagement et une implication déterminés dans une certaine pratique. Éveiller ces énergies... sans me braquer sur l'élévation de ma conscience qui, du fait de n'être appréhendée que mentalement et de manière projective, c'est-à-dire à partir du stade où j'en étais, ne pouvait m'amener qu'à prendre mes vessies pour des lanternes. Je décidai donc de m'asseoir et de respirer. Le reste m'appartient.
Voilà, ma chère Mado. Je te ferai grâce du sonnet qui suit habituellement ma lettre car je crois bien en avoir perdu la prosodie. Ou peut-être parce que ma pensée se trouve désormais à l'étroit dans cette suite d'alexandrins ? Je termine sur ce koan zen : le bambou existe au-dessus et en dessous de son nœud.
vendredi 14 juillet 2023
Une époque épique
Ma chère Mado, nous vivons une époque épique ;
Partout, l'on se gargarise de bons sentiments
Et de belles paroles que les bouches médiagéniques
De Neuneuland* répandent très efficacement
Dans les cerveaux stérilisés de la molle masse ;
Partout, les professionnels de l'amusement
Allaitent Homo Festivus, déjà à la ramasse,
Perfusé à l'Iphone assez profondément.
D'où la question : comment autrement gouverner
De telles quantités, quand tous tirent sur la ficelle,
S'empêtrent dans les fils, se prennent dans la nacelle,
Ne sachant plus à quel saint se vouer, bernés
Par ceux qui leur chantent la berceuse citoyenne,
Heureux, déjà, qu'ils puissent mener une vie moyenne ?
Les questions qui tuent.
* Dont la capitale est Gogolcity.
jeudi 13 avril 2023
Cul-de-sac
« Être ou ne pas être » n'est pas la question,
Du moins ne se prêtant plus à notre époque
Qui accumule tous les états de congestion,
Autant qu'elle est à cumuler les équivoques.
« Être ou avoir » nous semble mieux indiqué.
Toutes les autres dichotomies sont obsolètes.
Encore peut-on admettre qu'elles sont imbriquées,
Vu qu'elles continuent de mettre sur la sellette
Et de faire de ce bas monde une foire d'empoigne,
Ce dont l'actualité largement témoigne.
Dès lors que l'avoir devient la valeur unique,
L'être perd peu à peu toute sa sacralité
Et donc son statut d'irréductibilité,
Avec pour seule perspective un monde satanique.*
jeudi 6 avril 2023
Hôtes et intrus du jardin
les tiges passées en sautoir en pointe, le tout au naturel.
Des insectes qui s'en viennent visiter le jardin,
Il en est qui sont les bienvenus, tels l'abeille,
Le gros bourdon et le papillon baladin,
Sans oublier le forficule dit perce-oreille
Et, bien sûr, la coccinelle dite bête à bon dieu
Qui sont du jardinier les précieux auxiliaires
Car les pucerons leur sont un mets délicieux.
Ils ont donc leur place choisie et particulière.
Il en est un autre, malgré son bel aspect,
Que tout planteur de pommes de terre redoute :
On aura reconnu le doryphore sans doute,
Un gaillard qui est loin d'inspirer le respect
Car il met le potager en état de guerre :
Il se sert sans retenue, ça ne le gène guère !
Les dialogues du blason
jeudi 16 mars 2023
Omnia velut me
Nous pouvons toujours manifester et brailler
Arpenter les rues en brandissant des pancartes,
Nos slogans beuglés sont justes bons à faire bâiller
Ceux qui depuis bonne lurette ont pipé les cartes.
Car ils savent que nous sommes compromis jusqu'au coup
Dans un système qui nous a pris en otage
Et que désormais le moindre hoquet secoue,
Quand la politique n'est plus que du cabotage,
C'est-à-dire une gestion à la petite semaine
D'un état qui ne fonctionne plus que par pulsions,
Alias les échos de nos propres compulsions.
Nos revendications nous semblent donc bien vaines
Car il est très peu d'entre-nous qui n'aient leur prix,
Chose que les tireurs de ficelles ont bien compris.
Le Spectre à trois faces
mardi 28 février 2023
Puisque tout est relatif
Puisque tout est relatif, l'Absolu s'impose
Par contrainte logique comme point irréductible.
Il est la Relation sur laquelle tout repose,
Le pôle premier, ultime et irrésistible.
On peut dire de Dieu qu'il est l'Un, Unique et Même
D'où procèdent toute unité, toute unicité.
Il est le désir-en-soi, le vouloir suprême
Vers lequel aspire toute la multiplicité.
Cependant, rien ne le limite ni ne l'enferme.
Nul manifesté n'en fait la totalité,
Car inépuisées sont ses possibilités.
Rien ne fixe son commencement ni son terme.
Et si le plus infime est à le révéler,
Rien ne peut le contourner ni le dévoiler.
samedi 11 février 2023
L’homme véritable
Blason de Morąg (ancienne Prusse orientale, Pologne)
Des champs dévastés de ce pays de cocagne,
Quand de l’égoïsme, il n’est aucune guérison,
A peine le leurre devient une factice déraison,
La plupart des gens ont peur de quitter leur bagne.
Ces sombres chimères que l’on survole avec peine,
Éclairé par les preux pèlerins aguerris ;
Nous butinons à la ruche d’où un miel jaillit,
Dont la mémoire subtile trace ses volutes pérennes,
D’avoir libéré de l’espace à notre être,
Voici que le long sentier devient transparent,
Et nous répétons des heures, inlassablement.
Au Silence secret, un lieu nous a fait naître ;
Il a libéré notre âme du rêve de l’ego.
Comment dire ? Nous le comprendrons tous très bientôt !
Il est bien vain de cueillir en cet ici-bas ;
Plus l’espace est restreint et plus l’âme cumule :
Des objets, des événements, sans scrupule ;
Cela est tout au plus d’insignifiants gravats.
L’homme qui fait le don de son moi avant la mort,
Est celui qui s’extrait du rêve tentacule,
Des néfastes et impondérés conciliabules,
Allant toujours avec ceux qui se remémorent.
Telle est sa mission : semer en cette vie des graines,
Pour qui sait entendre, voir et se souvenir.
Cet homme a dépassé toutes aspirations vaines,
A tous ces nœuds gémissants qui s’entrelacent,
Il voit sans sourciller l’âpreté des désirs
D’un enfer qui clame : J’en veux encor ! Qui trépasse ?













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