Décryptage et Revalorisation de L'Art de L’Écu, de La Chevalerie et du Haut Langage Poétique en Héraldique. Courtoisie, Discipline, Raffinement de La Conscience, état de Vigilance et Intention d'Unicité en La Fraternité d'un Nouveau Monde !

mardi 31 mars 2020

Considérations liquescentes


Blason de Cappel-Marburg (Hesse, Allemagne)


L'Amie, cette époque est tellement à gerber
Qu'il faudrait installer partout des vomissoires ;
Sans parler de la fange ambiante, à s'embourber
Le mental, s'il nous prend de gober leurs histoires

Martelées à longueur de temps par les médias,
C'est-à-dire les officines de la propagande
D'une caste que nous savons désormais aux abois
Et dont il nous tarde qu'elle sombre et se débande.

Nous faudra-t-il donc passer par des hécatombes
Avant que de ces imposteurs les masques ne tombent ?
Hier encore, ils se targuaient de la liberté

Et les voici mûrs pour la totale dictature !
Leur démocratie ne fut qu'une caricature
Que la morale à depuis longtemps désertée.

* * *

Bientôt, les idiots ne seront plus même utiles.
Mais l'on a beau essayer de les éclairer,
On a l'impression de parler à des débiles,
Incapables de sentir, encore moins de flairer

Les idées fumeuses et vraiment nauséabondes ;
Celles qui, en vitrine, se parent de toutes les vertus
Et qui alimentent la bien-pensance du beau monde
Où il n'est mot que la pensée chewing-gum ne tue.

Mais renverser l'ordre de la voyoucratie
Ne mène à rien sans révolution intérieure.
Car faut-il rappeler que la ploutocratie

Se forme de la confluence des avidités
Dont elle est la manifestation extérieure,
Alimentée par mille petites complicités ?

* * *

À chacun, donc, de balayer devant sa porte
Et de bien considérer ses implications ;
De se responsabiliser, en quelque sorte,
Plutôt que se perdre en vaines imprécations.

C'est en soi-même que veut renaître ce système ;
C'est donc là, d'abord, qu'il faut lui tordre le cou.
Fais-je partie de la solution ou du problème ?
Mais l'on préfère se défausser au moindre coût,

Succombant à la tentation de l'innocence,
Puis désignant quelque bouc pour l'expiation
Pour mieux préserver du système la giration.

Tout cela, à vrai dire, tient de la fosse d'aisances,
De toute putréfaction la juste destination.
Le vieux monde est en état de liquidation.

Le Spectre à trois faces

Les blasons : Art et langage héraldiques


Dans une société dominée par l'image, l'héraldique trouve naturellement sa place et ne se limite pas à un sujet d'étude pour historiens ou pour passionnés de chevalerie. Elle est d'ailleurs bien plus présente dans notre environnement quotidien que nous n'en avons conscience : marques, logos commerciaux et de clubs sportifs en témoignent abondamment. Et chacun peut toujours créer son propre blason, ce qui n'est nullement un privilège de noblesse. Née comme un art codifié, l'héraldique s'est en effet fixée comme un langage graphique. Emblématiques, les blasons suivent donc une normalisation rigoureuse de formes et de couleurs. Mais ils conservent aussi une grande liberté ornementale. L'esthétique qui en résulte donne aux compositions héraldiques un caractère extrêmement décoratif. Cet ouvrage présente l'héraldique de façon complète et accessible : son histoire depuis le Moyen Âge ; sa composition : formes, couleurs, bestiaire fabuleux et autres pièces emblématiques ; ses usages nombreux et divers d'aujourd'hui ; son langage riche et singulier.

Pierre Jaillard est président du Conseil français d’héraldique, dont le but est de conseiller les candidats aux armoiries afin qu’ils respectent les règles fondamentales de l’héraldique et qu’ils évitent les usurpations volontaires ou involontaires.

lundi 30 mars 2020

Blasons et Armoiries, témoins de notre histoire


 Pierre Derveaux 

Blasons et Armoiries, témoins de notre histoire 

Toute l´histoire de l´Europe depuis le XIIe siècle s´exprime dans les armoiries de ses pays, de ses villes et de ses familles. On ne peut visiter ses monuments historiques, admirer ses œuvres d´arts, consulter ses documents officiels ou ses cartes anciennes, sans rencontrer à tout moment, et aux meilleurs emplacements, ses blasons colorés ou gravés dans la pierre qui nous rappellent nos ancêtres. Connaître les armoiries, savoir les déchiffrer et les comprendre s´avère utile non seulement pour l´historien, mais pour tout homme cultivé qui s´intéresse au passé de l´Europe.

31 pages, Éditeur : Cabedita (2001)

samedi 28 mars 2020

Genèse poétique


Drapeau de Parnas (Russie)


Réverbérations insolites,
Laisse monter mon cœur !
Aux singulières sentences,
Quand l’âme est à s’élever,
Le siècle se tord de douleur,
Comme estampillé de ferveur,

At-Tayr طائِر  suit l’horizon,
Subrepticement en singularité,
Nacre opulente de Proximité
Ne surprend ni fièvre ni torpeur.
Un jour s’évade des seuils essaimés,
Mais le labyrinthe n’est pas un piège,
Encore faut-il pouvoir le comprendre.
Le damier et les notes indifférentes
Voient la corruption ornementer,
Les nombres qui règnent insubstanciés.
Aujourd’hui, ne te plains pas de ton sort,
Cette pièce, je l’ai trouvée quand tu dormais ;
A ces secrets le Poète s’adonne tout entier,
Depuis la plume des insensés,
Rimbaud et Mallarmé,
A boire en filigrane Le Mystère,
J’avais neuf ans et je t’en sais gré.


L’Écho avait cet âge, le rêve éveillé, et l’on vint te chercher pour t’y plonger. Aucun de ces mots ne sont une composition, mais diffusion et en cette architecture, plume incisive du regard, émerveillé, le Silence est L’Onde, Arborescence, quand le Poète frémit par la muse amusée, Le Poète vibre au Son de La Lyre, et Elle de s’exprimer en chaque résonance, Elle de donner le Viatique et ouvrir à TAYR, طائِر Envol des Lettres éthériques, lettre de La Guidée.



Considérations confinées


Blason de Saint-Martin-de-Crau (Bouches-du-Rhône, Provence)

L'Amie, les temps que nous vivons me donnent à t'écrire car ils me font repenser à certains de nos écrits. Peut-être ne croyions-nous pas si bien dire ? Encore que... Nous ne sommes donc pas surprises de ce qu'il arrive, encore moins de ce qu'il arrivera. Aussi me disais-je tantôt en moi-même :


Tiens-toi loin des espaces que la masse encombre,
Non pas pour une simple question de contagion,
Mais pour n'être pas diluée dans le nombre
Et te protéger, surtout, des basses vibrations

Qui pourraient affaisser ton champ énergétique.
Plus qu'ailleurs, les ondes y créent une espèce de rets
Dû au fort usage des appareils prothétiques.
Voilà pourquoi tu dois te tenir en retrait.

Si tu n'es pas libérée de l'instinct grégaire,
Il sera difficile de garder ce recul
Car très souvent à la solitude il accule.

Mais si tu l'es, cela ne t'éprouvera guère
Car il vaut mieux être seul que mal entouré
Ou en compagnie que le vide vient ajourer.

* * *

Fréquenter, c'est se mettre au contact de fréquences
Et bien des affinités s'expliquent par cela.
Ainsi, mieux vaut s'en tenir aux courtes séquences
Imposées par la vie sociale, de-ci de-là.

L'ère des masses nous montrent clairement ses limites,
Du fait, aussi, qu'elles démultiplient les dangers.
La technocratie * qui voit s'effondrer ses mythes,
Sans cesser de s'imposer, n'a rien arrangé.

Qui nous débarrassera de tout leur bitume,
De leur tôle galvanisée et de leur béton ?
Qui me délivrera de cette rage dont j'écume

Quand je vois ces laideurs qui n'étonnent plus grand-monde ?
Et ces gens soumis auxquels on donne le bâton,
Leur apathie est incroyablement profonde !

* * *

Car autrement, le tollé serait général
Et les « élites » seraient balayées d'une tempête,
Toutes recalées, à l'écrit autant qu'à l'oral !
Un mental hypertrophié ne fait pas une tête

Et sans nombre sont les imbéciles diplômés
Qui ont eu leurs brevets dans des boîtes de lessive.
Car quand le réel s'en vient enfin les sommer
De redresser la barre du bateau en dérive,

Ils se perdent en controverses et péroraisons,
Puis veulent changer le papier-peint de la maison
Au lieu des fondations qui partout se fissurent !

Dis, l'Amie, comment cela a-t-il commencé ?
Et pourquoi la masse suit-elle des gens insensés ?
Ont-ils perdu la raison après la mesure ?

Le Spectre à trois faces

 

* Au sens littéral de « pouvoir de la technique » qui prend tout le monde en otage.

Bac à sable


Armoiries de la famille nobiliaire Enickl (Regensburg en Bavière, Allemagne)


Ce monde n'est jamais qu'un immense bac à sable
Où des enfants attardés jouant aux adultes
Feraient bien de s'asseoir autour d'une table,
Avec un regard franc que nulle ombre n'occulte,

Reposant non seulement les bases de l'humain,
Mais, plus que tout, la finalité de ce monde
Que l'on n'a cessé de s'arracher à pleines mains,
Convoitant la richesse qui chez l'autre abonde.

Qui es-tu donc pour vouloir plus que ton prochain,
Allant jusqu'à lui ôter de sa bouche le pain ?
Mais n'est-ce pas là le commun motif de toute guerre ?

Et n'est-ce pas l'orgueil qui en est le vrai moteur ?
Est-il conquête qui ne soit l'oeuvre d'un voleur ?
Pourtant, seul les doux hériteront de la terre. *

L'Abbé Théophile


* Allusion au passage des Béatitudes du Sermon sur la montagne : 
« Heureux les doux, car ils posséderont la terre. »
 (version de la Bible de Jérusalem)

Que sais-je ? Le blason


Le blason

Un classique de la bibliothèque héraldique dont la première parution remonte à 1949 et périodiquement réédité depuis. Coécrit par Geneviève D’Haucourt (1904-2000), archiviste paléographe, et Georges Durivault, membre correspondant de la Société française d'Héraldique et de Sigillographie.


Presses Universitaires de France
Collection Que sais-je ? n° 336

vendredi 27 mars 2020

Expectative


Blason d'Auerbach (Bavière, Allemagne)


Nous qui parlions de compulsions consuméristes
(En sachant qu'il fallait bien qu'elles prissent fin un jour)
Dont la suspension a frappé à l'improviste
Mais dont nous craignons le regain dès son retour,

Nous demeurons dans une prudente expectative.
Le monde saura-t-il en tirer toutes les leçons
Et se détourner d'une funeste perspective
Que lui promettait sûrement cette déraison ?

Ou, au contraire, s'enfoncera-t-il de plus belle
Dans le processus fermé de l'autophagie ?
Tremblons que bientôt la Nature ne se rebelle

Et ne nous remette promptement à notre place !
Car alors, aucune technique ni aucune magie,
Sauf miracle, ne pourra sauver l'humaine race.

L'Abbé Théophile

Tout et son contraire


Blason de Hadersdorf-Kammern (Autriche)


Aujourd'hui, où l'on entend tout et son contraire,
Règne dans les esprits la plus grande confusion.
Quelle vérité, d'un tel magma, peut-on extraire,
Avant que le doute ne la mette sous perfusion ?

À peine dite, la chose est aussitôt contredite !
Qui donc croire, quand ne s'entendent pas même les experts ?
Les opinions profanes se mêlent aux érudites,
Sans évoquer les rivalités entre pairs.

Quant à se fier à la parole officielle,
Qui donc aurait encore le réflexe d'y songer
S'il fait le compte de tous les propos mensongers ?

Presque toujours partiale, elle est au mieux partielle.
Une demi-vérité est une pleine tromperie,
Ne servant souvent qu'à masquer la duperie.

L'Abbé Théophile

mercredi 25 mars 2020

Cosmologie proche


Drapeau de Noursoultan (capitale du Kazakhstan)

                                      Indéfectible, si proche,
                                      Quand des années lumières,
                                      Parlent aux vents spacieux,
                                      Les synonymies d’une planète et des cieux,
                                      J’en ressens le frémissement bienheureux.
                                      Alors, il est une singulière nouvelle
                                      Qui me dit : si petit,
 
                                      L’invisible est le plus apparent.
                                      Je consens à voir le firmament
                                      Déployer ces étranges ailes,
                                      Son Parfum d’étoiles épanché,
                                      L’année semblable à une poussière,
                                      L’horizon, l’intrépide commencement.
                                      Puisque L’Écho a cette réverbération,
                                      Autant laisser le cosmos nous y inviter,
                                      Autant épouser alors Son Silence,
                                      S’abandonner à Sa douce résonance.
                                      Tu dis ces choses, les ai-je préméditées ?
                                      Ô ourlets des feuillets,
                                      Devenus vagues qui ont tout écumé !
                                      Mais surgit Le Sens,
                                      Et l’on reste émerveillé :
                                      Tant de Proximité,
                                      En ce Plérôme scintillant !
                                      Si j’ai levé la main vers Le Ciel
                                      Mon cœur, Toi, Tu l’as emporté.


Le temps fut à nous conter les similitudes entre l’infime et l’infini. Chaque étoile, chaque planète, chaque galaxie, chaque nébuleuse, et chaque distance, sont en réalité les points d’ancrage et les phrases d’une analogie avec le monde d’ici et l’au-delà. La résonance fut telle que je m’évanouis dans cet infiniment petit, si minuscule et si grand tout à la fois. Nulle appréhension si ce n’est par Lui-même. Je vis les groupes, les parallèles et même les rassemblements. Chaque similitude, chaque différence est l’infime monde né du Souffle et chacun est une réalité mouvante. Nous sommes, en ces simultanéités, les mondes et les sens de chaque réalité manifestée. Comment donnes-Tu autant de Signes qui ne sont pas encore compris ? Grâce et libéralité !



Sagesse d'une lyre

D'une proche pesée


Blason de Gaworzyce (Basse-Silésie, Pologne)


Si la bêtise donne une idée de l'infini,
Comme l'avait un jour suggéré un scientifique, *
Alors de le découvrir l'on n'a pas fini,
Tant notre époque est de la chose prolifique !

Ne voyez pas dans ce propos une ironie,
La réalité ne prêtant guère à sourire
Quand c'est le bon sens que l'on traîne aux gémonies.
Si un Beaumarchais se serait pressé d'en rire, **

Je crains fort que l'on ne doive plutôt en pleurer.
L'humanité s'est donnée un destin tragique
D'avoir épousé un système autophagique.

« Lâche cette tartine qu'au passage tu voulais beurrer
Et désengage-toi de la curée générale !
Crains de la proche pesée une surcharge pondérale. »

L'Abbé Théophile


* «Il n'existe que deux choses infinies, l'univers et la bêtise humaine... mais pour l'univers, je n'ai pas de certitude absolue.» Albert Einstein (1879-1955)

** «Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer.» Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (1732-1799), Le Barbier de Séville, 1775

                    Autophagie                   De la caution d'un silence                 Déliquescence

mardi 24 mars 2020

Anguille sous roche



Blason de Wasseralfingen (Bade-Wurtemberg, Allemagne)


Mon frère, tu parlais d'une chienlit organisée
Et je crois que nous sommes nombreux à le penser.
Certes, c'est leur prêter une certaine intelligence,
Quand c'est la bêtise qui leur tient lieu de régence.

Même si notre pays a tiré le gros lot,
Tous les facteurs concourent à croire qu'il y a complot,
Tant est douteux un tel degré d'incompétence
Dont nous attendrions en vain toute repentance.

Nous en saurons plus avant qu'il ne soit longtemps ;
Un train peut en cacher un autre, l'on s'entend.
L'affaire est trouble, il y a anguille sous roche.

Ceux qui nous gouvernent sont loin d'être bienveillants ;
Lors, gardons l'esprit éveillé, toujours veillant.
Le vieux monde est en convulsions, sa fin est proche.

Marc

lundi 23 mars 2020

Bouton d'or


Blason de Meløy (Norvège)

                                                  S’il venait au sommet,
                                                  Quelques mélanges,
                                                  Le cœur y serait depuis toujours,
                                                  Et c’est un bouton d’or,
                                                  Qu’intimident les corps,
                                                  Des douceurs, sans frénésie,
                                                  Plus encore,
                                                  Dans le bleu d’une nuit,
                                                  L’étoile dissidente,
                                                  Et c’est un bouton d’or,
                                                  Qui s’épanche,
                                                  Du bourdonnement, quand depuis l’heure
                                                  S’approche un devin, ou bien ?
                                                  Il murmure ce trésor,
                                                  Que cherche le sage,
                                                  Dans la nuit profonde,
                                                  Essaimée de Ta constance,
                                                  La vie fait irradiance,
                                                  Quand L’Aube s’efface,
                                                  La fin n’est qu’un basculement,
                                                  D’incessantes Reliances.

Comme est précieuse notre Amitié, qui se décline en chaque présence, des beautés de notre chemin, et c’est sans doute à l’inconfort, que l’on mesure les stabilités du cœur. Nous aimons d’avoir toujours aimé, s’invitant à notre réalité, fils de la postérité, effaçant les mots, puis au Verbe, les conjuguer. Nous avons cultivé le champ de l’abondance, et l’élargissement d’une Coupe qui garde au Silence, le Secret. Quand même nous parlerions, les yeux ont rejoint L’Autre Monde.


Sagesse d'une lyre

dimanche 22 mars 2020

Tel maître, tel valet


Blason de Monchy-Cayeux (Pas-de-Calais, Hauts-de-France)


Les esprits ne sont-ils pas déjà confinés
Dans leurs conceptions étriquées de l'existence ?
Et les opinions, ne sont-elles pas affinées
Dans les soubassements psychiques de l'ignorance

Que les marchands de vide aiment à entretenir
Par mille procédés qui affaissent les ADN ?
Mais ce pouvoir qu'ils veulent à tout prix détenir
Leur scellera à jamais les portes de l'Éden.

Nul ne bougera un atome sans rendre compte,
Car voici que s'en vient sonner l'heure du décompte :
Pour les savants fous et les apprentis sorciers

Qui par orgueil prétendent corriger la nature ;
Ceux qui les paient, coureurs de funestes aventures,
Que le Diable ne viendra pas même remercier.

* * *

Mais la vraie responsable, plus qu'aucun autre,
C'est la masse apathique, faussement innocente,
Qui, par son silence, adoube les faux apôtres,
Sinon volontiers complice, du moins consentante.

Comment, sinon, expliquer que gouvernent des fous ?
Qui donc leur a permis d'accéder aux commandes ?
Qui, devant le Veau d'or, n'a plié le genou ?
Qui n'a lorgné sur les médailles et la prébende ?

Les petits ruisseaux font les grandes rivières, dit-on.
Qui s'inspire encore de la sagesse des dictons,
En ces temps où partout règne le bavardage ?

La parole médiatique fait office d'évangile,
Quand celles de bon sens passent pour propos de sibylle.
Tel maître, tel valet ; rien n'infirme cet adage.

L'Abbé Théophile