Décryptage et Revalorisation de L'Art de L’Écu, de La Chevalerie et du Haut Langage Poétique en Héraldique. Courtoisie, Discipline, Raffinement de La Conscience, état de Vigilance et Intention d'Unicité en La Fraternité d'un Nouveau Monde !

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mardi 25 septembre 2018

Féerie du sanglier


 
Blason de Kandava (Lettonie)

La forêt nous conquiert incessamment.
Moult promenades sont à nous surprendre.
L'haleine fraîche des sous-bois, étonnamment,
Nous imbibe en ces rumeurs gourmandes.

C'est alors que les bêtes en leur enclos
S'agitent : vaches, chevaux perdent leur quiétude.
Un marcassin passe, violence de l'écho
A nos cœurs fébriles et presque incrédules.

Non loin, le sanglier s'arrête, attentif,
Et le soleil semble briser le trouble.
Je le scrute et plonge en lui, expansive :

D'amour, toutes les frontières s'écroulent ;
Seconde suspendue, nos yeux unifiés :
Quelque chose se passe qu'on nomme amitié...

Océan sans rivage


jeudi 13 septembre 2018

Petit discours de La Huppe (2)


Blason de la famille Huypen (Westphalie, Allemagne)

La Forêt primordiale est une forêt qui prend parfois des teintes bleues, mais la plupart du temps, Elle est d’un vert émeraude. Elle se situe à l’intérieur d’un écrin, serti de rubis et de perles nacrées. Lors que l’aube se lève en cette contrée devenue occulte depuis que les hommes sont entrés en l’âge de fer, ( las ! parce qu’ils ont perdu peu à peu le nom initial de La Forêt, et qu’ils n’ont plus eu accès aux subtilités des mondes, ni plus eu accès au chemin qui y mène) trois soleils montrent leur visage, tandis que La Lune opale les rejoint en une course singulière et fusionne pour ne faire plus qu’un seul astre. Comment les hommes ont-ils bien pu perdre ces richesses ? Ne se sont-ils pas consacrés frénétiquement à développer de façon assez singulière des stratégies pour ornementer leur jour et faire montre de leur puissance chimérique ? Ils ont échafaudé d’étranges tunnels en ce labyrinthe de vie, ce qui les a figés malheureusement dans les sphères intermédiaires et même, ne se sont-ils pas souvent retrouvés à la dérive, au pays des limbes ? Là, règne une atmosphère enfumée et pestilentielle, qui se répand en nues, opacifiant ainsi complètement leur esprit et leur faisant oublier l’essentiel. Depuis, ils ont malencontreusement ouvert les brèches des divers mondes subtils et ont permis aux démons de toutes sortes d’empiéter sur leur territoire, cela depuis des millénaires, tandis que ces derniers s’évertuent à anéantir les fils d’Adam et les déposséder de leur réalité intrinsèque.  Lors de la descente de l’humanité, leur Père avait fait en sorte d’emporter avec lui des pans entiers du Jardin. Il lui avait été accordé de faire plusieurs voyages. Ainsi, il permit le tracé d’un sillon éthérique et fluvial afin que jamais ses enfants n’oublient leur origine primordiale. Le Père de l’humanité avait pris soin de répandre ces effluves édéniques. Il avait découvert en lui le pouvoir de la transformation et celui des reliances. Les arbres du Paradis, qu’il avait ramenés lors de sa descente, s’étaient adaptés aisément à leur nouveau milieu de vie. Ces arbres sont en vérité de grands sages, dont la patience et la loyauté sont, de nos jours, devenues légendaires. Ils éprouvent à l’égard d’Adam ainsi qu’envers sa descendance, un Amour incommensurable et c’est pour cela même qu’ils n’ont pas hésité une seule seconde à s’enraciner dans la Terre Matricielle.

La huppe, qui séjourne toujours en la Forêt primordiale, attend. Parfois elle vient rendre visite à celui qui demeure aujourd’hui dans le grand secret, s’étant réfugié sciemment loin des hommes de son époque. Elle aime tout particulièrement sa compagnie. Ils s’entretiennent longtemps et se remémorent l’âge d’or. Pourtant, la huppe est d’humeur très chagrine.

– L’homme ne sait plus se mettre en son silence et cette matrice qui lui tient de lieu de vie tend à révéler combien le bruit intérieur de son mental, les futilités de ses orientations, au demeurant très rétrécies et limitées, sont à se manifester de plus en plus à l’extérieur. Même son recueillement est entaché de distraction. Il est sans cesse en mouvement. Cette précipitation fait basculer ce monde en une frénésie sidérante. Ils schématisent les relations humaines en un bivouac métallique. Tel est l’âge de fer : ne plus savoir accéder aux réalités de L’Être. Que de bruit ! Que de bruit ! Leur âme a fui leur corps qui s’articule tel un pantin. Tandis que les uns éprouvent la peur de ne plus être, d’autres s’accrochent à la matière comme étant la seule concrétude existentielle. Ne réalisent-ils pas enfin que ceci est une magistrale impasse ? Leur âme pleure et ils ne le savent pas. La peur les gagne et ils ne le savent pas. Ils sont manipulés par toutes sortes de ténèbres, et ils ne le savent pas. En eux est le pouvoir du renversement. Mais, ils ne le savent plus. Les gens ont peur de perdre leur confort. Comment en sont-ils arrivés à miser sur ce qui est impermanent ? Je trouve que les hommes sont devenus fous.

– Peut-être que les hommes ne sont plus des hommes…

C’est alors que la huppe scruta longtemps son ami et émit son chant très particulier. Elle semblait soudain gagnée par une grande mélancolie.

– A quoi reconnait-on les fils d’Adam ? demande-t-elle soudain.

– Tu connais la réponse, noble huppe.

– Les hommes connaissent leur âme.



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mardi 3 juillet 2018

Le chat


Blason du district de Koshkinsky (Russie)

Quelqu'un marche un peu comme distrait, et soudain voit une femme âgée, presque affalée tout contre une voiture : Avez-vous besoin d'aide, madame ? Voilà qu'elle se retourne et nous convie au plus grand de ses voyages : la vie. A ses pieds, un chat noir effarouché à qui elle donne chaque soir à manger. Ses yeux sont voilés de tant de vêtures et le chat est à miauler. De solitude, l'étreinte d'un instant, lors que nul ne se connaît, juste un bras qui se tend vers L'Aimé et le chat de ronronner.

Océan sans rivage

jeudi 22 février 2018

La Tortue et Le Goéland (3)


Blasons de Galápagos (Province de Guadalajara, Espagne) et Kamsko-Ustinsky (Russie)

La tortue qui achevait dix-sept cycles de vie, opina de la tête durant un long moment. Elle vit que Le Goéland avait dépassé les sphères infernales de la dépendance. Qu’Il s’était libéré des effets immédiats de la vie matérielle. Son Corps est à s’effacer en La Présence pour faire place au monde de l’Esprit. La mort des corps est à révéler la nécessité absolue du Passage. Quand Le Goéland parviendra en la stabilité essentielle, son Esprit courra encore plus vite en Sa Conscience. L’accélération des pulsations est la vitalité même de Son Aspiration. Après que la nuit couvrit ciel et mer, Le Goéland admit que le sable devenait gris et qu’une sorte de Lumière s’y réverbérait.

– As-tu noté combien ce qui est manifestation de ce monde est Signifiance et Langage ? questionna notre Tortue. Lors que le monde est absorbé par La Vibrance du Cœur, Les détails les plus infimes viennent en rang serrés et s’alignent devant toi pour t’offrir les plus inestimables présents. Ce Monde de La Matière est en fait Esprit de Réceptacle. Il est aussi matière noble de survivance. Il recèle une sorte de germination permanente en ta propre vision et en ta propre incarnation. Il est aussi un accord que l’on appelle Orbitage.

– Ma Noble Tortue, tout ce que tu évoques résonne en mon cœur encore si troublé. Je n’ai plus souciance de ma survie. Effectivement, je suis à comprendre que ce monde vibre de ma vibration. Chaque chose vient vers moi, lors que je ne la cherche plus et que je suis entier à m’occuper de La Demeure Finale de mon Être. De même, je n’ai plus cette peur du lendemain, ni de la mort, ni de mes congénères qui ne désirent rien d’autre que voir leur vie passer. Je connais l’absurde de leur volonté, leur déviance, et il m’est arrivé en ce voyage très précisément, de voir tous les fragments de ma conscience éparpillés, comme n’ayant plus aucune importance. Ils se réduisaient en leur néant d’inutilité et de non-reliance. T’avoir rencontrée est une sorte d’apothéose.

– Ô enthousiaste Oiseau, tu es en cette Voie de L’Apothéose constante de l’instant. Il n’y a plus ni avant, ni après. Il y a Dévoilement en L’Ascension. Tu as vécu en cette initiation une sorte d’apoptose, sans pour autant que ton corps ne périsse. Tes cellules se régénèrent à La Source de L’Origine. Ton Corps n’est plus à vivre La Poussière d’incarnation, mais La Pérennité de Ta Vision Unitive. Le Pont est entier de toi. Tu es Ton propre Franchissement. Tu es en La Contemplation de La Nouveauté, L’Inconnu qui se donne à être connu en toi. Tout ce conglomérat de fluidité, de fluctuation, de redirection, de transport, de parachèvement, de déstructuration et de restructuration sont les vagues infinies de L’Amour de L’Essence Suprême. Ce qui te permet d’être en cette cohérence est avant tout Ton Lien avec La Source des Anciens. C’est Cela qui fait ton échelle ascensionnelle et ton déploiement, quand bien même nous sommes tous en un déploiement spécifique de complémentarité. Pourtant, je ne saurai te cacher qu’il existe bel et bien une Hiérarchie des Consciences.

Océan sans rivage

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La Tortue et le Goéland (2)


Armoiries de l'Ile de l'Ascension (Royaume-Uni)

Je n’ai pas vaincu Les ourlets du Ciel, mais Ils ont plié leurs vagues en mon être. J’ai ri de T’avoir rencontrée. Il s’agit d’une Exultation de L’Âme. Elle est à palpiter en ce poitrail. Aujourd’hui, je le sais, l’imperturbabilité est une semence qui ne cesse de croître. Il est une véritable assurance, mais qui ne vient pas de nous, plutôt de ce qui se laisse voir. Qu’importe ce monde qui périt en sa rigidité, qu’importe tout cet affairement du délire des consciences, qui se prennent tant au sérieux ​que l’absurde les rattrape en des cruautés d’actes. Je comprends bien aujourd’hui, que L’Esprit trace une Route Fulgurante de sincérité éprouvée maintes fois en ce Périple. Je réalise combien les pièges sont grands de considérer cette vie à partir de l’opinion, point de vue, au demeurant, limité. Pourtant, il n’est qu’une seule possibilité d’échapper à l’illusion : Mourir complètement à tout ce que nous croyons et qui nous enferme. Sans pour autant nier La Matière Noble et Pure, Réceptacle de L’Esprit, je comprends que sans ce point de rupture, nous ne savons pas que nous nous figeons à vouloir maîtriser un monde qui n’a de réalité qu’en ce pouvoir de création et ce désir d’unification avec L’Origine. Ma Dame Tortue, je suis à saisir Ta pensée concernant les papillons. J’ai observé ces lépidoptères. Leur métamorphose est saisissante et bouleversante. Ils ont cette Mémoire contenue en eux des étapes de leur Être ! Chaque étape est une gestation puissante de Révélation et de messages. Quand bien même Tu es à me dire, à l’instant, que je ne dois m’arrêter en rien en ce qui se donne à comprendre, Les Paroles sont à la bouche de chaque corps et me disent ceux que je dois entendre. Je ne me l’interdis pas, et quand bien même le Temps semble se rallonger, j’en pressens La Sagesse. Mes yeux embrassent chaque chose et sont en cette rétine, à mémoriser en Sa Pleine Dimension, l’Essence. Ô Essence ! Tout en Elle est une puissante Reliance. De ceux qui ont précédé, il reste toutes ces veillées dans les cavernes d’Amour. Dame Tortue, n’est-ce pas vous qui êtes à m’insuffler tout ce Discours ?

– La Lucidité est un phénomène que nous observons très rarement. Cette minutie du regard est à disparaître progressivement. Pourtant, un seul moment de lucidité et tout est à filer droit. Tu as raison, Ô Goéland ! Le bruissement furtif du battement d’un Cœur est une précieuse clarté. Sais-tu ce qui l’alimente Jour et Nuit ? L’Amour, Ô Oiseau des Cieux de La Seigneurie des Beautés ! L’Amour est Le Vivant de toutes choses. Toi, L’Oiseau, Tu sais combien Tes ailes sont collées à La Volonté du Firmament. Le Vent Te porte et Tu es sans le doute ravageur. Tu voles toujours vers La bonne Direction.

Océan sans rivage


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mercredi 21 février 2018

La Tortue et Le Goéland


Drapeau de Tchaïkovski (Russie) et blason de Seyriai (Lituanie)

Te souviens-tu de la tortue qui avait traversé les âges ? C’est une sorte de goéland qui me conta l’histoire. Il volait à la surface des plages immaculées d’un monde perdu, et c’est à ce moment qu’il vit une tortue flottant au vent des marées. Elle rejoignait le rivage écumeux des vagues éthérées. Il plongea vers la tortue qui semblait si assurée. Il ne voulut point la déranger, mais, elle s’arrêta et le regarda avec une telle profondeur qu’il se senti soudain ému. Elle fit encore quelques pas sur le sable fin, et leva la tête vers le ciel. Le goéland suivit son regard émerveillé. Il entendit alors un son de cloches. Pourtant, nulles habitations aux alentours, le ciel seul s’offrait en cette douceur d’ondes. Soudain, il se surprit à entendre une voix d’une beauté innommable qui chantait à travers les rayons déclinants du soleil. La mer avait pris des teintes pourprées, et les vagues se lissaient de sérénité retrouvée. La tortue se tourna vers notre Goéland muet de l’indicible bonheur d’être, juste là, sans attente, baignant des rondeurs du reptile. Sa Carapace luisait des flots marins et ses incrustations devenaient des paroles de sagesse.
– J’ai posé un regard sur toi qui volait comme éperdu d’amour. Tu es venu sans tarder, Ô Goéland.
– Je te cherche depuis longtemps, L’Amie du Temps.
– Je sais, répond la tortue en hochant la tête.
– Les âges qui passent sont de plus en plus étranges. Nous ne savons plus écouter. Les humains ne sont plus des humains.
– J’ai compris depuis longtemps, que seuls les papillons ont ce pouvoir de vivre L’Éphémérité en Sa Pérennité.
– Comment Cela est-il possible ?
– Il ne suffit pas de vivre, mais il est un Périple qui relève du monde intérieur. Celui qui atteint la jointure des Deux-mondes, atteint L’Autre Rive.
– Comment le sait-on ?
– L’Esprit le sait, sinon, il ne pourrait en témoigner. Celui qui entre en ce monde, sait qu’il a atteint un Autre Monde. Il est à Le découvrir, comme le pionnier qui arrive en une Terre étrangère.
– Comment parvient-on à cette Jointure ?
– Celui qui sait que ce monde n’est pas une finitude, celui qui écoute Son Âme lui parler, lui rappeler La Mémoire des fils d’Adam, revient en Son Humanité. Il pose le pied et s’émerveille en L’Ombre, des Lumières promises. Il est en une Terre conquise, depuis la mort de ses prétentions. Lors que le moi tombe, la vérité apparaît. Il n’est plus aucun conditionnement. Il est Un Jaillissement de Sens et de Connaissance. En cette Seconde, Le Temps est Un Basculement de Perpétuité singulière. Les feuillets imaginales sont des mondes de simultanéité du possible. Pourtant, n’entre en ce Monde que les mentaux purifiés, car de secrets pouvoirs y sont révélés. Aucun des pérégrinants ne peut usurper Le Flambeau des Vertus cachées. Il est vêtu de chaque habillement de sa nudité retrouvée.

Océan sans rivage


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dimanche 28 janvier 2018

Nuit d'été


Blason de Philippeville (Algérie française, actuelle Skikda)

Secrètes cigales d'été qui entêtent nos lits
Et nos oreilles font écho à notre silence,
Lors que La Lune asperge les draps de nos nuits,
Ses rayons nous tiennent éveillées de leur brillance.

Ma sœur des confidences et des exaltations,
Volubile, je le suis et écourte ton sommeil.
Te souviens-tu comme j'aime lire avec passion
Les pages qui sont nos coursiers vers Le Soleil ?

Des notes emphatiques du piano qui en liesse
Se promènent de nos mains extatiques des Nues
En Elles, L'Oiseau a pris son envol en souplesse.

D'étapes en étapes, les ailes frôlent L'Inconnu
Et se suspendent au Souffle de la Bouche bien-aimée.
Des Cigales, nous en avons entendu chanter !

Océan sans rivage

vendredi 26 janvier 2018

Alchimie de Grenouille


Blason de Bohutín (République tchèque)

Se nourrir des narcisses de L’Étang,
Des mares de la Grenouille solitaire,
Effigies des autels limitants,
Partition de faux dignitaires.

Grenouille des larmes du vieux bassin,
Viens, je sais que tu ne comprends rien.
Nous rirons ensemble des poussières
Qui volent dans les neiges de l'hiver.

Chauffons nos mains de mitaines
Et toussons des cuillerées au miel.
Hourra, Grenouille, tu n'es pas vilaine !

Viens, un jour, batracien, demain Ciel.
Au Printemps, nous courrons si folles
Jusqu'à L’Été des beaux tournesols.

Océan sans rivage


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jeudi 18 janvier 2018

Le Merle est venu


Armoiries de l'Université nationale d'Uzhgorod (Russie)

                                               Merle épanché soudain venu,
                                               Sur le mur d'en face se poser.
                                               M'a appelée en cette rosée,
                                               De ses ailes qui touchent les nues.

                                               Silence de La Nuit apaisée.
                                               Des mots à peine retenus.
                                               Sa Présence qui est bienvenue
                                               Esquisse les cercles inépuisés.

                                               Mon Merle, tu m'as tant prévenue,
                                               T'appelle en ce champs de nos phrasés
                                               De nos deux mains entrecroisées
                                               En ce doux chant de L'Inconnu.

Océan sans rivage


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        Lors que jouera le clairon            Vénération du Merle                  L'Aube du Merle

mercredi 17 janvier 2018

Cité de Lumière


Blason de Svetly (Russie)

Symbole de La Ville : La figure principale de l'emblème est une lanterne lumineuse,
une source de lumière, un symbole d'espoir et d'exactitude du Chemin choisi.

Le Ciel est sur La Terre, voilà qu'ils s'unissent
Des douceurs fragiles de L'Hiver, puis s'étonnent
De tous ces Printemps embaumants qui fleurissent.
Aussi des magies flamboyantes de feu L'Automne ;

Le rire fuse des transports de L’Été exalté
Des effluves de L'Aube, qui par brassée de Soleil
S'invitent encor au cœur de nos folles envolées.
Et que dansent les arbres à l'horizon vermeil !

Cette Allée qui ne jamais finit, nous sourit
Des Voûtes de Sa Majesté, des pas hésitants.
Les Larmes voguent du doux Regard que l'on chérit.

Ces Eaux miroitent des secrets du Ciel crépitant.
Les mouettes nous saluent et nous font Révérence.
Ce cœur, Cité de Lumière, est ultime Espérance.

Océan sans rivage

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       Présence d'un vol d'oiseau                Dame Mouette                              Nudité

mercredi 3 janvier 2018

Le Roseau et le Canard


Blason de la famille nobiliaire Nádasdy (Hongrie)

C'est un Roseau qui décida d'exposer, tout de fait, son Lancinant Amour et c'est au ruisseau qu'il se confia :
Je ne sais pas aimer plus que le Vent, mais j'aime en me courbant. Je me vois sur les bords de L'Eau et je soupire.
Un canard glissait sur les ondes et le surprit :
Je suis en Amour tout le long du Jour, c'est ainsi que mon cœur tressaute. Ma Bien-aimée n'est jamais loin de moi. Son aile m'effleure de tendresse et je n'ai guère besoin de bavardage. Je l'aime et je ferme les yeux des grâces qui m'envahissent. De moi, elle n'éprouve aucun doute. L'amour est ma devise.
Las ! s'exclame le Roseau. Je ne connais pas ma Dame. Elle est si loin et l'on dit qu'elle vit en Son Château. Un jour, une nouvelle me parvint. L'on déroula un parchemin. Des pierres chatoyantes en ruisselèrent, tandis qu'une mèche parfumée glissa d'entre les feuillets. Je n'ai que ce souvenir. Des mots d'une douceur limpide.
Que vous disait donc cette missive ? demanda notre canard bien intrigué.
Je l'ai mis tout contre mon cœur, car ses mots je les veux à jamais gravés et c'est en une autre demeure que je suis à la révérer. Voici le chant de Cette Dame :


Blason de L'Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne, Ile-de-France)

                                  D'Amour, je me suis évanouie
                                  Et c'est d'Amour, que je vous vois disparaître
                                  Ceci est mon être et je vous reconnais,
                                  Mais de Ma Lune et de Ma Nuit, je suis prisonnière.
                                  Ici, nul ne peut m'atteindre, et je me suis résolue
                                  A verser des larmes qui vous donnent encore de mon être.
                                  J'ai gravi les marches d'un Donjon et j'ai vu apparaître
                                  Une Roseraie qui s'étend en Son Infini.
                                  Des senteurs qui attisent mon Désir.
                                  J'attends sans vraiment attendre.
                                  Il est une Conquête qui s'achève en cette Nuit.
                                  C'est au bord de ma fenêtre que je suis alanguie.
                                  Des regards et des soubresauts, je vous sais comme éperdu.
                                  Il m'est apparu en songe vos yeux qui me parlaient.
                                  D'eux, j'apprends encore votre visage.

Océan sans rivage


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samedi 30 décembre 2017

Paroles de Licorne (3)


Peinture de Jérôme Bosch (1450-1516) Le Jardin des délices

Depuis les âges les plus reculés, depuis ce début qui est en Son Chant Éternel, depuis cette vacuité qui donne à L'Espace toute Sa Réalité, depuis Les Consécrations de L'Homme en Son aptitude, depuis ce que recèlent les réserves de Son Adam, depuis les Temps qui n'ont jamais fini, La Mémoire retrouve en Son Apogée les Lectures et La Vision de Tout ce qui est Le Possible Devenir de Son Humanité, de Sa Supra-Réalité. Par delà, par delà...

Blason de Kirilin Alexey Evgenievich (Ryazan, Russie)

Ô Homme, pourquoi n'as-tu plus considéré Ton Être au delà de cette Vie ?
Pourquoi t'es-tu enfermé en la solitude de ta sous-conscience ?
Pourquoi as-tu obstrué Le Chemin de Ta Lumière qui se cherche en Sa Parfaite Lucidité ?
Vois, Ô Homme comme Les Beautés écloses en Ta Conscience sont les danses Éternelles de Ton Lotus se balançant au rythme des Ondes Célestielles !
Je suis venue jusqu'à toi, Ô Possibilité des Possibilités, et j'ai éclairé La Caverne de Tes Pensées.
Fallait-il que tu retiennes en tes doigts les aspérités d'un monde qui passe ?
Fallait-il que tu t'accroches à ce qui fuit implacablement ?
Ton esprit se perd sur les récifs de ta limitation et tu demeures un animal qui pense à sa survie.
La Voûte des étoiles te fait mille et une Révérences et ploie des sollicitudes de La Miséricorde.
Tiens-toi debout, Ô Homme !
Es-tu encore un homme, ou bien es-tu la frénésie des émotions qui verbalisent de fausses rationalités, car devenues les stratégies d'un syllogisme fallacieux ?
As-tu jamais perçu L’Irréductible en chaque instant ?
Pèse chacun de tes pas, oh, soupèse donc et tu comprendras que la poussière que tu penses être ton Trésor ne pèse pas le poids d'un grain de moutarde ! Je suis venue jusqu'à l'ombre de Ton Esprit et je l'ai caressé de ma bienveillance. Les Souffles puissants des Mots de L'Origine retrouvent à ton insu, Le Chemin.
Assieds-toi à mes pieds et oublie tout ce qui n'est pas Moi. Consacre tout Ce Temps de L’Éternel à Ma Présence. La Lumière est cueillie simultanément depuis Ce qui ne jamais s'épuise. Le Secret réside en cette unique Fragrance de L'Origine. Au delà, bien au delà, Je suis et tu ne m'as pas reconnue. Tu es resté suspendu à L'apparence des mouvements qui brodent autour de toi Le Rêve dont tu n'as aucune conscience. As-tu seulement saisi les nuances de cette existence déployées en leur infinitude ? Entre en Ma Paix ! J'ai combattu Le Dragon de Ton Âme, et le voici telle une Lyre à chanter les milles Louanges. Ce gardien du Temple est La Seule Vigilance qui tantôt montre Le Visage du Courroux et tantôt Le Visage des Matricielles Bontés. N'en doute pas !
Comprends-bien !
Je suis à tes pieds, à poser la tête tout contre toi, car il est en cette douceur, L'Invitation à La Vraie Perplexité. Ne sens-tu pas en ton cœur cet Appel ? Je suis à la fois une ombre en mon occultation, la virginité de ton propre élan, et je suis celle qui pourfend les obstacles de ta raison. Ne pense pas que cela relève de l'ignorance. Ainsi, vais-je te confier cette intime vérité : Homme, tu es Le Chemin de Ta Conscience, et depuis que tu marches, parfois tu stagnes sans percer de par Ton Corps, ni les subtilités de La Matière, ni tu ne parviens à donner aux mots les étapes de Ton Périple. Tu es perdu en ta rationalité qui devait servir à allonger le Verbe de Ton Être. Tu en as fait Ta Finitude, L'Achèvement de Ton Monde. Ce sont des boucles infernales et là est ta demeure. Veuille avoir pour toi cette compassion, car depuis La Roche, L'Eau assouplit la dureté de ton cœur. Laisse-donc suinter ce soupir. Il est Ton Essentielle Lumière.

Océan sans rivage


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vendredi 29 décembre 2017

Paroles d'écureuil


Blason de Fyodorovsky (Khanty Mansia, Russie)

Un écureuil se souvenait des branchages
En volute de parfum d'un Soleil Radieux,
Du printemps qui de caresse et de doux langage
De Lumière sur les ailes du vent gracieux,

Des parfaites invitations au Grand Voyage,
Des Chaleurs bienveillantes du sentier sauvage,
Murmuraient des longueurs intuitives et subtiles,
De pas qui martèlent le Ciel de pensées qui jubilent.

J'ai en cette disposition une âme flamboyante
Des espaces que je conquiers sans limitation
Puisque des Arbres je perce le cœur de L'Amante.

L'Esprit devient à son tour Noble Consécration
D'une Descente que l'on recueille en silence
Lors qu'en mon arrêt je sais qu'il n'est qu'une Présence.

Océan sans rivage


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