
Blason d'Algrange (Moselle, Lorraine)
De gueules au marteau d'argent, chargé d'un dragon contourné d'or,
les ailes déployées en face et la queue tortillée autour du marteau.
Il suffit d'une flamme pour briser les ténèbres ;
Un seul petit geste qu'inspire l'amour illumine
La journée toute entière rongée par la lèpre
Des frustrations vaines qui sans cesse ternissent la mine
Autant qu'elles éteignent la lueur dans les yeux.
Dans la foule, peu de regards disent la vraie lumière ;
Le soleil luit mais l'ombre demeure sous les cieux ;
L'on rêve de château et l'on méprise sa chaumière ;
Et c'est ainsi que l'on assombrit les instants
D'une vie dont on préfère ignorer la mesure,
Pour des illusions dont faussement l'on se rassure.
Le dragon symbolise le pouvoir malfaisant
Du côté ombre de notre nature profonde ;
Ces tréfonds de notre âme, c'est lui qui les sonde.
les ailes déployées en face et la queue tortillée autour du marteau.
Il suffit d'une flamme pour briser les ténèbres ;
Un seul petit geste qu'inspire l'amour illumine
La journée toute entière rongée par la lèpre
Des frustrations vaines qui sans cesse ternissent la mine
Autant qu'elles éteignent la lueur dans les yeux.
Dans la foule, peu de regards disent la vraie lumière ;
Le soleil luit mais l'ombre demeure sous les cieux ;
L'on rêve de château et l'on méprise sa chaumière ;
Et c'est ainsi que l'on assombrit les instants
D'une vie dont on préfère ignorer la mesure,
Pour des illusions dont faussement l'on se rassure.
Le dragon symbolise le pouvoir malfaisant
Du côté ombre de notre nature profonde ;
Ces tréfonds de notre âme, c'est lui qui les sonde.
Blason de Duggendorf (Bavière, Haut-Palatinat, Allemagne)





































Vainement au soleil tu vas faire ta cour,
Lorsqu’il s’éloigne, à ta paupière
Laisse-t-il un peu de lumière ?
Pas la moindre, et ton œil fatigué de clarté
Se ferme dans la nuit, voilé d’obscurité.
Et mes deux yeux sont des étoiles,
Qui me montrent l’oiseau sur la branche endormi :
Le crépuscule est mon ami ;
Aux déserts du chaos je me fraye une route,
J’illumine son front par les ombres noirci.
Oui, répondit l’aigle, mais aussi,
Quand il fait jour, tu n’y vois goutte.
Excentriques de tous les temps,
Qui faites l’impossible en raison comme en style,
Pour vous un seul prodige est toujours difficile,
C’est d’avoir un peu de bon sens.
Chateaubriand, Le génie du christianisme