Décryptage et Revalorisation de L'Art de L’Écu, de La Chevalerie et du Haut Langage Poétique en Héraldique. Courtoisie, Discipline, Raffinement de La Conscience, état de Vigilance et Intention d'Unicité en La Fraternité d'un Nouveau Monde !

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lundi 11 novembre 2019

De la pierre au Joyau



Projet de blason de Tchernogorsk (Khakassie, Russie)


Le corps forme l’écorce et le cœur son noyau
Dont l’obscurcissement a produit une pierre
Éclipsant au grand jour l’Unique Rivière
Qui pourrait repolir l’éclat d’un tel Joyau.

L’amour et l’amitié sont pour les plus loyaux
Des chevaliers du Graal quêtant parmi le lierre
De leur âme, la source aveugle de Lumière
Pour apprendre à voir les messages royaux

Clamant la Guerre Sainte Intérieure de l’astre
Afin que chaque humain découvre son soleil
Et se révèle avant son propre désastre !

Rien n’est simple ou figé, seul règne le sommeil.
L’heure des joailliers sonne l’Apocalypse
Et le temps du Prophète inversant son ellipse.


Florian

lundi 28 octobre 2019

Le lotus


Blason de Myskov (Russie)


Le plus vil des plus vils des hommes a dans l'âme
Sans même le savoir la graine d’un lotus
À l’éclat éternel caché du hiatus
Produits par son égo, nourrit de l’amalgame

Des désirs matériels, de sa nature infâme
Avec la Liberté. Depuis les détritus
L’immondice et la vase existe le fœtus
Capable d’y renaître avant la fin du drame.

Acceptons d’être vil pour pouvoir s’entrouvrir
À travers les barreaux du cachot invisible
Emprisonnant notre âme à l’aube d’en mourir.

Surmontons notre épreuve, érigeons l’invincible
Lotus, maitre de l’Être, et donnons à fleurir
L’humanité d’un champ d’Amour immarcescible.

Florian

samedi 26 octobre 2019

Clapotis glapissant


En écho à l'Abbé Théophile

Blason de Bastorf (Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, Allemagne)


Clapotis glapissant dans les mots des apôtres,
Vous traversez le temps, vous animez les cœurs !
Tancez les endormis, éclairez les rêveurs,
Qui se sont perdus sur le chemins des nôtres.

Clapotis glapissant des océans d’antan,
Remuez notre savoir, éveillez les consciences
Au delà de l’humain et de toutes ses sciences
Qui le place au dessus du divin repentant.

Clapotis glapissant hissez la symphonie
Des amants oubliés, des amours révélés
Parmi les accords des baisers démêlés
Semeurs du vent nouveau propageant l’harmonie.

Clapotis glapissant porteurs d’éternité
L’aveugle sait vous voir et le sourd vous entendre
Quand l’Homme ne le peut et doit tout réapprendre
Pour lire vos signaux depuis l’obscurité.

Florian

lundi 14 octobre 2019

Le chant de la mer


Blason de Primorsky (Crimée, Russie)


                                 Sifflant dans les haubans c’est le chant de la mer
                                 Sauvant nos cœurs noircis par le chant de l’amer.
                                 Buvons l’eau d’océan, l’eau de la vie aimante,
                                 L’eau prise à l’origine où la Source clémente
                                 Naquit et renaquit en nous et dans nos cœurs,
                                 Diluant notre égo, ses peurs et ses rancœurs.
                                 Le voile de l’obscur ne permet plus à l’homme
                                 De la voir, de la boire, au soir de son royaume.

                                 Sifflant dans les haubans c’est le chant de la mer
                                 Sauvant nos cœurs noircis par le chant de l’amer.

                                 Voguons heureux et fier dans le vaisseau d’harmonie
                                 Vers un futur commun, sortons de l’agonie
                                 De ce monde en lambeau soumis par les égos
                                 D’individus perdus se croyant tous égaux,
                                 Quand la minorité les consomme et consume
                                 Leur âme de désir dans une épaisse brume.

                                 Sifflant dans les haubans c’est le chant de la mer

                                 Sauvant nos cœurs noircis par le chant de l’amer.
                                 Regardons en nous Lui pour vaincre l’adversaire
                                 Et nous laisser bercer de Lumière sincère.
                                 Océan sans rivage à l’aube du Réveil
                                 Ton chant fut sans arrêt notre source d’Éveil,
                                 Lotus né de la vase éclos et clos cette ère.
                                 Bientôt l’Amour de Dieu ne pourra plus se taire !

Florian

samedi 18 mai 2019

Ballade d'un soir d'été


Drapeau d'Antigua-et-Barbuda (Antilles)


La mer crépusculaire, un soir, me fit plonger
Le temps d'une incursion dans la béatitude.
Le soleil s'en allait vers d'autres latitudes
Et me laissa béant dans son or m'allonger.

La lumière absorbait ce à quoi je songeais.
J'étais pantois, sans voix, face à cet interlude
Qu'offrait les cieux grenat hors de l'exactitude,
Tel un fugace instant de bonheur rallongé.

Quand un rai m'éblouit le présent fit surface !
Les éclats irisés par le rythme des flots
Irradiaient sa peau noire et ravissaient ma face.

Nos pas s'arrêtèrent quand s'estompa en halo
Cette soirée d'été captée dans ce poème
Dédié aux balades avec celle que j'aime.

Florian

samedi 16 mars 2019

Les quatre saisons de l’âme (4)


Neurasthénie hivernale
 
 
Blason ancien de Starodoub (Russie, 1782)

Les arbres effeuillés reflètent ma psyché
Dans des reflets brisés ondulants sur la glace.
Mon humeur est piégée profond sous la surface
De l’austère grisaille en mon cœur enfrichée

D’où elle ne peut fuir, fraichement entichée
Des regrets de l’aimée qui ont gelé la place.
Je sombre dans l’alcool mais leurs maux ne s’effacent
Car se serre l’étau sur mes mots pastichés.

Cette neurasthénie effrite ma passion,
Refroidit mon émoi, glace mes créations !
De funestes pensées tombent sur mon mal-être.

Pour stopper cette chute au fin fond de mes limbes
Je dois rapidement me ceindre de mon nimbe
Ou l’éternel hiver me fera disparaitre.
 
Florian


              Joie printanière                     Euphorie estivale                  Morosité automnale

jeudi 14 mars 2019

Les quatre saisons de l’âme (3)


Morosité automnale

 
Blason de Sestroretsk (Russie) 

Le grondement du jour s’estompe lentement
Jaunissant ma gaieté avant qu’elle ne tombe.
La lumière envoûtante immole une hécatombe
De feuilles dans mon cœur en cours d’émiettement.

Morose est mon réveil, fait de sanglotements.
Tapi sur mon froid lit, partie est ma colombe,
Si forts sont mes regrets, tapi dans cette tombe
Un mal naissant me ronge à chaque battement !

Une lame de fond lève mon vague à l’âme
Et ma plume brûle de monotones flammes
Se figeant quand siffle un triste air monotone.

La joie d’alors se mue en spleen parmi mes vers
Qui chaque jour m’enfonce en un affreux calvaire
Dès lors que s’est enclos le manteau de l’automne.

Florian

Les quatre saisons de l’âme

                        Joie printanière       Euphorie estivale

mercredi 13 mars 2019

Les quatre saisons de l’âme (2)


Euphorie estivale

Blason d'Akhtubinsk (Russie)

Je suis comme embaumé par l’ardeur estivale
Dont l’astre est au plus haut; j’ai de plus en plus chaud,
Au loin sont mes chagrins, au loin sont leur cachot !
Soufflé par le mistral, mon ciel est sans rival.

Je traverse la baie et la mer je dévale
Sur mon vaisseau doré vers le soleil très haut
Jusqu’au port céleste pour vivre en stéréo
D’où l’amour s’offre à moi puis cul-sec je l’avale.

Ivre d’un coup de vivre et d’aimer cette vie,
Sa puissance infuse mes veines d’eau de vie
Et me rend invincible, inhibant mes frayeurs,

Décuplant mon amour envers cette inconnue !
Devenu roi soleil mon égo mis à nu
Par l’été l’euphorique amplifie mon bonheur.

Florian


mardi 12 mars 2019

Les quatre saisons de l’âme (1)


Joie printanière

Blason de Gukovo (Oblast de Rostov, Russie) 

Fièrement le soleil perce le firmament
Réveillant d’un baiser la nature endormie
Qui frêle, frissonnait hier si fort d’hypothermie.
En ce jour, s’embrassent doucement ses amants

En prêtant à l’amour : pétales chatoyants ;
Fatals éclats dorés ; cœurs en hyperthermie !
Les océans d’azur libèrent leurs amies
Tels des anges venus des visions des voyants.

La belle se revêt de ses plus beaux rubis,
Déploie ses topazes et se fait ma lubie.
Je suis émerveillé par l’orée colorée

M’irradiant de beauté depuis le paradis !
Cette vive émotion lève ma maladie
Dévêtue au printemps par tes fleurs mordorées.

Florian

lundi 25 février 2019

Dualité primaire


Blason de Rääkkylä (Carélie du Nord, Finlande)


                              L’étreinte du rouge sang encerclait les bûches
                              D’un monde en train de fuir dans les crépitements
                              De la matière en feu, ces forts frémissement
                              Qui frappent ma poitrine ont rapté mes embûches.

                              L’étreinte du rouge sang enlace les volcans
                              D’un monde qui sanglote et coulent dans les laves
                              De la matière assemblant ses solides enclaves
                              Qui sommeillaient en paix dans les sous-sols craquants.

                              Le baiser du bleu nuit à travers ma fenêtre
                              Tracassait l’intérieur en fête de mon cœur.
                              J’étais à regretter, à suinter de mon être
                              Le timbre de son rire en l’âtre de rancœur.

                              Le baiser du bleu nuit sur les eaux blafardes
                              Tracassait et berné l’horizon hébété
                              Par son borgne miroir reflétant ces bavardes
                              Qui le boudaient, si bête à se croire guetté.

                              L’éclair jaune criard frappa mon lit cosmique
                              D’un coup sec, actionnant les carillons cendrés
                              Dans la chapelle claire où ma quête alchimique
                              Incantait les versets des astres encadrés.


                              L’éclair jaune criard terrassa dans la jungle
                              D’un coup sec le jeune arbre avant qu’il put jouir
                              Du jasmin au grand jour en tirant son épingle
                              Du jeu de canopée afin de s’éjouir.

Florian

mercredi 23 janvier 2019

Les prêches de haine et de sagesse


Blason de Thalwenden (Thuringe, Allemagne)


I) L’autre

                                 Le prêche d’un jeune homme auto-proclamé sage,
                                 Sur la place attirait la foule qui buvait
                                 Ses paroles sans filtre, et sans voir leur pressage,
                                 Relayant sur le net la haine qu’il cuvait :

                                 « Dans l’ombre il est blotti, dans le bruit il se terre,
                                 Dans la foule il se fond, l’autre, notre ennemi,
                                 L’autre, notre fléau, l’autre, notre faux-frère !
                                 Ne le laissez jamais devenir votre ami.

                                 Chassez-le loin d’ici ! même s’il nous ressemble.
                                 Ce serpent souillera votre sang du péché,
                                 Rira cet étranger alors que la terre tremble
                                 Et vous fera danser sur le lac desséché !

                                 Prenez-garde, au grand jour cet animal vous singe
                                 En parlant notre langue et s’habillant pareil !
                                 Mais comment le confondre ? il sent le sale linge
                                 Et siffle son accent noirci par le soleil.

                                 Châtiez cette menace avant qu’elle ne vous vole
                                 Votre travail, votre femme ! On vous pardonnera.
                                 Stigmatisez celui qui n’a pas de parole
                                 Et ne croit qu’en son Dieu, car lorsque sonnera

                                 Son grand avènement, vous deviendrez l’Autre,
                                 Relégués en parias, d’anathème frappés !
                                 La violence sacrée est uniquement la nôtre,
                                 Déchainez-la sur lui pour maintenir la paix ! »

                                 Une clameur retentit et la foule en délire
                                 Adulait le charisme et les mots du leader
                                 Qui donnait la raison de leurs maux pour que l’ire
                                 Enfouie au fond d’eux puisse étouffer leur Peur.

                                 Quand au même moment autour d’un ancien sage,
                                 Des amis discutaient dans l’intime foyer
                                 De son livre héritage. Il leur lut le passage
                                 D’un thème qu’il avait toujours voulu choyer :

                                 « Au grand jour on le voit dans la foule identique,
                                 L’ivraie entre les blés, qui a par peur caché
                                 Sa fausse infirmité le rendant authentique
                                 Quand on sait lui parler en restant détaché.

                                 À cet autre, ouvrez-vous sans qu’il ne vous ressemble :
                                 De langue, de couleur, de culture et d’humour !
                                 Ecoutez votre coeur car le destin s’assemble
                                 Peut-être sous l’étoile irradiante d’amour.

                                 N’ayez crainte, accueillez l’étranger sans repères
                                 En ce monde qui est pour vous-même étranger ;
                                 Dans un sens voyager, dans l’autre fuir ses paires !
                                 Ne fermez votre esprit qui demande à manger

                                 Pas seulement à lire. Invitez l’expérience,
                                 Récoltez son fruit mûr sur l’arbre inconnu
                                 Qu’est le nouvel ami rempli de connaissance,
                                 Provenu des confins la confiance mise à nu.

                                 L’Autre est nous, l’Autre est lui, cela dépend du prisme.
                                 La Rencontre se fait que si nous accordons
                                 À son chemin sacré d’octroyer le charisme
                                 Faisant de notre vie une suite de dons. »

                                 Des larmes plein les yeux regardait le maître
                                 Ses amis bigarrés, preuves de son discours
                                 Qu’ils vivaient sans chercher à se faire connaître.

                                 Ruisselante est la source et le Bien suit son cours.

Florian