Décryptage et Revalorisation de L'Art de L’Écu, de La Chevalerie et du Haut Langage Poétique en Héraldique. Courtoisie, Discipline, Raffinement de La Conscience, état de Vigilance et Intention d'Unicité en La Fraternité d'un Nouveau Monde !

dimanche 3 septembre 2017

La superbe du dindon


Blason de Khopyorskoe (Russie)

Le dindon est d'une basse-cour un drôle de convive :
Faisant la roue sans cesse, gloussant à tout propos ;
Pourpre d'une colère permanente qu'un rien avive ;
D'une jalousie qui ne connaît point le repos.

Mais quelle superbe ! Quelle fierté ! Quelle dignité !
On les qualifierait d'orgueil, venant d'un homme.
L'animal ne donne pas dans cette futilité,
Quoiqu'il nous pourrait servir de portrait, en somme.

L'on apprend maintes choses en le bien observant.
Le cerveau ne suffit pas à l'intelligence.
Livre-t-on le gouvernement à une agence ?

Un bon maître est avant tout le premier servant.
Par instinct, la raison d'une bête est toujours bonne,
Mais chez les humains, presque toujours elle dissone.

Marc

Photographie de l'auteur

Appel solennel (1)


Blason de Fontaine-sur-Somme (Somme, Hauts-de-France)


Depuis toujours, il est une interrogation.
Elle est tantôt muette, et tantôt, elle se meurt sur les lèvres.
C’est elle qui nous tient en éveil, et c’est elle qui nous guide.
En Elle, est contenu le germe de cet ici, celui qui dit : qu’est-ce donc que tout ceci ?
D’aucuns pensent que cette sorte de questionnement est uniquement personnel, une forme de malaise que nous serions à manifester par cette sorte de lyrisme que notre voie nous fait vivre.
D’aucuns penseraient que nous sommes à défendre, une chapelle, une église, un étendard.
D’aucuns penseraient aussi que nous sommes en un étalage d’expression, d’emphase, de prétention.
Néanmoins, d’un certain point de vue, ils n’auraient pas tout à fait tort.
Nous sommes tous, à un moment donné ou à un autre de notre existence, Cela et plus encore.
Nous sommes nos paradoxes incessants, nos fluctuations, nos impertinences, notre bêtise, notre ignorance, notre aveuglement.
Nous sommes aussi Cela qui se cherche, Cela qui se pressent, Cela qui se goûte, ne fut-ce qu’un instant, Cela qui s’interroge, Cela qui s’éclaire, Cela qui pleure, Cela qui souffre.
Nous sommes Tout Cela, et plus encore.
Nous sommes ces fleuves humains qui traversons des vallées et des vallées de cycles du Temps et de l’Espace.
Il serait long d’écrire en un seul jet tout ce que nous sommes et tout ce que nous ne sommes pas.
Il est cependant primordial, plus que nécessaire, de nous réveiller de nos torpeurs.
Peu importe qui nous sommes.
Nous sommes.
Cela est déjà énorme comme constatation.
Jour après jour, depuis un certain nombre d’années, nous avons observé.
La vie ne se voulait pas autrement s’écouler sans observation.
En cela, la Vie s’est vécue.
Jamais, Elle n’a pu oublier.
Jamais !
L’Origine !
La Réalité !
La Crucialité de notre Temps.
Nous n’avons pas cherché des solutions pour nous.
Nous ne nous sommes pas mis en route pour nous, uniquement.
Nous avons souffert depuis des milliers d’années des souffrances de L’Humanité.
Nous n’avons plus de mesure pour dire combien cette souffrance nous plonge dans une sorte d’hébétude.
Nous sommes en ce Présent, totalement atemporel, qui se veut faire cette déclaration : il est Temps !
Nous sommes cette Conscience qui se veut éclore et répandre ce parfum d’Amour.
Il est temps pour nous tous, femme et homme, de nous unir en ce lieu intime qui fait de nous des êtres uniques.
Il est temps de nous unir en ce qui ne jamais ne meurt, en ce qui ne jamais nous sépare !
Qu’importe nos différences, elles sont La Beauté de La Multiplicité dans L’Un.
Mais, il est Temps, de joindre nos mains en une chaîne de solidarité qui se veut totalement briser cette roue infernale dans laquelle nous nous enfermons.
Il est Temps de nous délivrer de tous nos conditionnements, de toute cette monstruosité que nous formons depuis notre inconscience et depuis notre irresponsabilité !
Il est Temps d’agir au delà de nos clivages, de nos sensibilités, de nos imperfections, de nos déviances, de nos négligences, de nos indifférences, de nos insouciances, de nos ignorances.
Le Temps est arrivé d’écourter les distances qui nous séparent de notre Réalité.
Le Temps est arrivé ou ce Tout de l’incohérence doit basculer.
Nous avons cette décision en nous, cet engagement, cette promesse, ce retour entier sur nous-mêmes.
Usons de la seule force qui nous reste : La Prière commune et Universelle.
Retrouvons notre Âme qui souffre.
Prions !
Non plus pour nous, mais pour L’Humanité entière.
Cessons de pleurer sur nos pauvres quotidiens, sur nos errances, notre vie égotique.
Cessons d’être de permanents enfants capricieux !
Cessons de nous enfermer dans nos individualismes éhontés !
Qui que ce soit, soyons ceux qui prient !
Consacrons un moment, un petit moment, chaque jour, levons nos mains, ensemble, unis par Amour, et prions.
Que celui qui croit et que celui qui ne croit pas, prient !
Il est un Appel qui déchirent les Cieux de nos âmes enfouies !
Prions pour que nous soyons tous à sortir de notre cycle infernal !
Engageons-nous solennellement à cueillir la Lumière en nous, si infime soit-elle, et à l’offrir en cet unique acte d’Amour à L’Humanité qui souffre !
Faisons-le !
Oh faisons-le !
Nous sommes à penser que nous ne possédons rien en propre, mais il nous a été donné cette délégation sublime : La Vie !
La Vie est ce Nous.
Nous sommes tous responsables de ce Nous !
Prions, où que nous soyons, trouvons cette force en nous de lever les mains et de demander La Lumière !
Il est Temps !
Rejoignons-nous, mes sœurs et mes frères, et formons cette chaîne d’Amour perpétuel.
Cela est en nous.
Cela ne nous quitte jamais !
Que nous soyons conscients ou non de Cela, Cela est Nous !
Prions !
Unissons nos lumières en cette Fraternité.
La vibration de nos cœurs sera comme la plus grande Arme pacifiste et unitive !
Toutes nos souffrances doivent être aujourd’hui Le Lieu commun de notre transformation.
Tout ce que nous sommes à vivre est un écho de tout ce que nous avons oublié de notre Réalité.
Même si nous ne comprenons rien, même si nous pensons que nous sommes les plus malheureux sur cette Terre, cessons de geindre pour nos petites personnes et montons Tout Cela en La Lumière de L’Origine et prions.
Jour après jour, nous serons à sortir de nos ténèbres, et nous participerons activement à la restauration d’un Monde Nouveau !
Nous sommes Cela !
Tel est le but de notre démarche depuis toujours.
Témoigner de Cela qui est.
En vérité, je vous le dis, le Temps est arrivé de nous extraire de notre inertie.
Nous qui sommes à bien manger, à bien dormir, à bien nous vêtir, à dormir sous un bon toit, nous avons plus que quiconque ce devoir d’unir nos forces en cette Prière quotidienne et Universelle.


Océan sans rivage



Lire aussi sur

Poésie héraldique allemande - Bücken


Blason ancien de Bücken (Basse-Saxe, Allemagne)

Aufgerichtet auf goldenem Grund, zwei schwarze rotkrallige Bärentatzen.

(für K.J.)


                                     Lag ich und schlief, da dieses Eine geschah ?
                                     Saß ich und träumte ? Frühling und Krokusbeet ?
                                     Mählich flössen die tickenden Stunden ab
                                     Aus der Uhr. Die Stunden sind lange verweht.

                                     Von deinen Wimpern stäubte, da du sie hobst,
                                     Goldener Seesand, überrieselte mich.
                                     Zwischen den Augen sog sich bläulich und zart
                                     Schattender Falter fest: da küßte ich dich.

                                     Um dein blondes Haar strich Schwinge des Tags,
                                     Auf deiner Schulter kniete nächtige Ruh' ;
                                     Fernher winktest du mir wie durch einen Wald.
                                     Sprachst du? Das weiß ich kaum. Doch sagte es : Du.

                                     Und die Hände sanken wie Moorerde schwer.
                                     Ach, deine Hände lagen auf meiner Brust,
                                     Auf der Frau, die stumm und sinnlos sich bot,
                                     Dick und haarig wie Moos, ein schwarzes Gekrust.

                                     Irgendwo boll ein Jagdhund, fiel eine Axt,
                                     Sang ein stürzender Wasserfall mit Getös.
                                     Deine Krallen spritzten Funken, sehr rot,
                                     Knisterten, kicherten, griffen teuflisch und bös.

                                     Diese liebende Brust, mein atmender Leib
                                     War dein mürbes Leintuch, das müde zerschliß ;
                                     Rosa und graue Flügelein deckten mein Herz,
                                     Leise schlagend, bis es die Tatze zerriß.

Les Allégories du Jardin - La Giroflée


Allégorie 8 – La Giroflée


Alors la giroflée, fière de son coloris, répandit son doux parfum, et sembla dire ces paroles :

Pourquoi se laisser séduire par les charmes d’une vie qui nous est arrachée au moment que nous nous y attendons le moins ! Pourquoi se réjouir follement d’une existence que mille accidents ne cessent de troubler ! Si tu veux prendre une leçon instructive, considère ma tige inclinée, ma couleur qui se passe, ma vie qui finit sitôt, et le petit nombre d’instants que dure ma fraîcheur. Les révolutions du temps ont changé ma couleur première, et en ont formé trois différentes nuances qui constituent autant de variétés. 

La première se présente sous le vêtement jaune du mal de l'amour ; la seconde s'offre à tes regards, vêtue de la robe blanche de l’inquiétude produite par les tourments de la séparation ; la troisième enfin paraît sous un voile bleu, en signe du chagrin qui la consume. Quant à la variété blanche de ma fleur, elle n’a ni éclat, ni parfum ; aussi l’odorat dédaigne-t-il sa corolle, et l’on ne vient point enlever le voile qui couvre ses appâts. La raison, c’est qu’elle cache soigneusement son secret, qu’elle renferme en elle-même son parfum, et qu’elle dérobe ses trésors avec tant de soin, que ni les désirs ni les vents ne peuvent en jouir. La variété jaune, au contraire, se promettant de séduire, prend, dans ce dessein, un air de volupté et de langueur ; répand le matin et le soir son odeur musquée ; et à l’aurore ainsi qu’au coucher du soleil, laisse échapper son haleine odorante.


Illustration : Guiroflee jausne (Cheiranthus cheiri L. - giroflée des murailles) - Grandes Heures d'Anne de Bretagne, BNF, Ms Latin 9474, 1503-1508, f°82r


Jamais le doux zéphyr, chargé de vapeurs parfumées, ne s’élève de la plaine ou est placée ta tente adorée, sans que des larmes causées par la douleur ne coulent de mes paupières. Hélas ! si ce n’était toi qui habites cet asile sacré, jamais une flèche meurtrière n’aurait percé mon sein. Tu as fait mon cœur esclave ; je te l’abandonne, je rends les armes : ah ! Ne me tourmente point par de cruels chagrins.
_____

Si, pressé par les désirs de mon amour, je confie ma peine au zéphir, peux-tu m'en faire un reproche !

Ne me blâme point, ô mon frère ! quand je découvre la passion qui m’expose à l’ignominie. Va, l’amant qui trahit son secret n’est pas coupable ; il est vaincu par la violence de son ardeur.

Pour ce qui est de me variété bleue, elle comprime sa passion, elle supporte sa peine avec patience, et jamais elle n’exhale son odeur durant le jour. Tant que le soleil répand sa lumière, dit-elle, je ne manifeste point mon secret à ceux qui m’aiment, et je ne prodigue pas mon arôme à ceux qui viennent le respirer ; mais dès que la nuit m’a couverte de ses ombres, je décèle mes trésors à mes amis, et je me plains de mes maux à ceux qui souffrent les mêmes peines que moi. Lorsque les coupes font la ronde, je bois à mon tour ; et lorsque l’instant me paraît favorable , j’exhale mes émanations nocturnes, et répands un parfum aussi doux, pour ceux qui sont auprès de moi, que la société d’un ami qui console. Toutes les fois que l’on recherche ma présence, je cède avec empressement à l’invitation, et je me contente de me plaindre à Dieu de ce que des cœurs durs me font souffrir. Sais-tu pourquoi je retiens mon parfum durant le jour, et que je n’ôte mon voile que durant la nuit! C’est parce que ce sont les ténèbres que les amants choisissent pour leur tête-à-tête, et que la maîtresse attend ce moment pour se montrer à son bien-aimé. Dans cet instant heureux, le rival importun est absent et tout facilite l’accès de la divine amie ; aussi, à peine s’est-elle informée des besoins de ses amants, que j’élève vers elle mes soupirs comme des épîtres amoureuses , et lui présente mon humilité comme intercesseur.

Je dirige vers ma maîtresse les soupirs enflammés de mon amour, et je lui présente le parfum de mon hommage. Pour obtenir le doux instant de bonheur que j’ambitionne , je n’ai d’autre intercesseur que la pureté de mes vues et mon humilité. Que cette amie agrée mon hommage, ou qu’elle le rejette (cruelle alternative qu'il est impossible d'éviter), mon amour n'en est pas moins le même.

samedi 2 septembre 2017

Supplique


Blason de l'Ordre des Augustines

Au plus vif de l'écorchure, la plaie s'ouvrit,
Telle une Béance d'où le sang jaillit.
Des flots tumultueux, j'entendis tous ces cris,
Ils pesaient à mon cœur atterré et meurtri.

Des secousses de mon corps, des entrailles de La Terre,
S'éleva cette Prière : Ô Seigneur des Univers,
Toi, Le Magnanime, Le Tout-Miséricordieux,
Lors que l'échine se plie devant Le Majestueux,

Je Te supplie, de par La Grâce de Ton Pouvoir,
De sauver les Fils d'Adam, notre Père vénéré,
De les sortir de leurs affres et de tous les tourments,

Toi, le Seul qui effaces les aspérités.
Il est un qui pleure et hurle dans le noir.
C'est au seuil d'une Porte que T'implore l'Amant.

Océan sans rivage

Cerf ascendant


Blason de Skalité (Slovaquie)

Pas plus que le héron, le cerf n'est un signe
Astrologique. Mais jadis, entre la Balance
Et le Scorpion - et des écrits le consignent -
Le Cerf, un symbole de mort et de renaissance,

Marquait l'automne, lors que le Taureau indiquait
Le printemps ; c'était durant la période antique,
Longtemps avant notre ère. Le soleil entrait
Dans le Cerf le jour de Samain, une fête celtique.

L'animal symbolise donc la direction de l'Ouest
Et donc aussi la connaissance qui s'y rattache :
Celles des Ancêtres partis pour les Champs Célestes.

Le Cerf fut ainsi le messager des puissances
De l'Autre Monde ; ce n'était pas une moindre tâche.
Le Grand Cerf des Bois porte en lui cette souvenance.

Marc

Blason de Hirschaid (Haute-Franconie, Bavière, Allemagne)


Lire aussi    Mille Perceptions
               Brame du Cerf
                                     Un jour, je rencontrai le Cerf
                             Le repos d'un seigneur
                         Grand Cerf des Bois

Soleil Gémeaux


Blason de Gimel (Canton de Vaud, Suisse)

Avez-vous parlé à Castor ou à Pollux ?
Sait-on jamais lequel des deux a écouté !
Le Gémeaux est ainsi, et plus d'un s'en offusque,
Tant il y a parfois lieu d'en être dérouté.

Il vous annonce un jour ce que vous lui apprîtes
La veille, s'en pensant l'auteur, très sincèrement.
Si l'on n'est pas au fait, on le croit hypocrite
Car il peut dire blanc ou noir tout pareillement.

Le Gémeaux est un acteur né, c'est sans mérite ;
Il est sa propre doublure, sans être double,
Et l'amitié, avec lui, jamais ne s'effrite.

S'il monte, il conjuguera la consistance
Et la souplesse, sans plus inspirer le trouble.
Il sera spontané, en tenant la distance.

Marc

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Soleil Taureau


Blason de Charleval (Bouches-du-Rhône, Provence)

On le pense placide et indolent ? Il rumine !
C'est que le Taureau écoute vraiment et longtemps,
Même s'il n'en montre ni l'apparence, ni la mine.
De fait, il entend bien mais à retardement !

Il n'est rien dont sa curiosité ne s'avise.
On le trouve obstiné, même franchement têtu ;
Festina lente * pourrait être sa devise
Car il ne conçoit pas la hâte comme une vertu.

C'est un colérique, il lui arrive de voir rouge ;
Soit il fonce dans le tas, ou alors point ne bouge !
Ce grand sentimental plein de réalisme

Se voudrait conjuguer confort et aventure.
S'il monte - et c'est là sa réelle investiture -
Il fait sauter en lui tous les dualismes.

Marc


Blason de Velika Gorica (Croatie)

* Locution latine signifiant « Hâte-toi lentement. »

Lire aussi Solarité du Taureau

Héron ascendant


Blason de Dehnsen-Alfeld (Basse-Saxe, Allemagne)

Le Héron n'est pas un signe astrologique,
Quoique ses qualités lui en vaudraient le droit.
C'est déjà bien d'être un meuble héraldique
Et de brocher sur la partition, de surcroît.

« Si l'on se veut faire une idée de la patience,
Il n'est qu'à m'observer, moi qui reste debout
Des heures durant, sans aucun signe d'impatience,
Ni jamais bouger mes pattes plantées dans la boue.

Le poisson ne tombe pas tout cuit dans mon bec
Et je jeûne plus souvent que je ne fais bombance.
Ce régime serait, pour plus d'un, serré et sec.

Il est peu d'oiseaux qui volent aussi haut que moi
Et qui peuvent faire à l'aigle royal concurrence.
Cette révélation laisse perplexe et même pantois ! »

Marc


Blason du Conseil Héraldique Flamand

Soleil Poisson


Blason de Saint-Cybranet (Dordogne, Nouvelle Aquitaine)

Nul signe n'est plus intuitif que le Poisson
Car du fait de clôturer la roue du Zodiaque
Lui vaut d'être de tous les autres l'écusson,
Tant sa douceur d'âme le constelle d'astres héliaques.

Il n'aime pas le conflit car la méchanceté
Le fait souffrir ; se sentant, dans ce monde de brutes,
Étranger, ayant du mal à y exister ;
Sachant faire face, s'il faut ; c'est par défaut qu'il lutte.

On le croit naïf, c'est juste beaucoup de candeur.
Bien souvent, il se retire dans ses profondeurs
Lors qu'il se sent menacé par la malveillance.

S'il monte, c'est toujours d'aspirer à la fusion
Spirituelle, allant jusqu'à l'abnégation
Par amour, en sa plus absolue bienveillance.

Marc
___

D'azur à la fasce cousue de sinople chargée de quatre besants d'or, deux rangés en pal à dextre et deux rangés en pal à senestre, au soleil levant, à la truite ployée en pal, regardant le soleil, brochant sur le tout et soutenue d'un besant, le tout du même.

Soleil Sagittaire


Blason de Halshany (Biélorussie)

Le Sagittaire ne déteste pas s'occuper
De son foyer et aime s'entourer de belles choses.
Il est peu de métaphysique préoccupé
Et ne risque guère d'en contracter une névrose.

Mais c'est avant tout, et dans l'âme, un voyageur ;
Il aime les métiers où l'on peut se déplacer
Et l'en vouloir dissuader est une gageure !
C'est très rarement un nostalgique, le passé

Étant derrière, c'est en avant qu'il se projette !
Il est de bonne compagnie car plutôt jovial
Et se sent très à l'aise dans le plaisir trivial

Car l'épicurisme n'est point chose qu'il rejette.
S'il monte, il ira conquérir la liberté
Intérieure, voulant tout obstacle écarter.

Soleil Lion


Blason de Leiblfing (Bavière, Allemagne)

Le Lion se signale très souvent par son ton
Autoritaire et par son propos péremptoire,
Ne comprenant pas, quand il a parlé, que l'on
Ait encore quelque chose à placer dans l'histoire.

Dominant, il dirige son monde d'une main de fer
Et ne laisse à l'autre que peu de latitude.
Il aime bien arborer sa crinière, c'est un fier,
Et l'orgueil le frôle plus souvent que d'habitude.

En société, il ne déteste pas briller
Et pour les honneurs ne se fait guère prier.
Il a besoin de beaucoup de reconnaissance

Et déploie pour cela sa générosité.
S'il monte, sa brillance devient luminosité
Et c'est, lors, un protecteur plein de bienveillance.

Marc

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Cavalière


Armes de l'Abkhazie

L’Amazone avançant sur les herbages verts
Entre dans la lumière un peu décomposée ;
Sur la selle, légère, artistement posée,
Elle galope, vive, en terrain découvert.

Déjà le chaud soleil a repris la rosée
Et le grand cheval d’or, filant comme un éclair,
Emporte l’héroïne en ce monde trop clair,
Au monde révélée, au péril exposée.

Ne sachant qu’en penser, ils ont, les braves gens,
L’air perplexe devant ce parcours dérangeant,
Soupçonnant la révolte, ou même, l’insolence.

Mes chers concitoyens, vous n’êtes pas méchants,
Si vous ne comprenez la danse ni le chant,
Donnez-leur cependant l’hommage du silence.

Cochonfucius

Masque


Blason de Marckolsheim (Bas-Rhin, Alsace)

Un Jour, un masque tombe de son irréalité,
Puis court comme un fou dans les champs.
Il craint le vent, les loups, et même le firmament.
C'est là, subitement, qu'il sait qu'il est tiraillé.

Un jour, un masque comprend son entêtement.
Son amie, de chaudes larmes, pleure son égarement.
"Ton visage est beau, et je le vois tel qu'il est.
Laisse tomber ce masque et en Lui Seul paraît !"

Il s'agit d'un bouclier, rien d'autre, me dis-tu ?
Je sais bien ce qu'il en est. Je crains son leurre !
Il sait coller et nous empêche de nous unifier.

Le Seul Berger est en nous, et toi, resquilleur,
Point ne m'abuse, je te jette sans sourciller.
L'Unicité est bien plus qu'une simple vertu.

Océan sans rivage

Sein Nourricier


Blason de Bornhöved (Schleswig-Holstein, Allemagne)

Il est comme un sein providentiel et nourricier,
Qui à nos bouches affamées devient le seul Bien.
Ô Mère ! D'Amour sublime coule ce Miel magnifié !
En Ton Océan matriciel, L'Âme se souvient.

Ô Mère ! L'Ardence profusionnelle est Ton Azur.
Embrasement de L'Origine où Tout baigne !
Ta Chaleur est nidification du Cœur Pur.
Tes yeux allègent ma languissante peine.

Ô Mère ! Des rougeoiements de Ton effusion,
Le Chant me ravit, et je marche en ce Dedans,
Lors que je ne sais plus que par Toi être liée !

Ton tendre Émoi parcourt Le monde entier,
Et cherche à aimer en cette douceur de L'Aimant,
Lors que Tes bras enlacent le fuyant Horizon.

Océan sans rivage

Ce qui vient de la terre


Blason de Bledingrade (Rhénanie du Nord-Westphalie, Allemagne)

De sinople à la charrue d'argent.

Ce qui vient de la terre s'en retourne à la terre
Et ce qui descend du Ciel s'en remonte au Ciel.
De nos vies, nous ne sommes que les affermataires ;
Nulle âme n'est à demeure en ce monde matriciel.


Telle fut du bon laboureur la pensée profonde
Quand l'aube teinta l'horizon d'une couleur ambre,
En cette magnifique journée de septembre.
Les moissons furent profuses et le raisin abonde.

La terre est très basse pour ceux qui s'y doivent courber
Pour lui arracher ce que la main met en bouche ;
Plus d'un est, le soir, à s'effondrer sur sa couche.

Si le sol n'est trop dur, l'on est à s'embourber.
Pour un qui sue sous le soleil qui accable,
Mille autres sont à se dorer sur le sable.

Marc


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Dans l'âtre du Cloître (5)


Les recettes de Frère Eugène – Des pâtes en général


Cuisiner des pâtes est à la portée de tous
Car il suffit de verser dans une eau bouillante
La quantité voulue, sans que l'on s'éclabousse,
En la bien remuant avec une cuillère touillante.

L'on aura pris soin d'ajouter à l'eau du sel
Et un filet d'huile pour éviter que les pâtes
Ne collent ensemble. C'est juste un petit rappel.
Autre chose : ne jamais officier dans la hâte

Car d'une cuisine expédiée ne sort qu'une tambouille !
Pour donner plus de nerf à cette plate nouillerie,
L'on peut ajouter, sans que le goût ne s'embrouille,

Une pincée d'herbes de Provence et de l'huile d'olive.
Rehausser la saveur, mais sans fripouillerie,
Des Saints Patrons s'en ternirait la fête votive. *

Frère Eugène


* Sainte Marthe et saint Laurent sont, entre autres, les Saints Patrons des cuisiniers.

vendredi 1 septembre 2017

Rencontre de Frère Maurice



L'insolite d'une rencontre est à le surprendre,
Tandis que La Sagesse nous invite à l'humilité,
Et qu'est-ce donc Cela qui vous fait comprendre,
Que soudain, vous tremblez de la tête aux pieds ?

Frère Maurice est à écouter un vagabond,
Celui-ci s'assoit près de lui et le voici
Lui révélant toutes sortes de vieux dictons.
N'est-ce pas plutôt de Sagesse dont il s'agit ?

« Pratiquer et s’éveiller au cœur des phénomènes,
C’est l’Eveil véritable. Quand nous y parvenons
La lune qui se reflète dans l’eau, n'est pas mouillée.

Tandis que L'eau, elle-même, n'est point non plus troublée."
- Qui êtes-vous pour qu'ensemble nous partagions
Ce moment ? - L'on me nomme couramment Dogen. »

Océan sans rivage

jeudi 31 août 2017

En Écho étrange à l'Abeille de ville et l'Abeille des champs


Blason de Honigsee (Schleswig-Holstein, Allemagne)

     L'Abbaye des chants s'invita en l'Abbaye des vies que le Seigneur remercia :
     Féodalité des sieurs qui se voulaient en bonne fille, servir sa sœur téméraire.
     Voici que s'évertuèrent les pas que longent les berges de Ton hospitalité.
     N'oublie pas, hé L'Ami de citer les abbayes de fortune que L'Honneur voulut sauf,
     excepté que L'Aube accourut en Son Intime et signa le plus beau Pacte que L'Âme aima.
     Mille Révérences.

Le Voyage de Frère Maurice


Blason d'Abergement-la-Ronce (Jura, Franche-Comté)

Sur le flanc des Andes lointaines jusqu'aux confins
De L’Himalaya, Frère Maurice marche d'un pas sûr.
Il est à vivre le plus extrême, un dénuement sans fin.
En lui, Le Chemin devient une écorchure.

Il souffre en silence, et ne jamais se plaint.
Partout où il se rend, le voilà à apprendre.
Parfois, la crucialité le rend orphelin.

Dans le fond, ce combat n'est pas à le surprendre.

Un morceau de pain fait de lui un heureux.
Quelques gens dans les plaines le prennent en pitié.
De peur de succomber à la chaleur d'un foyer,

Le voici qui court, robe bien haut relevée.
Pourtant, Frère Maurice n'est pas vraiment malheureux.
Cette nuit, Le Ciel se révèle en Sa toute Beauté.

Océan sans rivage