La circulation routière est un monde de brutes
Qui en dit long sur l'état de la société.
Toute cette hâte ressemble à une incessante lutte
Pour manger le temps, sans jamais de satiété.
La vitesse est limitée ? Qu'à cela ne tienne !
On peut toujours se lâcher entre deux radars.
Et puis, ni vu ni connu. À la tienne, Étienne !
Le verre de trop a expédié plus d'un chauffard
Qui s'est imaginé être seul sur la route.
Entre ceux qui boivent, qui téléphonent ou se shootent,
Le bitume s'annonce comme un chemin funèbre.
Tu conduis tranquillement, on te colle aux fesses !
Bientôt surgissent d'autres nerveux que le temps presse.
Sans doute est-ce pour arriver à l'heure aux vêpres ?
Le Spectre à trois faces

Gardez vos distances et laissez ceux qui sont pressés de mourir vous dépasser.

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