Blason de la République de Venise (697-1797)
I
Tu votes à droite, tu te tires une balle dans le pied ;
Tu votes à gauche, tu te tires une balle dans la tête.
Ou est-ce l'inverse ? La question se laisse étudier.
Le pigeon votant est rarement de la fête ;
On lui promet tout pour ne tenir presque rien,
La carte du joker étant la conjoncture.
Or, comme ceux qui sont aux commandes sont des vauriens,
L'on obtient plus de mélasse que de confiture.
Du reste, on a les gouvernants que l'on mérite.
Telles seraient les vertus de la démocratie.
Sauf que c'est surtout de ses tares dont on hérite.
La France est un pays où les mots se laissent dire
Mais seuls certains jouissent de la suprématie,
Et peu importe que les faits viennent les contredire.
II
La Politique doit s'inspirer des bons principes,
Le premier étant celui de réalité,
Sans toutefois donner lieu à des stéréotypes
Ni dépendre du fil de l'actualité,
Mais simplement considérer ce qu'il se passe,
Non pas par le prisme de l'idéologie
Qui cherche à plier le réel à son espace,
Quitte à user, s'il le faut, de démagogie.
C'est dire qu'aujourd'hui, on n'ose plus nommer les choses
Car les mots sont piégés d'être trop connotés
Et finissent ainsi par être déconnectés.
Les reconquérir est alors une noble cause,
Quitte à devoir raboter les oreilles de bois,
Plus sensibles au gros tambour qu'au doux hautbois.
Le Spectre à trois faces
I
Tu votes à droite, tu te tires une balle dans le pied ;
Tu votes à gauche, tu te tires une balle dans la tête.
Ou est-ce l'inverse ? La question se laisse étudier.
Le pigeon votant est rarement de la fête ;
On lui promet tout pour ne tenir presque rien,
La carte du joker étant la conjoncture.
Or, comme ceux qui sont aux commandes sont des vauriens,
L'on obtient plus de mélasse que de confiture.
Du reste, on a les gouvernants que l'on mérite.
Telles seraient les vertus de la démocratie.
Sauf que c'est surtout de ses tares dont on hérite.
La France est un pays où les mots se laissent dire
Mais seuls certains jouissent de la suprématie,
Et peu importe que les faits viennent les contredire.
II
La Politique doit s'inspirer des bons principes,
Le premier étant celui de réalité,
Sans toutefois donner lieu à des stéréotypes
Ni dépendre du fil de l'actualité,
Mais simplement considérer ce qu'il se passe,
Non pas par le prisme de l'idéologie
Qui cherche à plier le réel à son espace,
Quitte à user, s'il le faut, de démagogie.
C'est dire qu'aujourd'hui, on n'ose plus nommer les choses
Car les mots sont piégés d'être trop connotés
Et finissent ainsi par être déconnectés.
Les reconquérir est alors une noble cause,
Quitte à devoir raboter les oreilles de bois,
Plus sensibles au gros tambour qu'au doux hautbois.
Le Spectre à trois faces
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