Décryptage et Revalorisation de L'Art de L’Écu, de La Chevalerie et du Haut Langage Poétique en Héraldique. Courtoisie, Discipline, Raffinement de La Conscience, état de Vigilance et Intention d'Unicité en La Fraternité d'un Nouveau Monde !

samedi 22 décembre 2018

Du dévoiement de Noël


Blason de Köditz (Haute-Franconie en Bavière, Allemagne)

L'on se souhaite de joyeuses fêtes de fin d'année
Sans ne plus même prononcer le mot de Noël
Dont l'esprit se trouve depuis longtemps profané,
Les emplettes faisant office de seul rituel.

L'on ne fête pas davantage le solstice d'hiver
Car la vie ne suit plus le cours de la nature,
Lors que partout se confond l'endroit et l'envers,
Tout se valant, tout passant par la même mouture.

Ce tout, donc, qui n'est plus qu'un théâtre d'ombres
Où des marionnettes actionnent d'autres marionnettes,
Tandis que les bouffons font teinter les clochettes ;

Système gigogne aux arcanes les plus sombres
Où il s'agit simplement de manger le monde,
Quitte à transformer tous les pays en tiers-mondes.

L'Abbé Théophile

Ombre


Blason de Soron (par Alexander Liptak)

C'est avec des mots qu'ils nous mènent en barque ;
C'est avec d'autres mots que nous les combattons ;
Quand les nations sauront que quelques oligarques
Tirent toutes les ficelles et font donner le bâton

Aux états insoumis ; qu'alors les masses serviles
Se réveilleront enfin de leur long sommeil,
Éclateront un peu partout des guerres civiles ;
Le temps à venir n'est à nul autre pareil.

Nous sentons bien tous que quelque chose ne va plus ;
Que les forces de l'ombre se répandent et dévastent

La terre des hommes accaparée par une seule caste.

Nous changeons d'époque car l'ancienne est révolue ;
Mais beaucoup se plaisent à poursuivre le vain rêve
D'une vie d'insouciance et d'amusements sans trêves.

Le Spectre à trois faces

Homo festivus s'abstenir

Allégorie du Jardin de L’Âme (20)


Blason de Ignalina (Lituanie)


La Parole


Aux froidures des nuits arborées, lors que la fièvre devient chair tremblante qui cherche à la fougère verdoyante, le lit précaire des vérités fragiles du mouvant, accrochées aux branches nues de l’arbre protecteur, corps qui se recroqueville et voilà qu’il rejoint la Présence au creux du silence, en cet écrin mystérieux, lors que la chaleur le vêt d’humilité. Mais peut-être que c’est Elle qui le submerge et se nomme ? C’est au Souffle de la survie, lors que rien ne retient plus l’homme, rien qui ne l’accapare et le dévie de lui-même, que l’Ami, Soleil Vivant au Jardin de son âme, vient telle la flèche transpercer les opacités de sa nuit obscure par Le Rayon miraculeux. Alors, il ne parle plus. Il lit. Il est fidèle à ce dénuement qui lui apprend la simplicité. Il est en La Solitude accordée aux Justes en La Naissance du langage. Il devance sur les plans subtils, la conscience qui perce l’apparence. De telles perceptions s’accordent, en fugacité, pour certains. Pour d’autres, elles demeurent obscures. Telles sont les ténèbres. En ces abysses, l’étincelle brise toujours la nuit de L’Esprit. Mais peu deviennent à leur tour ce flambeau. La fulgurance est si vive et la plupart se rencontrent, en ce chemin de vie, tout en balbutiant. Ils ne se voient pas. Ils ne le peuvent. Ils sont emprisonnés dans leur rêve et croient en celui-ci. Il est une guidance qui est mélancolie permanente, irradiant chacun de nos souffles consentis, donnant à chacun, selon son intention. Une des caractéristiques les plus remarquées des pèlerins est la compassion. Ils vont et viennent à La Source et s’adressent avec une sorte d’audace, à L’Audient. Les paroles échangées au Saint du Secret, sont la réponse à l’Invitation, qui est aussi L’Accueil. Nul acte ni pensée qui ne sont Son Accord. Des harmonies en cette Réalité sont La Jetée en La Nudité de La pensée. Ni spéculation, ni anticipation en elle, quand même L’Invitation précède La Réponse, nous le savons.

D’avoir tourné le cœur au Soleil levant de L’Amour, celui-ci ne jamais décline ni ne meurt. Bien sûr, L’Épousée s’assoit et remarque que cette Assise est un Trône véritable, le sacerdoce légitime, La Reliance dont la compénétration donne à la concentration la force d’Action visionnaire. Son maintient vigilant lui donne à être Ici et là-bas, en ce Voyage perpétuel, Corolle exponentielle ouverte depuis La Contrée de L’Observance et c’est L’Amour d’une Rose qui lui vaut d’être, sans cesse à visiter, La Roseraie. Parfois, Celle-ci s’impose à elle. A ce moment plus rien ne subsiste à ses yeux exceptée la Fragrance capiteuse de La Présence, et parfois, c’est L’Épousée qui avance à pas mesurés en Ce Lieu de L’Âme, vibrations illocutoires qui lui donnent à la Parole cette mystérieuse éloquence : L’Aube est virginale de La Présence. Chaque mot devient gravitationnel et conséquentiel d’actes. La Parole est en La Parole et vibre du Calame qui perce les limbes et s’étend au Lotus de L’Audience. Cet ajustement aux réalités terrestres ne suppose aucune explication, lors que L’Echo est La Réponse de L’Âme en L’Âme. Et La Parole nous parle :

Il est dit que Celle-ci est une injonction impérative, brisant les nues et se suspendant en La Beauté unitive du Verbe de Lumière. Tout ce qui procède de L’Âme relie à L’Unité. Tout ce qui est Unité est Amour. Je suis cette Parole effusive qui ne jamais s’absente et dont les mots de Reliance sont l’insondable de Convergence. En la pointe acérée de ma Fidélité, je plonge au sein de L’Océan de L’Êtreté et là, je deviens plus proche que La veine jugulaire, en ce cœur unifié au pouls de Ton Humanité. Des évolutions successives, certains s’arrêtent et se crispent en la hâte qui passe, troublant la quiétude du Lac et n’ayant plus accès à ces virginités de L’Enfant né de La Seconde Naissance. Le miroir déforme les perceptions. Je n’ai de cesse d’épouser les paroles de Noé, lors qu’il tint en La Parole, les neuf cents et cinquante années du verbe de La Matrice. Est abscons ce qui s’éloigne du Cœur de L’Âme. Or, sais-tu ce qu’est Le Cœur ? L’Assise que l’on doit protéger des deux Mains de L’Amour.




jeudi 20 décembre 2018

Reconquête


Blason de Wolmirstedt (Saxe-Anhalt, Allemagne)

Mes Amis, c'est dans la tête que cela se passe ;  
Ainsi, le système nous verrouille de l'intérieur  
Et nous nous précipitons nous-mêmes dans la nasse ;  
Premier point : monter dans le mental supérieur ;  

Sortir du liquide des émotions que déversent  
Les médias qui excellent en désinformation ;  
Reconquérir notre langue que le camp adverse  
A rendu plastique jusqu'à la déformation ;  

Un chat est un chat, n'en déplaise aux imbéciles  
Et à tous les séides de la pensée fossile ;  
C'est d'abord une guerre de l'esprit que nous menons.  

Mais peut-on compter sur la masse qui est pâteuse,
Tenant du liquide, à la coulée hasardeuse ?
Serrons-nous les coudes, ne lâchons rien et tenons.

Le Spectre à trois faces 


Au cœur des événements

mercredi 19 décembre 2018

Apocalypsis 27 – Le règne de la confusion


Blason de Sankt Leonhard am Hornerwald (Autriche)

En amont, il y a les comploteurs, en aval,
Les complotistes, avec des renvois mutuels,
Sans que l'on sache trop auxquels donner son aval,
Le ballet des débats médiatiques rituels

Aggravant ou même orchestrant la confusion.
Il est donc urgent de prendre de la distance,
S'interroger sur les possibles collusions,
Les manipulations et donc les sous-jacences.

Mais bien plus que de la distance : de la hauteur,
Faute, sinon, de n'avoir qu'une vue linéaire
Des événements, car ce système prédateur,

Qui s'exacerbe en se révélant tout entier,
Est l'aboutissement de plusieurs millénaires
De rupture et il ne fera pas de quartier.

L'Abbé Théophile

Chemin de paire


Blason de Zelenogorsk (Oblast de Saint-Pétersbourg, Russie)

                                          Il est des pluies suspendues en rivières,
                                          Pulsations au cœur de l’éphémère,
                                          Qui vont en chemin de paire,
                                          Au risque de voir l’oiseau se défaire,
                                          Des plumes de poussière.
                                          L’Eau soudain révèle Le Jour.


Être âne


Composition de l'auteur

J’aimerais être un âne gris,
Un tigre, un moineau de Paris,
N’importe quoi sauf cet humain
Qui sait tout, et n’a rien compris.

mardi 18 décembre 2018

L'Agneau


En Écho à Arbre d'inframonde

Blason de Garding (Schleswig-Holstein, Allemagne)

                             La lumière n'a pas le goût du fiel,
                             Ni celui de l'amertume au moment de mourir.
                             Le corps est à la terre et l'âme est à s'unir.
                             Telle une dernière flamme, elle rejoint Le Ciel.
                             Nulle fenêtre qui ne s'achève en l'embrasure.
                             Et la larme de quiétude connaît la valeur du Jour.
                             Et L'Âme de La Vie, s'émancipe et retourne à Son Amour.
                             Est-il une seule vie qui n'ait pas un sens ?
                             L'Être vit pour faire enfin cette expérience. 

                             Du Chaos de Son Désir, n'est-il pas à vouloir encore vivre ?

L'Âme est certes expansive, et à la mort est belle.
Le décor n'est que leurre à la saveur du Jour.
Or, de pure intention, Le Cœur est en L'Amour.
C'est en l'enfermement que sont les piètres nouvelles !

Au désert, le cœur s'assèche du Jus éternel.
Il se courbe et de l'enfance n'a plus donc recours.
Mais, Le Seigneur a mis en nous ce grand secours :
En L'Intention, tout se dilate et se dégèle.

Des glaciales oppressions, il n'est de soubresauts.
Le Roi avance en toute Âme devenue souveraine.
Tel est de La Vie consciente, le sublime tableau.

Je ploie le genou en mon dernier souffle sans peine,
Me sacrifie à mon seul Amour : je suis l'Agneau.
En cette mort, mes lèvres s'unissent à ma noble Reine.

Océan sans rivage

Arbre d'inframonde


 
Composition de l'auteur 
(D'après le blason de Homburg en Sarre-Palatinat, Allemagne)

C’est l’arbre d’inframonde, et sa ramure est belle,
Mais il ne voit jamais la lumière du jour ;
C’est un arbre sans fruit, sans fleur et sans amour
Qui de notre univers n’a jamais de nouvelles.

Un froid seigneur lui dit, de sa voix paternelle,
Que l’inframonde aura de la gloire, à son tour,
Que le serpent d’antan lui portera secours
Et le dieu du trou noir que le cosmos congèle.

Le seigneur a promis des fleurs et des troupeaux,
Un roi plein de douceur, une mignonne reine,
Il rehausse à plaisir les couleurs du tableau.

Or, ce n’est que mensonge, et l’arbre est dans la peine :
Pour lui ne coulera le sang d’aucun agneau,
Nulle vierge, non plus, ne sera sa marraine.

Cochonfucius

lundi 17 décembre 2018

Du logo et du blason


Logo et blason de la ville de Paris

Quand un logo et un blason se rencontrent,
Ils ne sont pas nécessairement adversaires
Et se peuvent partager le pour et le contre ;
L'on s'en trouve bien mieux à être complémentaires.

Souvent, le premier se pique de modernité
Et se voudrait, par l'abstrait, suggérer les choses ;
Le second marque plutôt son ancienneté,
Signe d'une qualité qui parfois en impose. (1)

La vie d'un logo est souvent de courte durée,
Tandis que celle d'un blason est plus assurée
Car la tradition demeure là où la mode passe.

L'héraldique jouit aujourd'hui d'un fameux sursaut
Que l'on juge à tort comme un simple soubresaut ;

Elle tendrait même à reprendre la première place. (2

Marc


(1) Lire Étiquettes de fromage et héraldique
(2) En Russie notamment. Lire Hommage héraldique
Lire aussi sur Herald Dick Magazine La bataille du logo contre le blason

La femme à la fenêtre


Peinture de Christian Schloe

En une région bien lointaine, vivait une femme très ronchonne. Du matin au soir, elle ne cessait de se plaindre. Pour elle, tout allait de travers. Elle guettait par la fenêtre le moindre passant, l'épiait en secret derrière la cretonne. Son regard était franchement mauvais, et les enfants, qui empruntaient ce chemin pour se rendre à l'école, étaient épouvantés à l'idée de croiser son venin regard. La plupart du temps, à hauteur de sa fenêtre, ils se mettaient à courir et parvenaient ainsi à l'extrémité de la rue, tout essoufflés. Les petits écoliers avaient si peur qu'ils ne leur venaient pas à l'idée d'en parler à leurs parents. Ils pensaient que cette femme faisait partie du décor et que rien ni personne ne pouvait effacer ce personnage terrifiant. Cette femme se tenait droite. Elle était vêtue de noir. Ses cheveux, de même couleur, tombaient raides et sans vie jusqu'à ses maigres épaules. Son visage était émacié, et des cernes violettes tranchaient sur son teint blafard. Ce jour-là, une petite fille marchait nonchalamment. Elle foulait, de ses menus pieds, les feuilles craquantes de l'automne. L'air était légèrement frais, et de fines gouttelettes se suspendaient gracilement sur ses longues nattes. Un oiseau passa et la petite fille leva alors son regard vers le ciel. C'est à ce moment qu'elle vit la femme. Celle-ci se tenait droite et fixait, de ses yeux, l'enfant. Mais, la fixait-elle vraiment ? Notre petite écolière fut envahie par une profonde tristesse devant le visage fantomatique, perdu et prisonnier dans l'encadrement de la fenêtre. Elle fit un geste timide à la femme pour lui dire bonjour et esquissa un sourire. La petite fille n'éprouvait nullement de la peur. Elle s'arrêta même et attendit. Alors, il se passa cette chose étrange : cette femme qui semblait si mauvaise, si noire, au regard des enfants du village, répondit à la petite fille par un timide sourire. Son visage s'éclaira et prit vie. La petite fille la salua chaleureusement et reprit sa marche avec, cette fois, au cœur, une boule de lumière…

Océan sans rivage

Noms, armes et blasons des chevaliers de la Table Ronde, 1500

dimanche 16 décembre 2018

Dans la nuit enflammée


Drapeau de Sosnovskoye (Russie)

                                        Dans la nuit enflammée
                                        Une poule sortit de l'ombre
                                        Elle avait l'air faible et innocente
                                        Mais elle était forte et grande
                                        Tant, que les hommes en avaient peur
                                        Elle était gentille
                                        Car, maintenant elle aide les hommes
                                        Dans leur Quête
                                        Les plumes de leurs flammes
                                        Servaient leur destin
                                        Ses pattes étaient magiques
                                        La poule était magique
                                        Ses autres plumes vertes servaient à leur faire un cœur.

SoleiletLune (9 ans)

Une oie heureuse


Blason de Lužná (Tchéquie)

Des oies de ferme, Gente Oie est la plus heureuse,
De ses consoeurs ne devant partager le sort.
Dodue à souhait, on l'eût trouvé savoureuse
Sur quelque table festive du Noir Périgord.

« D'avoir échappé à la broche et au gavage,
Je remercie Dieu car c'est un triste destin
Qui attend celles qui vivent dans les grands élevages
Et dont le foie fera l'entrée des gras festins.

Mieux vaut paraître volaille d'ornementation
Que de figurer sur menus d'ostentation.
Une mienne cousine d'Alsace, appelée Marguerite,

A vécu presque trente ans, m'a-t-on rapporté.*

Une telle longévité est à notre portée
Si ne vient la briser le spectre d'une marmite. »

Marc


* Lire aussi

Considérations médiaphobiques


Blason de Neckarzimmern (Bade-Wurtemberg, Allemagne)

Il faudra en finir avec les privilèges
Et instaurer une nouvelle nuit du quatre août.
Cela commence par lever tous les sortilèges
En mettant les médias aux ordres hors écoute.

Première étape : éteignez vos télévisions
Et jetez-les aux encombrants de toute urgence ;
Secundo : méfiez-vous des sondages d'opinions
Qui sont produits par des officines d'allégeance ;

Tertio : boycottez les radios débilitantes
Où des eunuques de l'esprit prétendent vous dicter
Ce qu'il faut penser et comment le réciter.

Partant de là, entrez dans l'action dissidente,
Mais en-dehors de tout parti, absolument,
Faute, sinon, de vous diluer, fatalement.


Le Spectre à trois faces


Au cœur des événements 

De la rapacité


Blason du district de Tyulgan (Russie)

L'on se demande si la caste qui gouverne le monde,
Eu égard à ses pratiques iniques et immondes,
N'est pas, quelque part, en rupture d'humanité.
De fait, cette question est d'une extrême gravité

Et c'est l'évolution du système qui la pose
Car il n'est rien de stable qu'il ne décompose
Quand cela contrarie les pulsions du marché
Dont les politiques sont les commis détachés.

De plus en plus d'humains deviennent surnuméraires
Et succombent sous l'effet d'une pression usuraire.
L'appétence commune entraîne une voracité

Qui ne peut qu'exacerber les rapports de force.
Lors que je mets l'avoir au centre, je renforce
Un système dominé par la rapacité.*

L'Abbé Théophile


* La voracité générale portant et nourrissant les rapacités singulières. Dans ce sens, une révolution qui ne serait pas d'abord intérieure est vouée à reproduire ce qui l'a suscitée. Changer de régime n'est pas changer de système mais simplement les critères de la redistribution des richesses. Certes, il faut aller vers l'équité mais à l'intérieur d'un nouveau paradigme et donc d'un nouveau rapport à la vie et aux monde. Nous devons d'abord et impérativement cesser d'être des enfants capricieux qui épuisons la terre et revenir à une vie simple, ne serait-ce, déjà, en ne plus nous projetant exclusivement dans l'avoir, en pensant que la réussite d'une vie se mesure à cette aune.

samedi 15 décembre 2018

L'Arbre vert


Blason de Homburg (Sarre-Palatinat, Allemagne)

                                    L’Horizon est vierge de notre cœur,
                                    Des Beautés du Voile soulevé, Ô saveur !
                                    Toi de Ta Présence, Toi de Ton Amour !
                                    Toi de Ton Éternité !
                                    Toi de Ton Attente !
                                    Toi de Ta Promesse !
                                    Toi de Ton sillage !
                                    Toi de Ta Confidence !
                                    Toi de Ta Constance !
                                    Toi de Ta Vassalité !
                                    Toi de Ton Aspiration !
                                    Réjouis-Toi !
                                    Réjouis-Toi !
                                    Réjouis-Toi !
                                    La mendiance est à La Porte, au Seuil de Ton Pas.
                                    Réjouis-Toi !
                                    Réjouis-Toi !
                                    Réjouis-Toi !
                                    De L’Amour, m’a-t-on défendue ?
                                    De Ton Désir, m’a-t-on reprochée ?
                                    De Ta Cordée, m’a-t-on empêchée ?
                                    Réjouis-Toi !
                                    Réjouis-Toi !
                                    Réjouis-Toi !
                                    Le Ciel danse.
                                    Et sous L’Arbre vert, je m’assois.


Océan sans rivage


Se lit aussi sur La Profondeur

vendredi 14 décembre 2018

Ni la jungle ni le zoo


Blason de Irkoutsk (Russie)

Le gros mange le petit, une loi de la nature
Dont se prévalent beaucoup de cyniques prédateurs
Pour justifier de jeter les hommes en pâture
À leur voracité, à l'aide de rabatteurs.

Et voilà ces proies humaines prises dans une tenaille,
N'ayant d'autre choix que la jungle ou le zoo,
- D'un côté, les barreaux et de l'autre, les mailles -
Quand sur l'Histoire l'on voudrait apposer le sceau.

Mais le Vivant est plus fort car d'essence divine.
Et en ces temps où la simple raison décline,
Une espérance met du baume sur le désarroi.

L'ombre ne fera jamais que servir la Lumière.
Elle qui voulait nous enfermer dans la matière,
Se verra défaite. Entends-tu les pas du Roi ?

L'Abbé Théophile

De profundis


Blason de Rzepin (Pologne)

                                        Des entrailles abyssales de La Voix,
                                        Des épousailles de La Lune et du Soleil,
                                        En ce chaos magistral de nos émois,
                                        En La Marche hivernale de notre Ciel,
                                        Nous voici en Clameur insondable.
                                        Déchirement d'Amour en ces pleurs.
                                        Me suis jetée à Tes pieds pour T'aimer.
                                        Me suis laissée enivrer pour ne plus Te quitter.
                                        Dans La Nuit, Le Cerf a entendu,
                                        Lors que je T'ai vu aussi marcher.
                                        Beauté ! Beauté ! me suis-je exclamée.
                                        Des profondeurs de nos cœurs aimantés,
                                        Le Ciel, tel un Noyau s'est fendu.
                                        L'Hiver est ma vêture empourprée :
                                        Des grenadiers envolés au rubis de notre Joie,
                                        L'Âme s'est reconnue en Ton Regard perlé,
                                        Au crépuscule de Ton Murmure, tant de fois.
                                        Nous avons suivi un sentier d'effluves.
                                        Là, nous nous sommes retrouvés.
                                        - Me vois-tu en ce lac mystérieux de Réalité ?
                                        - Oui, je T'ai reconnu. Ô Vie enveloppante !
                                        Ma Fontaine ! Mes saveurs en ce printemps de Toi.
                                        - Tu as quitté Le Monde, te voici en Moi.
                                        - De Ton Transpir, Hébétude et simplicité font Loi.
                                        - As-tu faim ? - Non, puisque Tu me nourris de Toi.
                                        Ton Cœur est un Jardin sans fin, et rien n'est au désert.
                                        - En notre compagnie, nul doute, ni incertitude…
                                       Est-il un seul Désir encore ? - Non ! Seules les voiles d'une parure.
                                       Désir ! Désir ! Désir ! qui m'a menée vers Toi !


Océan sans rivage


Se lit aussi sur La Profondeur

Du braiement des ânes


Blason de Tussenhaussen (Souabe, Bavière, Allemagne)

Les débats où l'on se coupe sans cesse la parole,
Chacun parlant sans écouter l'autre vraiment,
Font penser à ces empoignes de cours d'école
Où les ânes s'invectivent en poussant des braiements.

C'est souvent beaucoup de verbiage pour pas grand-chose,
Sinon qu'il aggrave la générale confusion.
Dialogues de sourds où chacun plaide pour sa cause ;
Lâchers de vapeur qui ont force de dilution.

Combien sont grassement payés pour ne rien dire
Et s'étonnent ensuite que l'on y trouve à redire !
Les grands médias en sont la plus pure expression.

Le système en place absorbe et métabolise
Toutes les critiques, pour autant qu'elles lui sont soumises ;
Mais dans le cas contraire, il vous met sous pression.

Le Spectre à trois faces

Zapping

Ton Ombre est Ta Lumière

 
 
Blason de Bourg-Bruche (Bas-Rhin, Alsace)  

D'argent à la rose de gueules boutonnée d'or et à la bordure aussi de gueules. 

A La Bouche Éclose en pâleur du seul matin,
Splendeur des Réalités, jaillissent de Ta Rose !
Et que tremble ma langueur que caresse Ton Parfum,
Indicible Silence en l'absolue Métamorphose.

Ténacité du Vivant, qui suis-je ? Ô L'Un !
D'Amour qui s'épanche et de Lumière qui ose
Ensevelir tous les doutes et réunir les chemins.
Ô Béatitude des effluves à qui rien ne s'oppose !

Toi ! Tu es Celui qui décrètes, et comment me rejeter ?
Ton Règne est Volupté, Extase de La Rencontre.
Qui peut Te renier ? Tu es Tout en Ta Solarité.

Tu es Celui qui marche, en l'insoupçonnée ombre.
Et comment Te voir, si ce n'est en Ton Regard ?
Sublime expansion en Ton Oeuvre Expiratoire.

* * *

Ton Ombre est Ta Lumière et Beauté Jubilatoire !
J'épouse en ce qui est et j'épouse ce qui n'est pas.
Comment ? Peux-tu, Toi, me dire que je ne L'aime pas ?
Ose me renier, lors que je suis encore Toi !
 
Océan sans rivage

jeudi 13 décembre 2018

Ardent désir


Armoiries de Momski ulus (Yakoutie, Russie)

                                          Des filantes Constellations
                                          Au Jour de notre Union,
                                          Qui peut défaire cet Amour ?
                                          L’Hiver consume mes brûlures,
                                          Au cœur dilatatoire, nulle usure !
                                          Du Rayon de notre ardent Désir,
                                          A notre âme expirant en Ton Soupir,
                                          Jaillit Le Temps de L’Éternel Jour.
                                          Les oiseaux m’enivrent d’ailes incessantes,
                                          Du breuvage à La Coupe, il n’est que Présence.


Océan sans rivage


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Considérations ploutocratiques (1)


Blason de Syke (Basse-Saxe, Allemagne)

Quand les élites nous parlent de démocratie,
En feignant d'y croire, l'on a envie de rire jaune
Puisqu'on les sait soumis à une ploutocratie
Qui a placé ses marionnettes sur tous les trônes.

Celle-ci s'en cache de moins en moins, on le voit bien,
Ne manquant pas, au demeurant, d'idiots utiles
Pour les servir et d'apologistes malherbiens
N'ayant jamais que la grasse prébende pour mobile.

Et à moins d'être complètement matrixés,
La chose nous éclate aujourd'hui en pleine figure.
Tout apparaît au grand jour, nous voilà fixés.

Les derniers événements sont révélateurs,
Ouvrant une période trouble dont ils sont l'augure.
Allez savoir quels en sont les instigateurs...

Le Spectre à trois faces


Au cœur de l'Apocalypse