Décryptage et Revalorisation de L'Art de L’Écu, de La Chevalerie et du Haut Langage Poétique en Héraldique. Courtoisie, Discipline, Raffinement de La Conscience, état de Vigilance et Intention d'Unicité en La Fraternité d'un Nouveau Monde !

mercredi 21 novembre 2018

Quand viendra la bise


Blason du quartier de Mikhailovsky (Saint-Pétersbourg, Russie)

D'une cigale notoire ayant chanté tout l'été
Et qui se trouva dépourvue quand vint la bise,
Il n'est point d'écolier qui n'en ait récité
La fable, sans toutefois l'avoir bien comprise.

Plus d'un, du haut de sa jeunesse, se rit du temps,
Renvoyant aux calendes grecques une vieillesse abstraite
Et brûlant la vie tant que le cœur va battant,
Tout en se voulant bien avancer sa retraite.

Plus grave est de retrouver son âme atrophiée
Quand l'ego vient mordre sa poussière glorifiée,
Se trouvant de son vide intérieur bien en peine.

Du carpe diem ne restera qu'un l'instant cru
Qui démaillera tout ce en quoi l'on a cru.
Ce terme est certain, quand même l'heure est incertaine.

L'Abbé Théophile


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Du Bellay à Roncevaux


Blason de Hätzingen (Canton de Glaris, Suisse)

Le neveu trépassant élève un cor d’ivoire,
Un ange prend son âme en cet instant fatal.
Il abandonne aux monts ses armes de métal
Et de plusieurs chevaux la sereine mémoire.

Il ne sait si, mourant, il obtint la victoire ;
Il songe aux pleurs de sa promise au corps nymphal
Et trouve que sa mort n’a rien de triomphal.
Mais bon, raisonne-t-il, j’ai fait ça pour la gloire.

L’empereur qui semblait au-dessus des humains
Voit s’écouler ses pleurs et trembloter ses mains ;
Il se sent comme un arbre abattu par la foudre.

Plus sombre est son regard que la face des cieux ;
La montagne se dit qu’un éclair de ses yeux
Frappant les grands rochers, les réduirait en poudre.


Blason de Loknyansky (Russie)

Noblesse d'un écureuil


Blason du district d'Ust-Kulom (République des Komis, Russie)

Il est toujours plaisant de surprendre, dans les bois,
L'écureuil qui, le long d'un tronc, joue à cache-cache.
L'animal, très farouche et si proche à la fois,
Se prépare pour l'hiver venant, sans nulle relâche.

« J'ai engrangé des noix, des noisettes et des glands ;
De voir mon cellier bien empli, j'ai l'âme sereine ;
Mais d'une saine prévoyance voulant garder l'élan,
J'y vais joindre quelques pignons et menues graines.

Je pourrai de la sorte secourir l'indigent,
Les mauvais jours, quand la froidure se prend d'emphase.
Quoique la corne fut d'abondance en cet an de grâce,

Il se trouve toujours quelque voisin négligent
Ou qui, telle la cigale, vécut à la légère,
Pour se faire ensuite éconduire par la mégère. »


Marc


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Tout nous enseigne


Armoiries de Pozsony (Hongrie)

Les civilisations ont leur phase d'ascendance
Jusqu'à l'apogée, puis s'en vient la décadence.
Ce soleil qui se couche fut au matin levant ;
Il en est ainsi de tous les êtres vivants.

Si l'impermanence nous doit détacher des choses,
Ce n'est pas l'indifférence qui là se propose
Mais l'attention à l'unicité de l'instant
Qui est graine d'Éternité, au-delà du temps.

La roue tourne inexorablement sur son axe,
Semblable à une meule qui broie et qui malaxe.
La fleur qui se fane se destine pourtant au fruit,

Tout comme la feuille qui tombe devient terre nourricière.
Regarder en avant c'est comme voir en arrière.
Tout parle, tout nous enseigne, tout nous instruit.

L'Abbé Théophile

mardi 20 novembre 2018

Allégorie du Jardin de L’Âme (15)


Blason de Jalchik (République des Maris, Russie)

Bakka (2)


S’extirpant du chaos, sorte de préparation à la pleine disposition, latence de mouvance, limbe des fragmentations, assemblage du suc en L’Amour, au Regard de L’Aimé Céleste, il est une attraction irrésistible vers ce que les mots tendent à imager en substance de l’indicible, et lors que ceux-ci retrouvent L’Etoile du Nord, L’Orientation est subtile quintessence de polarité retrouvée. Elle semble être inversée. Mais, cela n’est qu’apparence. Il n’est guère aisé de se laisser-agir. Le mental, depuis des milliers d’années se veut être le seul à diriger. Il a cette tendance, qui n’est pas malintentionné, mais, il a cette tension qui se fige au plus enraciné de ses cristallisations de pensées. C’est en ce Souffle, chaude haleine que les retrouvailles ont lieu et c’est en la puissance de ces incantations que L’Âme retrouve La Direction. Ô Origine ! Ô Parfum des chemins de tous les Pèlerins. Il est Une Maison et c’est là que se repose L’Âme. Elle exulte des encens de volutes infinitésimales. Elle apprend.

L’on me proposa deux voies et c’est pour la plus ancienne que mon cœur fit son choix. Nulle construction aux alentours, terre ocre et sentier dénudé. Telle était cette Voie, lors que je vis au loin, les nébuleuses électriques et les clameurs vrombissantes. Je compris que j’entrai à Bakka, en La Terre Sainte, vierge des déviances, Terre intérieure, Bakka de L’Âme. Je ne fis pas seulement une fois le voyage. Je pus accéder en Sa Réalité Noble et en La Majesté de Sa force autant que le désir subtil se formule en vœu intime et purifié. La Nuit était de profondes profondeurs et l’on sait être en l’occultation des phénomènes liés à la connaissance du Devenir, tandis que le cœur reçoit avec exactitude les correspondances en ce corps devenu réceptacle. Je pouvais rester ainsi en L’Éternité du Centre tournoyant. Lors, tout s’efface : il ne reste que les effluves verbales que l’on écoute au son des plénitudes de La Vibration. Les angles de vue sont proportionnels à l’ouverture en L’Esprit. Ainsi, La Pierre cubique devient Le Socle de L’Élément vital, se fondant sur les énergies axiales de La Terre et, Celle-ci tourne en rotation spécifique sur un Axe lié à cette force en mouvement qui est le principe centrifuge du cœur de L’Âme. Car le feu intérieur permet l’extraction en ce mouvement inverse, en cette semblance de dissociation, de sorte, qu’en la fixité duelle, s’émancipe le point névralgique de L’Être. Telle est L’Élévation et telle est La Transformation possible en cette architecture cubique, Sacrum de nos fondations originelles. Bakka chante et devient Le Lieu de L’Ascension. Tel est Le Rite du Pèlerin qui circumambule en ce sens du Retour, puisqu’il s’émancipe de la linéarité du Temps. Telle est La Dimension de L’Horloge intérieure ; telle est l’interprétation du Chant destiné à éveiller les forces du Feu Divin.

Ô Enceinte de La Perfection fluviale, lors que Je suis en Toi, l’inversion devient la nécessité vitale. Que n’ai-je pleuré plus encore ! En Ton Chant du Désir, il est ce secret de La Force Aimante et Ô Mon Bien-Aimé, Toi, en Cet Empyrée de Quintessence subtile de nos étoiles, Ô Vous, les Saints de ma Patrie Originelle, lors que nous n’avons que les imperceptibles flots liés à notre enthousiasme, voici L’Hébétude de La Parole et c’est en Toi, Chant effusif que je tournoie de L’Amour Primordial. Viens ! Ô Fiancée de mon Azur, et je T’enlace des Mains de La Proximité et je baise Le Sol Sacré qui est Le Pur Limon de notre descendance, afin que L’Alliance devienne Réalité Unifiée.

© Océan sans rivage



Juste un mot


Blason de Aubagne (Bouches-du-Rhône, Provence)

Le mot « mot » est un mot qui désigne un mot.
Voilà pour les considérations sémantiques.
Si certains ont le pouvoir de guérir les maux,
D'autres, à l'inverse, ont des effets dramatiques.

Intéressons-nous à son sens originel
Et ouvrons le dictionnaire étymologique
Qui nous renseignera sur son tronc paternel,
Le latin, source principale de notre lexique :

Issu de muttum, qui signifie « son émis »,
Une vibration en somme, ayant sa charge subtile,
Fonction dont les siècles ne l'ont jamais démis.

Les mots nous touchent par l'intention qui est en eux ;
Ils caressent ou cognent, c'est leur côté dactyle.
S'ils ne font écho au Verbe, ils deviennent verbeux.

L'Abbé Théophile

Nunc dimittis


Blason de Siemianowice Śląskie (Silésie, Pologne)

Un vieux maître se tient au bord d’un grand cours d’eau,
Disant : « Écoutez voir, j’en ai une bien bonne :
Toute chose qui passe est pareille à ce flot. »
Cette dure leçon que le vieux maître donne

N’est pas inattendue, et ne surprend personne.
Il n’est refuge aucun, dans le ciel, pour l’oiseau,
Et l’univers n’est pas une horloge qui sonne.
Mais pour un arrivant, comme il paraît nouveau !

Un enfant découvrant son premier champ de neige,
Puis, tout ce qui effraie, et tout ce qui protège,
Et le vent qui s’amuse à coiffer ses cheveux…

De ces cent mille instants que l’on ne sait décrire,
Tenter l’évocation, vous la donner à lire :
C’est, comme humble vieillard, tout le bien que je veux.

lundi 19 novembre 2018

Leçon de politique


Blason de Norrköping (Comté d'Östergötland, Suède)

Les anciens princes qui désiraient rendre à sa pureté primitive et remettre en lumière dans tout l’empire la vertu (ou la faculté vertueuse) que nous tenons du ciel, s’attachaient d’abord à bien gouverner leurs provinces ; désirant bien gouverner leurs provinces, ils commençaient par bien administrer leurs familles ; désirant bien administrer leurs familles, ils commençaient par orner leur personne (c’est-à-dire par se corriger eux-mêmes) ; désirant orner leur personne, ils commençaient par rectifier leur cœur (ou principe intelligent) ; désirant rectifier leur cœur, ils commençaient par purifier leurs intentions ; désirant purifier leurs intentions, ils commençaient par perfectionner leurs connaissances ; perfectionner ses connaissances, c’est pénétrer la nature (ou l’origine et la fin) de toutes choses.

La nature des choses étant pénétrée, la connaissance de l’esprit sera ensuite parfaite ; étant devenue parfaite, les intentions seront ensuite purifiées ; les intentions étant purifiées, le cœur sera ensuite rectifié ; le cœur étant rectifié, la personne sera ensuite ornée (corrigée) ; la personne étant ornée, la famille sera ensuite bien administrée ; la famille étant bien administrée, le royaume sera ensuite bien gouverné ; le royaume étant bien gouverné, alors tout ce qui est sous le ciel sera tranquille et heureux. 

Confucius, La Grande Étude, I – 4,5
(Traduit du chinois par M. G. Pauthier, 1832)

Jubilation automnale


Blason du district municipal de Marjina Rochtcha (Moscou, Russie)

                                 Le cœur est Libellule,
                                 De jubilation automnale,
                                 Lors que l’étang frémit et que les clochettes tintinnabulent,
                                 Je danse sur les marches d’un sentier effervescent,
                                 Et même la nuit est une compagne.
                                 Je cueille La Chandelle au vent des soupirs exaltés,
                                 Et que s’effeuillent les frimas de l’hiver enchanté !
                                 Exhalaison des silences de la terre généreuse,
                                 Lors que l’âme, d’étonnement, est voyageuse.


Apocalypsis 25 – Le vrai choc (2)


Blason de Witttenburg (Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, Allemagne)

Les hommes ne s'opposent pas tant par leurs religions
Que par leurs différences sur l'échelle des consciences.
De fait, ceux qui sont vraiment dans la Tradition
N'ont pas ce problème car il sont dans la convergence.

C'est toujours de l'ignorance que naît le conflit,
Du manichéisme de l'esprit dualiste
Prompt à voir en la moindre nuance un délit,
Pour peu qu'elle dérange sa conception formaliste.

Les idéologies remplacèrent les dogmes
Et la chape de plomb devint encore plus épaisse ;
Certaines, en terme d'horreur, furent de la pire espèce.

Le monde n'est pas sorti de leur paradigme
Qui n'a du Réel qu'une acception mécaniste
Et dont hérite notre système irréaliste.

L'Abbé Théophile


La Vie


En Écho à Qui est-elle ? (de Mey)

Blason de Belleville-sur-Vie (Vendée, Pays de la Loire)

Gironné de gueules et de vair de douze pièces.


En Ton berceau de Lumière
J'ai souri, surprise, de flottement
En L'Amour, Tu es mon firmament !
J'ai vu en Toi, Le Grand Mystère.

Le cœur à peine assoupi,
Les yeux contemplent, sans se défaire
Des douceurs de La Vie.
Point n'est besoin d'être intelligent :
J'ai vu les petites gens,
M'enseigner les vérités profondes.
C'est en prenant leurs mains
Que s'offrent le monde.

Ai-je eu besoin de vivre ?
Lors que La vie te pousse en sa dérive,
L'on chante,
Telle est l'espièglerie,
Telle est la course qui nous devance,
Et telle est ce permanent sourire.

Oublie-t-on que c'est Elle qui nous surprend ?
Et la voilà qui nous dit : qui es-tu ?
Alors, sur le bord d'un trottoir,
Lors que nos pas dansent,
Je lui dis : je suis Toi aussi.
Et c'est Le Cœur large que j’accueille,
Et c'est le corps qui s'extasie,
Des senteurs à pleine brassée.
Ce sont elles qui vous parlent
Et qui vous disent : encore, encore !...
De mourir et de vivre, tel est le grand Voyage.
Et je n'ai pas fini, et je n'ai pas fini…

Océan sans rivage 

Les larmes d'un violon


Blason de Kaustinen (Finlande)

Ainsi, marchions-nous sans éprouver de peine.
La pluie nous surprenait et nous étions à rire.
N'est-ce pas sous un platane, ou bien est-ce sous le chêne,
Que nous attendions, le vent alors de frémir ?

Votre regard s’imprègne de gouttes que l'on égrène,
Lors que Le Ciel s'épanche sans jamais tarir
D'Éloge, et comme nos âmes sont pleines
Du sursaut de nos cœurs et de nos sourires !

C'est de notre silence que s'emplit l'existence.
Quand même il est encore quelque souffrance,
Le Soleil effleure à l'aide de son rayon,

Les rides du ruisseau qui s'unit à L'Azuré.
Sont-ce nos mains éthérées qui viennent se caresser ?
Mon frère, au loin, j'entends les larmes d'un violon.

Océan sans rivage

dimanche 18 novembre 2018

Depuis les racines


Blason de Šebkovice (Tchéquie)

De tous temps, la lutte pour la vie s'est confondue
Avec celle du pouvoir qui tire de la première
Sa légitimité et sa prise étendue
Car se voulant sans cesse repousser ses frontières.

Quand le pouvoir est tyrannique et oppresseur,
Les opprimés se liguent et d'une révolte le renverse,
Pour bientôt de l'ancien se faire les successeurs,
Se révélant du même bord que le camp adverse.

Il faut juger par les faits, non par les idées,
Et donner du temps au temps pour se décider.
C'est dans le passé que le futur se devine

Car à bien chercher, l'on y trouve toutes les leçons
Sur le temps qu'il fait au fil des quatre saisons.
La sève remonte dans les branches depuis les racines.

L'Abbé Théophile

Vacuité


Blason de La Forêt-Fouesnant (Finistère, Bretagne)

D'azur, à l'arbre arraché d'or, au feuillage constitué d'un vol de mouettes d'argent, accompagné à dextre d'une croix pattée d'or et à senestre d'une ancre du même, au chef d'argent chargé de cinq mouchetures d'hermine de sable.


Au murmure de tes lèvres, que l'on apprivoise
Sans cesse, quand vient enfin le soir de tes pâleurs,
Pose, délicate, sur mon cœur apaisé, cette fleur,
Pour que s'unissent, en l'indicible moment, nos phrases.

De cette vision effleurée, seconde d'extase,
Poursuivant, comme éthérée, ton corps en pleur.
Il n'est plus aucune peine, ni non plus de douleur.
Ainsi, je Te connais en ces ardentes emphases !

Ô mon frère ! Ce silence qui étreint, n'est pas muet,
Il vogue jusqu'à tes yeux en L'Insondable pureté.
L'automne enchante notre suave solitude.

Sur Le Chemin, les arbres sont comme argentés.
De langueur certaine, l'instant est infinitude.
En elle, est bonheur de La pleine Vacuité.

Océan sans rivage

Qui est-elle ?


Blason de Le Poiré-sur-Vie (Vendée, Pays de la Loire)

D'azur à la croix écartelée d'argent et de vair,
cantonnée au premier d'une clef d'or.

                                             Qui est la vie ?
                                             Quand elle nous sourit.
                                             Plus aucun soucis.
                                             Puis s'en suivent les envies.

                                             Mais qui est la vie ?
                                             Quand surviennent les problèmes,
                                             S'ajoutent à d'autres et s’amoncellent,
                                             Le cœur est blême ?
                                             Elle n'est plus aussi belle.

                                             Tout s'alourdit
                                             Tout s’obscurcit
                                             Le cœur s'endurcit.

                                             Qui est la vie ?
                                             Elle se ressent ; on la pressent
                                             Et pourtant,
                                             La vie nous appartient,
                                             Et pourtant,
                                             Nous ne maîtrisons rien.
                                             Elle fait de nous ce qui lui plait.

                                             Venue du ciel

                                            Qui est-elle ?

Mey

samedi 17 novembre 2018

Considérations sur la marche (chancelante) du monde


Blason de Reoutov (Oblast de Moscou, Russie)

Toutes les lumières du monde ne valent pas une étoile
Ni mille rires d'euphorie un seul sourire d'amour.
L'on feint de s'extasier d'une croûte peinte sur une toile
Et tient pour modèles les vanités du glamour,

Mais l'on ne sait pas vers le ciel lever sa tête
Pour s'étonner du tableau unique d'un couchant,
Ni voir qu'à tout instant la nature est en fête.
Entends-tu dans l'arbre de cet oiseau le chant ?

Tu penses : « C'est bien peu de chose dans la marche du monde
Pour perdre son temps en rêveries infécondes.
L'oiseau est bel et bon, n'en faisons pas un plat ! »

La marche du monde ? Tu veux parler de celle
Qui titubait de son ivresse et qui chancelle ?
Celle dont bientôt toutes les cloches sonneront le glas ?

Le Spectre à trois faces

Dans le droit fil de Cassandre

Le Grand-Duc et le Bouquetin


Blason de Rochesson (Vosges, Lorraine)

« Bien que n'étant pas du même bord, ni par les goûts
Ni par les mœurs, l'on n'en est pas moins compères
Et l'on se comprend, faute de s'entendre sur tout.
La hauteur du milieu nous est un sûr repaire,

Sans être, pourtant, hors d'atteinte des humains.
Par chance, les sentiers rocheux sinuent loin des routes
Et ne sont donc pas les plus courus des chemins ;
Le randonneur averti sait ce qu'il en coûte.

D'être proches du ciel nous fait voir le monde de loin ;
Nous y sommes, Dieu merci, à l'abri du besoin.
Nous vivons comme des seigneurs, sans hâte ni tapage. »

Ainsi parlèrent le grand-duc et le bouquetin,
L'un s'en allant dormir au petit matin,
L'autre se voulant brouter une herbe d'alpage.

Marc


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