Décryptage et Revalorisation de L'Art de L’Écu, de La Chevalerie et du Haut Langage Poétique en Héraldique. Courtoisie, Discipline, Raffinement de La Conscience, état de Vigilance et Intention d'Unicité en La Fraternité d'un Nouveau Monde !
samedi 9 décembre 2017
Le bicoq et le biporc

Composition de l’auteur
Dans le vaste jardin qu’un crépuscule enflamme,
D’étranges animaux errent en liberté ;
Bicoq est par Biporc bien souvent transporté
En échange de vers, qu’alors il lui déclame.
La plus douce amitié règne entre ces deux âmes,
Car ces bons compagnons, tous les deux, sont dotés
De belle et bonne humeur, de franche loyauté
Et du sens du plaisir, vertus que rien n’entame.
La beauté du décor les charme et les étreint ;
Leur esprit libéré, que plus rien ne contraint,
En perçoit comme un goût de sagesse éternelle.
Le scribe qui les voit dit que rien ne saurait
Surpasser cet accord de volaille et goret ;
Laissons à leur bonheur ces deux amis fidèles !
vendredi 8 décembre 2017
Paroles d'Ours

Blason du District de Elizovsky (Russie)
L'ours brun rêvait en son hivernale caverne.
Il voyait des rivières jaillissantes de poissons.
Lors que l'un d'entre eux lui fit cette révélation :
- Sieur des montagnes pâlissantes, d'étranges tavernes,
Des chemins solitaires, des miels à profusion,
De votre Force que l'on sait farouche et exemplaire,
Du violent grognement de vos imprécations,
Je sais que vous nous fîtes maintes fois ce salaire.
Pourtant, à vous, en votre intime tanière,
Je ne vous en veux nullement, et vous exprime
Ici, en ce qui est votre repos et lieu de douces prières,
Les vérités d'un cycle de vie : tout crime
Vient de l'oubli assurément, et c'est inouï
Que je puisse vous dire enfin que vous êtes mon ami.
Il voyait des rivières jaillissantes de poissons.
Lors que l'un d'entre eux lui fit cette révélation :
- Sieur des montagnes pâlissantes, d'étranges tavernes,
Des chemins solitaires, des miels à profusion,
De votre Force que l'on sait farouche et exemplaire,
Du violent grognement de vos imprécations,
Je sais que vous nous fîtes maintes fois ce salaire.
Pourtant, à vous, en votre intime tanière,
Je ne vous en veux nullement, et vous exprime
Ici, en ce qui est votre repos et lieu de douces prières,
Les vérités d'un cycle de vie : tout crime
Vient de l'oubli assurément, et c'est inouï
Que je puisse vous dire enfin que vous êtes mon ami.

Blason de la ville d'Anadyr (Russie)
L'Ours brun, en son rêve s'étonne et s'exclame :
- Qu'est-ce ceci ? Suis-je le poisson qui se parle ainsi,
Ou bien suis-je L'ours qui en un songe encor se blâme ?
Je n'ai pourtant jamais cherché à blesser autrui.
Je vais par monts et vaux, de ma démarche lente.
Parfois, je cours et dévale prestement une pente.
Poisson, que me veux-tu donc ? Certes, je suis un ours,
A l'allure bedonnante. J'ai même bu à La Source ;
Sur les hauts plateaux, j'ai rencontré mes frères.
Je suis plutôt un drôle de voyageur et point querelleur.
Mes colères sont terribles, je l'avoue, mais c'est de peur
Que je suis ainsi à vouloir fuir toute sorte de mystère.
- Qu'est-ce ceci ? Suis-je le poisson qui se parle ainsi,
Ou bien suis-je L'ours qui en un songe encor se blâme ?
Je n'ai pourtant jamais cherché à blesser autrui.
Je vais par monts et vaux, de ma démarche lente.
Parfois, je cours et dévale prestement une pente.
Poisson, que me veux-tu donc ? Certes, je suis un ours,
A l'allure bedonnante. J'ai même bu à La Source ;
Sur les hauts plateaux, j'ai rencontré mes frères.
Je suis plutôt un drôle de voyageur et point querelleur.
Mes colères sont terribles, je l'avoue, mais c'est de peur
Que je suis ainsi à vouloir fuir toute sorte de mystère.
–
L'ami, des ombres de votre pelage, j'ai souvent observé
Que vous êtes aussi d'un noble lignage et de toute beauté.
Votre corps suggère les lointains horizons.
Votre patte est fière et vos griffes acérées sont redoutables.
Modérons-nous et soyons plutôt charitables :
Toute bête en ses contraires peut vivre L'Union.
Que vous êtes aussi d'un noble lignage et de toute beauté.
Votre corps suggère les lointains horizons.
Votre patte est fière et vos griffes acérées sont redoutables.
Modérons-nous et soyons plutôt charitables :
Toute bête en ses contraires peut vivre L'Union.
Chant de l'Étang

Blason de Netanya (Plaine de Sharon, Israël)
Ce sont les écumeuses vagues du Nord qui lissent le cœur de l'insondable.
Les mots ont cette résonnance que le cœur surprend sans savoir pourquoi.
Depuis toujours, l'océan appelle les abysses de L'Âme et se veulent réjouissances,
Lors que les éclats de leur froidure sont les cimes bouillonnantes de souvenance.
Les mots ont cette résonnance que le cœur surprend sans savoir pourquoi.
Depuis toujours, l'océan appelle les abysses de L'Âme et se veulent réjouissances,
Lors que les éclats de leur froidure sont les cimes bouillonnantes de souvenance.
N'attends pas que l'on te comprenne,
Oh ! n'attend pas, toi les broussailles extrêmes !
N'attends pas que l'on marche avec toi,
Oh ! n'attends pas, toi L'Amour de L'Amour !
Des pas qui se surprennent aux alentours,
Oh ! n'attends pas que cet étrange Discours,
Soit autre que Ton intime désir qui pénètre le silence !
Des Cieux de Ton Ivresse est La Joie du Retour !
Rougissante des flammes de L'Âtre,
Tes joues de pudeur savourent
L'onctuosité de ton rêve.
Ils ont ri ces oiseaux par milliers dans le ciel,
Des fièvres des étapes du Périple et de La Ténacité de leurs Ailes.
Sur les plaines enneigées, tes pas sont à creuser les silences.
Douceur d'un vent qui murmure : n'aie donc plus peur.
C'est le cœur qui tressaute de cette intensité.
L'Alchimie est le four secret de tes seules attentes.
Pose en cette délicatesse tous les bagages.
Ici commence La Journée qui ne jamais finit,
Lors que Le Pétrissage est en Son Souffle encore à te parler.
Oh ! n'attend pas, toi les broussailles extrêmes !
N'attends pas que l'on marche avec toi,
Oh ! n'attends pas, toi L'Amour de L'Amour !
Des pas qui se surprennent aux alentours,
Oh ! n'attends pas que cet étrange Discours,
Soit autre que Ton intime désir qui pénètre le silence !
Des Cieux de Ton Ivresse est La Joie du Retour !
Rougissante des flammes de L'Âtre,
Tes joues de pudeur savourent
L'onctuosité de ton rêve.
Ils ont ri ces oiseaux par milliers dans le ciel,
Des fièvres des étapes du Périple et de La Ténacité de leurs Ailes.
Sur les plaines enneigées, tes pas sont à creuser les silences.
Douceur d'un vent qui murmure : n'aie donc plus peur.
C'est le cœur qui tressaute de cette intensité.
L'Alchimie est le four secret de tes seules attentes.
Pose en cette délicatesse tous les bagages.
Ici commence La Journée qui ne jamais finit,
Lors que Le Pétrissage est en Son Souffle encore à te parler.
Tourne le feuillet, et vois comme L'Encre de tes cents rivages
Trace les ourlets de La Féminité.
Des impétueuses vagues, voici aussi le preux chevalier.
Il est en son âme vaillante à te donner La Renaissance.
Ce n'est plus toi qui va vers Lui,
Mais Lui de Sa Constance.
L'as-tu remarqué ?
Tous ces oiseaux sont autant de vagues que L'Océan de ton être.
Chacun est à faire Le Récit de ton acuité.
Transperçant est Le Silence du Verbe,
Marche droit et ne t'arrête jamais !
Le secret est celui de la Patience de L'Occulté.
Ouvre les yeux et contemple !
Ton cœur est étreint par les mots déployés.
Reste bien droit, L'Ami !
Ne respire plus et laisse venir !
D'avoir été en ce Silence, Le Silence est à revenir.
Trace les ourlets de La Féminité.
Des impétueuses vagues, voici aussi le preux chevalier.
Il est en son âme vaillante à te donner La Renaissance.
Ce n'est plus toi qui va vers Lui,
Mais Lui de Sa Constance.
L'as-tu remarqué ?
Tous ces oiseaux sont autant de vagues que L'Océan de ton être.
Chacun est à faire Le Récit de ton acuité.
Transperçant est Le Silence du Verbe,
Marche droit et ne t'arrête jamais !
Le secret est celui de la Patience de L'Occulté.
Ouvre les yeux et contemple !
Ton cœur est étreint par les mots déployés.
Reste bien droit, L'Ami !
Ne respire plus et laisse venir !
D'avoir été en ce Silence, Le Silence est à revenir.
N'attends pas que l'on te comprenne,
Oh ! n'attends pas, toi le Pont des deux Mondes !
N'attends pas que les brumes se dissipent.
Il est un étang qui aime le Voyage et La Fleur s'élance.
Oh ! n'attends pas, toi le Pont des deux Mondes !
N'attends pas que les brumes se dissipent.
Il est un étang qui aime le Voyage et La Fleur s'élance.
–
Je suis toi de tes marécages, L'Offrande !
N'attends pas que tes appels soient entendus
Par l'inertie d'un monde, Oh ! n'attends pas !
Tu es à rappeler Les Réalités, lors que l'on s'inonde
De rêves embourbés et de putrides stagnations.
N'attends pas que tes appels soient entendus
Par l'inertie d'un monde, Oh ! n'attends pas !
Tu es à rappeler Les Réalités, lors que l'on s'inonde
De rêves embourbés et de putrides stagnations.
Océan sans rivage
mercredi 6 décembre 2017
Souvenir de Taïga

Soirées des lueurs lors que les mains chantent les envolées lyriques de la balalaïka et que virevoltent les visages radieux éclairés par les flammes dansantes de la bougie. Chaleur ronronnant au soupir du samovar. Par la petite fenêtre embuée d'une profonde nuit hivernale, les arbres se balancent en leur sommeil des épaisseurs écumeuses et semblent valser des euphories exaltées de Lena. Son petit châle coloré des jardins de l'été enlace son cœur effarouché.
Des cordées musicales en volutes enthousiastes,
Lena, tu t'endors comme distraite des jours épars.
J'ai vu le corbeau passer et des langueurs de ton Destin,
L'oiseau embrasse les nuages des plaines immaculées.
Petite sœur, le vent siffle autour de l'isba esseulée.
Les flocons de tes cils s'accrochent à ton regard émerveillé,
Petite sœur, des bûches d'un bucheron silencieux
Ton cœur s'émeut à tout jamais de ses bienfaits.
Petite sœur, viens te reposer et garde au chaud
Les rêves de l'effervescente Taïga de tes souvenirs.
J'ai vu Lena, les fleurs éclore des Azurs de tes yeux
Tu tiens tendrement le thé fumant de tes deux mains
Que réconfortent les caresses de mama.
J'ai vu ton cœur s'offrir aux myriades d'étoiles
De ton sourire sur les rives du Lac glacé de majesté.
Lena, petite sœur de nos promenades emmitouflées
Des cascades de joie dévalant sur les luges de décembre.
Petit frère, je n'ai jamais quitté nos jeux et tout cet Amour !
Te souviens-tu du capitaine et de son ami Derzou ?
En nous vibrent leurs éternelles forêts !
Les chemins nous appellent, et le feu crépite encore !
- Hé ! mon Capitaine !
- Derzou !
Lena, tu t'endors comme distraite des jours épars.
J'ai vu le corbeau passer et des langueurs de ton Destin,
L'oiseau embrasse les nuages des plaines immaculées.
Petite sœur, le vent siffle autour de l'isba esseulée.
Les flocons de tes cils s'accrochent à ton regard émerveillé,
Petite sœur, des bûches d'un bucheron silencieux
Ton cœur s'émeut à tout jamais de ses bienfaits.
Petite sœur, viens te reposer et garde au chaud
Les rêves de l'effervescente Taïga de tes souvenirs.
J'ai vu Lena, les fleurs éclore des Azurs de tes yeux
Tu tiens tendrement le thé fumant de tes deux mains
Que réconfortent les caresses de mama.
J'ai vu ton cœur s'offrir aux myriades d'étoiles
De ton sourire sur les rives du Lac glacé de majesté.
Lena, petite sœur de nos promenades emmitouflées
Des cascades de joie dévalant sur les luges de décembre.
Petit frère, je n'ai jamais quitté nos jeux et tout cet Amour !
Te souviens-tu du capitaine et de son ami Derzou ?
En nous vibrent leurs éternelles forêts !
Les chemins nous appellent, et le feu crépite encore !
- Hé ! mon Capitaine !
- Derzou !
Océan sans rivage
Apocalypsis 10 - Etiam periere ruinæ
Une causerie de Frère Eugène

Blason de la ville de Novorossk (Transbaïkalie, Russie)
Le pouvoir est une hydre à sept têtes ;
Coupez-en une et il en renaîtra autant !
Il est toujours quelqu'un pour servir la Bête
Et aplanir les sentiers aux pompes de Satan.
En toute logique, le système doit servir les hommes.
Mais que voyons-nous ? C'est l'inverse qui se produit !
Des servitudes et de l'iniquité la somme,
Ses équations aboutissent toutes au même produit.
La cupidité épouse la concupiscence
Et l'appât du gain n'a de but que le plaisir,
Tout cela pour, à la fin, dans une tombe gésir !
L'on s'étonne, après, de voir la déliquescence
Ronger de l'intérieur les hommes et les cités,
Lors que l'avidité monte en férocité.
Frère Eugène

Etiam periere ruinæ : « Les ruines même ont péri. »
Apocalypsis 9 - Decipimur specie recti
Une causerie de Frère Eugène

D'argent au griffon mariné de sinople portant à l'épaule un diamant
taillé en losange du champ ; chaperonné d'azur et terrassé de sinople.
De ce jeu de rôles qu'est la comédie humaine,
L'on se trouve à porter les masques multiples,
Et chacun, dans cette foire d'empoigne, se démène
Pour tailler sa part, le double et le triple
Pour certains, la plupart se contentant de miettes.
Un jour, une révolution vous renverse tout cela,
Et peu importe les noms, Jacobins ou Soviets,
Il ne fait jamais bon manger de ce pain-là.
Car avant qu'il ne soit longtemps, les privilèges
Renaissent et l'on se retrouve Gros-Jean comme devant !
Puis l'on pleure après ce qui fut auparavant...
Qu'on n'y voie pas l'effet de quelque sortilège,
Mais des mêmes forces et courants la permanence.
L'Histoire n'est au final qu'une suite de récurrences.
Frère Eugène

Decipimur specie recti : « Nous sommes trompés par l'apparence du bien. »

Decipimur specie recti : « Nous sommes trompés par l'apparence du bien. »
mardi 5 décembre 2017
Douceur du canard

Blason de Staroutkinsk (Sverdlovsk oblast, Russie)
D'une basse-cour, le canard est un honnête convive :
Toujours discret, ne sortant jamais de son rang,
D'humeur égale (personne ne la lui connut vive),
Son quant-à-soi lui donne cet air indifférent
Qui est pris, parfois, pour du dédain. L'on se trompe :
Le compère est plutôt de nature débonnaire
Et, par sa modestie, peu enclin à la pompe.
Est-il plus doux et paisible pensionnaire !
L'on aime le voir se dandiner ou bien glisser
Sur l'onde tranquille de quelque mare
Au bord de laquelle il passe son temps à lisser
Ses plumes avant d'y plonger le bec pour dormir.
Son doux sommeil point n'est empli de cauchemars,
Et quand il est en peine, nul ne l'entend gémir.
Marc
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Maître Canard

Toujours discret, ne sortant jamais de son rang,
D'humeur égale (personne ne la lui connut vive),
Son quant-à-soi lui donne cet air indifférent
Qui est pris, parfois, pour du dédain. L'on se trompe :
Le compère est plutôt de nature débonnaire
Et, par sa modestie, peu enclin à la pompe.
Est-il plus doux et paisible pensionnaire !
L'on aime le voir se dandiner ou bien glisser
Sur l'onde tranquille de quelque mare
Au bord de laquelle il passe son temps à lisser
Ses plumes avant d'y plonger le bec pour dormir.
Son doux sommeil point n'est empli de cauchemars,
Et quand il est en peine, nul ne l'entend gémir.
Marc
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Maître Canard

Temps du Rêve

Blason de Nizhneingashsky District (Russie)
A la faveur de l’ombre,
Les
méandres du jour s’allongent et se soulagent des formes et des
couleurs,
Seule
subsiste l’empreinte inachevée du temps.
Ici,
mon ombre serait comme un chêne ancestral qui unirait, à mes
racines terrestres, mes célestes feuilles.
A
la faveur de l’ombre,
De
douces biches en leur église forestière
Se
montrent sages et dociles : icônes virginales…
Leur
prière est muette et vibrante comme une flamme.
Mon
ombre serait alors comme un oiseau de nuit qui s’élève et qui
plane sans fin au-dessus de la terre.
A
la faveur de l’ombre,
Les
vagues de la mer clapotent et murmurent en myriades de langues
venimeuses
L’indécente
conversation du sable et de l’eau.
Mon
ombre deviendrait une robe de soie, volute légère et grise, voleuse
de vent, maîtresse des nuages.
A
la faveur de l’ombre,
La
nuit s’est glissée, insidieuse, dans ma couche
Et
projette ses songes au ciel de mon hiver.
Mon
ombre n’est qu’une image de brouillard tantôt épais comme une
tombe, soudain léger comme une voile.
Jean d'Armelin
Présence aurorale sur Le Lac Baïkal
Armoiries de la République de Bouriatie (rives du lac Baïkal, Russie Orientale)
Sur les bords du Lac Baïkal, des eaux de douceurs extrêmes, des contemplations des levers du Ciel, lors que les rayons empourprent les rochers solitaires, un petit garçon s'assoit et tient fermement la main de son grand-père. Celui-ci paraît grave et presque évasif. Une nue de tabac voyage au dessus de lui et devient insolite au milieu du cristal d'Azur. Le petit garçon plonge en cette vue idyllique et s'étonne de ne plus ressentir le froid matinal. Son grand-père serre de près la main de l'enfant, puis lui sourit avec dans le regard beaucoup d'espièglerie.
- Marik, regarde le petit oiseau au bout de la branche. Il nous raconte une drôle d'histoire.
- Deda, je ne vois pas de petit oiseau.
- Écoute bien, il nous chante même une vieille chanson, un poème des temps anciens.
- Que dit-il, Deda. Tu peux me traduire ses paroles ?
- Oui, mon Marik. Tu sais que ton Diedouschouka connaît le langage des oiseaux.
Deda pose sa pipe sur l'herbe timide, auprès de lui, puis prend un temps de respiration et voici qu'il se met à chanter :
Des rivières profondes, quand l'ours des prairies
Vole le poisson qui défait tous les soucis
L'homme garde en lui l'esprit des grands arbres
Petit des buissons de la nuit
Lors que ton sommeil devient ton ombre
Marche droit , petit des hommes de la fine pluie
Et garde encore tous les baumes pour minuit.
Sauvage est l'oie qui s'en retourne vers L'Ultime Pays.
J'ai rapporté un brin de ton rêve et je te souris.
N'oublie pas, n'oublie pas Maroussia qui danse
Elle a son petit tablier des prairies
N'oublie pas, n'oublie pas Maroussia et ses tresses blanches
Sur les neiges qui ne jamais disparaissent
Sur les cimes des contes de ton enfance
N'oublie pas, n'oublie pas, elle veille aussi !
Océan sans rivage
Blason du District de Kabansky (République de Bouriatie, Russie Orientale)
lundi 4 décembre 2017
Les Allégories du Jardin - Le Chameau

Blason de la ville de Tcheliabinsk (Russie)
Allégorie 31 – Le Chameau
Toi qui désires marcher dans le chemin qui conduit au palais des rois, dit alors le chameau, si tu as pris du chien des leçons d’abstinence et de pauvreté volontaire, je veux t’en donner, actuellement, de fermeté et de patience. Celui, en effet, qui se décide à embrasser la pauvreté volontaire, doit s’appliquer aussi à acquérir la patience ; car le pauvre doué de cette vertu a droit d’être compté au nombre des riches.
Chargé de pesants fardeaux, j’achève les traites les plus longues, j’affronte les dangers du désert et je souffre avec patience les traitements les plus durs, sans que rien me décourage jamais. Je ne me précipite point dans ma marche comme un insensé, mais je me laisse conduire même par un jeune enfant, tandis que, si je le voulais, je pourrais résister à l’homme le plus robuste. Doux et obéissant par caractère, je porte les fardeaux et les bagages divisés en deux parties égales. Je ne suis ni perfide ni facile à me rebuter ; ayant réussi à vaincre tout obstacle, je n’en suis pas plus présomptueux ; et les difficultés ne me font point rebrousser chemin. Je m’enfonce hardiment dans les routes fangeuses et glissantes, où les voyageurs les plus intrépides eux-mêmes craindraient de s’engager. Je souffre avec constance la soif ardente du midi, et je ne m’écarte jamais de la ligne qui m’est tracée. Après avoir rempli mon devoir envers mon maître, et être arrivé au terme de ma course, je rejette mon licou sur mon dos, et je vais dans les champs, prenant pour ma nourriture ce qui appartient au premier venu et dont on peut s’emparer sans le moindre scrupule ; mais si tout-à-coup j’entends la voix du chamelier, je lui livre de nouveau ma bride, en m’interdisant la jouissance du sommeil, et portant le cou en avant, comme pour parvenir plus tôt à mon but. Si je m’égare, mon conducteur me dirige ; si je fais un faux pas, il vient à mon secours ; si j’ai soif, le nom de mon amie est mon eau et ma nourriture. Destiné au service de l’homme, d’après ce passage du Coran ou Dieu dit : Il porte vos fardeaux, je ne cesse pas d’être en voyage ou sur pied, jusqu’à ce que je parvienne au point où finit le pèlerinage de la vie.
Ô Saad ! si tu viens dans ces lieux, interroge un cœur qui a pénétré dans l’asile inviolable où demeure cet objet ravissant ; et si tes yeux aperçoivent au loin ce tertre sablonneux, souviens-toi de cet amant passionné que trouble et agite l’amour le plus tendre.
Chameaux, quand nous verrons Médine, arrêtez-vous... Ne quittons plus cette enceinte sacrée. Mais quoi ! lorsque la vallée d’Alakil paraît devant eux , ils s’éloignent en imitant la marche balancée de l’autruche.
Mon frère, verse avec moi des pleurs de désir pour cette beauté dont le visage ravissant couvre de confusion la pleine lune ; et ne manque pas de dire, quand tu seras dans ce jardin béni : Habitant de la tribu , je te salue.
Ô Saad ! si tu viens dans ces lieux, interroge un cœur qui a pénétré dans l’asile inviolable où demeure cet objet ravissant ; et si tes yeux aperçoivent au loin ce tertre sablonneux, souviens-toi de cet amant passionné que trouble et agite l’amour le plus tendre.
Chameaux, quand nous verrons Médine, arrêtez-vous... Ne quittons plus cette enceinte sacrée. Mais quoi ! lorsque la vallée d’Alakil paraît devant eux , ils s’éloignent en imitant la marche balancée de l’autruche.
Mon frère, verse avec moi des pleurs de désir pour cette beauté dont le visage ravissant couvre de confusion la pleine lune ; et ne manque pas de dire, quand tu seras dans ce jardin béni : Habitant de la tribu , je te salue.
Paris irréel

Blason de Paris
De gueules à la nef équipée et habillée d'argent voguant sur des
ondes du même mouvant de la pointe, au chef d'azur fleurdelysé d'or.
Le cœur bat au rythme de L'Univers en cet Accord
Des flots nues, je ne sais plus vraiment ce qui est,
Lors que ce point est tel un testament des corps,
Puis des décences de Ton Regard en onde qui naît.
Oserai-je la vie qui se promène en son cortège,
Oserai-je flâner sur les quais de mes pas affermis ?
Des volutes du Ciel et de doux florilèges ?
Paris irréel se promène des songes de ma nuit.
Lors que les yeux interrogent, il n'est plus de passants.
Tous se sont évanouis et je garde en mémoire L'Instant,
Sous les toits d'une étrange vie, les ruines qui soupirent.
J'avance sans faire un seul mouvement, Le Souffle
S'unifie au Temps. C'est là que je suis, sans désir.
L'Azur des éléments, et le cœur s'essouffle.
Océan sans rivage
Des flots nues, je ne sais plus vraiment ce qui est,
Lors que ce point est tel un testament des corps,
Puis des décences de Ton Regard en onde qui naît.
Oserai-je la vie qui se promène en son cortège,
Oserai-je flâner sur les quais de mes pas affermis ?
Des volutes du Ciel et de doux florilèges ?
Paris irréel se promène des songes de ma nuit.
Lors que les yeux interrogent, il n'est plus de passants.
Tous se sont évanouis et je garde en mémoire L'Instant,
Sous les toits d'une étrange vie, les ruines qui soupirent.
J'avance sans faire un seul mouvement, Le Souffle
S'unifie au Temps. C'est là que je suis, sans désir.
L'Azur des éléments, et le cœur s'essouffle.
Océan sans rivage
L'Acte Créateur
Une causerie de Frère Eugène

Blason de Lumijoki (Ostrobotnie du Nord, Finlande)
Il neige... des myriades et des myriades de flocons,
Sans que l'un soit jamais à l'autre identique !
L'Acte Créateur leur donne leur propre façon
Et s'accomplit de manière entière et unique.
Ce fait se peut observer à tous les niveaux:
Rien jamais ne se répète deux fois de suite.
Les humains se voudraient de cela les rivaux
Mais leurs tentatives ne sont que vaines poursuites.
L'on se croit créateur ? L'on n'est qu'un fabricant !
Que pouvait-il sortir d'une vision mécaniste
De la Vie, exclusivement matérialiste ?
L'état du monde est là-dessus plus qu'éloquent !
L'on s'est promis la liberté par la machine
Et l'on se trouve devant elle à courber l'échine.
Frère Eugène

L'on se croit créateur ? L'on n'est qu'un fabricant !
Que pouvait-il sortir d'une vision mécaniste
De la Vie, exclusivement matérialiste ?
L'état du monde est là-dessus plus qu'éloquent !
L'on s'est promis la liberté par la machine
Et l'on se trouve devant elle à courber l'échine.
Frère Eugène

Trois bons larrons

Image de l’auteur
Du démon mélomane, une aubade argentine
Charme les coqs d’argent, qui mangeaient un morceau.
Belles notes qui font comme un tintement d’eau,
On y sent par endroits l’inspiration divine.
Pour chanter leur bonheur, ils gonflent leur poitrine,
Car l'aubade leur fait oublier tous leurs maux,
Comme le beau soleil, ou comme un clair flambeau,
Comme un bel arbre en fleurs, aux puissantes racines.
Sous une arche magique, ils prennent leur repos,
La musique, autour d’eux, surgit, et coule à flots,
Évoquant, par instants, la croissance des flammes.
Le démon mélomane et les deux coqs d’argent
Un beau jour s’en iront, vers le lointain nageant,
Ou laissant dériver une barque sans rames.
Cochonfucius
In vacuo
Une causerie de Frère Eugène
Blason de la ville de Dubna (Russie)
Le matérialisme est une forme de mystique ;
Le matérialisme est une forme de mystique ;
De sonder la Matière, l'on approche tout autant
Le mystère de ce que l'on nomme le fait cosmique,
Mais sans oser parler de Création, pourtant,
Comme se voulant dénier qu'une Conscience le préside,
Sous le prétexte qu'elle est indémontrable,
Lors, n'acceptant que le rationnel pour égide
Qui n'est jamais que la raison quantifiable.
L'on pense trouver la particule fondamentale
Et donc saisir la réalité nouménale ?
L'on se met le doigt dans l’œil ! Rien n'est chose en soi,
Une vérité enseignée dès les temps antiques,
Depuis l'Orient le plus extrême jusqu'en Attique,
Et que nul ne renversera, quoi qu'il en soit.
Le mystère de ce que l'on nomme le fait cosmique,
Mais sans oser parler de Création, pourtant,
Comme se voulant dénier qu'une Conscience le préside,
Sous le prétexte qu'elle est indémontrable,
Lors, n'acceptant que le rationnel pour égide
Qui n'est jamais que la raison quantifiable.
L'on pense trouver la particule fondamentale
Et donc saisir la réalité nouménale ?
L'on se met le doigt dans l’œil ! Rien n'est chose en soi,
Une vérité enseignée dès les temps antiques,
Depuis l'Orient le plus extrême jusqu'en Attique,
Et que nul ne renversera, quoi qu'il en soit.
Frère Eugène
samedi 2 décembre 2017
Adæquatio intellectus et rei
Une causerie de Frère Eugène

Blason de la municipalité d'Abbensen-Wedemark (Basse-Saxe, Allemagne)
Peut-être, quelque part, ne faut-il plus se sentir concerné par toute cette activité électrique que les gens qui se prétendent réalistes appellent « vivre »... Peut-être, alors, faut-il internaliser le regard vers l'extérieur, du moins ce que l'on tient pour tel, mais qui n'est jamais que l'autre pôle de l'intériorité... Car il n'est pas de séparation, en vérité, sinon par l'effet d'une sorte de distorsion du regard branché sur une conscience duelle, désaxée en fait, sans centre de gravité interne. D'où, peut-être, les effets accrus de la pesanteur externe qui nous voudrait collés au décor...
Toute chose revêt une double face : son avers
Et son envers, sans pourtant que les deux s'opposent.
Une médaille n'a pas fatalement son revers,
Et c'est ici le principe des pôles qui se pose.
L'un participe de l'immanence, par le regard
Que l'on porte sur la réalité matérielle
(Traitée, par ceux qui s'en prévalent, sans nuls égards) ;
L'autre, transcendant, de la vie spirituelle,
En cela même qu'il considère la profondeur
C'est-à-dire l'au-delà des simples apparences,
Qui incluent le psychique, cette sorte d'encodeur
Dont la fonction principale est de cohérer
Ce qui en soi est intrinsèque et l'occurrence.
Mais s'il est trouble, rien ne peut s'équilibrer.
Frère Eugène
Et son envers, sans pourtant que les deux s'opposent.
Une médaille n'a pas fatalement son revers,
Et c'est ici le principe des pôles qui se pose.
L'un participe de l'immanence, par le regard
Que l'on porte sur la réalité matérielle
(Traitée, par ceux qui s'en prévalent, sans nuls égards) ;
L'autre, transcendant, de la vie spirituelle,
En cela même qu'il considère la profondeur
C'est-à-dire l'au-delà des simples apparences,
Qui incluent le psychique, cette sorte d'encodeur
Dont la fonction principale est de cohérer
Ce qui en soi est intrinsèque et l'occurrence.
Mais s'il est trouble, rien ne peut s'équilibrer.
Frère Eugène

Adæquatio intellectus et rei « Adéquation de l'esprit à la chose. »
vendredi 1 décembre 2017
Paroles de Marmotte

Blason du District de Bizhbulyaksky (République de Bachkortostan, Russie)
La Montagne a froid des morsures de l'hiver.
Pour ne pas éternuer, elle s'est drapée le bout du nez, poudrée les joues de doux duvets et fermé les yeux pour se concentrer.
C'est la marmotte qui grelotte.
Alors, comme elle a bien mangé, elle ralentit son petit cœur et fuit les vents piquants pour dormir et plonger en son rêve des pays lointains.
Elle a ce petit chant qui berce les montagnes :
Bientôt je reviendrai, et au vent, je rirai.
J'ai voyagé jusqu'au bout du monde
Dans les chemins les plus anciens.
L'on ne voit pas toujours mon regard.
Je suis ainsi à l'écart.
J'aime en ce silence exalté,
Jamais je ne fais aucun mal.
De ma rondeur discrète, je fais un bouclier.
Mon cœur palpite d'Amour éternel.
J'ai mis quelques grains de sel, mais Le Miel coule à flot.
L'Abeille de mon être me sourit chaque matin,
Et me verse ses douceurs généreuses.
Elle est légère, et me nourrit sans que je ne sois dans le besoin.
Ainsi, je suis marmotte, et je marche lentement.
Le couloir de la vie me donne maints espoirs.
Si je m'alanguis, c'est que j'aime à sourire.
Tu me verras toujours curieuse et pleine d'ardeur.
Au Printemps, je t'annonce Le Retour.
Océan sans rivage
Hivers d'antan

Blason de Ristijärvi (région du Kainuu, Finlande)
Maître Coq se souvient des rudes hivers d'antan :
« Les champs se couvraient d'un épais manteau de neige
Dès la fin novembre, parfois jusqu'au printemps
Dont le retour s'annonçait par la perce-neige.
Toute la marmaille duveteuse aimait cette saison
Qui cotonnait la basse-cour et gelait la mare ;
Poussins et canetons, dindonneaux et oisons
S'y égayaient en le plus joyeux tintamarre ;
Et, le jour tombant, tous rentraient au poulailler
Pour s'aller blottir bien au chaud dans la bonne paille
Où l'on s'endormait sur des rêves de retrouvailles.
Les longues nuits de décembre invitent au foyer
Et à vivre la seule et vraie vie : celle de l'âme
Et de sa haute renaissance que Noël proclame. »
Marc
Décembre

Peinture de Catrin Welz-Stein
Mon bel hiver qui s'annonce, et mes prières
Qui sont les rêves de yeux grands ouverts.
Des feux follets dans la brume des matins.
Des soleils pâles dont les rayons sont de satin.
Décembre du murmure des patins d'argents.
Des sifflements du vent et des rires d'enfants !
Des exclamations et des lueurs incertaines,
Quand nos fronts en sueur souffrent des bonnets en laines.
Décembre de mon seul instant d'Amour, L'Azur !
Les pétales tissées de Tes Mains touchant nos lèvres.
Des fraises sur les joues gourmandes de la froidure.
Lutin qui sautille et en secret que l'on observe.
Décembre de nos marches longues dans la blancheur
Lors que le cœur est ivre de tant de bonheur.
Muettes imprécations et intensité du silence.
La neige sous nos pas est une délicate présence.
Des ruissellements du givre sur la fenêtre.
Bouche collée et l'haleine devient la curiosité
Des vitres que l'on veut dessiner sans rien paraître,
Du bout des doigts légers et comme hébétés.
Décembre des mythes que l'on visite à la lueur
D'une flamme si vivante, que l'on voudrait embrasser.
Quel est donc ce rire qui nous étreint tant le cœur ?
C'est la nuit que j'aime ton odeur de volupté.
De la cannelle et du chocolat, des petit pains,
Les savoureuses mandarines qui parfument nos mains,
Les marrons chauds que nous crient ces silhouettes.
Ces effluves de chaleur et toutes nos pirouettes.
Décembre des morts incertaines et des volets,
Qui battent les campagnes, je ne sais plus rien
Si ce n'est le froid qui sommeille d'étrangeté,
Tandis qu'au creux du doux duvet, je me sens bien.
Océan sans rivage
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