Décryptage et Revalorisation de L'Art de L’Écu, de La Chevalerie et du Haut Langage Poétique en Héraldique. Courtoisie, Discipline, Raffinement de La Conscience, état de Vigilance et Intention d'Unicité en La Fraternité d'un Nouveau Monde !

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samedi 17 août 2019

Discontinuité et impermanence (5)


Blason de Roeschwoog (Bas-Rhin, Alsace)


Le centre d'un cercle infini est en absolu partout.

Si nous concevons l'Univers comme une sphère infinie (et nous ne saurions l'imaginer autrement car la supposition d'une limite induirait immédiatement un au-delà de celle-ci), son centre est logiquement partout. Ainsi, où que je sois et aussi loin que je me déplacerais, fût-ce à des distances de milliards d'années-lumières, je demeure au centre.

C'est nécessairement ce centre qui marque le point alpha de l'Univers et non moins logiquement son point omega.

Si nous appliquons cette mathématique à l'éternité que nous imagions comme une droite infinie, nous en déduisons que chaque instant en marque le milieu absolu.

L'ici-et-maintenant procède de cette réalité en laquelle le Réel se manifeste.

C'est en ce point et en cet instant que s'établit l'état de présence.

Mais ni le point ni l'instant n'ont de mesure. Donc ils n'ont pas davantage de limite.

L'infinitude et l'infime représentent les deux pôles du Réel dont ils donnent toute l'embrasure de manifestation et donc l'omniprésence (d'où la formulation consacrée : Dieu - Alpha et Oméga - est Tout en tout.)

Le Réel se manifeste à travers la réalité et donne à tout existant (c'est-à-dire porté à l'existence ou au manifesté) son être.

Ce qui est ne peut pas cesser d'être. (Lanza del Vasto)

Le verbe être est issu de l'indo-européen -es et signifiait « se trouver », un sens à valeur fortement durative.

Le verbe trouver est lui-même issu du verbe « tordre », de l'indo-européen trekw, ayant donné, en grec, trepein (tourner) et tropê (évolution, changement).

Dans ce sens, être, c'est littéralement « se tourner » (vers le centre) pour se « trouver ».

Se trouver, c'est se réaliser, c'est-à-dire s'accorder au Réel* (trouver le juste accord). Notons que le verbe trouver avait dans son sens usuel d'origine (XIe s.) celui de « composer » (un air), d'où, également, le mot « trouvère » (compositeur).

La présence est donc un état d'ajustement sur l'axe des pôles du Réel et désigne ici une orientation de l'esprit. Nous entendons le mot Réel en un sens très particulier, l'esprit totalement décomplexé et libre de toute connotation (car telle est la lumière de la langue des oiseaux pour qui a ouvert ses sens intérieurs) : Ré-El : « Retour à Dieu », c'est-à-dire à l'Irréductible-en-Soi, à l'Au-delà de tout, au Par-delà toute finitude, au Vivant et donc à la Vie elle-même.

Nous n'ignorons pas que le mot « Dieu » donne des boutons à certains esprits qui n'ont pas su s'affranchir de ses charges connotatives et réductrices (en lesquelles nous incluons l'anthropomorphisme), rejetant l'idée d'une antécédence au manifesté,  d'un Principe causal, d'une Force créatrice mue par une intention originelle et un projet destinal.

Certes, ceux qui affirment que Dieu n'existe pas ont raison à leur insu, pourrait-on dire, puisque Dieu, quoique antécédent à toute réalité phénoménale, n'est pas « hors de » (ex-ester) - ce qui induirait l'idée de deux Réels - mais « en », c'est-à-dire au centre omniprésent du Réel, d'autant que les concepts d'intérieur et d'extérieur procèdent d'une vision dualiste et en soi absurde en ce qu'elle pose une frontière qui n'a aucune réalité puisque rien n'est chose-en-soi.
L'ici-et-maintenant est à la fois le champ et l'orientation de la présence dont nous avons montré qu'elle est retour à Dieu, c'est-à-dire la montée de la non-chose-en-soi vers la Chose-en-soi, non composite, non divisée, non mesurable, non relative, irréductible. C'est l'ascension de l'âme.
Le concept de l'ici-et-maintenant connaît des lectures multiples et se trouve largement galvaudé par des approches de nature essentiellement hédoniste, centrées sur le bien-être et l'épanouissement personnels, dans une acception, donc, purement existentielle, telles que les courants du New-age les ont développées, en rupture, bien souvent, avec les traditions spirituelles et sous la forme de syncrétismes, versions spiritualisantes du consumérisme, c'est-à-dire de la projection exclusive dans l'avoir et les apparences.

Ainsi, le carpe diem (cueille le jour) s'est-il réduit au « Jouis du moment présent. » (si possible sans entraves), tandis qu'il invite plutôt à se laisser pénétrer par la Lumière et à entrer dans l'alchimie intérieure, c'est-à-dire dans le processus de transformation de l'âme, à travers la forme. Forme véhiculaire et transitoire, discontinue, qu'elle doit dépasser (transcender) et dont elle ne se libère qu'en se projetant vers un Absolu irréductible, non pas par la conceptualisation mais par l'affranchissement de l'illusion, c'est-à-dire de l'identification à la forme, quel qu'en soit le plan (physique, émotionnel ou mental). Cette identification à la forme (qui appartient à la réalité) procède d'une désorientation de l'esprit sur l'axe des pôles.

Si rien n'est chose-en-soi en substance, il n'est rien qui ne soit Tout par essence. Dieu est l'Un, Unique et Même, non divisé en son omniprésence, irréductible en son infinitude, permanent en son éternité.


mercredi 10 octobre 2018

Lettre à L’Amie


Blason de Marie-Louise de Beaulieu


L'Amie,

Des instants qui n’en sont qu’un au regard de notre rencontre, et depuis l’intention renouvelée à L’Aube de nos veillées, nous avons scellé notre amitié en Lui, lors que le pétrissage est une œuvre alchimique qui nous conduit au resserrement. Nous quittons nos errances et les chemins d’infortunes. Nous abandonnons nos illusions et notre silence est la réponse à notre transformation. La Lumière nous donne à saisir soudain l’incontournable. La passion se transforme au feu de la rédemption et nous nous regardons sans fard, sans nous perdre, parce que L’Appel est une Porte qui s’ouvre. Ce chemin fait de nos souffrances, est le chemin de Lumière sans plus de mensonge. L’Amie ! La Vie est ce bienfait qui nous rattrape au creux de La Main Ultime. Je n’ai pas crains de te parler, toi, ma sœur du Jardin, au vrai de la crucialité. Nous nous sommes regardées sans complaisance, mais nous nous sommes vues en L’Amour. L’Âme est plus fidèle que nos errances. Elle nous rencontre, au-delà de l’espace, au-delà des contingences. Elle nous murmure l’exactitude et nous renvoie au réel. De La Lumière en L’Origine, L’Amie entend et voit. Ni toi, ni notre frère, ni notre sœur n’avons manqué ce rendez-vous. Nous l’avons reconnu de l’avoir tant attendu. Des paroles qui forment une arche, de beauté et de rayonnance. L’Âme rencontre L’Âme. Soudain, tout Cela est une évidence. Que nous importe les leurres ! Nous savons que La Finitude est une véritable solitude qui nous rappelle à La Réalité. Nous connaissons les mots et leur substance pour ne jamais les dissocier de la vie. C’est en l’expérience que la confidence devient pure Amitié. Dame de Beaulieu, es-tu de ce monde ? Quelque chose qui se cherche en la sublimité, en l’accueil de l’authentique, en l’union sublimée. Telle est notre proximité qui efface et plie les distances, et du corps et de la conscience. Les mots ont devancé, puis se sont trouvés, n’est-ce pas ? Ici, je me veux témoigner de cette pureté de l’intention, de ce tremblement de rosée, à peine palpable au toucher du velours de nos cœurs. Nous avons entendu, tel le glas qui sonne et qui réveille pour dire : il est temps ! Nos âmes grossières sont taillées avec une force inouïe qui ne nous trompe pas. Celui qui aime, aime comme pour lui-même. Telle est la rencontre du charbon en la promesse du pur diamant. Telle est la force du retournement et de la conquête éprise de L’Âme qui fait acte d’abnégation. Un vent de douce miséricorde nous enveloppe tandis que nous titubons encore. Qu’importe le chancellement, puisque le trésor est en ce Lieu bien gardé et qu’Il ne périt jamais, lors que Le Souffle de L’Aimé réanime chaque éprouvé ! Nos mains se donnent en cette effusion. Je t’embrasse sur le front de la prosternation. Je pose sur tes épaules le baiser de l’alliance. Dame de Beaulieu, le Chemin est précisément La Présence en La Présence. Le Jardin est né de notre intention. L’ouvrage est un compagnonnage indéfectible puisque c’est en Lui que tout est à se rassembler. Nous marchons en ce pas cadencé. Nos silences sont nos prières et notre recueillement. Notre Amour est une fraîcheur à L’Ombre du Bien-Aimé. Nos mots n’ont fait que rejoindre la vérité de nos cœurs aimantés. Chaque jour, nous apprenons ce que la veille enroule au fruit du jour. Nous avons laissé ce monde à sa frivolité et nous avons uni notre souffle à la mendicité de nos âmes éplorées. Mais le sourire gagne nos visages en reliance et nous tissons en cette promesse, sans illusion, la beauté de notre intime Amitié. Le Périple est en Le Tout-Possible, car il n’est de retournement qu’en cette Réalité. Ainsi, nous savons que notre compagnonnage est le profond désir de ne jamais nous quitter. L’Âme rencontre L’Âme et Elle reconnaît.

mardi 14 novembre 2017

Quand trois poules...


Blason de Waldau (Thuringe, Allemagne)

Voici que remonte à ma mémoire une comptine
Que l'on chantait dans les écoles d'autrefois,
En des temps où les enfants goûtaient de tartines
Accompagnées d'une barre de chocolat, parfois.

Quand trois poules vont aux champs,
La première va devant ;
La deuxième suit la première ;
La troisième vient la dernière.
Quand trois poules vont aux champs,
La première va devant.


Ce que l'histoire a tu, je m'en vais vous le dire :
En chemin, la troisième poule, soudain, disparut.
Ses deux sœurs, fort inquiètes, en perdirent le sourire.
L'on soupçonna le renard, la chose est courue,

D'autant qu'on a vu rôder le rusé compère
Autour de la ferme ; c'était la veille du même jour.
De gras chapons, il en eût bien croqué une paire !
L'on est tôt coupable d'être suspect, toujours,

Et d'une cause entendue, la messe est déjà dite.
L'on sut, plus tard, que la poule ne fut point ravie
Mais qu'elle s'égara d'avoir couru à la suite
D'un papillon dont son regard était ravi.

La Nature entière lui était enchanteresse :
S'arrêtant partout, contemplant la moindre fleur
Dont le parfum la faisait glousser d'allégresse.
Écoutant, sans se lasser, le merle siffleur

Et voyant en chaque caillou la plus belle des gemmes,
Elle aimait à danser avec les sylphes du vent
Dans l'herbe à qui la rosée faisait diadème.
C'est ainsi qu'elle s'en revenait tard, très souvent,

Maître Coq, qui pourtant jamais rien ne refoule,
Ne l'osait gronder car il aimait le discours
Étrange de celle que l'on nommera Gente Poule
Et dont la mémoire demeure en toutes les basses-cours.

Marc


samedi 10 mars 2018

La Voie du Samouraï - Le Recueil



La Chevalerie, qui compénètre toutes les cultures, est un état d'esprit fondé sur une éthique ancrée dans la Tradition qui irrigue les valeurs qui inspirent son code d'Honneur et donc ses actes, l'on pourrait presque dire, pour en marquer la cohérence et l'unité, son Acte : Honnêteté, Droiture, Courage, Fidélité et Service. Telle est sa Solarité, qui soutient et éclaire son Ascendance, autrement dit, sa quête intérieure, qui devient ainsi une voie spirituelle singulière. Singulière et convergente. Car c'est à cette hauteur que les passerelles s'établissent, donc que les ponts se posent et qu'elle se raccorde à l'universalité ; par elle, encore, qu'elle touche à son intemporalité. La Voie du Samouraï se veut rendre témoignage de cette Rencontre intérieure, à une époque, justement, entrée en amnésie et qui voit se perdre tous ses repères, avec l'oubli de la Tradition, toutes cultures confondues. Mais elle est surtout un Rappel, non pas de ce qui a été, mais de ce qui se donne à être, en l'Essentiel, Ici et Maintenant. La Voie du Samouraï est celle de la Verticalité retrouvée et affirmée avec force. Elle s'inscrit véritablement et pleinement dans le processus du Raccord et donc du Retour. Il s'agit là, précisons-le, d'une œuvre inspirée, c'est-à-dire ne relevant pas d'un quelconque travail de compilation et de composition, au sens que son auteur, Océan sans rivage, n'a pas initialement un savoir de la voie. Cette approche est véritablement originale et inédite et trouve ainsi, par son propos, une place centrale sur Noblesse et Art de l'écu. Ce fut aussi l'occasion de découvrir l'héraldique japonaise, d'une richesse, d'une beauté et d'un symbolisme surprenants.

Marc

Une Voie exclusivement exotérique se fonde en la connaissance de l’intériorité, aujourd’hui, las, quasiment occultée. Pourtant, nous sommes une véritable Mémoire, une bibliothèque gigantesque que nous ne soupçonnons pas. Nous sommes en une Possibilité connective, une possibilité de Reliance presque totalement méconnue. D’avoir estropié l’histoire nous rend aujourd’hui incapable d’entrer en la profondeur des pensées et des actes. Si la routine envahit nos jours, alors, il n’est de vie qu’en l’éphémérité obséquieuse de rites rendus totalement profanes. (extrait du Livre 2)

                    Samouraï                          Sous un Merisier                Promesse de Samouraï

                 Livres 1 et 2                                   Livres 3 et 4
                 Livres 5 et 6                                    Livres 7 et 8
                   Livres 9 et 10                              Livres 11 et 12
                  Livres 13 et 14                             Livres 15 et 16
               Livres 17 et 18                              Livres 19 et 20
                Livres 21 et 22                              Livres 23 et 24
                Livres 25 et 26                              Livres 27 et 28
                 Livres 29 et 30                              Livres 31 et 32
                        Livres 33 et 34                               Livres 35 et 36
               Livres 37 et 38                                Livres 39 et 40
                   Livres 41 et 42                             Livres 43 et 44
                        Livres 45 et 46                              Livres 47 et 48
                        Livres 49 et 50                               Livres 51 et 52
                Livres 53 et 54                               Livres 55 et 56
                 Livres 57 et 58                              Livres 59 et 60
                  Livres 61 et 62                               Livres 63 et 64



Se lit aussi sur Naissance et connaissance

samedi 4 novembre 2017

La Serrure et la Clef


Une réflexion partagée, sur les bords d'un monde finissant, qui ondoyait le long d'une Seine paresseuse où miroitaient des rêves d'océan. L'amorce d'une pensée qui se voulait tisser au rythme des pas sur le profilage d'un chemin. La vision d'une porte, tout là-bas. D'un Ailleurs possible. Les mots se posaient, tels des petits cailloux blancs. Mais le Retour ne se ferait pas en sens inverse...

Blason de la famille de Lacarry (Armagnac)


Le monde est ce qu'il est... Sauf que le monde, c'est une personne, plus une personne, une autre, encore et encore... Le monde n'est qu'une abstraction. Seule la personne est réelle. Tu l'as déjà rencontré, le monde ? Non. Tu ne rencontres et ne peux rencontrer que des personnes. Même le plus petit groupe n'est qu'une abstraction. On ne peut regarder dans les yeux qu'une personne à la fois.

Maintenant que tu le dis... c'est ma foi vrai ! Je n'y avais jamais pensé.

Et quand tu regardes un objet, un paysage ou n'importe quoi d'autre, que constates-tu ? Fais-le voir et sois attentive à ton regard... Qu'observes-tu ?

Que mon regard bouge sans cesse...

Très juste. Il passe sans cesse d'un point à un autre. Si tu le bloques, tu continues de distinguer mais sans voir. Si tu persistes, tu ne vois bientôt plus rien. Parce que tu rentres en toi-même. Il y là comme un basculement.

Un peu comme quand on est dans ses pensées...

jeudi 29 juin 2017

Rencontre et Unité : Noblesse et Art de L'Écu (2)


Blason de Heinersbrück (Brandebourg, Allemagne)

Il est des codes qui ne trompent pas, et des Révérences qui s'apprennent en L'Humilité du Souffle.
Nous voulions-nous bourrasque et insolence ?
Ici, règnent les bienveillants gestes que La Vie se trouve à unifier.
Nous étions en une antichambre et comme attendant imperceptiblement que La Porte des Etoiles s'ouvre.
Est-elle Blanche Vallée de L’Éthéré, Cercles des Obédiences de L'Êtreté ?
La Chevalerie est Le Raffinement et, sans cesse, le déploiement d'une Fraternité.
A ce Jour, il nous est apparu, enfin clairement, cette nécessité de rendre manifeste, quelque peu, Les Réalités d'une Coulisse.
Noblesse et Art de L’Écu est née comme une Perle qui est à suinter des affinités de L'Âme, de L'Esprit et du Corps.
Elle est Le Chérissement d'une Phrase qui résonne comme La plus Grande des Victoires.
Consanguinité de L'Esprit !
Des voiles, il en est toujours.
Nous sommes en L'Expérience qui se donne en L'Union des Efforts et? plus que tout, de La Reconnaissance.
Sans Gratitude, qu'importe, est-il encore une Beauté ?
Sans Amour, qu'importe, est-il une Relation possible ?
Sans Unité, est-il un seul déploiement encore ?
La Fraternité est Abondance de Générosité.
Chaque jour, nous sommes à défaire et à refaire.
Chaque jour, nous sommes aussi à découvrir Les Transparences de L'Amitié.
Qu'importe, il est un code qui ne cesse de poser le plus Noble des Cadres : celui de L'Ecoute et du Respect.
Faut-il méconnaître La Rencontre ?
Faut-il se laisser glisser dans les non-dits ?
C'est un écuyer qui ploie le genou devant un valeureux Chevalier.
Il a assisté, ce Preux ,en son Périple, avec L’Étonnement le plus émerveillé !
Il a appris les louables patiences et les vraies témérités.
Lors que ce palefrenier mourait de soif, son Chevalier Mythique l'a abreuvé de ses mains généreuses !
Il a vu cette constance et malgré les péripéties innombrables, il est aussi ce Capitaine qui à Sa Nef Héraldie a tout donné !
Pouvons-nous l'oublier ?
Cet esprit est d'une si grande pudeur que nul n'est à le soupçonner.
L'Amitié est une Loyauté et une Fidélité.
Je le veux ici témoigner à ce Noble Ami.
Il ne m'est pas plus grand bonheur que de l'exprimer.
Noblesse et Art de l'écu est l'aventure qui se voulait manifester La Réalité du Vrai Désir de La Fraternité.
Un Pont a été jeté, comme L'Invitation, à nous continuer en cette pensée de La subtilité !
Les bras sont tendus en cet Amour qui est Lumière du Cœur et Témoignage du Vivant.
Jour après jour, nous sommes à Le vivre.
La rencontre a frémi du Regard qui reconnaît.
Nous le savons.
Nous baissons la tête en cette Déférence qui vient d'un autre temps.
Nous mélangeons nos Terres et nos Océans.
Nous balbutions, nous trébuchons et nous nous relevons encore plus fort.
Le Chemin des Etoiles est cette Réalité de La Conscience qui sait que ce monde éphémère est Le Prétexte d'Un Nouveau Monde.
Ce qui se dit ici, ce n'est pas des mots éloignés de la concrétude.
Nous nous unissons, mes frères et mes sœurs, en cette expérience de L'Instant.
Nous vivons Cela.
Renouant en La Tradition non-dualiste.
Aujourd'hui, l'écuyer remercie tous nos Amis.
Nous les aimons.
Et même s'ils ne le savent pas, nous les aimons encore.
Le Voyage est Ce Questionnement en La Vivacité de L'Être !
Nous sommes à Le vivre en notre chair et en notre sang.
Ici est déjà Là-bas, mais nous ne le savons plus.
Depuis cet éphémère, nous retrouvons L'Autre Monde, La Perception d'une Dimension Infinie.
Nous Le vivons maintenant.
Nous Le cherchons ici !
Nous tissons les liens de L'Ascendance.
Révérence à L'Ami.
Révérence à mes Sœurs.
Révérence à toi et à toi encore, Passant, Lecteur et aussi définitivement Ami en notre cœur!

Le Voyage continue, n'est-ce pas Capitaine, Chevalier de L’Épopée ?

mercredi 9 novembre 2016

Rencontre et Unité : Noblesse et Art de L'Écu (1)

Peinture d'Edmund Blair Leighton (1852-1922), L'Adoubement, 1901


La Vie est certes un Chemin qui se déroule sous nos pas.
Sommes-nous à préméditer ce qui se donne à se vivre ?
Nous pensons souvent que nous sommes les maîtres de notre Destin.
Nous le croyons avec une certaine réserve. Néanmoins, sommes-nous vraiment à nous poser la question ?
Le pouvoir de décision que nous exerçons souvent avec abus, nous donne à croire que nous sommes des maîtres.
Il serait judicieux de s'appesantir sur la question.
Il n'empêche, que chemin faisant, avec humilité, nous sommes à constater que si nous semblons être en une décision, la suite des événements nous révèle, que nous ne maîtrisons pas les choses qui nous adviennent, et que bien souvent nous sommes à les observer venir à nous.
Il en est ainsi de cette Aventure Héraldique.
Jamais, oh grand jamais, nous aurions soupçonné, être en cette Rencontre et en cette Unité.
La Vie s'offre ainsi.
Elle s'accueille en sa propre cohérence et en sa propre finalité.
Nous sommes les premiers étonnés de Le vivre.
Chaque jour, nous sommes encore étonnés.
La Nouvelle Héraldie est née de cette croisée de route, si improbable et si probable tout à la fois.
Elle s'est alors désirée comme le Lieu privilégié de La Rencontre et de L'Unité.
Il ne s'agit pas d'une factice fratrie.
Il ne s'agit pas de ces sortes de liens conçus pour le paraître.
La Rencontre est née en une authenticité cruciale, lors que deux êtres, soudain, savent que les liens sont de nature bien profonde, et dépasse, assurément, les simples contingences.
Jour après jour, nous sommes à Le découvrir.
Nous sommes à découvrir cette Reconnaissance du Dedans.
Il s'agit d'un accueil qui se veut vierge de toute translation égotique, et de tout attachement qui se voudrait compenser un vide relationnel.
Il se désire en ce Désiré qui est à se dévoiler sans cesse en L'inconnu.
Il jaillit lors que rien n'est prémédité.
Il est Le Perpétuel Renouveau d'une Quête qui prend tout son sens, ici et maintenant.


Peintures d'Eleanor Fortescue-Brickdale (1872-1945) ~ Idylls of the King by Alfred Lord Tennyson ~ 1913


La Nouvelle Héraldie vibre de ce Seul Désir d'Unité.
Noblesse, Courtoisie, Sincérité, intention pure et renouvelée !
Découvrir tous les mondes possibles de La Vie en son Sacré.
Renouer avec Le Vivant en La Symbolique des écus.
Renouer avec ces grâces que nous offrent un cheminement spirituel, un cheminement lié au seul désir d'être.
Être en cette absoluité de La Vie et ce, en cette éclosion qui nous permet de sentir, en sa dimension Verticale, les effluves de La Réalité humaine et de Sa Finalité Divine.
Là est La Demeure de L'Être.
Là se trouve aussi tout le sens du passage étrange de l'humanité, en cette Matrice Sublime qu'est La Terre.
C'est ici que débute Le Voyage de La Conscience.
C'est ici que débute Le Retour en cette acuité que Le Regard Témoin est à observer.
Il est à se vivre et surtout à se retrouver en cette longue dormance que nous avons traversé, et que nous traversons encore.
Nous sommes tous en ce Retour.
Lors que La Vision s'éclaire en La Caverne de notre Corps, lors que L'Esprit souffle en ce Nous et éveille La Présence, nous prenons conscience de L'Unité Lumineuse.
Celle-ci devient Le Jour de notre ignorance et donne à vivre La Merveille.
L'Aventure Noblesse et Art de l'écu est cette Rencontre du Tout Possible, de cette oeuvre qui se veut vivre en Le Réel.
Il s'invite en L'Instant.
Il s'offre au Présent.
En cet Amour de L'Essence Divine que nous dévoilent Les Mots, Joyau poétique de L'Amour Créateur.
Il accueille chaque promeneur avec étonnement et Paix joyeuse.
Il se veut dire : marchons encore droit devant !


Naïla

mardi 19 juillet 2016

Mystère des Deux Clés


Blason d'Elbach (Haut-Rhin, Alsace)

D'azur à deux clés d'or posées en sautoir, à l'épée d'argent posée en pal brochante
sur les clés, la pointe sur une terrasse ondée d'argent et d'azur de six pièces.


Saurais-je vivre autrement ?
Le pourrais-je ?
Est-il une issue à cette issue ?
Lors que Le Chemin est Le Plein Eveil ?
Depuis ici, les lignes se conjuguent en cette Trame
Qui se tissent depuis L'Aube qui se décline
En Celle qui est de toute Éternité
En ce grain, j'ai vu mille étoiles
En ces mille étoiles, j'ai vu Ton Reflet
Ô Beauté qui se veut voir
Et qui se veut m'étreindre
Suspendue en Ton Image
Je T'offre ce qui n'est que Ta Volonté
En cette Révérence, en cette crucialité
Lors que tout se pressent en ce Noble Toucher
Je suis errante et aussi retrouvée
Est-il une autre Possibilité en Ta Gouvernance
Lors que Tu as décrété et encore décrété ?
Suis-je à retrouver cette Parfaite intimité
Lors que Tu es ce que Tu es ?
Ô ma Vie !
Ô ma Joie !
Douceur affleurante des seuls parfums de Ta Présence !
En Ton Premier Royaume est La Clé de La Vision
D'argent, elle se veut Immaculée et Resplendissance
La Terre est Le Prétexte de chaque Solstice
En Son Lever perpétuel, en Son même Coucher est La Jointure
Le Tissage est une Danse Axiale !
Lors qu'elle se perçoit, j'entre en son mouvement
Ici et là-bas
En ce Visage qui est tantôt Voile et tantôt Nudité
Toi Le Maître des Deux Voies
Toi qui ouvres et qui fermes
Toi qui n'as ni Commencement, ni Fin
Le Roi de tous Les Mystères
En ce Désert, j'ai saisi un grain
Tu as dit : j'y suis!
Louange à Toi Seigneur !
J'ai dit: en ce grain j'ai vu tous les Grains !
Louange à Toi autant de fois qu'il y a de grains en ce désert !
J'ai dit : Si Ton désert est empli de Toi,
Si Tu m'as donné La Conscience du Grain,
Si Tu m'as donné La Conscience de Toi en ce grain
Si Tu m'as donné Tous ces grains qui sont Louanges de Toi,
Alors, je n'ai plus besoin de rien !
Depuis La Première Clé qui est ce Monde, est une autre Clé
D'Or, cette fois, donnant accès à toutes Voies
Devenir de L'Être qui voyage en Toi
Les vagues sont les vagues de Ta Gloire
Le Temps n'est plus Le Temps
Il est Trois dimensions
Lors que L'Oeil de La Source est à voir
Les Flux de La Présence
Sont Ascension et Descente
En ce mouvement des Croisées Perpétuelles.

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Voir aussi Porte épiphane




Symbolique de Janus, des Deux Clés et de La Porte


"Janus était considéré comme le dieu de l’initiation, ses deux clefs, l’une d’or et l’autre d’argent, étaient celles des « grands mystères » et des « petits mystères » ; pour employer un autre langage équivalent, la clef d’argent est celle du « Paradis terrestre », et la clef d’or est celle du « Paradis céleste ».

Janus, le plus fréquemment, porte deux clefs ; ces clefs sont celles des deux portes solsticiales Janua Coeli et Janua Inferni, correspondant respectivement au solstice d’hiver et au solstice d’été, c’est-à-dire aux deux points extrêmes de la course du soleil dans le cycle annuel, car Janus, en tant que « Maître des temps », est le Janitor qui ouvre et ferme ce cycle. D’autre part, il était aussi le dieu de l’initiation aux mystères : initiatio dérive de in-ire, « entrer ». (ce qui se rattache également au symbolisme de la « porte »), et, suivant Cicéron, le nom de Janus a la même racine que le verbe ire, « aller » ; cette racine i se trouve d’ailleurs en sanscrit avec le même sens qu’en latin, et, dans cette langue, elle a parmi ses dérivés le mot yâna, « voie », dont la forme se rapproche singulièrement du nom même de Janus. « Je suis la Voie », a dit le Christ ; faut-il voir là la possibilité d’un autre rapprochement ? "
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La Porte est par excellence la symbolique du Passage.
L'accession d'un état à un autre.
Une béance de L'Ici à L'Au-delà.
Cette ouverture correspond au passage du monde sensible par les sens externes, au monde subtil, que l'on peut appeler "invisible", car sa perception ne dépend en aucune manière des sens habituels.
Cette ouverture est telle une percée qui donne le lien à toutes choses, le sens à toutes choses.
Elle révèle ce que l'on appelle Les Grands Mystères.
La Clé d'argent ouvre sur la connaissance du Monde Visible, l'immédiateté des connaissances, ce que l'on appelle les petits Mystères, tandis que la Clé d'Or ouvre sur La Connaissance du Monde Invisible.
On peut dire qu'il existe un premier voyage qui est du Monde Visible au monde invisible, et un second voyage qui est le Monde invisible en le Monde Invisible. Un troisième voyage est le Monde Invisible en le Monde Invisible en le Monde Invisible !
Autant dire que le langage premier du Monde Visible donne accès au Langage du Monde Invisible. Pour accéder à la troisième profondeur, l'on doit nécessairement passer par l'approche du premier langage. A partir de Là, l'on acquiert au fur et à mesure le Langage inhérent à chaque étape !
Ces trois Profondeurs en comportent bien entendu d'autres !
Rien n'est limité.
Ce Périple incessant et somme toute mystérieux se décline entre L'Ici et le Maintenant !

Naïla

* Références : Symboles de la Science sacrée par René Guénon (Gallimard 1962)



Éléments de symbolique en Héraldique

D'après L. Foulques-Delanos en son Manuel héraldique ou Clef de l'art du blason (1816) :

Une clef d'or posée en bande symboliserait la prévoyance.


Blason de Ostholstein-Mitte Amt
(Schleswig Holstein, Allemagne)




Deux clefs affrontées symboliseraient, outre la prévoyance, la puissance intérieure.


Blason de Mont-de-Marsan (Landes)







Deux clefs en sautoir symboliseraient la fidélité et la probité.


Blason de Pfaffenhoffen (Bas-Rhin, Alsace)