Décryptage et Revalorisation de L'Art de L’Écu, de La Chevalerie et du Haut Langage Poétique en Héraldique. Courtoisie, Discipline, Raffinement de La Conscience, état de Vigilance et Intention d'Unicité en La Fraternité d'un Nouveau Monde !

jeudi 25 juillet 2019

D’Ambre et de Musc


Drapeau du village rural de Koursk (Région de Leningrad, Russie)


                                 Du corps d’ambre et de musc suave
                                 De velours au verger et de rose palpable
                                 En L’Étreinte embrasée de rivière et de cascade
                                 De Jasmin et de violette en ce pourpre sauvage
                                 Lors que Tes lèvres parfumées au Ciel de notre ombrage
                                 Voguent éthérées sur les rives improbables
                                 Puis que perlent au rubis de Ta flamme
                                 L’Incandescente inoubliable retrouvaille
                                 Et que L’Aube épouse les flux de L’Océan matinal
                                 Les vagues de notre Révérence ne savent se contenir
                                 Du fluvial et du plus noble des désirs
                                 Je Te rejoins d’ondes virginales
                                 A l’ombre des cyprès, à l’ombre du Platane
                                 Et du feuillage hébété, je vois l’iris de Ton cœur.
                                 C’est en Toi que s’avive mon âme
                                 Et ne jamais s’achève notre commun soupir.


Efflorescence


Mon du clan Maruni Nanatsu Boshi (Japon)


                                               Nous sommes en Lui
                                               Nous sommes plein
                                               Nous sommes singuliers du Voyage
                                               Puis nous regardons ici et beaucoup plus loin
                                               Nous sommes les sept points cardinaux.
                                               Nous avançons et nous remontons
                                               Nous avançons et nous descendons
                                               Nous sommes Le Point de déploiement
                                               Nous sommes L’Élocution vibrante
                                               Nous voyons et tournoyons
                                               Il n’est Rien autre que Présence
                                               Efflorescence des Sens et Vacuité du Silence.



Es-tu prêt à vivre ce qui n’est plus projection mais vide de toi, aux confins des terres, aux confins des mers ? Es-tu prêt à me donner la main et voguer en L’Indicible, lors qu’en La Solitude extrême, le fracas de l’illusion submerge le corps et l’étourdit de ténèbres ? Es-tu prêt à vivre les réalités abyssales du Chaos, lors que ta foi est éprouvée par les vertiges de ce que tu croyais être la connaissance ? Es-tu prêt à voir s’effondrer les idoles et les effigies de tes stratégies diverses ? Es-tu prêt à ne plus rien savoir en ces entre-mondes lors que la Réalité devient L’Enseignante ? Le Cœur était par La Main du Maître soutenu aux sept points cardinaux et Le Souffle ouvrait large cette poitrine des effluves de L’Éden, puis ruisselaient mille rosées du Jardin, lors que les anges tenaient mon corps fébrile, soumis aux secousses de La Terre ivre. Je me suis agenouillée aux tréfonds de la nuit et si la douleur était intense, L’Amour était l’unique Réalité. C’est là que je vis depuis L’Éternité, en Son Verbe auquel je bois sans compter. Suis-je, lors que Lui seul est ?

Abistis, dulces caricæ


Blason de Chvojnica (Région de Trenčín, Slovaquie)

D'avoir laissé tant de bonnes terres à l'abandon,
Il nous en sera un jour demandé des comptes.
Le paradis que dans ce monde nous attendons
Ne sera pas ce que les faux prophètes nous content (1)

Car rien de bon ne peut sortir d'une vie hors-sol
Comme la vivent désormais la plupart des personnes.
L'on préfère se prélasser sous un parasol,
Tout en tripotant les touches de son téléphone ;

L'on sème au lieu des légumes du stérile gazon
Que l'on va tondre avec de bruyantes machines ;
Se moquant bien, dans le fond, des quatre saisons

Tant que l'on pourra manger des fraises en janvier (2)
Et toutes ces choses qu'une flotte de camions achemine
Depuis les quatre coins par des chemins déviés. (3)

L'Abbé Théophile

 

Abistis, dulces caricæ : « Vous êtes finies, douces figues. » Pétrone, Satyricon, 64.


(1) Allusion, en premier lieu, au monde médiatico-politique et à ses experts.
Les médias sont les entités les plus puissantes sur terre. Ils ont le pouvoir de rendre les innocents coupables et de faire des coupables des innocents. Et c'est ça le pouvoir. Parce qu'ils contrôlent l'esprit des masses. Malcom X (1925-1965)

(2) La fraise est citée à titre d'exemple. Lire aussi : Haro sur les fraises hors saison

(3) Déviés dans le sens d'un commerce mondial complètement débridé qu'aggravera considérablement le CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement), ratifié incompréhensiblement par l'Assemblée Nationale le mardi 23 juillet 2019 qui, outre de porter un coup fatal à l'agriculture de notre pays, signera à terme la fin de l'exception française en matière de produits alimentaires de qualité.

Lire aussi : Les poids lourds en question » : un fléau européen 

ainsi que...

 

mardi 23 juillet 2019

Chevalier de sinople


Composition de l'auteur
(d'après le blason de Wandfried en Hesse, Allemagne)


Chevalier de sinople, aventurier précaire,
De tes nobles exploits le barde est stupéfait ;
Généreux combattant, défenseur de la paix,
Tu n’as jamais été serviteur de la guerre.

Le roi Charles voulut te donner une terre,
Mais l’état de seigneur pour toi n’a point d’attrait ;
Le maître illustrateur a tracé ton portrait
Dont on a décoré l’École Militaire.

La reine un jour viendra, si le destin le veut,
Habillée simplement de ses très longs cheveux,
Te proposer de vivre une belle aventure.

Ce n’est certes pas toi qui lui donnerais tort,
Car il vaut mieux avoir un regret qu’un remords ;
Mais viendra-t-elle ou non ? Tout n’est que conjectures.



Lire aussi


lundi 22 juillet 2019

Rose du Cœur


Armoiries de Malaquin le Gallois, chevalier de la Table Ronde
 (dessinée par Dissortat, blog Los Caballeros de la Tabla Rondonda)


Échappé ! Lors qu’échappé, nous l’avons toujours été en ce Regard qui nous prenait en otage. Comme sont belles ces deux perles, parfois brunies par les profondeurs du Lointain ! Comme sont belles ces prunelles d’intenses vivances dont Il est La Rencontre ! Nous sommes ces déploiements inattendus, perfectibles en leurs apparentes imperfections. Nous sommes cette hébétude rejoignant l’infini Rivage. Le Cœur recèle L’Essence et avec toutes choses, n’en excluant aucune, nous marchons sans discontinuité et veuille, Ô mon Âme, veuille cueillir La Rosée empourprée de Lumière et veuille suinter des vibrations de L’Amour pur ! Quand Le Corps rayonne d’une seule seconde de Ta Révérence, le monde entier change comme il ne s’est jamais absenté.

Je l’ai su, il y a bien longtemps, se disait le chevalier, je l’ai su de ne l’avoir jamais oublié, lors même que la nostalgie incendiait mes entrailles, et mon cœur entier cherchait comme un fou ce qui l’appelait depuis les réalités d’une autre vie. En allant, j’allais en ce par-delà sans relâche, me concentrant en cette unité de l’unique orientation. Lorsque Le Roi nous mande, nous ne pouvons ni plus nous y soustraire, ni non plus être comme cela n’étant pas. Je l’ai toujours su en mes maints balbutiements, en mes trébuchements sur les limites temporelles. Soudain, je savais comme ne l’ayant jamais su, comme le retrouvant en cette exaltation originelle, ondes poursuivant mon propre corps devenu La Coupe de Son Appel. La Lumière est L’Amour qui te transporte en L’Accord de Ta Réalité. Quand même mille maux s’y révèlent, qu’importe, Le Chemin est déjà tracé que les pas retrouvent en L’Aube du Regard virginal et ici, ni Rien ne s’efface, ni Rien n’est condamné, mais La Rose au Cœur de L’Amant est un Pouls qui bat au rythme de L’Éternité et quand même le corps se repose, Le corps aussi trépasse de n’avoir jamais veillé, comme si Le Rêve était l’incarnation de L’Essence en ce Périple de L’Aimé.

La Reliance est le prodigieux arrêt, lors que les mondes s’effacent, aussitôt mille renaissent en leur étrangeté, en leur étonnement. Le Chevalier sut que La Quête est à toujours commencer. C’est en La Connaissance que Le Nouveau Monde renaît. Non plus des cendres, mais bien des braises que l’on tient fermement dans la main comme une Épée d’où La Lumière jaillit et donne au visage du Contemplé.



samedi 20 juillet 2019

Le petit Semainier - Cycle 24


Blason d'Aznakayev (Tatarstan, Russie)


Six pas légers et six espaces,
Du Silence des âmes, nuits éplorées,
Puis en ce Temps qui nous compagne
J’ai vu au loin un faucon voler.



Le vent fait des ricochets au Ciel
M’en étonne, sans mon ombrelle ;
Il passe, tremblant, frôlant l’hirondelle
Qu’ai-je donc ainsi à toujours L’aimer ?



Si la seule goutte de pluie mourait à mes lèvres,
A L’Océan de béatitude, jamais ne renoncerais.
Si L’Océan devenait un immense Désert,
Encore m’en abreuverais.



Le Rêve a Cela de réel :
Il s’efface à L’Ombre du Soleil,
Lors qu’en la brise nouvelle,
Le cœur rutile de merveille.



La Forêt est seule d’aucun regard,
Du Souffle à peine frémissante,
Sous les feuillages ombre latente,
Soudain, tendue puis surprenante.



Je marchais et disais : qui existe ?
Véritable phénomène et rien n’y résiste,
A l’ombre des cyprès, du tilleul et de la Roseraie,
Est-il une conscience qui vraiment périsse ? 



Des plaies de L’Âme,
Blessure silencieuse,
Que les ondes sans blâme,
Défont au ruisseau de nos larmes...


…Qui ne jamais se perdent dans le soupir de nos promenades, Ô sous-bois, balbutiez de fougères imprenables et Féerie, entrez au logis, du sourire béat de nos nuits et de beauté et d’oriflamme. L’orage verse un cri perdu dans la montagne et d’Eau primordiale, nos mots sont les citadelles de nos âmes…
Océan sans rivage


Ré-El



Blason de Asche-Hardegsen (Basse-Saxe, Allemagne)


Tout ce qui se donne à voir devient un signe
Dès lors que l'on y porte attention et présence.
Est-il de nos vies une seule page, une seule ligne
Et jusqu'au moindre mot ou point qui n'aient un sens ?

Qu'est-ce qui nous empêcherait de l'admettre ?
L'idée que le fruit du hasard serait ce monde ?
Alors, à qui serions-nous à nous soumettre
En cet entre-deux-néants où l'absurde abonde ?

Pourquoi de mille postures jouer la comédie
Pour ne trouver rien en cette finale tragédie ?
Quelles raisons de vivre vers un destin stérile

Pour nous accrocher à l'existence à tout prix ?
Il faut du temps avant que l'on ait désappris
Le programme instillé par des forces très habiles.

* * *

Et c'est bien ce que ces temps eschatologiques
Sont à révéler chaque jour, jusqu'à la nausée,
Faisant pâlir les délires idéologiques
Et toutes les abominations qu'ils ont causées ;

Le vingtième siècle en garde la funeste mémoire.
Mais le vin n'a pas été bu jusqu'à la lie
Car l'esprit subira l'ultime réquisitoire
Qui dira : « Penser par soi-même est un délit ;

Il faut suivre la doxa dans tous les domaines,
Faute, sinon, d'être mis sur la touche ou banni.
Du bons sens naturel l'on aura le déni

Car seul vaut l'appât du gain ; c'est lui qui nous mène.
Peu importe si cela nous conduit droit au mur !
Du reste, l'humain ne compte plus car les temps sont mûrs. » *

L'Abbé Théophile



* Mûrs pour passer à l'intelligence artificielle qui, depuis le sommet de son hypogée inversé, gouvernera les nations fondue en une culture unique à laquelle le globalisme marchand a viabilisé le terrain. Nous nous vêtirons tous de la même façon, mangerons de la betterave, penserons comme des betteraves et vivrons comme des légumes. Homo festivus, iPhonisé et cosmopolitisé, répandra partout la vie hors-sol, c'est-à-dire déconnectée du Réel. Et j'entends ce dernier mot en un sens très particulier, l'esprit totalement décomplexé et libre de toute connotation (car telle est la lumière de la langue des oiseaux pour celui qui a ouvert ses sens intérieurs) : Ré-El : « Retour à Dieu », c'est-à-dire à l'Irréductible-en-Soi, à l'Au-delà de tout, au Par-delà toute finitude, au Vivant et donc à la Vie elle-même.

Mille brisures


Blason d'Andrezel (Seine-et-Marne, Ile-de-France)
 
D'azur à trois chevrons brisés d'or.


Mille brisures des récifs de nos aspérités,
Mille écorchures et l’on cuit de l’alchimie pure,
De toutes dérives que l’on ne saurait s’épargner,
Quand finalement vient L’Aube qui nous épure.

L’on sait devenir l’ombre, l’on sait encor chanter
Sous le feuillage des arbres que l’on aime d’Amour pur,
Lors que le cœur de délivrance a tout quitté,
Lors que l’on sait qu’ici est Le témoignage sûr.

Que le moi se meurt sur l’heure et que La Vie clame,
Ce pour quoi Le Temps s’arrête lors que L’Horloger
Vient nous rappeler et du Souffle qui s’enflamme,

Je veux encor vous annoncer et vous mander,
En La Beauté du Silence qui de sa constance,
Nous enveloppe et nous donne à L’unique Présence.

Océan sans rivage


Le Chant du Barde

Coq au vin


Blason non officiel de Béguey (Gironde, Nouvelle-Aquitaine) (1)

D'argent au coq hardi de gueules ; 
au chef ondé d'azur à deux grappes de raisins aussi d'argent.

Mon lointain ancêtre, qu'un fameux chef arverne (2)
Envoya comme défi à un général romain (3)
Qui, loin d'en être vexé, en fit sa gouverne
Et l'invita à la cena (4) du lendemain.

L'on fit mariner mon aïeul dans du chanturgue, (5)
Un petit vin de la région de Nemossus (6)
Qui vous raidissait littéralement la nuque,
Comme l'attestait plus d'un disciple de Bacchus. (7)

Ainsi serait née du coq au vin la recette
Dont maint aubergiste fit par la suite bonne recette.
Légende ou vérité, il n'en demeure pas moins

Que nous eûmes une réputation de durs à cuire,
Fait dont la conclusion se laisse d'elle-même déduire :
Votre serviteur en est le digne témoin.

Marc


(1) Voir le site Les communes sans blason
(2) Vercingétorix (v. 80 à 46 av. J.C.)

(3) Jules César (100 à 44 av. J.C.)
(4) Repas principal (dîner) chez les Romains.

(5) L'une des appellations du Côtes-d'Auvergne.
(6) Ancien nom gaulois de Clermont-Ferrand (avant la conquête romaine).
(7) Dieu du vin et de la vigne chez les Romains (correspondant au Dionysos des Grecs).

Poule azurée


Composition de l'auteur


Avez-vous entendu conter au coin du feu
L’histoire de la poule? Avez-vous connaissance
Des chants qu’elle a chantés au temps des jours heureux ?
Et cela fut longtemps avant votre naissance.

Les goupils de ce monde étaient pleins d’innocence,
Pour aucun volatile ils n’étaient dangereux ;
Le coq n’abusait point de sa toute-puissance,
Les hivers survenaient sans être rigoureux.

Pour vivre, les ruraux n’étaient pas à la peine,
Car de trésors pour eux la nature était pleine,
Qu’elle savait produire et qu’elle aimait offrir.

Le temps que nous vivons, il est d’une autre essence,
Jours de déréliction et de déliquescence
Et qui semblent vouloir nous apprendre à souffrir.

Cochonfucius


 

vendredi 19 juillet 2019

Arobase point com


Meuble héraldique arobase

 
Ce soir, c'est promis, je me coucherai plus tôt ; 
Demain, c'est sûr, je ne me prendrai pas la tête ; 
Ils peuvent toujours causer, je ne suis pas marteau ; 
On n'a pas idée à quel point les gens sont bêtes ! 

Les voilà tous à tripoter leur plate vie 
Sur des portables gadgets; et le peu qu'ils pensent 
Tient en deux trois lignes - kit mental de survie ; 
Sourire numérique, digitale intelligence. 

Attention à la marche en descendant du train ! 
Prenez garde aux freins en appuyant sur la touche ! 
Cette idée qui traverse le vide, ce n'est qu'une mouche. 

Idem et ainsi de suite, salade et refrain ; 
Milles bisous flasques, autant de smileys ridicules ; 
Lol & Swag arobase point com, sans majuscule.
 
Le Spectre à trois faces

jeudi 18 juillet 2019

Baron lézard d’azur



Composition de l'auteur


Au milieu du jardin somnole un lézard bleu,
De lumière et de paix son âme est assoiffée ;
Il aime fréquenter la friche ébouriffée
Où je le vois souvent, mais jamais quand il pleut.

Je l’aime, moi aussi, ce jardin lumineux
Où plus d’une tonnelle est de lierre étoffée ;
La mésange y paraît, vive petite fée,
Ainsi que le ramier, bien plus volumineux.

L’esprit de ce lézard, tout le jour, s’illumine
De la beauté des sols sur lesquels il chemine
Ou se tient arrêté, serein contemplatif.

Il ne demande pas que j’en fasse un poème,
Mais, dommage pour lui, je n’ai pas d’autre thème ;
Il me regarde écrire, il est dubitatif.

Cochonfucius


Lire aussi
 
                      Transfiguration d’un petit lézard                  Sagesse du lézard

Mille destins


Blason de Synelnykove (Ukraine)


J'aime écouter le train qui roule dans le lointain,
Les nuits d'été, quand la fenêtre est ouverte,
Emportant vers sa destination mille destins
Mais une seule destinée qui par eux s'est offerte.

Car toutes choses s'en reviennent à leur point de départ
Et nul ne peut, à terme, nier son origine,
Quand même mille raisons lui serviraient de rempart.
Est-il une seule âme qui ne se sente orpheline ?

Dans ce monde, nous ne sommes jamais que des passants ;
Beaucoup l'oublient ou le conjurent en amassant
Mille biens dont ils n'ont souvent que peu la jouissance

Car projetés en permanence dans le désir
De nouvelles possessions et de nouveaux plaisirs
Et se voulant donner pour cela pleine licence.

 Marc 


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