Décryptage et Revalorisation de L'Art de L’Écu, de La Chevalerie et du Haut Langage Poétique en Héraldique. Courtoisie, Discipline, Raffinement de La Conscience, état de Vigilance et Intention d'Unicité en La Fraternité d'un Nouveau Monde !

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dimanche 1 novembre 2020

Du Nouvel Ordre (2)


Blason de Boguchwala (Basses-Carpates, Pologne)

      Ma chère Mado, n'oublie surtout pas de remplir ton laisser-passer si tu ne veux pas avoir affaire à la milice. L'on n'est jamais à l'abri d'un excès de zèle, surtout dans l'atmosphère morbide et délationniste qui règne actuellement et qui instille une peur toxique et contagieuse qui s'illustre parfois de manière absurde. L'on m'a rapporté cette scène : c'est un couple de vieux qui est de sortie. Tous deux sont masqués. Un moment, l'homme s'approche de trop près de sa femme. Sur un ton qui ne souffre aucune réplique, cette dernière le houspille et lui enjoint de garder ses distances. Sans commentaire.

      C'est pour te dire que nous vivons une époque éminemment révélatrice et rien ne saute autant à la figure que quand celle-ci est masquée. Je pourrais t'en conter beaucoup d'autres, mais cela serait peu charitable pour l'espèce humaine à laquelle j'appartiens toujours. Non pas que je veuille indirectement me ménager car en matière de vanité et de futilité, je n'ai à apprendre de personne. J'ai donné. Sans doute ma plume incisive trempe-t-elle là-dedans. On n'est jamais si bien servi que par soi-même.

      Voilà, j'espère qu'ils ne profiteront pas de ce reconfinement pour nous pondre, en catimini, de nouvelles lois liberticides, sous prétexte de nous protéger. Car qui donc nous protégera d'eux ?



Je m'autorise à sortir de mon logement
Pour aller acheter du papier hygiénique.
J'emmène avec moi mon masque de déguisement
Si au naturel j'inspire une peur hystérique.


Car nous avons maintenant un virus sauteur,
Particulièrement dans les petites boutiques
Et bien davantage au-delà d'une certaine heure.
C'est ce que nous bassinent les trompettes médiatiques.

As-tu une angine ou un rhume carabiné ?
Il n'y a pas l'ombre d'un doute : c'est le Convide !

Le propre de la combine, c'est de combiner

Et d'apporter, comme on peut, de l'eau au moulin.
À coup de chiffres, c'est le cerveau qu'on évide.
C'est fait de main de maître et c'est un malin. *


Le Spectre à trois faces

* Allusion à l'Antéchrist (qui précède le retour du Christ) dont le règne, selon les écrits eschatologiques, achèvera la fin du présent cycle de l'humanité adamique ; d'abord sous la forme d'un système qui s'imposera à l'échelle planétaire (ce qui est désormais le cas) puis sous celle d'une manifestation personnifiée, très courte au demeurant.

Le mot « malin » revêt ici son péjoratif (l'intelligence tournée vers le mal). Initialement, comme adjectif, il avait celui de « mauvais » (IXe s.) puis de « méchant » (XVe s.) et comme substantif, il désignait le diable lui-même.

mercredi 29 avril 2020

Les 9 Muses



L’union de Zeus et de Mnémosyne donnera naissance aux neuf Muses spécialisées dans les conditions suivantes, selon Hésiode en sa Théogonie : Calliope ( la Poésie épique, avec des tablettes ou un rouleau), Clio (l'Histoire avec un rouleau de papyrus), Erato (la Poésie dithyrambique, avec la cithare), Euterpe (la musique), Melpomène (la Tragédie, avec le masque grave), Polymnie la Pantomine (sans attributs, drapée dans son manteau), Terpsichore (la Poésie lyrique légère, avec la lyre), Thalie (la Comédie, avec le masque grimaçant) et Uranie (l'astronomie et l'astrologie avec le globe). Considérées comme des déesses, on leur prodigua tous les honneurs dus à la divinité (offrandes de sacrifices en Grèce, temples dédiés à Rome). Leur culte était en fait commun avec celui des Grâces. À Rome, on les surnommait Camènes, expression signifiant « agréables chanteuses ». Leur autre surnom de Libéthrides leur vient de la fontaine Libéthra, en Magnésie, ou du mont Libéthrius, lesquels leur étaient tous deux consacrés.
 

mardi 15 octobre 2019

Chaque instant est un commencement


Blason de Saraktashsky (Russie)


Le simple fait d'être en ce monde des passants
Nous donne à le voir d'une autre manière ;
Mais une chose ne se révèle qu'en la dépassant (1)
Car seule la hauteur en offre une vue plénière.

L'ici-et-maintenant n'est pas une claustration,
Telle que l'est, d'emblée, l'illusion du carpe diem, (2)
Qui n'en a ni la concrétion ni l'abstraction,
Mais la porte et la clef d'accès à tous les schèmes. (3)

Telle est la réalité de l'impermanence
Que rien, absolument, n'y peut-être acquis,
Ni rien, dès lors, définitivement conquis.

Ce n'est pas la chose qui inspire la permanence
Mais bien, sans cesse renouvelé, l'étonnement
Qu'elle suscite. Chaque instant est un commencement.

L'Abbé Théophile


(1) Au sens de transcendance et donc en voyant la chose au-delà de son apparence immédiate, c'est-à-dire de sa réalité composite et transitoire. Mais comme rien n'est chose-en-soi, cette vision "au-delà" ne peut porter que sur son principe de manifestation.

(2) Au sens proprement hédoniste et donc réducteur du terme, tel que l'illustre Homo festivus.

(3) Au sens d'archétype, que nous relions ici à l'acception kantienne de procédé actif, c'est-à-dire un moyen par lequel un concept pur devient effectif par l'implication d'une intuition.

lundi 19 août 2019

15 leçons de morale



Jadis, les leçons de morale s'inscrivaient dans une pratique quasi quotidienne de la classe. On promouvait les devoirs comme aujourd'hui les droits. On célébrait les qualités et les vertus de l'urbanité dans le cadre d'une société aux valeurs partagées. Des gravures illustrées de scènes typiques servaient de supports.

samedi 17 août 2019

Discontinuité et impermanence (5)


Blason de Roeschwoog (Bas-Rhin, Alsace)


Le centre d'un cercle infini est en absolu partout.

Si nous concevons l'Univers comme une sphère infinie (et nous ne saurions l'imaginer autrement car la supposition d'une limite induirait immédiatement un au-delà de celle-ci), son centre est logiquement partout. Ainsi, où que je sois et aussi loin que je me déplacerais, fût-ce à des distances de milliards d'années-lumières, je demeure au centre.

C'est nécessairement ce centre qui marque le point alpha de l'Univers et non moins logiquement son point omega.

Si nous appliquons cette mathématique à l'éternité que nous imagions comme une droite infinie, nous en déduisons que chaque instant en marque le milieu absolu.

L'ici-et-maintenant procède de cette réalité en laquelle le Réel se manifeste.

C'est en ce point et en cet instant que s'établit l'état de présence.

Mais ni le point ni l'instant n'ont de mesure. Donc ils n'ont pas davantage de limite.

L'infinitude et l'infime représentent les deux pôles du Réel dont ils donnent toute l'embrasure de manifestation et donc l'omniprésence (d'où la formulation consacrée : Dieu - Alpha et Oméga - est Tout en tout.)

Le Réel se manifeste à travers la réalité et donne à tout existant (c'est-à-dire porté à l'existence ou au manifesté) son être.

Ce qui est ne peut pas cesser d'être. (Lanza del Vasto)

Le verbe être est issu de l'indo-européen -es et signifiait « se trouver », un sens à valeur fortement durative.

Le verbe trouver est lui-même issu du verbe « tordre », de l'indo-européen trekw, ayant donné, en grec, trepein (tourner) et tropê (évolution, changement).

Dans ce sens, être, c'est littéralement « se tourner » (vers le centre) pour se « trouver ».

Se trouver, c'est se réaliser, c'est-à-dire s'accorder au Réel* (trouver le juste accord). Notons que le verbe trouver avait dans son sens usuel d'origine (XIe s.) celui de « composer » (un air), d'où, également, le mot « trouvère » (compositeur).

La présence est donc un état d'ajustement sur l'axe des pôles du Réel et désigne ici une orientation de l'esprit. Nous entendons le mot Réel en un sens très particulier, l'esprit totalement décomplexé et libre de toute connotation (car telle est la lumière de la langue des oiseaux pour qui a ouvert ses sens intérieurs) : Ré-El : « Retour à Dieu », c'est-à-dire à l'Irréductible-en-Soi, à l'Au-delà de tout, au Par-delà toute finitude, au Vivant et donc à la Vie elle-même.

Nous n'ignorons pas que le mot « Dieu » donne des boutons à certains esprits qui n'ont pas su s'affranchir de ses charges connotatives et réductrices (en lesquelles nous incluons l'anthropomorphisme), rejetant l'idée d'une antécédence au manifesté,  d'un Principe causal, d'une Force créatrice mue par une intention originelle et un projet destinal.

Certes, ceux qui affirment que Dieu n'existe pas ont raison à leur insu, pourrait-on dire, puisque Dieu, quoique antécédent à toute réalité phénoménale, n'est pas « hors de » (ex-ester) - ce qui induirait l'idée de deux Réels - mais « en », c'est-à-dire au centre omniprésent du Réel, d'autant que les concepts d'intérieur et d'extérieur procèdent d'une vision dualiste et en soi absurde en ce qu'elle pose une frontière qui n'a aucune réalité puisque rien n'est chose-en-soi.
L'ici-et-maintenant est à la fois le champ et l'orientation de la présence dont nous avons montré qu'elle est retour à Dieu, c'est-à-dire la montée de la non-chose-en-soi vers la Chose-en-soi, non composite, non divisée, non mesurable, non relative, irréductible. C'est l'ascension de l'âme.
Le concept de l'ici-et-maintenant connaît des lectures multiples et se trouve largement galvaudé par des approches de nature essentiellement hédoniste, centrées sur le bien-être et l'épanouissement personnels, dans une acception, donc, purement existentielle, telles que les courants du New-age les ont développées, en rupture, bien souvent, avec les traditions spirituelles et sous la forme de syncrétismes, versions spiritualisantes du consumérisme, c'est-à-dire de la projection exclusive dans l'avoir et les apparences.

Ainsi, le carpe diem (cueille le jour) s'est-il réduit au « Jouis du moment présent. » (si possible sans entraves), tandis qu'il invite plutôt à se laisser pénétrer par la Lumière et à entrer dans l'alchimie intérieure, c'est-à-dire dans le processus de transformation de l'âme, à travers la forme. Forme véhiculaire et transitoire, discontinue, qu'elle doit dépasser (transcender) et dont elle ne se libère qu'en se projetant vers un Absolu irréductible, non pas par la conceptualisation mais par l'affranchissement de l'illusion, c'est-à-dire de l'identification à la forme, quel qu'en soit le plan (physique, émotionnel ou mental). Cette identification à la forme (qui appartient à la réalité) procède d'une désorientation de l'esprit sur l'axe des pôles.

Si rien n'est chose-en-soi en substance, il n'est rien qui ne soit Tout par essence. Dieu est l'Un, Unique et Même, non divisé en son omniprésence, irréductible en son infinitude, permanent en son éternité.


vendredi 8 mars 2019

Coiffes féminines et blasons des provinces françaises


Quel est le rapport ? serait-on tenté de se demander... A priori, aucun, sinon que ces jolies petites chromolithographies datant la Belle Époque - une période éminemment riche en production d'images, véritablement encyclopédique dans l'esprit - associent chaque province à son blason particulier et à la coiffe féminine spécifique et de ce fait très distinctive. Il s'agissait là de deux identités visuelles fortes et donc bien marquées, qui témoignaient non seulement de l'incroyable diversité qui régnait au sein de notre pays, mais aussi de la remarquable créativité des femmes pour exprimer leur coquetterie ou tout simplement se faire belles. Car belles elles l'étaient, avec leurs coiffes brodées, aux formes si singulières, parfois les plus osées, et leurs costumes chatoyants patiemment cousus de leurs propres mains, pendant leur rare temps de loisir. En arrière plan de chaque image sont représentés les monuments ou les paysages les plus emblématiques de la province.

La Connaissance secrète (3)


Blason de Saint-Martin-du-Var (Alpes-Maritimes, Provence)

            Une conscience qui ne connaît pas sa propre vérité,
            Chasseresse égarée à la poursuite d’aurores trompeuses
            Elle se meut ici entre les extrémités noires et lumineuses de l’être,
            Dans une pénombre qui semble un tout :
            Un interrègne dans la Réalité
            Découpe la Pensée intégrale et le Pouvoir total ;
            Elle décrit des cercles, ou reste dans un vague interlude,
            Incertaine de son commencement et de son dénouement,
            Ou elle court sur une route qui n’a pas de fin ;
            Loin du Crépuscule originel et loin de la Flamme finale
            Elle vit dans quelque énorme lacune d’inconscience
            Comme une pensée qui persiste dans un grand vide.
            Telle une formule inintelligible
            Suggérant au Mental un million de sens,
            Elle prête une signification à un monde hasardeux.
            Des conjectures appuyées sur des preuves problématiques,
            Un message mal compris, une pensée confuse
            Qui manquent leur but, tel est tout son savoir,
            Ou un fragment du mot universel.
            Deux lettres géantes sont laissées vides de sens
            Tandis que tourne sans appui le signe du milieu
            Porteur d’un énigmatique univers,
            Tel un présent sans passé et sans avenir
            Qui répète la même révolution tourbillonnante
            Et tourne sur son axe dans sa propre Inanité.

mercredi 30 janvier 2019

Bon matin à Paris


Blason d'Achakasinsky (Russie)


Le matin s’est donné en ces pas mesurés, en ce Paris atemporel, chantonnant sur les plis de La Seine, et voilà que s’envolent par brassée les pigeons jusqu’au bras de l’indigent, celui qui au regard de l’enfant devient l’unique silhouette au monde, celui-ci s’effaçant comme les poignées de grains sur les trottoirs qui courent, lignes improbables, fuyant vers l’inconnu. Cela m’est une évidence, toi, uniquement toi, en ce regard, enfilant l’instant en sa précieuse réalité. Or, il n’est qu’une seule réalité, troublante, jubilatoire et l’enfant sait en observant les gestes que l’instant ne perd jamais de son intensité. Il n’est pas de sot Amour, ni de mensonge en Lui. L’Amour n’est pas conditionné par le résultat de L’Amour, puisque L’Amour se suffit à Lui-même. Les brisures d’un miroir n’enlève rien au Miroir. Il est tel et vibrant au son harmonique de Lui. Paris s’est réveillé du Regard de L’Amour, ici, maintenant et toujours, bourgeonnant en L’Accueil inépuisable en cette Cordée, frémissante de Beauté unifiante. Les yeux boivent sans tromper le temps, sans lui dire de se presser, et c’est encore au bras de l’Amitié, que les quais voient l’atemporelle Cathédrale, celle des grands observateurs, de L’Oeuvre de Lumière et des phrasées du cœur. Les pas, soudain, dépassent la morosité des passants, Hé Ho ! Passants ! Le long fleuve bourdonne du cœur aimant : tout est Vivant et la joie est un bon matin à Paris.

mercredi 10 octobre 2018

Lettre à L’Amie


Blason de Marie-Louise de Beaulieu


L'Amie,

Des instants qui n’en sont qu’un au regard de notre rencontre, et depuis l’intention renouvelée à L’Aube de nos veillées, nous avons scellé notre amitié en Lui, lors que le pétrissage est une œuvre alchimique qui nous conduit au resserrement. Nous quittons nos errances et les chemins d’infortunes. Nous abandonnons nos illusions et notre silence est la réponse à notre transformation. La Lumière nous donne à saisir soudain l’incontournable. La passion se transforme au feu de la rédemption et nous nous regardons sans fard, sans nous perdre, parce que L’Appel est une Porte qui s’ouvre. Ce chemin fait de nos souffrances, est le chemin de Lumière sans plus de mensonge. L’Amie ! La Vie est ce bienfait qui nous rattrape au creux de La Main Ultime. Je n’ai pas crains de te parler, toi, ma sœur du Jardin, au vrai de la crucialité. Nous nous sommes regardées sans complaisance, mais nous nous sommes vues en L’Amour. L’Âme est plus fidèle que nos errances. Elle nous rencontre, au-delà de l’espace, au-delà des contingences. Elle nous murmure l’exactitude et nous renvoie au réel. De La Lumière en L’Origine, L’Amie entend et voit. Ni toi, ni notre frère, ni notre sœur n’avons manqué ce rendez-vous. Nous l’avons reconnu de l’avoir tant attendu. Des paroles qui forment une arche, de beauté et de rayonnance. L’Âme rencontre L’Âme. Soudain, tout Cela est une évidence. Que nous importe les leurres ! Nous savons que La Finitude est une véritable solitude qui nous rappelle à La Réalité. Nous connaissons les mots et leur substance pour ne jamais les dissocier de la vie. C’est en l’expérience que la confidence devient pure Amitié. Dame de Beaulieu, es-tu de ce monde ? Quelque chose qui se cherche en la sublimité, en l’accueil de l’authentique, en l’union sublimée. Telle est notre proximité qui efface et plie les distances, et du corps et de la conscience. Les mots ont devancé, puis se sont trouvés, n’est-ce pas ? Ici, je me veux témoigner de cette pureté de l’intention, de ce tremblement de rosée, à peine palpable au toucher du velours de nos cœurs. Nous avons entendu, tel le glas qui sonne et qui réveille pour dire : il est temps ! Nos âmes grossières sont taillées avec une force inouïe qui ne nous trompe pas. Celui qui aime, aime comme pour lui-même. Telle est la rencontre du charbon en la promesse du pur diamant. Telle est la force du retournement et de la conquête éprise de L’Âme qui fait acte d’abnégation. Un vent de douce miséricorde nous enveloppe tandis que nous titubons encore. Qu’importe le chancellement, puisque le trésor est en ce Lieu bien gardé et qu’Il ne périt jamais, lors que Le Souffle de L’Aimé réanime chaque éprouvé ! Nos mains se donnent en cette effusion. Je t’embrasse sur le front de la prosternation. Je pose sur tes épaules le baiser de l’alliance. Dame de Beaulieu, le Chemin est précisément La Présence en La Présence. Le Jardin est né de notre intention. L’ouvrage est un compagnonnage indéfectible puisque c’est en Lui que tout est à se rassembler. Nous marchons en ce pas cadencé. Nos silences sont nos prières et notre recueillement. Notre Amour est une fraîcheur à L’Ombre du Bien-Aimé. Nos mots n’ont fait que rejoindre la vérité de nos cœurs aimantés. Chaque jour, nous apprenons ce que la veille enroule au fruit du jour. Nous avons laissé ce monde à sa frivolité et nous avons uni notre souffle à la mendicité de nos âmes éplorées. Mais le sourire gagne nos visages en reliance et nous tissons en cette promesse, sans illusion, la beauté de notre intime Amitié. Le Périple est en Le Tout-Possible, car il n’est de retournement qu’en cette Réalité. Ainsi, nous savons que notre compagnonnage est le profond désir de ne jamais nous quitter. L’Âme rencontre L’Âme et Elle reconnaît.

mercredi 3 octobre 2018

Adsum


Blason de Strelníky (Slovaquie)

Le centre d'un cercle infini est partout
Et donc celui d'une sphère infinie de même.
Cette pensée, dont il m'arrive de faire le va-tout,
Donne à l'évidence, point besoin de théorème.

Lors, où que j'aille, je ne quitte jamais le centre
Et c'est en l'Ici-et-Maintenant qu'il se place ;
Chaque instant qui s'ouvre à moi m'y recentre.
Combien vaines sont les chimères que les hommes pourchassent

Et combien plus apaisé serait notre monde,
S'ils ne cherchaient pas ailleurs ce qu'ils ont en eux.
Se croit-on prolonger sa vie d'une seule seconde

Quand le destin en a déjà fixé le terme ?
Un concept que les mécanistes tiennent pour douteux,
Rivés à celui de hasard de manière ferme.

L'Abbé Théophile


Adsum : « Je suis ici. »

vendredi 20 juillet 2018

La Pure Merveille ou Le Métalangage retrouvé


Blason de Výborná (Slovaquie)

                      Elle se chante.
                      Elle sème.
                      Elle aime.
                      Elle laisse échapper ce cri :

                      Qui sommes-nous ?
                      Qu'avons-nous oublié ?
                      Que s'est-il perdu durant ces milliers d'années ?
                      Homme véritable.
                      Beauté Essentielle.
                      Pure merveille.
                      Cette page universelle, délaissée depuis les limbes obscures.
                      Méandres.
                      Inertie.
                      Illusion.
                      Homme Transcendant.
                      Trésor caché.
                      Homme Universel.
                      Atlantide engloutie en nos souterrains.

                      Homme.

                      Nous sommes formes.
                      Nous sommes langage.
                      Nous sommes transcription.
                      Nous sommes instrument.
                      Nous sommes symboles.
                      Nous sommes sacralité.
                      Nous puisons en ce Langage-instrument de notre sacralité.
                      Nous puisons en nous cette Origine oubliée.
                      Elle n'est devenue hermétique que pour ceux qui n'en sont plus conscients.
                      La Pure Merveille est: redevenir Corps-Esprit-Lumière.
                      Navigation possible en Cette Arche retrouvée.
                      Voici L'Alliance.
                      Le Voyage.
                      L'Ailleurs, ici, maintenant.

                      La Pure Merveille.
                      Le Métalangage est L'Origine retrouvée en sa Pureté.

                      Homme, tu es Merveille que tu as oubliée.
                      Homme, ce monde est un Livre qui rend compte d'un Livre Caché.

                      Il est temps, mon Ami, juste le temps de trouver
                      Pour chaque récit, le sens à tout ce théâtre de Vie
                      L’âme a dit: pourquoi, Mon Seigneur ces longues nuits
                      Ces effusions de sang et les terribles épreuves de tes Aimés ?
                      Il est temps que tu deviennes l’oiseau de tous les voyages
                      Il est temps que tu survoles les vallées de tous les âges
                      Il est temps, que si légère, si légère, ton âme devienne matière éthérée
                      Il est temps, que tout ceci s’efface dans la grâce et la vision
                      Le bonheur est dans un puits, dans les plus sordides prisons
                      Il est aussi dans la plus belle des évasions
                      Car le regard Témoin s’évanouit en un autre lieu
                      Aveugle à toutes les péripéties, découvre dans les plis de son corps
                      Le plus beau des manuscrits, son Trésor
                      Un souffle si puissant qu’aucun vent ne peut détruire
                      Une force puisée dans l’océan des Amoureux
                      Nectar du ciel Mystérieux que nul ne peut abolir
                      Il est temps, mon Ami, juste le temps de trouver cet accord
                      De gravir par le chant jusqu’au dernier Ciel
                      Retrouvaille, harmonie en ce perpétuel essor
                      Il est juste le temps de vivre l’Union Éternelle
                      Contemplation du Trône et du Roi de tous les mondes
                      Rassembler toutes les Réalités de LUI en cette ronde
                      Il est temps Ô mon âme, je t’attends
                      Il est temps, en ces noms retrouvés, Ô ma Présence
                      Ma vie, l’histoire de tous les temps
                      Ô mon Âme, Ma Compagnie, Raffinement, Majesté, Fragrance.


Océan sans rivage

jeudi 19 juillet 2018

La pêche en héraldique


Bánovce nad Ondavou, Hajtovka et Plevnik-Drienové (Slovaquie)

Suchohrad (Slovaquie), Kellenhuse (Schleswig-Holstein) et Amsdorf (Saxe-Anhalt, Allemagne)

Dolná Ždaňa (Slovaquie), famille Fischer (Lucerne, Suisse) et Pionerski (Russie)

Le littoral français s'étend sur plus de 5500 km (dont 1948 km de côtes sableuses, 1316 km de marais et de vasières et 2269 km de côtes rocheuses). Ouverte sur la Mer du Nord, la Manche, l'Océan Atlantique et la Mer Méditerranée, la France est un pays essentiellement maritime, d'autant plus si on ajoute à ces chiffres les littoraux des départements et territoires d'Outre-Mer : 720 km pour les trois départements d'Amérique (Guadeloupe, Guyane et Martinique) et 460 km pour le département de la Réunion, sans même parler de la Guyane, de la Polynésie, de la Nouvelle-Calédonie et de Saint-Pierre-et-Miquelon...

Avec 883 communes maritimes dont une soixantaine de ports de pêche et une flotte de 4842 navires (chiffres de 2010), 87 communes situées sur des estuaires ou des deltas, 151 communes de bord de lacs (supérieurs à 1000 hectares) et 92 communes d'Outre-Mer, il est certain que la pêche tient une place, sinon prépondérante, du moins très importante dans l'économie nationale et les économies locales. Il convient d'ajouter à ces chiffres, compte tenu de la richesse hydrographique du pays, la pêche en eau douce qui regroupe près d'1,5 millions d'amateurs de la ligne. On comprend dès lors que de nombreux blasons évoquent les activités halieutiques, le plus souvent symbolisées par des bateaux de pêche, des ancres marines, des poissons, des coquillages ou des crustacés.


mercredi 30 mai 2018

La Voie du Samouraï : Livres 57 et 58


Mon du clan Ryu no Maru

Livre 57


Lors que La Conscience est libérée de son illusion, il advient que la paix s’installe. Pour certains, cependant, le voyage continue et leur dévoile ainsi d’autres sphères successives, d’autres mondes supra-naturels en cet ici-et-maintenant et qui leur donnent tour à tour, état de conscience et stabilité en La Connaissance. Sache, Ô Samouraï, que celui qui prétend être réalisé et qui ne peut exprimer La Réalité entière de La Tradition depuis l’intérieur, ni d’en expliquer La Sagesse depuis les cycles innombrables de l’histoire de l’humanité, est à révéler son imposture. Que ceux qui ne savent pas se taisent. Que ceux qui défendent des dogmes, les pratiquent, car il n’est rien de plus forfaitaire que de prétendre être reliés à une chose sans en vivre pleinement sa quotidienneté unitive. De fait, Ils feraient mieux de replonger en un Silence salutaire. Que savent-ils, tous ces beaux parleurs de La Réalité Transcendantale ? S’imaginent-ils que cela a pour vocation de satisfaire la part séparée de leur être ? Ne comprennent-ils pas que ceux qui ont été atteints par la grâce du Souffle de La toute Compassion ont vu s’écarter les voiles opaques de leur conscience, et que cela leur a donné une clairvoyance qui leur permet de déceler les figements du mental ? Celui-ci est tel de nos jours, que nous pouvons à peine en révéler la pauvreté et ce en dépit de sa convulsion presque démentielle mise à jour du fait de son orientation exclusivement extérieure. De fait, il n’est qu’à observer ce monde dont la laideur manifeste révèle proprement la laideur intérieure. Toutes nos pensées et tous nos actes se font désormais au grand jour. Même les pires fantasmes deviennent efficients et engendrent un monde infernal. La rapidité, cette hâte d’aller toujours plus vite, opère en ce vivant, si vivant, si modélisable de par Sa Nature, et tend à uniformiser un système de pensée qui génère des mondes terrifiants. Tel est le véritable danger ! Imagine, Ô mon fils, combien les bruits incessants du monde actuel sont à semer la confusion à une échelle dont nous sommes encore loin de soupçonner les effets nuisibles. Une véritable bouillie nébuleuse et dégénérescente est à se répandre telle une peste invisible. Le phénomène est rendu normal, tant et si bien que rares sont ceux qui perçoivent les signes d’un grand trouble. Tout au plus se lamente-t-on de ne pas profiter, comme certains, de la massive libéralisation des jouissances démesurées du matérialisme. Or, la bête est vorace. Les gens titubent sans être ivres. Ils ne sont plus à même de voir, ni de comprendre. Il est dit que la fin des temps annoncera une sécheresse terrible et qu’aucune pluie ne saura être bienfaisante. La terre en l’homme est stérile. Tant que celui-ci ne comprendra pas qui il est, d’où il vient et où il va, les cycles de son enfermement seront à se perpétrer.


Mon du clan Dai Kikyo

Livre 58


Il n’est rien de plus vrai qu’une vie reliée en L’Intériorité. Ô mon fils bien-aimé, sache que la vraie vie est en nous, de même que le cœur des choses. Sache aussi qu’il n’est de réelle séparation qu’en la négation. Tu m’as demandé : qu’est-ce donc que le cœur des choses ? Ô Samouraï, toute idée séparée de sa substance est tenue pour une idolâtrie et toute profondeur est une expérience donnant à chaque chose son goût, tel le fruit révélant la saveur de sa chair et te faisant remonter jusqu’au cœur de Son Origine. Sans cette étincelle, désormais devenue ton épée tranchante, il n’est aucune voie. Car La Voie est Un Rayon qui pourfend le rêve et révèle Le Chemin vers Le Noyau. En cette itinérance, tu perçois La Réalité effective de cette percée, puis tu observes toutes les étapes que tu peux extraire de leur nue de par la lucidité que tu obtiens grâce à La Lumière de ton cœur. Au fil de ton périple tout intérieur, tu seras à réaliser qu’il n’est ni intérieur ni extérieur et pourtant que cette réalité-même n’est jamais antinomique ni paradoxale. Sans cette extériorité, tu ne peux saisir les effets de l’intériorité et sans l’intériorité, tu ne peux observer les effets de La Reliance, puisque les deux perceptions rendues distinctes par un effet de concomitance permanente, mettent en place un lien entre l’idée et sa substance. Celui-ci devient le fil conducteur qui te donne à décrypter les contingences et t’assurer ainsi la guidance vivante en ce monde de transition. Comment donc avancer si le chemin n’est pas rendu visible ? Au départ, tu en connais la réalité par intuition, puis l’aspiration est révélée et s’impose à toi de manière irrépressible. Tu reviens ainsi à ta nature initiale et tu prends conscience que tu es précisément un cheminant. Aussi, peu à peu, cette intuition devient certitude et parachèvement de ton être en la Contemplation pérégrinante. Ô Samouraï, il n’est aucune possibilité d’échapper à ce processus du Retour. Même un aveugle avance sans savoir qu’il avance. Telle est La Destinée. L’Enfer est l’ignorance accrue par l’extinction des sens intérieurs. Si le cœur meurt, ces sens internes meurent aussi. Le fait de ne pas voir n’ôte pas à cette substance Son Absoluité, ni même Sa Véracité, mais révèle plutôt la cécité de celui qui nie promptement cette Réalité. Or, la cécité n’est pas fatalité absolue. Il est toujours une bienveillance qui nous veut nous rappeler à notre Origine. S’il est mille êtres qui se veulent rester séparés et éparpillés, il en est mille autres qui s’impatientent et désirent se mettre en route. Sache, Ô Samouraï, qu’un seul de ces êtres en nous peut réunir toutes les forces les plus incroyables. Mon maître donnait à certains disciples une seule tâche, et ce durant des années. Certains d’entre-eux parvinrent à La Paix de par cette assiduité. Sache, Ô Samouraï, qu’un seul des attributs de Lumière, cultivé avec ténacité et régularité, peut nous faire aboutir au plus inouï des résultats. Il est dit que lors que tu t’orientes dans le but de Le chercher, Le Seigneur s’oriente avec toi. Telle est Sa Largesse. Telles sont les libéralités de Sa Seigneurie. Il est dit : sois seigneurial, et Le Seigneur te vêtira de Sa Parure étincelante. Or, il est une grande sagesse en cette parole, un secret indéniable qui te fait basculer de l’autre côté et qui te donne, non plus à ta simple conscience, mais à La toute Conscience. Alors, tu connais les subtilités de la transformation et de la réalisation. Tu entres au cœur des choses. Ou peut-être, Le Cœur des choses s’ouvre à toi telle une Corolle quintessente. Dès lors, tu n’évolues plus à la périphérie des choses, incarcéré en l’écorce, en la théorie dogmatique, mais tu te retrouves bien en ce Dedans, le sachant avec pertinence, et le révélant sans confusion. Car la nature du Dedans est précisément Révélation. C’est ainsi que le paysan vit s’approcher de lui, en une grâce peu commune, La Princesse. Elle lui sembla éthérée, et néanmoins si présente en sa Réalité, tout en étant impalpable, et si palpable à la fois. Soieries de Beauté évanescente, et éloquence d’une gestualité manifestée. Il fut saisit par cette proximité. La Princesse n’avait jamais été éloignée, puisqu’il sut qu’il l’avait toujours connue et de même que Le Jardin était à Son Image, de même, il comprit que cette oeuvre était précisément La Réminiscence jaillissante de Son Être depuis ses abysses les plus profondes.

dimanche 8 avril 2018

Car récente


Blason de Walchsee (Carinthie, Autriche)

                                                durant tes caresses éternelles
                                                le paysage perce voir
                                                dans l’ici et maintenant
                                                perpétuons cet état d’âme tous les jours

                                                tu sais renoncer à toi pour moi
                                                que s’effondre s’anéantisse
                                                et s’annule si souple et délicat.
                                                le creux de la vague

                                                avance dans l’extase de l’amour
                                                au cœur de la ville
                                                laisse la vie nous porter
                                                à sourire chacun se met en lumière

                                                en vague avance ce qui parle de nous
                                                l’arôme du café dans la maison
                                                c’était le bon temps !
                                                écouter ce qui est là

Sol (1954-2018)

samedi 10 mars 2018

La Voie du Samouraï - Le Recueil



La Chevalerie, qui compénètre toutes les cultures, est un état d'esprit fondé sur une éthique ancrée dans la Tradition qui irrigue les valeurs qui inspirent son code d'Honneur et donc ses actes, l'on pourrait presque dire, pour en marquer la cohérence et l'unité, son Acte : Honnêteté, Droiture, Courage, Fidélité et Service. Telle est sa Solarité, qui soutient et éclaire son Ascendance, autrement dit, sa quête intérieure, qui devient ainsi une voie spirituelle singulière. Singulière et convergente. Car c'est à cette hauteur que les passerelles s'établissent, donc que les ponts se posent et qu'elle se raccorde à l'universalité ; par elle, encore, qu'elle touche à son intemporalité. La Voie du Samouraï se veut rendre témoignage de cette Rencontre intérieure, à une époque, justement, entrée en amnésie et qui voit se perdre tous ses repères, avec l'oubli de la Tradition, toutes cultures confondues. Mais elle est surtout un Rappel, non pas de ce qui a été, mais de ce qui se donne à être, en l'Essentiel, Ici et Maintenant. La Voie du Samouraï est celle de la Verticalité retrouvée et affirmée avec force. Elle s'inscrit véritablement et pleinement dans le processus du Raccord et donc du Retour. Il s'agit là, précisons-le, d'une œuvre inspirée, c'est-à-dire ne relevant pas d'un quelconque travail de compilation et de composition, au sens que son auteur, Océan sans rivage, n'a pas initialement un savoir de la voie. Cette approche est véritablement originale et inédite et trouve ainsi, par son propos, une place centrale sur Noblesse et Art de l'écu. Ce fut aussi l'occasion de découvrir l'héraldique japonaise, d'une richesse, d'une beauté et d'un symbolisme surprenants.

Marc

Une Voie exclusivement exotérique se fonde en la connaissance de l’intériorité, aujourd’hui, las, quasiment occultée. Pourtant, nous sommes une véritable Mémoire, une bibliothèque gigantesque que nous ne soupçonnons pas. Nous sommes en une Possibilité connective, une possibilité de Reliance presque totalement méconnue. D’avoir estropié l’histoire nous rend aujourd’hui incapable d’entrer en la profondeur des pensées et des actes. Si la routine envahit nos jours, alors, il n’est de vie qu’en l’éphémérité obséquieuse de rites rendus totalement profanes. (extrait du Livre 2)

                    Samouraï                          Sous un Merisier                Promesse de Samouraï

                 Livres 1 et 2                                   Livres 3 et 4
                 Livres 5 et 6                                    Livres 7 et 8
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                  Livres 13 et 14                             Livres 15 et 16
               Livres 17 et 18                              Livres 19 et 20
                Livres 21 et 22                              Livres 23 et 24
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                 Livres 29 et 30                              Livres 31 et 32
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                Livres 53 et 54                               Livres 55 et 56
                 Livres 57 et 58                              Livres 59 et 60
                  Livres 61 et 62                               Livres 63 et 64



Se lit aussi sur Naissance et connaissance