Décryptage et Revalorisation de L'Art de L’Écu, de La Chevalerie et du Haut Langage Poétique en Héraldique. Courtoisie, Discipline, Raffinement de La Conscience, état de Vigilance et Intention d'Unicité en La Fraternité d'un Nouveau Monde !


jeudi 8 mars 2018

La Voie du Samouraï : livres 17 et 18


Mon du clan Ume Eda Maru

Livre 17


Sache, Ô Fils, que le Samouraï ne renonce jamais à La Voie. Fût-il sans Maître, il continue assidûment à faire les gestes de la précision et s’exerce jour et nuit, lors que le sommeil le gagne, il est encore en cet éveil et L’Esprit poursuit La Route au delà de ce qui se connaît. La Voie est entièrement et perpétuellement Rencontre éveillée en cette ponctualité de La Présence. C’est à L’Aube, quand les rayons n’ont pas encore levé le rideau d’étoiles, que celui-ci fait ses ablutions et dirige son être tout entier vers La Lumière Aurorale. A ce moment frémissent les rosées des nacres du Silence. Ce sont des perles que le Samouraï laisse glisser sur L’Épée de Son Âme. Elles sont à miroiter à son regard attentif. Il observe L’Echo en lui. Du Souffle fragile en cette Aube, Le Samouraï reconnaît sa propre fragilité et il la regarde avec l’intensité de son abnégation, quand, d’une certaine façon, ce renoncement renforce son âme face à l’inévitable. Il se passe alors que Le Flux se concentre en une Ligne Droite, telle une flèche, et sans qu’il soit à regarder ni à droite, ni à gauche, le voici à dépasser les Cieux et La Terre. Leur altération est une mouvance tel l’océan qui s’unifie de ses vagues. Chaque geste en lui est à lui donner avec exactitude la direction. Si Le Samouraï ne trouve pas son maître, qu’il continue comme si le maître était là. En cette Reliance, il est à préserver sa constance et sa vigilance. Qu’il accorde les battements de son cœur à son souffle et qu’il ait conscience du point stratégique de son front. Qu’il s’harmonise en cette tension d’exercices cérébraux ! S’il ne trouve pas le Maître, tôt ou tard, le Maître viendra jusqu’à lui.


Mon du clan Ehara Kashiwa

Livre 18


Au Souffle de La Perception, le vrai Samouraï voit éclore en lui La Lumière. Qu’il ne se l’approprie pas, ni qu’il ne se montre bouleversé par son irradiance. Peu parviennent à trouver l’équilibre. Néanmoins, cette Lumière est L’Épée Éternelle de Son Cœur. Elle est Son Soleil déterminant et Sa Gouvernance. L’Amour y suinte. Seulement, Le Samouraï parvient à équilibrer La Lumière Magistrale et La Lumière Vénusienne. Il sait que L’Amour est Essence de chaque chose. Aucun de ses actes ne doit être séparé de cette pure Conscience d’Amour. L’Amour n’est pas une émotivité, mais Le Fondement de Tout. Trancher et aimer ne sont pas antinomiques. L’Amour tranche en Sa Vérité et dissout toutes les énigmes. L’Amour n’est pas une faiblesse, ni la manifestation d’une tolérance à bon marché. L’Amour élève, car L’Amour est Beauté et Enseignement. L’Amour est Le plus juste des Glaives, quand bien même il semblerait cruel au regard du commun. Pourtant, Le Noyau doit se pouvoir fendre pour que la plante puisse s’élancer depuis les ténèbres de la terre, jusqu’à La Lumière du Ciel qui la compénètre en sa chair et la transfigure. L’Amour purifie le caractère du Samouraï, car, il va bien plus en profondeur que l’ascèse. S’il est de notre devoir de ne pas tomber dans la concupiscence, ni le désir d’amour (car cette luxure atrophie le cerveau et rend l’homme injuste et peu clairvoyant), Le Vrai Amour est une Auréole qui ceint le cœur de L’Âme. Telle La Montagne Sacrée dont nous avons perdu, las, La Réalité. En Son Azur, Elle est Le Sommet de L’Amour éthéré. C’est parce qu’il connaît le prix de la mort que le Samouraï connaît le prix de La Vie. C’est pour cela que le vrai Samouraï est proche de Son Épée, et que L’Épée est plus proche encore.

Océan sans rivage



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Sceau impérial du Japon

Se lit aussi sur Naissance et connaissance

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